les perruches, loris et perroquets
LES SECRETS DU PLUMAGE DE L’ARA MILITAIRE – THE SECRETS OF THE MILITARY MACAWS PLUMAGE.
Les perroquets nous émerveillent par leurs couleurs vives et colorées. Mais elles ne sont pas là que pour faire joli. Elles jouent un rôle particulier dans la vie de ces magnifiques oiseaux. Découvrons un peu cela avec cet ara militaire.

L’ara militaire – Ara militaris – vit sur un territoire immense du Mexique à l’Argentine.
Si son habitat est assez diversifié, il affectionne notamment les forêts tropicales humides et les terrains boisés semi-arides surtout si ces endroits sont en relief accidenté. Il recherche plus particulièrement les canyons et les falaises.
Son plumage est parfaitement adapté à ces milieux. De couleur vert-olive foncé mais de ton mat et terne, il permet à cet ara de se dissimuler dans la végétation.
Un avantage mais non une garantie face à certains prédateurs. Surtout que la vision des oiseaux et différentes de celle des mammifères. Ce qui est vert pour nous, peut être en jaune et bleu chez les oiseaux.
Mais cet ara n’est pas que vert. Il arbore également du rouge sur le front. Une couleur très visible avec probablement un rôle dans la communication entre individus de cette espèce. Surtout à courte distance. L’obscurité de la végétation ne permet pas toujours une vision précise. Le positionnement de ce bandeau rouge permet de deviner l’attitude de la tête, d’autant qu’il joue un rôle de focus. C’est ce que l’on voit tout de suite en regardant la tête de l’ara militaire.
Les plumes bleues des ailes jouent aussi un rôle dans la communication entre individus. Cette couleur est très bien perçue par ces aras. Elle se voit quand l’oiseau déploie ses ailes. Un signal d’un décollage imminent ou un indicateur de présence lors des vols en groupe. Une façon de se voir et de se reconnaître. Un peu comme nous quand une lumière nous guide dans la nuit.
Donc, un plumage pour se cacher mais aussi pour communiquer.
ENGLISH VERSION
The military macaw – Ara militaris – inhabits a vast territory stretching from Mexico to Argentina.
While its habitat is quite varied, it particularly favors tropical rainforests and semi-arid woodlands, especially in rugged terrain; it seeks out canyons and cliffs.
Its plumage is perfectly adapted to these environments. Dark olive-green with a matte, dull finish, it allows the macaw to hide into the vegetation.
It offers an advantage against certain predators, though not a guarantee—especially since bird vision differs from that of mammals; what appears green to us may look yellow and blue to them.
However, this macaw is not entirely green; it also shows a patch of red on its forehead. This highly visible color likely plays a role in communication between members of the species, particularly at close range, where the dim light of the vegetation makes precise vision difficult. The placement of this red band makes it possible to discern the bird’s head position, as it serves as a visual focal point—the very first thing one notices when looking at the military macaw’s head.
The blue wing feathers also play a role in communication between individuals. This color is highly visible to these macaws. It is revealed when the bird spreads its wings—a signal of imminent takeoff or an indicator of presence during group flight. A way to see and recognize one another. Much like how a light guides us through the night.
So, plumage that serves both for concealment and for communication.
AMAZONE À TÊTE JAUNE, UNE ESPÈCE EN DANGER – YELLOW-HEADED AMAZON, AN ENDANGERED SPECIES.
Présente dans quelques pays d’Amérique centrale, cette amazone à tête jaune souffre de la déforestation et de quelques autres maux. Et, comme très souvent, nous y sommes bien pour quelque chose. Découvrons un peu cela avant que l’avenir de cette espèce ne se décline à l’imparfait.

L’amazone à tête jaune – Amazona oratrix – est originaire du Mexique, du Guatemala, du Belize et du Honduras. Chaque pays ayant quasiment sa sous-espèce.
Cette espèce était considérée précédemment comme une sous-espèce appelée » Amazona ochrocephala oratrix « . Elle était une sous espèce de l’amazone à front jaune.
Cela étant dit, on comprend mieux en voyant la tête de cet oiseau pourquoi il est passé de « amazone à front jaune » à « amazone à tête jaune ».
L’habitat varie selon la sous-espèce (donc, du pays où cette amazone à tête jaune habite).
Les zones semi-arides du nord du Mexique mais les forêts humides au sud. Au Belize, ça sera plus les forêts de pins. Au Guatemala, la mangrove, les savanes de palmiers et les zones de broussailles abritent cette espèce.
Bien sûr, l’amazone à tête jaune pourra se déplacer en fonction de la disponibilité de la nourriture et des incendies assez fréquents dans ces régions.
Les raisons ayant amenées ce classement en « espèce en danger » sont d’abord et surtout liées à la perte de son habitat, la forêt. Raréfaction des sites de nourriture et de reproduction (puisque l’espèce niche dans les cavités des arbres). La construction de routes contribue aussi à la fragmentation des territoires et l’extension des constructions. Cette espèce niche loin des humains et des villages.
Une raison également importante est l’intérêt que portent les populations locales à ce bel oiseau. Les oisillons sont capturés pour fournir le commerce des animaux de compagnie, souvent avec la complicité des autorités. L’espèce est aussi chassée par les populations locales. Soit comme nourriture soit parce qu’elle contribuerait à détruire quelques récoltes.
Sachant que les cyclones aggravent aussi la situation, l’avenir n’est guère brillant pour les quelques 5000 amazones à tête jaune à l’état sauvage.
Si des zones protégées sont créées pour protéger la faune, elles n’empêchent pas le braconnage surtout dans des pays où la corruption et le crime organisé sont bien en place. Nous sommes dans des régions pauvres et la demande est forte pour la faune sauvage.
La pose de nids artificiels semble efficace quand les arbres disparaissent. La compétition est alors vive entre espèces voire au sein de la même espèce dès lors qu’une cavité se libère.
La protection passe aussi par l’information et l’éducation des populations locales.
Un long et difficile travail reste à mener pour endiguer le déclin de cette espèce.
ENGLISH VERSION
The yellow-headed amazon – Amazona oratrix – is native to Mexico, Guatemala, Belize and Honduras. Each country has almost its own subspecies.
This species was previously considered a subspecies called « Amazona ochrocephala oratrix ». She was a subspecies of the yellow-fronted amazon.
That being said, we understand better by seeing the head of this bird why it went from « Yellow-crowned Amazon » to » Yellow -headed Amazon ».
The habitat varies according to the subspecies (so, of the country where this yellow-headed amazon lives).
The semi-arid areas of northern Mexico but the humid forests in the south. In Belize, it will be more the pine forests. In Guatemala, mangroves, palm savannas and scrub areas are home to this species.
Of course, the Yellow-headed Amazon will be able to move depending on the availability of food and the fairly frequent fires in these regions.
The reasons that led to this classification as an « endangered species » are first and foremost related to the loss of its habitat, the forest. Scarcity of food and breeding sites (since the species nests in hollow in tree). The construction of roads also contributes to the fragmentation of territories and the extension of constructions. This species nests far from humans and villages.
Another important reason is the interest of local people in this beautiful bird. Chicks are captured to provide for the pet trade, often with the complicity of the authorities. The species is also hunted by local populations, either as food or because it would help to destroy some crops.
Knowing that the hurricanes also aggravate the situation, the future is not very positive for the 5000 or so Yellow-headed Amazons in the wild.
If protected areas are created to protect wildlife, they do not prevent poaching especially in countries where corruption and organized crime are well established. We are in poor regions and the international demand is high for wildlife.
The installation of artificial nests seems effective when trees are disappearing. Competition is then intense between species or even within the same species as soon as a cavity becomes available.
Protection also involves informing and educating local populations.
A long and difficult work remains to be done to stem the decline of this species.
LE PERRUCHE DE DERBY, UN BEL OISEAU DESTRUCTEUR – LORD’S DEBY PARAKEET, A BEAUTIFUL AND DESTRUCTIVE BIRD.
Elle vit en Asie. Outre la beauté de son plumage, cette belle perruche est aussi réputée pour son besoin de mâcher des branches. Un comportement bien connu qui peut amener quelques mauvaises surprises.

