Présente dans quelques pays d’Amérique centrale, cette amazone à tête jaune souffre de la déforestation et de quelques autres maux. Et, comme très souvent, nous y sommes bien pour quelque chose. Découvrons un peu cela avant que l’avenir de cette espèce ne se décline à l’imparfait.

L’amazone à tête jaune – Amazona oratrix – est originaire du Mexique, du Guatemala, du Belize et du Honduras. Chaque pays ayant quasiment sa sous-espèce.
Cette espèce était considérée précédemment comme une sous-espèce appelée » Amazona ochrocephala oratrix « . Elle était une sous espèce de l’amazone à front jaune.
Cela étant dit, on comprend mieux en voyant la tête de cet oiseau pourquoi il est passé de « amazone à front jaune » à « amazone à tête jaune ».
L’habitat varie selon la sous-espèce (donc, du pays où cette amazone à tête jaune habite).
Les zones semi-arides du nord du Mexique mais les forêts humides au sud. Au Belize, ça sera plus les forêts de pins. Au Guatemala, la mangrove, les savanes de palmiers et les zones de broussailles abritent cette espèce.
Bien sûr, l’amazone à tête jaune pourra se déplacer en fonction de la disponibilité de la nourriture et des incendies assez fréquents dans ces régions.
Les raisons ayant amenées ce classement en « espèce en danger » sont d’abord et surtout liées à la perte de son habitat, la forêt. Raréfaction des sites de nourriture et de reproduction (puisque l’espèce niche dans les cavités des arbres). La construction de routes contribue aussi à la fragmentation des territoires et l’extension des constructions. Cette espèce niche loin des humains et des villages.
Une raison également importante est l’intérêt que portent les populations locales à ce bel oiseau. Les oisillons sont capturés pour fournir le commerce des animaux de compagnie, souvent avec la complicité des autorités. L’espèce est aussi chassée par les populations locales. Soit comme nourriture soit parce qu’elle contribuerait à détruire quelques récoltes.
Sachant que les cyclones aggravent aussi la situation, l’avenir n’est guère brillant pour les quelques 5000 amazones à tête jaune à l’état sauvage.
Si des zones protégées sont créées pour protéger la faune, elles n’empêchent pas le braconnage surtout dans des pays où la corruption et le crime organisé sont bien en place. Nous sommes dans des régions pauvres et la demande est forte pour la faune sauvage.
La pose de nids artificiels semble efficace quand les arbres disparaissent. La compétition est alors vive entre espèces voire au sein de la même espèce dès lors qu’une cavité se libère.
La protection passe aussi par l’information et l’éducation des populations locales.
Un long et difficile travail reste à mener pour endiguer le déclin de cette espèce.
ENGLISH VERSION
The yellow-headed amazon – Amazona oratrix – is native to Mexico, Guatemala, Belize and Honduras. Each country has almost its own subspecies.
This species was previously considered a subspecies called « Amazona ochrocephala oratrix ». She was a subspecies of the yellow-fronted amazon.
That being said, we understand better by seeing the head of this bird why it went from « Yellow-crowned Amazon » to » Yellow -headed Amazon ».
The habitat varies according to the subspecies (so, of the country where this yellow-headed amazon lives).
The semi-arid areas of northern Mexico but the humid forests in the south. In Belize, it will be more the pine forests. In Guatemala, mangroves, palm savannas and scrub areas are home to this species.
Of course, the Yellow-headed Amazon will be able to move depending on the availability of food and the fairly frequent fires in these regions.
The reasons that led to this classification as an « endangered species » are first and foremost related to the loss of its habitat, the forest. Scarcity of food and breeding sites (since the species nests in hollow in tree). The construction of roads also contributes to the fragmentation of territories and the extension of constructions. This species nests far from humans and villages.
Another important reason is the interest of local people in this beautiful bird. Chicks are captured to provide for the pet trade, often with the complicity of the authorities. The species is also hunted by local populations, either as food or because it would help to destroy some crops.
Knowing that the hurricanes also aggravate the situation, the future is not very positive for the 5000 or so Yellow-headed Amazons in the wild.
If protected areas are created to protect wildlife, they do not prevent poaching especially in countries where corruption and organized crime are well established. We are in poor regions and the international demand is high for wildlife.
The installation of artificial nests seems effective when trees are disappearing. Competition is then intense between species or even within the same species as soon as a cavity becomes available.
Protection also involves informing and educating local populations.
A long and difficult work remains to be done to stem the decline of this species.
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