LE MILAN NOIR, UN MIGRATEUR PRÉCOCE QUI SAIT PRENDRE DE LA HAUTEUR – BLACK KITE.

Le milan noir – Milvus migrans – est un grand migrateur. Si les populations européennes de ce rapace arrivent d’Afrique subsaharienne entre fin-février et début avril en Europe pour se reproduire, elles repartent très tôt vers le continent africain.

En Haute-Savoie, le milan noir arrive vers la mi-mars dans la région du lac Léman.

Le milan noir est une espèce en augmentation en France. Nous en voyons de plus en plus et c’est une bonne chose pour notre biodiversité. La France accueille près de 30 % de la population européenne et notre région en héberge beaucoup.

Aujourd’hui, ils sont quasiment tous partis vers le Sud.

De très nombreux milans noirs quittent leur site de nidification localisé en Europe centrale et de l’Est. Ils transitent en partie par la Vallée du Rhône et passent souvent par la région du Léman. Ils profitent des colonnes thermiques qui se forment le long des pentes ensoleillées des montagnes pour économiser leurs efforts.  Les pentes se réchauffent plus vite que les zones plates, ce qui génère ces bulles d’air chaud. Ils utilisent les courants chauds ascendants pour prendre de la hauteur, planer et rejoindre la prochaine colonne thermique, reprendre de la hauteur, planer et ainsi de suite. Les rapaces peuvent détecter les bulles d’air chaud et volent en spirale à l’intérieur de ces colonnes d’air chaud.

Si le milan noir est plutôt solitaire en période de reproduction, il devient très grégaire lors de ses vols migratoires. Ce comportement pourrait s’expliquer par le nombre limité de colonnes thermiques qui nécessitent des reliefs particuliers (les vallées des régions montagneuses sont idéales en raison d’un sol irrégulier et donc favorable à la création de ces poches d’air) et par la nécessité d’avoir des individus expérimentés par ce grand voyage au-delà du Sahara.

On peut ainsi voir des vols de plusieurs dizaines, voire centaines d’individus passer en même temps.

Mais s’il part si tôt, c’est aussi pour profiter des différences de températures. Le soleil chauffe moins et moins longtemps en automne. En septembre, octobre ou novembre, les colonnes thermiques auront quasiment disparues. Et les efforts ne seraient pas alors les mêmes. Et l’accès à la nourriture serait aussi plus compliqué. Le milan noir n’est pas un oiseau du froid.

Près de chez nous, en Haute-Savoie, plus de 4800 milans noirs sont passés entre juillet et août 2026. Il y aura encore quelques retardataires d’ici le début de septembre. L’an dernier, c’était près de 9000 milans noirs et plus de 7300 en 2023. Mais le mois n’est pas encore terminé.

Cette différence est conséquente. Les scientifiques étudieront probablement ces variations. Changement de route migratoire, effets de la canicule sur la reproduction, décalage dans le temps ? Nous verrons bien. En attendant bon vol au milan noir !

ENGLISH VERSION

The Black Kite – Milvus migrans – is a long-distance migrant. While European populations of this raptor arrive from sub-Saharan Africa between late February and early April to breed, they head back to the African continent very early.

In Haute-Savoie, the Black Kite arrives in the Lake Geneva area around mid-March.

The Black Kite population is increasing in France. We are seeing more and more of them, which is good for our biodiversity. France is home to nearly 30% of the European population, and our region hosts a large number of them.

By now, almost all of them have left for the south.

Large numbers of Black Kites leave their nesting grounds in Central and Eastern Europe. They migrate partly through the Rhône Valley, often passing through the Lake Geneva region. To conserve energy, they take advantage of thermal updrafts that form along sunny mountain slopes. These slopes warm up more quickly than flat terrain, generating pockets of warm air. The birds use these rising warm currents to gain altitude and glide to the next thermal, where they rise and glide again, repeating the process. Raptors can detect these pockets of warm air and circle within the rising columns.