La perruche de Derby – Psittacula derbiana – est une assez grande perruche asiatique que l’on rencontre en Inde et en Chine.
C’est une espèce assez sociable et donc un peu bruyante. L’art de la communication au sein des groupes….
C’est aussi une espèce qui aime mâchouiller les branches. C’est un comportement assez classique chez les espèces intelligentes qui ont besoin de stimulations. Peut-être un moyen d’évacuer un peu de tension voire de stress ?
Les éleveurs qui détiennent ces oiseaux en savent quelque chose. Les volières en bois sont à éviter totalement sous peine de trouver des copeaux et de perdre des oiseaux dans la nature. Le grillage lui-même doit être suffisamment épais pour éviter les coupures occasionnées par un bec puissant et un esprit opiniâtre….
La perruche de Derby est un bel oiseau présentant un dimorphisme sexuel facile à identifier. Le bec est entièrement noir chez la femelle alors que le mâle a la mandibule supérieure rouge. La mandibule inférieure étant noire.
ENGLISH VERSION
The Lord Derby’s Parakeet – Psittacula derbiana – is a rather large Asian parakeet found in India and China.
It is a fairly sociable species and therefore a bit noisy. The art of communication within groups…
It is also a species that likes to chew on branches. This is a fairly standard behavior among intelligent species that need stimulation. Maybe a way to relieve some tension or even stress?
The breeders who keep these birds know something about them. Wooden aviaries are to be avoided completely or you will find shavings and lose birds in the wild. The wire netting itself must be thick enough to avoid cuts caused by a powerful beak and an obstinate mind….
The Lord Derby’s Parakeet is a beautiful bird with an easy to identify sexual dimorphism. The beak is entirely black in the female, while the male has a red upper mandible. The lower mandible is black.
L’ARA HYACINTHE PEUT VIVRE AUSSI LONGTEMPS QUE NOUS – HYACINTH MACAW CAN LIVE AS LONG AS A HUMAN.
Non seulement il est le plus grand des aras mais il peut vivre aussi longtemps qu’un être humain. Bien sûr, il faudra un environnement favorable pour que tout se passe bien. Il est fort probable qu’il nous succédera s’il est détenu en captivité et que son milieu naturel évoluera aussi au cours des prochaines décennies.

L’ara hyacinthe – Anodorhynchus hyacinthinus – est considéré comme le plus grand perroquet du monde. Mesurant 100 cm pour une envergure de 150 cm, il est effectivement très grand.
Mais, outre ses dimensions, il a, en théorie, une espérance de vie importante.
En liberté, elle est estimée à 50 ans. Si tout va bien.
En captivité, elle peut aller jusqu’à 60 voire 70 ans sans trop de difficultés.
Pas de prédateurs, pas de problème pour l’accès à la nourriture et aux soins, de quoi vivre plus longtemps
Autrement dit, si vous vous procurez un ara hyacinthe quand vous avez une trentaine d’années, il est fort probable qu’il vous survive….
Maintenant, là aussi, c’est de la théorie. La vie nous réserve bien des surprises.
Chaque oiseau et chaque propriétaire est différent. Les conditions d’élevage chez un particulier sont souvent différentes de celles d’un zoo ou d’un parc ornithologique.
Sans parler du climat de la région, de l’environnement, de la qualité de la nourriture, de l’hébergement, des soins, de la socialisation et de la sociabilisation (ce dernier point est important pour des oiseaux sociaux et intelligents).
Gestion de l’espace, de la nourriture, des soins, de l’envie de vivre, de la solitude ou de la vie en groupe, de la relation homme-oiseau, tant de facteurs, de paramètres qui feront que tout ira bien ou pas.
Une relation qui s’anticipe, se construit, évolue au fil du temps. Ce n’est pas étonnant qu’il faille un certificat de capacité, en France, pour détenir ce splendide perroquet.
L’ara hyacinthe devient adulte vers 7- 8 ans mais se reproduit le plus souvent vers 10 ans.
Là aussi, il faudra gérer les cris puissants de ce perroquet et gérer la relation avec un voisinage plus ou moins tolérant. Des cris que l’on peut entendre à des kilomètres quand les conditions s’y prêtent.
N’oublions pas que l’ara hyacinthe est considérée comme une espèce vulnérable.
Parce qu’elle est belle, intelligente, dotées de réelles capacités cognitives, elle a été massivement capturée pour finir dans un salon ou une collection privée. Elle est considérée comme une espèce vulnérable.
La déforestation importante en Bolivie, au Brésil et au Paraguay contribue à la raréfaction de l’espèce qui ne trouve plus de grands arbres pour nicher. Le remplacement des palmiers par des palmiers à huile de palme le prive des fruits dont il se nourrit.
ENGLISH VERSION
The hyacinth macaw – Anodoroncorhynchus hyacinthinus – is considered to be the largest parrot in the world. Measuring 100 cm for a wingspan of 150 cm, it is indeed very large.
But, in addition to its dimensions, it has, in theory, a significant life expectancy.
In the wild, she is estimated to be 50 years old. If all goes well.
In captivity, it can go up to 60 or even 70 years without much difficulty.
No predators, no problem for access to food and care, enough to live longer
In other words, when you get a hyacinth macaw when you are about thirty years old, it is very likely that it will survive you….
Now, again, it’s theory. Life has many surprises in store for us.
Every bird and owner is different. The conditions of breeding in a private home are often different from those in a zoo or bird park.
Not to mention the region’s climate, environment, quality of food, accommodation, care, socialisation (this last point is important for social and intelligent birds).
Management of space, food, care, the desire to live, solitude or group life, the man-bird relationship, so many factors, parameters that will make everything go well or not.
A relationship that anticipates, builds, and evolves over time. It’s not surprising that you need a certificate of ability in France to hold this splendid parrot.
The hyacinth macaw becomes adult around 7-8 years but reproduces most often around 10 years.
Here, too, we will have to deal with the powerful cries of this parrot and manage the relationship with a more or less tolerant neighborhood. Shouts that can be heard from miles away when conditions are right.
Let’s not forget that the hyacinth macaw is considered a vulnerable species.
Because she is beautiful, intelligent, with real cognitive abilities, she was massively captured to end up in a living room or a private collection. It is considered a vulnerable species.
The significant deforestation in Bolivia, Brazil and Paraguay contributes to the rarefaction of the species which can no longer find large trees to nest. The replacement of palm trees by oil palm deprives him of the fruits he eats.
LES COULEURS DE L’ARA MACAO – SCARLET MACAW
Ce grand perroquet nous montre toute la beauté de son plumage. Une harmonie de rouge, de vert, de jaune, de bleu. Une véritable palette de couleurs. Si nos yeux peuvent aisément les discerner dans la lumière, il en est tout autrement dans la pénombre de la végétation.

L’ara macao est aussi appelé l’ara rouge. Rien de bien surprenant quand on voit les couleurs de son corps.
Mais arrêtons-nous un instant, le temps d’un battement, sur les couleurs de ses ailes.
Pas besoin de grands discours pour apprécier ces couleurs éclatantes qu’une lumière naturelle met en valeur.
Des couleurs que nos yeux savent distinguer dans la lumière mais qui éprouvent bien des difficultés à discerner un oiseau rouge caché à l’ombre de la végétation.
La vision des humains est bien pauvre comparée à celles des oiseaux.
ENGLISH VERSION
The Scarlet Macaw is also called the Red and Yellow Macaw. Nothing very surprising when you see the colors of its body.
But let us stop for a moment, the time of a beat, on the colors of its wings.
You don’t need a big speech to appreciate these vibrant colors that natural light highlights.
Colors that our eyes can distinguish in the light but which experience many difficulties to discern a red bird hidden in the shade of vegetation.
The vision of humans is very poor compared to those of birds.
L’ARA CHLOROPTÈRE, UNE ESPÈCE EN DÉCLIN – RED AND GREEN MACAW, A SPECIES IN DECLINE.
Un grand et splendide oiseau. Des couleurs remarquables et une intelligence remarquée ont suscité de l’intérêt pour ce perroquet sud-américain. Jamais en grand nombre sur un vaste territoire, il subit aussi de plein fouet la déforestation, une menace de plus en plus précise.

