Un groupe social au comportement complexe et hiérarchisé

Le saïmiri de Bolivie – Saimiri boliviensis – est aussi appelé « saïmiri à face noire » ou encore « singe-écureuil de Bolivie ».
Son nom nous indique déjà son origine géographique. Il vit, bien sûr, en Bolivie mais aussi au Pérou, dans sa région amazonienne, et dans la partie Ouest du Brésil.
Son habitat est celui des forêts pluviales et plus particulièrement à proximité des cours d’eau.
Ce petit singe arboricole vit dans la canopée. Il descend très rarement au sol.
Le saïmiri de Bolivie est assez petit. La femelle est plus petite que le mâle. Elle mesure jusqu’à 30 cm alors que le mâle peut atteindre les 37 cm. La queue mesure environ 37 cm.
Ce petit singe a un régime plutôt omnivore. Fruits, baies, escargots, insectes, œufs, voila à quoi ressemble l’alimentation du saïmiri bolivien. Les insectes sont très majoritaires dans ce régime. Ce qui contribue aussi à réguler certaines espèces d’insectes.
Il participe, à sa façon, à la régénération de la forêt par les graines qu’il dissémine un peu partout.
Le saïmiri bolivien vit en groupe parfois important. Mais ce groupe est composé d’un groupe de femelles qui vivent ensemble et d’un groupe de mâles en retrait des femelles. Tout est hiérarchisé au sein de ces groupes et le fonctionnement est assez complexe.
Les mâles dominants s’accouplent avec plusieurs femelles qui elles-mêmes s’accouplent avec plusieurs mâles. Cette période dure quelques semaines à l’issue desquelles les femelles renvoient ces mâles dans leur groupe de mâles.
Toutefois, les jeunes mâles doivent attendre quasiment une année dans un petit groupe de jeunes mâles avant de pouvoir intégrer un groupe comprenant mâles et femelles. Et cela n’est pas toujours facile. Les mâles sont beaucoup plus bagarreurs entre eux alors que les femelles sont beaucoup plus tolérantes.
Le saïmiri de Bolivie ne semble pas encore trop menacé. La déforestation reste un risque majeur pour cette espèce. C’est aussi un singe souvent utilisé pour la recherche médicale.
ENGLISH VERSION
Bolivian squirrel monkey – Saimiri boliviensis – is also called ‘Black-capped squirrel monkey’ or ‘black-headed squirrel monkey’.
Its name already indicates to us its geographical origin. He lives, of course, in Bolivia but also in Peru, in its Amazon part, and in the western part of Brazil.
Its habitat is that of the rainforests and more particularly near the streams.
This small arboreal monkey lives in the canopy. It very rarely descends to the ground.
The Bolivian squirrel monkey is quite small. The female is smaller than the male. It’s up to 30 cm tall while the male can reach 37 cm. The tail measures about 37 cm.
This little monkey has a rather omnivorous diet. Fruits, berries, snails, insects, eggs, here is what the diet of the Bolivian squirrel monkey looks like. Insects are the majority in this diet. This also helps to regulate certain species of insects.
He participates, in his own way, in the regeneration of the forest by the seeds that he disseminates a little everywhere.
The Bolivian squirrel monkey sometimes lives in a large group. But this group is composed of a group of females that live together and a group of males set back from the females. Everything is hierarchical within these groups and the functioning is quite complex.
The dominant males mate with several females who themselves mate with several males. This period lasts a few weeks at the end of which the females return these males to their group of males.
However, young males have to wait almost a year in a small group of young males before being able to join a group comprising both males and females. And this is not always easy. The males are much more combative with each other while the females are much more tolerant.
Bolivian squirrel monkey does not seem too threatened yet. Deforestation remains a major risk for this species. It is also a monkey often used for medical research..
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