While the Black Kite is rather solitary during the breeding season, it becomes highly gregarious during its migratory flights. This behavior could be explained by the limited number of thermals, which require specific terrain (the valleys of mountainous regions are ideal due to their uneven ground, thus favoring the creation of these air pockets), and by the need for individuals experienced in this long journey beyond the Sahara. Flocks of several dozen, or even hundreds, of individuals can therefore be seen passing by at the same time.

But if it departs so early, it is also to take advantage of the temperature differences. The sun is less intense and for a shorter time in autumn. By September, October, or November, the thermals will have virtually disappeared. The effort required would then be much greater, and access to food would also be more difficult. The Black Kite is not a bird of the cold.

Near us, in Haute-Savoie, more than 4,800 Black Kites passed through between July and August 2026. There will still be a few stragglers before the beginning of September. Last year, that amounted to nearly 9,000 Black Kites, and over 7,300 in 2023. But the month isn’t over yet.

This is a significant difference. Scientists will likely study these variations. A change in migratory routes, the impact of the heatwave on reproduction, or a shift in timing? We shall see. In the meantime, safe travels to the Black Kite!


LE VAUTOUR MOINE ET SA TONSURE – THE CINEREOUS VULTURE AND ITS TONSURE.

Le vautour moine – Aegypius monachus – a été réintroduit en France en plusieurs étapes. Nous pouvons l’observer dans la région des Baronnies, entre les Hautes-Alpes et la Drôme depuis 2004. Il vit aussi dans les Grands Causses (ces grands plateaux calcaires situés entre le Sud du Massif Central et les Cévennes) où il est arrivé bien plus tôt (1992). Sa présence est aussi avérée dans le Verdon (2005), cette région encaissée dans les Alpes de Hautes-Provence et le Var.

Mais les effectifs ne sont pas si nombreux au final. On parle d’une soixante de couple pour environ 150 individus au total.

Ce très grand vautour (près de 3 mètres d’envergure) doit son nom à sa couleur sombre et sa tête déplumée.

Cette tête est un peu particulière. Petite (par rapport à la taille de l’oiseau) et pointue, elle est recouverte d’un fin duvet grisâtre ou blanchâtre. Du moins, chez l’adulte puisque ce duvet est brun chez le juvénile.

Le sommet du crâne est original. Ce duvet lui donne l’impression de porter une tonsure. Une marque caractéristique chez les vautours moines.

La base du cou est entourée d’une collerette de plumes. Le bec est puissant et permet d’ouvrir la peau d’un cadavre pour accéder aux chairs et aux viscères. Ce que ne peuvent pas faire d’autres vautours.

Heureusement qu’il est le plus souvent solitaire ou en très petit groupe. De tels oiseaux se jetant sur un cadavre doit être particulièrement impressionnant.

Il joue donc un rôle majeur dans la disparition des cadavres. Il contribue ainsi à éviter la propagation des maladies tout en contribuant à nourrir tout un écosystème. 

ENGLISH VERSION

The cinereous vulture – Aegypius monachus – was reintroduced to France in several stages. It has been observed in the Baronnies region—between the Hautes-Alpes and Drôme departments—since 2004. It also inhabits the Grands Causses (vast limestone plateaus situated between the southern Massif Central and the Cévennes), where it arrived much earlier, in 1992. Its presence is also confirmed in the Verdon area (2005), a region set within the deep valleys of the Alpes-de-Haute-Provence and Var departments.

However, the total population remains relatively small, numbering around sixty pairs and approximately 150 individuals in all.

This very large vulture (with a wingspan of nearly 3 meters) owes its name to its dark color and featherless head.

Its head is rather distinctive. Small (relative to the bird’s size) and pointed, it is covered in fine, grayish or whitish down—at least in adults, as this down is brown in juveniles.

The top of the head is unique; the down gives the appearance of a tonsure—a characteristic feature of the Cinereous Vulture.