L’ara chloroptère – Ara chloropterus – est ainsi appelé en raison de la couleur verte de ses ailes.
Ce grand perroquet (95 cm environ) vit en Amérique du Sud. S’il est présent dans de nombreux pays sud-américains, ce n’est jamais en grand nombre. Sa population est même souvent en déclin un peu partout.
La raison majeure est la destruction de son habitat. La déforestation, avec la coupe des grands arbres, le prive de sites de nidification (et la concurrence avec d’autres espèces est alors plus féroce) et de lieux de nourrissage.
Ce perroquet se nourrit de fruits, de graines, de feuilles. Sans arbres, point de nourriture.
Cette espèce a, comme beaucoup d’autres espèces de perroquets, fait l’objet de captures pour le commerce des oiseaux de cage.
Si des mesures de protection ont été mises en place localement, il existe encore un marché pour ces oiseaux magnifiques, alimenté par le braconnage et les marchés parallèles.
Malgré cela, en raison de l’immensité de son territoire (10 millions de km²), cette espèce est considérée comme une préoccupation mineure par les spécialistes.
ENGLISH VERSION
The Red-and-green Macaw – Ara chloropterus – is so called because of the green color of its wings.
This large parrot (about 95 cm) lives in South America. Although it is present in only a few South American countries, there are never many. Its population is even often in decline everywhere.
The main reason is the destruction of its habitat. Deforestation, with logging of large trees, deprives it of nesting sites (and competition with other species is then more fierce) and feeding places.
This parrot feeds on fruits, seeds, and leaves. Without trees, there is no food.
This species, like many other parrot species, has been captured for the cage birds’s trade.
While protective measures have been put in place locally, there is still a demand for these magnificent birds, populated with poaching and parallel markets.
Despite this, due to its huge territory (10 million km 2), this macaw is considered as a least concern species by specialists.
LE CACATOÈS DES PHILIPPINES EST EN DANGER CRITIQUE D’EXTINCTION – THE PHILIPPINE COCKATOO, A CRITICALLY ENDANGERED SPECIES.
Ce petit cacatoès ne vit que dans quelques îles des Philippines. Ils ne seraient que quelques centaines à subsister dans les forêts. Les raisons de cette disparition sont nombreuses. Des mesures de préservation ont été entreprises. Suffiront-elles à sauver cette espèce ? Voyons un peu cela.

Le cacatoès des Philippines – Cacatua haematuropygia – ne vit qu’aux Philippines.
Il est présent sur plusieurs îles. Il peut parcourir plusieurs kilomètres pour trouver un arbre suffisamment grand (environ 30 mètres de haut) pour y construire son nid dans une cavité.
Ce petit cacatoès peut être observé dans la forêt tropicale humide mais aussi dans la mangrove et, plus généralement, les zones boisées.
Sa nourriture est composée de fruits, de graines, de noix, de fleurs et quelquefois d’écorces de certains arbres.
Il resterait environ un petit millier de cacatoès des Philippines à l’état sauvage.
Cette espèce, comme beaucoup d’autres, souffre énormément de la déforestation que connaît l’Asie.
Cette disparition notamment des grands arbres peut être due au développement des activités humaines mais aussi aux typhons et tempêtes tropicales de plus en plus violentes que subit cette partie du monde.
La disparition des très grands arbres a pour conséquence directe la perte de sites de nidification mais aussi de lieux de nourriture.
Une autre cause est le braconnage, une activité très développée à une époque tant la demande d’oiseaux de cage était importante. C’est aussi une opportunité pour les populations locales pauvres de gagner un peu d’argent.
Des mesures de conservation ont été menées, il y a quelques années pour stopper le déclin de cette espèce.
Outre la création de zones protégées sur certaines îles, des programmes de reforestation ont été entrepris. Bien sûr, la lutte contre le braconnage et le commerce illégal a été intensifiée. Ces mesures passaient par la formation et la sensibilisation des populations locales (alors que chaque oiseau braconné rapportait une petite fortune aux braconniers). Il a aussi fallu lutter contre l’idée que ce cacatoès pouvait être à l’origine de dégâts dans les cultures, amenant les agriculteurs à le tuer. Au vu de ses effectifs, il doit y avoir bien pire comme cause de dégradations aux récoltes.
La pose de nichoirs artificiels est aussi une aide précieuse apportée à l’espèce. La réintroduction d’oiseaux nés en captivité permet aussi de former des couples et d’amener une diversité génétique. Espérons que toutes ces mesures parviennent à sauver le cacatoès des Philippines.
Le cacatoès des Philippines est toujours considéré comme étant en danger critique d’extinction.
ENGLISH VERSION
The Philippine cockatoo – Cacatua haematuropygia – lives only in the Philippines.
It is present on several islands. It can travel several kilometers to find a tree large enough (about 30 meters high) to build its nest in a cavity.
This little cockatoo can be observed in the tropical rainforest but also in the mangrove and, more generally, the wooded areas.
Its food consists of fruits, seeds, nuts, flowers and sometimes the bark of certain trees.
There would be about a thousand Philippine cockatoos left in the wild.
This species, like many others, suffers greatly from deforestation in Asia.
This disappearance, especially of tall trees, may be due to the development of human activities but also to the increasingly violent typhoons and tropical storms that are affecting this part of the world.
The direct consequence of the disappearance of very large trees is the loss of nesting sites but also food places.
Another cause is poaching, a highly developed activity at one time, given the high demand for cage birds. It is also an opportunity for the local poor to earn some money.
Conservation measures were taken a few years ago to stop the decline of this species.
In addition to the creation of protected areas on certain islands, reforestation programmes have been undertaken. Of course, the fight against poaching and illegal trade has been stepped up. These measures involved training and raising awareness among local populations (while each poached bird brought a small fortune to the poachers). It was also necessary to fight against the idea that this cockatoo could be the cause of damage in crops, leading farmers to kill it. Given its numbers, there must be much worse as a cause of crop degradation.
The installation of artificial nest boxes is also a valuable aid to the species. The reintroduction of birds born in captivity also makes it possible to form couples and bring genetic diversity. Let us hope that all these measures succeed in saving the cockatoo.
The Philippine cockatoo is still considered critically endangered.
LE GRAND ÉCLECTUS, UN CAS PARTICULIER CHEZ LES PERROQUETS – MOLUCCAN ECLECTUS
Le Grand Éclectus n’est pas vraiment comme les autres perroquets. Tants par son plumage que ses mœurs, il se démarque beaucoup de ce que l’on appelle « les becs crochus ».

Le grand éclectus – Eclectus roratus – est originairedes îles Salomon, des Moluques, d’Aru, de Tanimbar, de Nouvelle-Guinée et de quelques îles de ces régions.
Comme souvent chez les espèces insulaires, plusieurs sous-espèces sont reconnues par les spécialistes. Elles diffèrent en taille et en couleurs. Des variations propres à chaque territoire. Ces sous-espèces peuvent varier en nombre au fil du temps et des études scientifiques.
Le grand éclectus peut ainsi mesurer entre 35 et 42 cm. Si, en général, les perroquets ne montrent pas de dimorphisme sexuel (le mâle et la femelle étant le plus souvent identiques), ce n’est pas du tout le cas chez le grand éclectus.
Si le mâle (que l’on voit ici) est principalement vert avec un bec jaune-orangé pour la mandibule supérieure et noir pour la mandibule inférieure, la femelle est principalement rouge mais montre du violet sur certaines parties du corps. Le bec est entièrement noir.
Très souvent chez les oiseaux, le mâle est plus coloré que la femelle. Pas chez celle-ci. Au point que certains ornithologues, lors des premières découvertes de cet oiseau, pensaient avoir à faire à deux espèces distinctes.
Le grand éclectus se nourrit de fruits, de bourgeons, de graines, de noix, de jeunes feuilles. Une attirance qui lui vaut le titre de “peste” par les dégâts commis dans les vergers et les jardins.
Si l’espèce est plutôt solitaire, le couple peut retrouver d’autres grands éclectus dans un dortoir pour y passer la nuit.
Autre particularité chez cette espèce, le côté “polygame” avéré.
C’est en période de reproduction que la situation change. Si la femelle couve seule ses oeufs, elle a très souvent la visite de plusieurs mâles qui lui apportent à manger. On a ainsi pu compter 6 ou 7 mâles différents venant à l’entrée du nid.
Mais ces mâles ne s’occupent pas d’une seule femelle. Ils ont d’autres nids à visiter dans la journée. Un mâle gère un territoire sur lequel poussent de grands arbres, indispensables pour héberger un nid dans une cavité du tronc. Plus le territoire est vaste, plus la forêt dispose de très grands arbres (plusieurs dizaines de mètres de haut), plus il y aura de nids.
ENGLISH VERSION
The Moluccan Eclectus – Eclectus roratus – is native to the Solomon Islands, the Moluccas, Aru, Tanimbar, New Guinea and nearby islands in these regions.
As is often the case with island species, several subspecies are recognized by specialists. They differ in size and color. Variations specific to each territory. These subspecies may vary in number over time and scientific studies.
The Moluccan Eclectus can thus measure between 35 and 42 cm. If, in general, parrots do not show sexual dimorphism (the male and female are most often similar), this is not at all the case with the Moluccan Eclectus.
If the male (seen here) is mainly green with an orange-yellow beak for the upper mandible and black for the lower mandible, the female is mainly red but shows purple on some parts of the body. The beak is entirely black.
Very often in birds, the male is more colorful than the female. Not in this one. To the point that some ornithologists, during the first discoveries of this bird, thought they were dealing with two distinct species.
The Moluccan Eclectus feeds on fruits, buds, seeds, nuts, and leaf-buds. An attraction that earned him the title of « pest » for the damage done to orchards and gardens.
If the species is rather solitary, the couple can find other Moluccan Eclectus in a roost for the night.
Another characteristic in this species is the proven “polygamous” aspect.
It is during the breeding season that the situation changes. If the female broods her eggs alone, she very often has the visit of several males who bring her food. We were thus able to count 6 or 7 different males coming at the entrance of the nest.
But these males do not take care of a single female. They have other nests to visit during the day. A male manages a territory on which grow large trees, essential to house a nest in a cavity of the trunk. The larger the territory, the more trees there are (several tens of meters high), the more nests there will be.
L’ARA HYACINTHE EST LE PLUS GRAND DES PERROQUETS – HYACINTH MACAW
Un grand perroquet bleu doté d’un bec impressionnant capable de briser les noix les plus dures. Découvrons un peu ce magnifique oiseau.