The base of the neck is encircled by a ruff of feathers. Its powerful beak allows it to tear open a carcass’s skin to access the flesh and viscera—something other vultures cannot do.

Fortunately, it is usually solitary or found in very small groups; seeing such birds descend upon a carcass must be a truly impressive sight.

It therefore plays a major role in the disposal of carcasses, helping to prevent the spread of disease while also nourishing an entire ecosystem.


L’URUBU À TÊTE JAUNE, UN VAUTOUR AMÉRICAIN SOCIAL – YELLOW-HEAEDED VULTURE, A SOCIAL AMERICAN VULTURE.

L’Urubu à tête jaune – Cathartes burrovianus – est un vautour que l’on peut rencontrer sur un vaste territoire allant du Mexique à l’Argentine.

Son territoire est celui des prairies herbeuses, des régions boisées et de la savane.

C’est donc sur près de 20 millions de km² que s’étend son aire de répartition.

Bien sûr, il n’ait pas présent partout et il peut même lui arriver de se montrer migrateur quand les pluies abondantes d’Amérique centrale le poussent vers l’Amérique du Sud. C’est quand même avant tout un oiseau sédentaire.

Ce charognard a l’esprit social. S’il plane, seul ou en couple, une grande partie de la journée à la recherche de nourriture, il rejoint, le soir venant, de nombreux autres urubus à tête jaune. Ces groupes ainsi constitués se rassemblent dans des dortoirs pour y passer la nuit. Ces dortoirs sont souvent de grands arbres isolés dans une prairie.

Bien sûr, leur côté social se manifeste surtout lorsqu’un cadavre est découvert. Leur bec ne leur permet pas de lutter pour les meilleurs morceaux face à d’autres espèces de vautours plus fortes et puissantes. Ils sont hiérarchiquement d’un niveau inférieur et passent donc après. À chacun sa spécialité.

Ces interactions sociales génèrent des modifications de colorations de la tête. Les couleurs sont plus vives chez les oiseaux dominants. Ces couleurs jouent aussi un rôle important lors des parades nuptiales. Plus l’oiseau est fort et en bonne santé, plus ses couleurs sont éclatantes.

ENGLISH VERSION

The Lesser Yellow-headed Vulture – Cathartes burrovianus – is a vulture found across a vast territory stretching from Mexico to Argentina.

Its habitat encompasses grassy plains, wooded regions, and savanna.

Its range thus extends over nearly 20 million square kilometers.

Of course, it is not present everywhere; it can even be migratory when heavy rains in Central America drive it toward South America. Nevertheless, it is primarily a sedentary bird.

This scavenger is a social bird. While it spends much of the day soaring—either alone or in a pair—in search of food, it joins numerous other yellow-headed vultures as evening falls. These groups gather at communal roosts to spend the night; such roosts are often large, isolated trees in open grassland.

Naturally, their social nature is most evident when a carcass is discovered. Their beaks do not allow them to compete for the best morsels against stronger, more powerful vulture species. Being lower in the hierarchy, they must wait their turn. To each their own specialty.

These social interactions lead to changes in head coloration. The colors are more vivid in dominant birds. These colors also play an important role during courtship displays. The stronger and healthier the bird, the more brilliant its colors.


LE MILAN NOIR FONCE SUR SA PROIE – THE BLACK KITE DIVES ON ITS PREY.

Le milan noir – Milvus migrans – se nourrit beaucoup d’animaux morts et notamment de poissons proches de la surface de l’eau.

Nous sommes ici au bord d’un étang où le niveau de l’eau ne cesse de baisser. Pas de pluie ou si peu, des canicules qui se succèdent. Les poissons souffrent du réchauffement de l’eau et du manque d’oxygène dans cette même eau. Un cocktail mortel.

Mais cette situation convient bien au milan noir. Oiseau migrateur, il connait l’Afrique et ses climats. Nos températures européennes ne semblent pas encore l’affecter. De toutes façons, il entame déjà son périple vers le sud.

Ces poissons sont donc une belle opportunité pour se nourrir copieusement sans trop d’effort. L’occasion de bien se nourrir pour faciliter la mue et d’avoir un bon plumage pour les milliers de kilomètres qu’il va falloir franchir dans les prochaines semaines.

Le milan noir est capable de passer d’un vol plané, calme, à vitesse modérée à un vol beaucoup plus acrobatique pour fondre sur sa victime à grande vitesse. Dans ces cas-là, il faut être le plus réactif et le rapide. La concurrence n’est jamais loin…

ENGLISH VERSION

The Black Kite – Milvus migrans – feeds on many dead animals and especially fish close to the surface of the water.

We are here at the edge of a pond where the water level keeps dropping. No rain or so little, heatwaves in succession. Fish suffer from the warming of water and the lack of oxygen in that same water. A deadly combination.

But this situation suits the Black Kite well. As a migratory bird, it knows Africa and its climates. Our European temperatures do not seem to be affecting him yet. In any case, he is already starting his journey south.

These fish therefore offer a great opportunity to feed heartily without much effort—a chance to nourish themselves well to aid molting and ensure good plumage for the thousands of kilometers they must cover in the coming weeks.

The black kite can switch from calm, moderate-speed gliding to highly acrobatic flight, diving upon its prey at high speed. In such moments, speed and quick reactions are essential. Competition is never far away…


LE MILAN SACRÉ, UN RAPACE OPPORTUNISTE ADEPTE DU CLEPTOPARASITISME –

Le milan sacré – Haliastur indus – est aussi connu sous le nom de « Milan de Brahme ».

Des noms en lien très étroit avec l’hindouisme.

Cette appellation est probablement liée à son origine géographique. Il vit, en effet, dans une vaste partie du sous-continent indien. Son nom scientifique le confirme également.

Mais on le trouve bien au-delà de ces régions puisque son territoire s’étend jusqu’en Asie et en Océanie. Le tout fait un peu plus de 45 millions de km².

Comme chez beaucoup de rapaces, la femelle est plus grande que le mâle.  La taille varie donc entre 45 et 51 cm. Il en va de même pour le poids et l’envergure (de 109 à 124 cm).

4 sous-espèces sont reconnues. Elles diffèrent notamment par les stries plus ou moins foncées et plus ou moins nombreuses mais aussi par quelques variations de couleurs.

Sa morphologie rappelle assez celle d’un milan européen (Milvus).

Il a une petite tête mais des ailes assez courtes. Cela convient très bien à son mode de chasse.

Il se nourrit surtout de poissons morts ou de cadavres de petits animaux au bord des routes. Mais ce charognard peut aussi chasser des insectes vivants que le feu ou les travaux des champs font fuir. Il peut aussi capturer des oiseaux faibles. Un mode de chasse assez commun dans le monde animal. C’est surtout un rapace opportuniste qui se nourrira de ce qu’il trouvera. Il s’agira de proies de petite taille. Il laissera les grandes carcasses aux vautours et autres corbeaux.

Il peut se montrer chapardeur en s’attaquant à des oiseaux plus petits qui tiennent une proie dans le bec. Il n’hésitera pas à s’en prendre à une mouette, par exemple, pour lui voler le poisson qu’elle a dans le bec. Quand on dit qu’il est opportuniste…Il pratique ce que l’on appelle le cleptoparasitisme. Juste retour des choses, comme diront certains, quand on sait que la mouette fait la même chose avec certains oiseaux limicoles.

ENGLISH VERSION

The Brahminy Kite – Haliastur indus – is also known as « Milan de Brahme in French ».

Names very closely related to Hinduism.

This name is probably linked to its geographical origin. It lives, in fact, in a vast part of the Indian subcontinent. Its scientific name also confirms it.