L’ara Hyacinthe – Anodorhynchus hyacinthinus – est originaire d’Amérique du Sud.
S’il est surtout présent au Brésil, certaines populations d’aras hyacinthes vivent en Bolivie et au Paraguay. Au Brésil, il est présent dans zones assez bien délimitées (dans l’Est du Pays, dans le Centre et dans le Pantanal).
Le plumage de ce grand perroquet est bleu cobalt. Mais quand on le regarde de plus près, les ailes semblent un peu plus violettes et, donc, la tête un peu plus claire.
Le dessous des plumes de la queue et des rémiges est gris.
Mais il y a aussi un jaune éclatant sur une partie de peau nue partant de la mandibule inférieure et sur le cercle autour de l’œil.
Les juvéniles sont plus pâles au niveau de la couleur jaune de la peau nue et les plumes caudales sont plus courtes.
Le mâle et la femelle sont identiques.
L’ara hyacinthe est un grand perroquet. C’est même le plus grand de tous les perroquets.
Il mesure 100 cm et son envergure pouvant atteindre les 150 cm.
À titre de comparaison, l’ara rouge – Ara macao – mesure 89 cm au maximum pour une envergure de 120 cm.
Mais il n’y a pas que la longueur, il y a aussi ce bec. Un bec impressionnant.
La puissance du bec est de 15 kg par cm². La tête de l’ara hyacinthe contient énormément de muscles pour assurer cette forte pression. C’est équivalent à celle d’un Pitbull. C’est dire…Ce perroquet pourra trancher net une branche de la taille d’un manche à balai ou transformer en copeaux le moindre morceau de bois.
Mais ce bec sert d’abord à briser les noix de palmes dont il se nourrit. Il pourra aussi manger quelques figues et d’autres fruits. D’ailleurs ces fruits contribuent à lui apporter l’eau dont il a besoin. Il pourra compléter cette alimentation, par exemple, de quelques escargots.
Il se nourrit surtout le matin et le soir et se repose pendant les heures les plus chaudes de la journée. Le choix du régime alimentaire peut varier selon l’endroit au vit ce perroquet. Il peut y avoir des variations en fonction des noix et des fruits qui poussent dans son secteur.
L’ara hyacinthe est considéré comme une espèce vulnérable. Son espérance de vie est celle d’un humain.
ENGLISH VERSION
The Hyacinth Macaw – Anodorhynchus hyacinthinus – is native to South America.
Although it is mainly present in Brazil, certain populations of Hyacinth Macaws live in Bolivia and Paraguay. In Brazil, it is present in fairly well-defined areas (in the East of the country, in the Centre and in the Pantanal).
The plumage of this large parrot is cobalt blue. But when you look at it more closely, the wings seem a little more violet and, therefore, the head a bit clearer.
The underside of tail feathers and flight feathers is gray.
But there is also a bright yellow on a part of bare skin starting from the lower mandible and on the orbital ring.
The juveniles have a paler yellow color on the bare skin and the tail feathers are shorter.
The male and female are similar.
The Hyacinth Macaw is a large parrot. It is even the largest of all parrots.
It measures 100 cm long and its wingspan can reach 150 cm.
For comparison, the Scarlet Macaw – Ara macao – measures a maximum of 89 cm tall with a wingspan of 120 cm.
But it’s not just the length, there is also this beak. An impressive beak.
The power of the beak is 15 kg per cm 2. The Hyacinth Macaw’s head contains a lot of muscles to ensure this strong pressure. It’s equivalent to that of a Pitbull. That’s to say… This parrot will be able to cut a clean branch the size of a broomstick or turn into chips any piece of wood.
But this beak is first used to break the palm nuts of which it feeds. It will also be able to eat some figs and other fruits. Moreover, these fruits help to bring him the water he needs. He will be able to complete this diet, for example, with a few snails.
He feeds mainly in the morning and evening and rests during the hottest hours of the day. The choice of diet can vary depending on the place at this parrot. There may be variations depending on the nuts and fruits that grow in its area.
The Hyacinth Macaw is considered as a vulnerable species. Its life expectancy is similar to a human.
LE CACATOÈS BANKSIEN – RED TAILED BLACK COCKATOO
Endémique d’Australie, ce perroquet noir se répartit en plusieurs sous-espèces.

Le cacatoès banksien – Calyptorhynchus banksii – présente un plumage différent selon qu’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle.
Si le mâle est entièrement noir sauf les plumes caudales externes qui sont de couleur rouge.
La femelle montre un plumage brun noir parsemé de taches jaunes sur la tête et les joues ainsi que sur les ailes. Des stries jaunes et oranges parcourent le ventre et la queue.
Le bec est de couleur corne chez la femelle et gris sombre chez le mâle.
Le juvénile ressemble à la femelle et acquiert son plumage d’adulte vers 4 ans.
5 sous-espèces sont reconnues. Elles se différencient par la longueur de leur bec et de leur corps ainsi que par des variations de plumage. Elles habitent les zones sèches de cet immense continent. Toutefois, cet habitat peut varier selon la localisation de la sous-espèce.
ENGLISH VERSION
The Red-tailed Black Cockatoo – Calyptorhynchus banksii – has a different plumage depending on whether it is male or female.
If the male is completely black except for the outer tail feathers which are red.
The female shows a black brown plumage with yellow spots on the head and cheeks as well as on the wings. Yellow and orange streaks run through the belly and tail.
The beak is horn-coloured in the female and dark grey in the male.
The juvenile is like the female and acquires its adult plumage at 4 years.
5 subspecies are recognized. They differ by the length of their bill and their body as well as by variations in plumage. They inhabit the dry areas of this vast continent. However, this habitat can vary depending on the location of the subspecies.
L’ARA BLEU EN VOL, UN OISEAU TOUT EN PUISSANCE ET EN BEAUTÉ – BLUE AND YELLOW MACAW.
Une anatomie parfaitement adaptée au vol. Acrobatique et spectaculaire, son vol est un régal pour nos yeux. Mais comment fait-il ?