But it is found far beyond these regions since its territory extends to Asia and Oceania. The whole makes a little more than 45 million km 2.

As with many birds of prey, the female is larger than the male.  The size therefore varies between 45 and 51 cm. The same goes for weight and wingspan (from 109 to 124 cm).

4 subspecies are recognized. They differ in particular by the more or less dark and numerous streaks but also by some color variations.

Its morphology is quite similar to that of a European kite (Milvus).

It has a small head but rather short wings. This suits its hunting style very well.

It feeds mainly on dead fish or corpses of small animals by the roadside. But this scavenger can also hunt living insects that fire or field work scares away. It can also capture weak birds. A fairly common hunting method in the animal world. It is mainly an opportunistic bird of prey that will feed on what it finds. These will be small prey. He will leave the large carcasses to vultures and other ravens.

It can be sticky by preying on smaller birds that hold prey in their beaks. He will not hesitate to attack a seagull, for example, to steal the fish it has in its beak. When people say that he is an opportunist… He practices what is called kleptoparasitism. Just feedback, as some will say, when we know that the seagull does the same thing with certain shorebirds.


LE PYGARGUE EMPEREUR, UN TRÈS GRAND RAPACE ASIATIQUE – THE STELLER’S SEA-EAGLE, A VERY LARGE ASIAN BIRD OF PREY

Le pygargue empereur – Haliaeetus pelagicus – est impressionnant.

9 kg pour une envergure de 245 voire 250 cm et une taille dépassant les 100 cm.

C’est le plus grand des pygargues et aussi le plus lourd. C’est aussi le plus agressif et le plus puissants des pygargues. Bien plus que ne le sont le pygargue à tête blanche – Haliaeetus leucocephalus – ou le pygargue à queue blanche – Haliaeetus albicilla. Pour ne citer que des rapaces proches.

Son bec est, à lui seul, à l’image de l’individu.

Il faut bien ça pour découper la chair d’un poisson ou la peau d’un renard voire d’un phoque mort.

Ce régime alimentaire inclus également des oiseaux marins. Au fil des mois, la disponibilité des espèces varie et les proies se succèdent donc au fil du temps. Le saumon reste prépondérant. Quand il meurt après avoir frayé dans les rivières d’Asie, ce poisson est énormément pêché par ce rapace .

Les pygargues sont aussi appelés « aigles de mer ». On sait pourquoi.

ENGLISH VERSION

The Steller’s Sea Eagle – Haliaeetus pelagicus – is impressive.

9 kg for a wingspan of 245 or even 250 cm and a height exceeding 100 cm.

It is the largest of the sea-eagles and also the heaviest. It is also the most aggressive and powerful of the eagles. Far more so than the bald eagle – Haliaeetus leucocephalus – or the white-tailed eagle – Haliaeetus albicilla. To mention only nearby birds of prey.

His beak is a reflect of this species.

It needs that to cut the flesh of a fish or the skin of a fox, or even a dead seal.

This diet also includes seabirds. Over the months, the availability of species varies and prey follow one another. Salmon remain predominant. It is heavily fished when it dies after spawning in the rivers of Asia.


LE MILAN NOIR, UN RAPACE COMMUN – BLACK KITE – MILVUS MIGRANS

Le milan noir – Milvus migrans – est probablement le rapace le plus commun en Haute-Savoie (France).

Certains observateurs disent même que le bassin lémanique abrite la colonie de milans noirs la plus importante d’Europe.

Ce rapace arrive mi-mars et repart assez tôt vers l’Espagne puis l’Afrique. C’est en août que l’on voit le plus de milans noirs. Quand ceux du nord de l’Europe passent par ici pour profiter des courants thermiques entre plaines et montagnes.

Les lacs et notamment le Léman apportent de nombreux poissons dont se nourrit ce rapace et les forêts de la région lui permettent de nicher. Les terrains agricoles contribuent également à lui apporter de nombreuses proies. Les fauches de foin sont l’occasion de voir le ballet de ces rapaces acrobates.

On le voit ainsi souvent au-dessus des champs surtout quand les agriculteurs fauchent le foin ou les céréales et font fuir les rongeurs et les gros insectes dérangés par les engins agricoles et le bruit. Il chasse alors les animaux blessés ou tués. Il parcourt la campagne à la recherche d’animaux morts notamment près des routes. La Haute-Savoie lui offre encore de terrains favorables pour se nourrir. Ils sont ainsi plusieurs à survoler les maisons du quartier à la recherche d’une souris, un hérisson ou de quoi se nourrir. 

Celui-ci s’était posé à proximité et m’a permis ce gros plan. Avant de repartir rapidement.

C’est dans ces moments que l’on voit que le milan noir a la tête grise. Et qu’il est aussi un bel oiseau.

ENGLISH VERSION

Black Kite – Milvus migrans – is probably the most common bird of prey in Haute-Savoie (France).

Some observers even say that the Lake Geneva area is home to the largest colony of Black Kites in Europe.

This bird of prey arrives in mid-March and leaves quite early for Spain and then Africa. It is in August that we see the most Black Kites. When those from northern Europe pass through here to take advantage of the thermal streams between plains and mountains.

The lakes and especially Lake Geneva provide many fish that feed on this raptor, and the forests of the region allow it to nest. Agricultural land also contributes to providing him with many prey. Hay mows are an opportunity to see the ballet of these acrobat raptors.

It is often seen above the fields, especially when farmers mow hay or grain and scare away rodents and large insects disturbed by agricultural machinery and noise.  He then hunts injured or killed animals. He travels the countryside in search of dead animals, especially near the roads. Haute-Savoie still offers him favorable land to feed himself. Several of them are thus flying over the houses of the neighborhood in search of a mouse, a hedgehog or something to eat. 

This one had landed nearby and allowed me to get this close-up. Before heading back quickly.

It is in these moments that we see that the Black Kite has a gray head. And that he is also a beautiful bird.


L’AIGLE BOTTÉ, UN PETIT AIGLE MAIS UN RAPACE PUISSANT – THE BOOTED EAGLE, A SMALL EAGLE BUT A POWERFUL RAPTOR.

L’aigle botté – Hieraaetus pennatus -est un petit aigle (entre 50 et 60 cm). Il est même le plus petit aigle nicheur de France. 

À titre de comparaison, il ressemble beaucoup à la buse variable – Buteo buteo – pour ses dimensions.

Son envergure peut atteindre les 130 cm.

L’aigle botté peut présenter des couleurs différentes. Nous connaissons des aigles bottés au plumage clair (ou morphe clair) ou au plumage brun (ou morphe foncé).

Comparativement à la buse variable, le régime alimentaire est un peu différent.

Si la buse variable se nourrit surtout de campagnols et de lombrics, l’aigle botté chasse des animaux plus gros. Un pigeon ou tout autre animal de la taille d’un lapin fera son repas. Il est donc plus puissant que la buse variable.

L’aigle botté se nourrit aussi bien d’oiseaux, de reptiles que de mammifères. Il n’est pas autant sélectif que la buse. En France, l’aigle botté se nourrit surtout d’oiseaux (grives, merles, alouettes, pigeons, etc.). Il peut les percuter en plein vol (comme un faucon). Une perdrix sera tuée au sol. Il mange aussi des lézards et d’autres reptiles. Les écureuils sont chassés dans les arbres après un repérage au-dessus de la forêt. Les lapins sont repérés depuis le ciel et sont alors pourchassés. Quand la nourriture vient à manquer, il pourra s’attaquer à une nichée d’oiseaux par opportunisme. Si c’est la disette, il mangera bien quelques insectes.