L’ara bleu – Ara ararauna – est un grand perroquet vivant dans les forêts inondables ou dans les forêts-galeries en Amazonie.
Sa grande taille (près de 90 cm (y compris les plumes caudales) n’est pas du tout un handicap en matière de vol. Son envergure peut dépasser les 110 cm.
Oiseau bruyant et grégaire, il est facile à voir et, surtout, à entendre. Ses acrobaties démontrent une certaine aptitude à la maîtrise du vol.
Pour cela, son anatomie est parfaitement adaptée.
Un équilibre du corps qu’un gros et lourd bec facilite en contrebalançant le poids des plumes caudales et du reste du corps.
Les ailes sont puissantes, larges et longues. Elles permettent la portance d’un oiseau dont le poids peut dépasser le kilo. Ses plumes effilées sont de nature à encore améliorer le vol.
Pour entreprendre ses manœuvres, décoller ou, tout simplement, battre des ailes, il lui faut une musculature puissante. Et pour cela, il a des muscles bien développés au niveau de ses pectoraux.
La stabilité en vol est assurée par les plumes caudales. Ses grandes plumes lui permettent d’effectuer en une fraction de seconde toutes les manœuvres. Comme ici, en phase d’atterrissage.
L’ara bleu en vol est un spectacle remarquable.
ENGLISH VERSION
The Blue-and-yellow Macaw – Ara ararauna – is a large parrot living in flood forests or gallery forests in the Amazon.
Its large size (nearly 90 cm (including tail feathers) is not at all a handicap when it comes to flying. Its wingspan can exceed 110 cm.
Noisy and gregarious bird, it is easy to see and, above all, to hear. Its acrobatics demonstrate a certain ability to master flight.
For this, its anatomy is perfectly adapted.
A balance of the body that a large and heavy bill facilitates by counterbalancing the weight of the caudal feathers and the rest of the body.
The wings are powerful, wide and long. They allow the lift of a bird whose weight can exceed one kilo. Its sharpered feathers are of a nature to further improve flight.
To undertake his acrobatic flight, take off or simply flap his wings, he needs a powerful musculature. And for that, he has well-developed muscles in his pectorals.
Flight stability is ensured by the tail feathers. Its large feathers allow it to perform all the aerial acrobatics in a fraction of a second. As here, in the landing phase.
The Blue-and-yellow Macaw in flight is a remarkable sight.
L’AMAZONE À ÉPAULETTES JAUNES VIT À BONAIRE – YELLOW-SHOULDERED AMAZON LIVES IN BONAIRE.
Son existence au Vénézuéla et dans les Antilles néerlandaises est menacée. Découvrons les raisons du déclin de ce bel oiseau.

L’amazone à épaulettes jaunes – Amazona barbadensis – est un psittacidé de couleur verte, au plumage brillant (que renforce l’extrémité noire des plumes vertes); la tête montre un front et des lores blanchâtres alors que la région oculaire et des oreilles, le menton et le sommet du crâne sont de couleur jaune.
L’amazone à épaulettes jaunes mesure environ 33 cm.
Le régime alimentaire est surtout composé de graines, de fruits et de fleurs. Cet oiseau consomme une partie des cactus, notamment les fruits qui lui apportent une certaine hydratation.
En effet, l’amazone à épaulettes jaunes est connue pour sa capacité à boire très peu. Ce qui s’explique par son implantation dans des territoires arides.
Cette espèce est considérée comme étant quasi-menacée. Elle est endémique de la partie nord du Vénézuéla et de quelques îles appartenant à ce pays. Elle est aussi présente sur l’île de Bonaire. Elle était également présente sur l’île d’Aruba et au Curaçao mais semble y avoir disparu.
Sur Bonaire, l’amazone à épaulettes jaunes y a été considérée comme une peste par les dégâts qu’elle commettait dans les plantations de mangues, de papayes et bien d’autres fruits. Ces dégâts étaient si importants que des programmes d’élimination ont été menés par des captures et des ventes d’oisillons. Mais cela est désormais interdit par la loi.
Aujourd’hui, cette espèce est surtout menacée au Vénézuéla par le braconnage. C’est une espèce très prisée pour le commerce d’oiseaux de cage. Un moyen d’obtenir un peu d’argent pour une population très pauvre.
Un autre risque est celui de développement touristique sur ces îles notamment Bonaire. La disparition progressive des arbres (dans lesquels niche ce perroquet) pour la construction immobilière mais aussi l’extension des zones agricoles et le défrichement sont de nature à accentuer cette fragilité. Les zones de cactus et d’épineux sont aussi impactés par la présence de chèvres et autres animaux domestiques.
Parmi ces animaux domestiques, il y a aussi de nombreux prédateurs comme le chat dont on connaît l’impact sur l’avifaune.
Bref, un avenir assez compromis pour ce bel oiseau dont il resterait à peine 3000 individus à l’état sauvage au Vénézuéla et aux Antilles néerlandaises.
ENGLISH VERSION
The Yellow-shouldered Amazon – Amazona barbadensis – is a green-coloured psittacid, with shiny plumage (which is reinforced by the black tip of the green feathers); the head shows a forehead and whitish lores while the ocular region and ears, the chin and the crown are yellow in color.
The yellow-shouldered amazon is about 33 cm long.
The diet is mainly composed of seeds, fruits and flowers. This bird consumes some of the cacti, especially the fruits which provide it with a certain hydration.
Indeed, the yellow-shouldered amazon is known for its ability to drink very little. Which is explained by its establishment in arid areas.
This species is considered to be near-threatened. It is endemic to the northern part of Venezuela and some islands belonging to this country. It is also present on the island of Bonaire. It was also present on the island of Aruba and in Curaçao but seems to have disappeared there.
On Bonaire, the Yellow-shouldered Amazon was considered a pest due to the damage it caused in plantations of mangoes, papayas and many other fruits. This damage was so great that elimination programs were carried out through catches and sales of chicks. But this is now prohibited by law.
Today, this species is mainly threatened in Venezuela by poaching. It is a highly prized species for the trade of cage birds. A way to get some money for a very poor population.
Another risk is that of tourism development on these islands, notably Bonaire. The gradual disappearance of trees (in which this parrot nests) for building construction but also the extension of agricultural areas and land clearing are likely to accentuate this fragility. The cactus and spiny areas are also impacted by the presence of goats and other domestic animals.
L’ARA DE LAFRESNAYE VIT DANS LES MONTAGNES DE BOLIVIE – RED-FRONTED MACAW LIVES IN BOLIVIA
Habitant des zones semi-arides dans les Andes, ce joli perroquet est devenu une peste par les dégâts commis dans les cultures. Au point d’être désormais en danger critique d’extinction.

L’ara de Lafresnaye – Ara rubrogenys – est un perroquet au plumage vert, aux épaules rouge-orangé. Comme l’est également une partie de la tête. Les plumes caudales et des ailes sont bleues.
Le mâle et la femelle sont similaires. Ce perroquet de taille moyenne (60 cm environ) est endémique de Bolivie.
Son territoire y est même assez restreint (environ 27.000 km²). Il vit sur les pentes des montagnes des Andes, au cœur de quelques vallées semi-arides, parmi les cactus et autres arbres épineux.
Les falaises et l’eau sont indispensables à ce perroquet. Les falaises et les rochers lui offrent un abri pour la nuit mais aussi la possibilité de nicher. Contrairement à beaucoup d’espèces de perroquets qui niche dans une cavité dans un arbre, l’ara de Lafresnaye niche dans les falaises.
Il a besoin de cours d’eau pour se désaltérer, surtout après avoir mangé.
Comme il vit dans des zones semi-arides, la nourriture est difficile à trouver. S’il mange des fruits de cactus, des graines d’arbres ou d’arbustes et de nombreuses sortes de baies, il n’hésite pas à aller une nourriture abondante et disponible dans les champs. Le maïs, les cacahuètes sont ainsi des sources d’alimentation faciles d’accès.
La déforestation de son habitat favorise le choix des cultures puisqu’il ne trouve plus assez à manger dans la végétation sauvage.
Cette situation n’est pas sans conséquence sur le devenir de cette espèce, classée aujourd’hui comme étant en danger critique d’extinction. Si le commerce des oiseaux de compagnie a joué un rôle très important, les dégâts commis dans les cultures ont contribué à sa réputation de peste auprès des agriculteurs locaux.
Mais des mesures de protections drastiques ont été mises en place en Bolivie, donnant un léger espoir. Reste que les incendies et le braconnage sont toujours d’actualité dans ces régions un peu isolées.
Un autre risque lié à la structure des petites colonies d’aras de Lafresnaye et celui de la consanguinité. Les oiseaux d’une colonie ne se mélangent pas trop à d’autres colonies, ne permettant pas ainsi un brassage génétique indispensable à long terme pour la pérennité de l’espèce.
ENGLISH VERSION
The Red-fronted Macaw- Ara rubrogenys – is a parrot with green plumage. with orange-red shoulders. As is also part of the head. The tail feathers and wings are blue.
The male and female are similar. This medium-sized parrot (about 60 cm) is endemic to Bolivia.
Its territory is even quite limited (about 27,000 km 2). It lives on the slopes of the Andes mountains, in the heart of some semi-arid valleys, among cacti and other thorny trees.
Cliffs and water are essential to this parrot. The cliffs and rocks offer it shelter for the night but also the possibility to nest. Unlike many parrot species that nest in a tree cavity, the Red-fronted Macaw nests in cliffs.
He needs rivers to quench his thirst, especially after eating.
As it lives in semi-arid areas, food is difficult to find. If he eats cactus fruits, tree or shrub seeds and many kinds of berries, he does not hesitate to go an abundant food available in the fields. Corn and peanuts are thus easily accessible sources of food.
The deforestation of its habitat favors the choice of crops since it no longer finds enough to eat in the wild vegetation.
This situation is not without consequences on the future of this species, classified today as critically endangered. If the pet bird trade played a very important role, the damage done to crops contributed to its reputation as a plague among local farmers.
But drastic protection measures have been implemented in Bolivia, giving slight hope. However, fires and poaching are still happening in these somewhat isolated regions.
Another risk related to the structure of small Red-fronted Macaws’s colonies and that of inbreeding. The birds of a colony do not mix too much with other colonies, thus not allowing genetic mixing essential in the long term for the sustainability of the species.
L’ARA DE COULON EST VULNÉRABLE – BLUE HEADED MACAW
Ce beau perroquet est recherché comme oiseau de compagnie en Amérique du Sud