L’aigle botté est un rapace migrateur qui passe l’hiver en Afrique. Il est très présent en Espagne. En France, il est surtout présent dans le Sud-Ouest mais se rencontre jusque dans le Grand-Est où j’ai pu photographier le morphe clair.

ENGLISH VERSION

The Booted Eagle – Hieraaetus pennatus – is a small eagle (between 50 and 60 cm). It is even the smallest nesting eagle in France.

For comparison, it is very similar to the Common Buzzard – Buteo buteo – in terms of its dimensions.

Its wingspan can reach 130 cm.

The Booted Eagle can have different colors. We know booted eagles with light plumage (or light morphe) or brown plumage (or dark morphe).

Compared to the Common Buzzard, the diet is a bit different.

If the Common Buzzard feeds mainly on voles and earthworms, the Booted Eagle hunts larger animals. A pigeon or any other animal the size of a rabbit will make its diet. It is therefore more powerful than the Common Buzzard.

The Booted Eagle feeds on birds, reptiles, and mammals alike. It is not as selective as the Common Buzzard. In France, the Booted Eagle mainly feeds on birds (thrushes, blackbirds, larks, pigeons, etc.). It can strike them in full flight (like a hawk). A partridge will be killed on the ground. It also eats lizards and other reptiles. Squirrels are chased into the trees after being spotted above the forest. Rabbits are spotted from the sky and are then hunted. When food is scarce, he can attack a brood of birds for opportunism. If it’s a famine, he will eat some insects.

The Booted Eagle is a migratory bird of prey that spends the winter in Africa. It is very present in Spain. In France, it is mainly present in the Southwest but can be found as far east as the Grand-Est where I was able to photograph the pale morph.


LE HIBOU STRIÉ CHASSE DES PROIES AUSSI GROSSES QUE LUI – THE STRIPED OWL HUNTS PREY AS LARGE AS ITSELF.

Le hibou strié – Asio clamator – vit en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Il est absent du bassin amazonien et ses forêts impénétrables.

C’est un oiseau de taille moyenne (entre 30 et 38 cm). La femelle est plus grande que le mâle. C’est la seule différence.

Si le poids du mâle peut atteindre les 350 grammes, la femelle peut faire jusqu’à 500 grammes.

Il chasse le long des lisières de forêts, dans la savane, les terrains ouverts, les marais. Son habitat peut être assez varié.

S’il chasse en volant, il peut aussi rester sur une branche et se jeter sur une proie passant à proximité. Ses serres sont puissantes et dotées de griffes très acérées. 

Sur le plan alimentaire, c’est tout autant diversifié. C’est un prédateur qui chasse essentiellement au crépuscule et la nuit. 

Il peut chasser des pigeons ou des tourterelles, des grives, des moineaux et d’autres espèces de cette taille voire un peu plus grosse si l’occasion se présente.

Si les oiseaux sont importants dans son régime alimentaire, les rongeurs le sont également. Les rats et les souris sont appréciés par ce rapace nocturne.

Si besoin il peut se nourrir de gros insectes voire de reptiles.

Quand on dit que ses proies font son poids, il s’agit le plus souvent d’une exagération. Mais, finalement, pas tant que cela puisque les oiseaux ou les rongeurs peuvent atteindre jusqu’à 70 voire 80 % du poids de ce petit rapace nocturne.

Il passe la journée caché dans la végétation à se lisser le plumage et à digérer ses repas de la nuit. 

Il doit faire attention car il peut rapidement devenir la proie d’un autre prédateur. Des hiboux plus gros n’hésitent pas un instant à le tuer pour le dévorer. Mais c’est un peu la vie.

ENGLISH VERSION

The Striped Owl – Asio clamator – lives in Central and South America. It is absent from the Amazon basin and its impenetrable forests.

It is a medium-sized bird (between 30 and 38 cm). The female is larger than the male. This is the only difference.

If the weight of the male can reach 350 grams, the female can make up to 500 grams.