L’ara de Coulon – Primolius couloni – occupe un territoire de plus d’un million de km² répartis entre le Brésil, le Pérou et la Bolivie.
Le nombre d’aras de Coulon en liberté est de quelques milliers voire de dizaines de milliers d’individus pour les plus optimistes.
Cette espèce est classée comme vulnérable en raison de la déforestation, de l’exploitation forestière et minière. Moins de grands arbres, c’est moins de sites pour nicher.
C’est aussi une espèce appréciée sur les marchés locaux comme animal de compagnie et le commerce des animaux sauvages. Ce qui est rare est cher. C’est bien connu.
ENGLISH VERSION
Blue-headed Macaw – Primolius couloni – lives in an area of more than one million km2 between Brazil, Peru and Bolivia.
The number of Blue-headed Macaws in the wild is a few thousand or even tens of thousands of individuals for the most optimistic.
This species is classified as vulnerable due to deforestation, logging and mining. Fewer tall trees means fewer nesting sites.
It is also popular in local markets as a pet and wildlife trade. What is rare is expensive. It is well known.
LA CONURE DORÉE EST MENACÉE AU BRÉSIL – GOLDEN PARAKEET
Cette espèce communautaire a besoin de grands arbres pour nicher et se nourrir. Les incendies et le développement de l’agriculture menacent ce bel oiseau.

La conure dorée – Guaruba guarouba – est endémique du Brésil, principalement dans les régions du Para et du Tocantins. Soit un territoire inférieur à 500.000 km².
Le nombre de ces conures dorées dans la forêt amazonienne est de plus en plus faible. Les estimations sont d’environ 10.000 adultes à l’état sauvage.
Les raisons de cette raréfaction sont nombreuses mais, comme souvent, les mêmes pour de beaucoup espèces.
L’habitat de cette conure dorée est constitué d’arbres qui lui apportent gîte et nourriture. Les fruits, les baies, les noix, les graines constituent l’alimentation de cette espèce.
Elle a aussi besoin des arbres pour nicher. Sa reproduction est communautaire, plusieurs femelles pouvant pondre dans le même nid.
La déforestation massive que connaît l’Amazonie contribue donc à la disparition des sites de nourriture mais aussi de nidification. Les arbres capables d’abriter un nid sont grands et imposants. Ce qui les sélectionnent rapidement pour les coupes de bois.
La construction de routes et la création de zones de cultures favorisent la fragmentation de son territoire. Les interventions illégales accentuent encore cette situation.
Mais tout ne semble pas forcément perdu.
La conure dorée vit dans des zones protégées (pour le moment), ce qui lui permet de trouver les arbres qui lui conviennent. Elle sait aussi s’adapter en ne restant pas forcément dans les endroits trop boisés. Quelques arbres épars peuvent parfois lui suffire.
La conure dorée est un bel oiseau et ses couleurs ont attiré l’attention des amateurs d’oiseaux.
Si, il y a quelques décennies, cette espèce était souvent braconnée pour le commerce des animaux de compagnie, cela est beaucoup moins vrai aujourd’hui.
L’élevage en captivité parvient à satisfaire et à réguler la demande. Les réglementations en vigueur tant au Brésil que dans le reste du monde ont également contribué à réduire la demande.
La conure dorée ne vit pas seule. Il lui faut d’autres conures dorées à ses côtés pour qu’elle puisse être bien.
ENGLISH VERSION
The Golden Parakeet – Guaruba guarouba – is endemic to Brazil, mainly in the regions of Para and Tocantins. Consider a territory of less than 500,000 km 2.
The number of these Golden Parakeets in the Amazon rainforest is increasingly low. Estimates are about 10,000 adults in the wild.
The reasons for this rarefaction are numerous but, as often, the same for many species.
The habitat of this Golden Parakeet consists of trees that provide it with shelter and food. Fruits, berries, nuts, seeds constitute the diet of this species.
It also needs trees to nest. Its reproduction is community-based, with several females able to lay in the same nest.
The massive deforestation that the Amazon is experiencing therefore contributes to the disappearance of food sites but also nesting. The trees capable of housing a nest are large and imposing. This makes them quickly selected for woodcutting.
The construction of roads and the creation of crop areas promote the fragmentation of its territory. Illegal interventions further exacerbate this situation.
But everything doesn’t necessarily seem lost.
The Golden Parakeet lives in protected areas (for the moment), which allows it to find the trees that suit it. She also knows how to adapt by not necessarily staying in too wooded places. A few scattered trees can sometimes be enough for her.
The Golden Parakeet is a beautiful bird and its colors have caught the attention of bird keepers.
If, a few decades ago, this species was often poached for the pet trade, this is much less true today.
Captive breeding manages to satisfy and regulate demand. Regulations in both Brazil and the rest of the world have also helped to reduce demand.
The Golden Parakeet does not live alone. She needs other Golden Parakeets by her side so that she can be well.
L’ARA MILITAIRE PEUT VIVRE 60 ANS – MILITARY MACAW
Une espérance de vie proche de l’espèce humaine. En théorie.

L’ara militaire – Ara militaris – a une aire de distribution de plus de 10 millions de km².
On peut le voir du Mexique à l’Argentine. Il y a 3 sous-espèces.
C’est une espèce vulnérable en raison de la déforestation mais aussi du braconnage pour en faire un oiseau de compagnie. Sa capacité à imiter la voix humaine ne l’a pas beaucoup aidé. Bien au contraire.
C’est un grand perroquet. Il mesure plus de 70 cm pour une envergure pouvant atteindre les 110 cm.
La sous-espèce mexicaine serait la plus grande.
L’espérance de vie de l’ara militaire serait d’une soixantaine d’année dans la nature. Mais il doit être assez difficile de vérifier cela. Il aurait fallu baguer (les puces électroniques n’existaient pas) un oiseau en 1960 pour connaître un peu mieux sa longévité. Et ceux bagués à cette époque devraient décéder en ce moment…
En captivité, l’espérance de vie est normalement plus longue si l’oiseau vit dans de très bonnes conditions. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas. Bien que les progrès et les connaissances aient énormément évolués, rares sont les oiseaux atteignant ces âges.
Alors, quand on entend la possibilité de vivre jusqu’à 80 ans pour un ara militaire captif, nous pouvons raisonnablement penser qu’elle se rapproche d’un être humain. Avec toutes ses incertitudes.
ENGLISH VERSION
Military Macaw – Ara militaris – has a distribution area of more than 10 million km 2.
It can be seen from Mexico to Argentina. There are 3 subspecies.
It is a vulnerable species due to deforestation but also poaching to make it a pet bird. His ability to imitate the human voice did not help him much. On the contrary.
It is a large parrot. It measures more than 70 cm for a wingspan that can reach 110 cm.
The Mexican subspecies would be the largest.
The Military Macaw’s lifespan would be about sixty years in the wild. But it must be quite difficult to verify this. It would have been necessary to ring (electronic chips did not exist) a bird in 1960 to know a little better its longevity. And those ringed at that time should die right now…
In captivity, the lifespan is normally longer if the bird lives in very good conditions. Unfortunately, this is not always the case. Although progress and knowledge have evolved enormously, few birds reach these ages.
So, when we hear about the possibility of living up to 80 years for a captive military macaw, we can reasonably think that it is closer to a human being. With all its uncertainties.
INSÉPARABLES…COMME DES AGAPORNIS – FISCHER’S LOVEBIRDS
Les Inséparables, des oiseaux amoureux – Lovebirds, birds in love

Ces deux inséparables de Fischer – Agapornis fischeri – justifient leur nom d »inséparables ».
Même son nom anglais y fait mention en appelant ces agapornis de « Lovebird ».
Le nom latin n’y échappe pas non plus. « Agape » pour amour et « Ornis » pour oiseau.
Tout est dit….
ENGLISH VERSION
These two Fischer’s Lovebirds – Agapornis fischeri – justify their name as « inseparable ».
Even his English name mentions them by calling these birds ‘Lovebird’.
The scientific name is no exception either. « Agape » for love and « Ornis » for bird.
All is said….
LE CACATOÈS ROSALBIN, UN BEL OISEAU BRUYANT – GALAH
Qu’il mange ou qu’il vole, il cause.

Le cacatoès rosalbin – Eolophus roseicapilla – présente un plumage aux tons gris, blanc et rose. Un pastel plutôt agréable à l’œil.
Il n’en est pas forcément de même pour sa voix. Un oiseau bruyant qui communique tout le temps. Que ce soit en vol ou en mangeant, il garde le contact avec le groupe. Groupe qui peut comporter des centaines d’individus.
ENGLISH VERSION
Galah – Eolophus roseicapilla – has a grey, white and pink plumage. A pastel rather pleasing to the eye.
It is not necessarily the same for his voice. A noisy bird that communicates all the time. Whether in flight or eating, they keep contact with the group. Flocks can include hundreds of individuals.
Le Loriquet arc-en-ciel, un oiseau coloré – Rainbow Lorikeet
Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ou presque pour un oiseau coloré – Rainbow Lorikeet

Le Loriquet arc-en-ciel – Trichoglossus moluccanus – nous montre une véritable palette de couleurs. Un véritable arc en ciel.
Il n’a pas usurpé son nom.
ENGLISH VERSION
The Rainbow Lorikeet – Trichoglossus moluccanus – shows us a real palette of colors. A real rainbow.
He did not steal his name.
L’ARA BLEU : SEUL AU MONDE – BLUE AND YELLOW MACAW, ALONE IN THE SKY
Le ciel, rien que pour soi. La liberté.

Cet ara bleu – Ara ararauna – a le ciel rien que pour lui.
Un joli dégradé de bleu.
ENGLISH VERSION
This Blue-and-yellow Macaw – Ararauna ara – has the sky just for him.
A nice gradation of blue.
La vie des aras hyacinthes : défis et survie
Bâtir une famille n’est pas si simple pour ce très grand perroquet.

L’ara hyacinthe – Anodorhynchus hyacinthinus – a une espérance de vie importante pour un oiseau puisqu’elle atteint, en moyenne, les 60 ans.
Il devient adulte vers 5 ans mais ce n’est qu’à partir de 10 ans qu’il commence à se reproduire.
Si un couple d’aras hyacinthes est uni pour la vie, celle-ci n’est pas si simple.
Pour s’alimenter, il lui faudra des noix à la coque extrêmement dure que l’on trouve au Brésil. Son bec, très, très puissant, est le seul à pouvoir les briser Ces noix ont la particularité d’être très, très grasse. Et cet ara peut le digérer sans problème de santé. Tant mieux pour lui.
Pour se reproduire, il lui faudra un très grand arbre. Ces arbres immenses sont les seuls à pouvoir offrir une cavité assez grande pour contenir le nid.
Un si grand oiseau (100 cm) ne pond que 2 œufs. Il faudra beaucoup de chance pour qu’au moins un poussin survive jusqu’à son émancipation. Le développement du poussin prend beaucoup de temps.
Et le temps est long puisqu’il lui faudra 2 ans pour devenir indépendant. C’est pourquoi ces perroquets ne nichent que tous les 2 ans.
Bien sûr, les problèmes sont nombreux pour ce couple. À commencer par la disparition progressive des grands arbres. Les plus recherchés par l’industrie du meuble et de l’habitat.
Bref, souhaitons une longue vie à tous les couples d’aras hyacinthes !
ENGLISH VERSION
The Hyacinth Macaw – Anodorhynchus hyacinthinus – has a significant life expectancy for a bird since it reaches, on average, 60 years.
He becomes an adult around 5 years old but it is only from 10 years old that he begins to reproduce.
If a couple of Hyacinth Macaws are together for life, it is not so simple.
To feed, he will need the extremely hard-shelled nuts found in Brazil. Its beak, very, very powerful, is the only one capable of breaking them. These nuts have the distinction of being very, very fat. And this macaw can digest it without health problems. So much the better for him.
To reproduce, it will need a very large tree. These large trees are the only ones that can offer a cavity large enough to contain the nest.
Such a large bird (100 cm) lays only 2 eggs. It will take a lot of luck for at least one chick to survive until its emancipation. The development of the chick takes a long time.
And the time is long since it will take him 2 years to become independent. That’s why these parrots only nest every 2 years.
Of course, the problems are numerous for this couple. Starting with the gradual disappearance of large trees. The most sought after by the furniture and housing industry.
In short, let’s wish a long life to all couples of hyacinth macaws!
L’ARA CHLOROPTÈRE, UN PERROQUET RARE – RED AND GREEN MACAW, A RARE PARROT
Il resterait moins de 400.000 aras chloroptères en Amérique du Sud – There are less than 400,000 Red-and-green Macaws left in South America

L’ara chloroptère – Ara chloropterus – vit en Amérique du Sud et un peu en Amérique centrale (Panama).
La population sauvage de ce grand perroquet est estimée à moins de 400.000 individus adultes.
Cette estimation est revue régulièrement à la baisse.
Les raisons sont diverses mais souvent les mêmes. Destruction de son habitat naturel. Il a besoin de grands arbres pour nicher et se nourrir.
Une cause majeure de son déclin est le braconnage et la capture pour le commerce d’oiseaux de cage. La demande est forte pour détenir ce magnifique oiseau.
Il disparaît du Brésil et de Colombie. Il est encore assez commun sur la côte ouest notamment au Pérou.
Ce perroquet se reproduit assez bien en captivité. Ce qui nous permet de l’observer en Europe.
ENGLISH VERSION
The Red-and-green Macaw – Ara chloropterus – lives in South America and a little in Central America (Panama).
The wild population of this large parrot is estimated at less than 400,000 adult individuals.
This estimate is regularly revised downwards.
The reasons are diverse but often the same. Destruction of its natural habitat. It needs large trees to nest and feed.
A major cause of its decline is poaching and capture for the cage bird trade. The demand is high to hold this beautiful bird.
It disappears from Brazil and Colombia. It is still quite common on the west coast, particularly in Peru.
This parrot breeds quite well in captivity. This allows us to observe it in Europe.
L’ara canindé ou ara à gorge bleue – Blue-throated Macaw
Un avenir encore fragile – Blue-throated Macaw

L’ara canindé – Ara glaucogularis – est aussi connu sous le nom d’ara à gorge bleue.
Il suffit de le voir pour comprendre l’origine de son nom tant scientifique que vernaculaire.
Il est originaire d’une petite région de Bolivie. C’est une espèce en danger critique d’extinction.
Non seulement, l’ara canindé a été victime de prélèvements massifs dans la nature pour le commerce des oiseaux de cages mais aussi de la situation dans sa région natale.
La déforestation et les activités humaines ont réduit fortement les sites de nidifications, mettant en concurrence sévère cet ara avec d’autres oiseaux cavernicoles comme les toucans ou les pics voire d’autres espèces de perroquets.
Aux oiseaux s’ajoutent aussi des mammifères comme les chauves-souris. Et il y a aussi les abeilles qui utilisent les cavités dans les arbres.
Si le braconnage a été réduit, l’agriculture et le développement de l’élevage du bétail a généré la destruction des arbres indispensables à la nidification et la nourriture de ces grands oiseaux.
La situation semble stabilisée mais bien fragile en Bolivie. Cette espèce se reproduit en captivité et certains parcs ornithologique réussissent sa reproduction.
ENGLISH VERSION.
The Blue-throated Macaw – Ara glaucogularis – is also known as the Caninde Macaw.
You just need to see it to understand the origin of its scientific and vernacular name.
It is native to a small region of Bolivia. It is a critically endangered species.
Not only the Blue-throated Macaw has been a victim of massive harvesting in the wild for the trade of cage birds but also of the situation in its native region.
Deforestation and human activities have greatly reduced the nesting sites, putting this macaw in severe competition with other cave-dwelling birds such as toucans or woodpeckers or even other species of parrots.
To the birds are also added mammals like bats. And there are also bees that use cavities in trees.
If poaching has been reduced, agriculture and the development of livestock have caused the destruction of trees essential for nesting and feeding these large birds.
The situation seems stabilized but very fragile in Bolivia. This species reproduces in captivity and some bird parks succeed in its reproduction.
LE GRAND VAZA, PERROQUET DE MADAGASCAR-Greater Vasa Parrot
Le Grand Vaza, Perroquet de Madagascar – Greater Vasa Parrot

Le grand vaza – Coracopsis vasa – est un perroquet que l’on peut observer à Madagascar et aux Comores.Ce perroquet présente une couleur unie d’un brun plutôt foncé.
A l’état sauvage, le grand vaza semble encore assez commun mais ses effectifs sont plutôt en régression en raison des atteintes à son biotope.
Les cyclones, tempêtes, incendies contribuent à la raréfaction des arbres que le développement de l’agriculture accélère.
ENGLISH VERSION
The Greater Vasa Parrot – Coracopsis vasa – can be observed in Madagascar and the Comoros. This parrot presents a solid color of a rather dark brown.
In the wild, the Greater Vasa Parrot still seems quite common but its numbers are rather declining due to damage to its biotope.
Cyclones, storms, fires contribute to the rarefaction of trees that the development of agriculture accelerates.
LE PERROQUET JACO, UN OISEAU FORESTIER – GREY PARROT
Le perroquet Jaco est connu sous le nom de « Gris du Gabon ». En Afrique, il vit surtout dans les forêts.

Le perroquet Jaco – Psittacus erithacus – est originaire d’Afrique.
Il vit dans les forêts pluviales. On le connaît aussi sous le nom de « Gris du Gabon ».
On le trouve souvent à proximité des palmiers à huile où il se nourrit.
C’est une espèce en danger en raison de la déforestation. C’est aussi une des espèces les plus recherchées comme oiseau de cage.
Aujourd’hui, sa détention en France est strictement réglementée.
ENGLISH VERSION
The Grey Parrot – Psittacus erithacus – is native to Africa.
It lives in the rain forests. It is also known as « Grey Parrot of Gabon ».
It is often found near oil palms where it feeds.
It is a species in danger due to deforestation. It is also one of the most sought-after cage birds.
Today, his detention in France is strictly regulated.
LA PERRUCHE DE BARRABAND VIT EN AUSTRALIE – SUPERB PARROT LIVES IN AUSTRALIA
Très menacée, sa situation s’améliore en Australie mais reste fragile.

La perruche de Barraband – Polytelis swainsonii – ne vit que dans une toute petite région du Sud-Est de l’Australie.
Son territoire longe une région de rivières et couvre environ 95.000 km².
Le mâle et la femelle sont très différents.
L’oiseau que nous voyons ici est un mâle. Les couleurs sont vives et la tête est bien colorée.
La femelle est verte. La tête est bleutée. Elle a quelques plumes de la queue de couleur rouge.
Cette espèce vit dans les forêts d’eucalyptus et d’acacias. Elle a besoin de ces arbres pour nicher et se nourrir.
Alors que la perruche de Barraband était considérée comme un espèce vulnérable jusqu’en 2008, sa situation s’est considérablement améliorée depuis. Elle est de préoccupation mineure aujourd’hui.
Mais cette situation pourrait évoluer défavorablement. L’emploi de pesticides, la fragmentation de son territoire, la chasse et les incendies ( les eucalyptus prennent feu facilement) sont des sujets d’inquiétude.
ENGLISH VERSION
The Superb Parrot – Polytelis swainsonii – lives only in a very small area of South-East Australia.
Its territory runs along a region of rivers and covers about 95,000 km².
The male and female are very different.
The bird we see here is a male. The colors are bright and the head is well colored.
The female is green. The head is bluish. She has some red tail feathers.
This species lives in eucalyptus and acacia forests. It needs these trees to nest and feed.
While the Superb Parrot was considered a vulnerable species until 2008, its situation has improved considerably since then. She is of least concern today.
But this situation could evolve unfavourably. The use of pesticides, the fragmentation of its territory, hunting and fires (eucalyptus catch fire easily) are of concern.
L’ARA MILITAIRE EN VOL – MILITARY MACAW – Ara militaris
Ce grand perroquet porte les mêmes couleurs que les Hussards prussiens du XVIIIe siècle

Cet ara militaire – Ara militaris – nous montre son plumage magnifique.
ENGLISH VERSION
This military macaw – Ara militaris – shows us its magnificent plumage.
Cacatoès Triton : Caractéristiques et Habitat
Le cacatoès triton, un cacatoès à huppe jaune – Cacatua galerita triton – Sulphur-crested Cockatoo

Le cacatoès à huppe jaune – Cacatua galerita – se décline en 4 sous-espèces.
Parmi celles-ci, Cacatua galerita triton vit en Nouvelle-Guinée et dans les îles environnantes.
Triton ressemble beaucoup à une autre sous-espèce – Cacatua galerita fitzroyi – mais elle est plus petite et ses plumes jaunes sur la crête sont plus larges. Comme « fitzroyi », Triton a un cercle oculaire bleu pâle alors qu’il est blanc chez la sous-espèce nominale.
Triton mesure 45 cm environ alors que Galerita fait près de 55 cm.
ENGLISH VERSION
The Sulphur-crested Cockatoo – Cacatua galerita – is divided into 4 subspecies.
Among these, Cacatua galerita triton lives in New Guinea and the surrounding islands.
Triton is very similar to another subspecies – Cacatua galerita fitzroyi – but it is smaller and its yellow crest feathers are broader. Like « fitzroyi », Triton has a pale blue periopthalmic skin while it is white in the nominal subspecies.
Triton measures about 45 cm while Galerita is close to 55 cm.
L’ARA HYACINTHE : UN PERROQUET AU BEC IMPRESSIONNANT
Son bec a la puissance d’une mâchoire de pitbull.

Si l’ara hyacinthe – Anodorhynchus hyacinthinus – figure parmi les plus grands perroquets, la taille de son bec est aussi impressionnante.
Il lui faut bien un bec aussi spectaculaire pour briser les noix les plus dures.
La puissance du bec est de 15 kg par cm². La tête contient énormément de muscles pour assurer cette forte pression. C’est équivalent à celle d’un Pitbull. C’est dire…Ce perroquet pourra trancher net une branche de la taille d’un manche à balai ou transformer en copeaux le moindre morceau de bois.
Voilà de quoi nous mettre en garde quand nous approchons ces grands oiseaux. Ils sont capables de blesser très sérieusement quiconque les perturbe. Ou de commettre des dégâts irréversibles dans leur habitat.
Ces oiseaux ont besoin de beaucoup d’espace et des liens sociaux qui les occuperont au cours de la journée. Un animal qui recherche les interactions et dont l’intelligence est une caractéristique bien connue.
Surtout quand on sait que l’espérance de vie de cette espèce est d’au moins 50 ans dans la nature.
ENGLISH VERSION
If the Hyacinth Macaw – Anodorhynchus hyacinthinus – is among the largest parrots, the size of its beak is also impressive.
He really needs such a spectacular beak to crack the hardest nuts.
The power of the beak is 15 kg per cm 2. The head contains a lot of muscles to ensure this strong pressure. It’s equivalent to that of a Pitbull. Which goes to show… This parrot will be able to cut a clean branch the size of a broomstick or turn into chips any piece of wood.
This is something to warn us when we approach these large birds.. They are capable of very seriously injuring anyone who disturbs them. Or to commit irreversible damage in their habitat.
These birds need a lot of space and social ties that will occupy them during the day. An animal that seeks interactions and whose intelligence is a well-known characteristic.
Especially when we know that the lifespan of this species is at least 50 years in the wild.
LA CONURE SOLEIL, UN PLUMAGE FLAMBOYANT – SUN PARAKEET
Elle porte les couleurs du soleil et de la forêt brésilienne mais ses cris ne sont pas des plus agréables.

La conure soleil – Aratinga solstitialis – mérite bien son nom.
Les couleurs du soleil se retrouvent dans ce plumage aux couleurs chaudes.
Dommage que son ramage ne ressemble pas à son plumage…Surtout chez un oiseau grégaire comme peut l’être la conure soleil.
ENGLISH VERSION
The Sun Parakeet – Aratinga solstitialis – deserves its name.
The colors of the sun are found in this plumage with warm colors.
Too bad its warbling is not worth its plumage… Especially in a gregarious bird as can be the Sun Parakeet.