It hunts along the edges of forests, in savanna, open fields, marshes. Its habitat can be quite varied.

If it hunts while flying, it can also stay on a branch and throw itself at prey passing nearby. Its talons are powerful and have very sharp claws.

In terms of food, it is just as diverse. It is a predator that mainly hunts at dusk and at night.

It can hunt pigeons or doves, thrushes, sparrows and other species of this size or even a little larger if the opportunity arises.

If birds are important in his diet, rodents are also. Rats and mice are appreciated by this nocturnal raptor.

If needed, it can feed on large insects or even reptiles.

When people say that their prey is their weight, it is usually an exaggeration. But, in the end, not that much since birds or rodents can reach up to 70 or even 80% of the weight of this small nocturnal bird of prey.

He spends the day hidden in the vegetation, preening his plumage and digesting his meals at night.

He must be careful because he can quickly become the prey of another predator. Larger owls don’t hesitate to kill it in order to devour it. But that’s a bit of life.


L’EFFRAIE DES CLOCHERS, UNE DRÔLE DE RÉPUTATION – WESTERN BARN OWL

L’effraie des clochers – Tyto alba – est un rapace nocturne bien moins arboricole que d’autres chouettes.

Elle niche plus facilement dans un grenier, un clocher ou une grange. Pas étonnant dès lors qu’elle soit appelée ainsi.

Si d’autres chouettes peuvent être vues le jour, l’effraie des clochers est très souvent observée la nuit lorsqu’elle chasse les rongeurs.

Son vol est assez proche du sol. Elle chasse le long des chemins et des routes. Ce qui explique pourquoi tant d’effraies des clochers sont heurtées par des automobiles.

L’effraie des clochers a une réputation lugubre. Oiseau nocturne, elle effrayait les personnes habitant la campagne. Vol silencieux, oiseau blanc la nuit et cri particulier (orfraie => effraie) lui ont valu d’être considérée comme un symbole de misère et de mort. La structure de son plumage facilite sa perception auditive. Son vol est totalement inaudible pour une proie à quelques mètres de distance. La surprise sera donc totale et fatale pour la souris ou le campagnol.

Pour conjurer le mauvais sort ou le mauvais œil, les paysans la clouaient à la porte des granges.

C’est un oiseau sédentaire présent partout en France. Il reste donc sur son territoire tout au long de l’année. Des effraies des clochers venant des régions d’Europe du Nord s’ajoutent parfois aux populations locales le temps de l’hiver. Il faut bien se nourrir chaque jour.

ENGLISH VERSION

The Western Barn Owl – Tyto alba – is a nocturnal bird of prey much less arboreal than other owls.

It nests more easily in a granary, a bell tower or a barn. No wonder then that it is so called.

If other owls can be seen during the day, the Western Barn Owl is very often observed at night when it hunts rodents.

Its flight is quite close to the ground. It hunts along paths and roads. Which explains why so many barn owls are struck by cars.

The Western Barn Owl has a gloomy reputation. A nocturnal bird, it frightened people living in the countryside. Silent flight, white bird at night, and a particular cry have earned it to be considered a symbol of misery and death. The structure of its plumage facilitates its auditory perception. Its flight is completely inaudible for a prey a few meters away. The surprise will therefore be total and fatal for the mouse or the vole.

To ward off misfortune or the evil eye, the peasants nailed her to the barns’ doors.

It is a sedentary bird present everywhere in France. It therefore remains on its territory throughout the year. Barn scares from the northern regions of Europe sometimes add to the local populations during winter. You have to eat well every day.

Chant / Song : Jarek Matusiak, XC370711. Accessible sur www.xeno-canto.org/370711.


LE BUSARD DES ROSEAUX, UN RAPACE OPPORTUNISTE – WESTERN MARSH HARRIER

Le busard des roseaux – Circus aeruginosus – se rencontre le plus souvent dans les grandes roselières des marais ou des lacs. C’est une espèce assez commune mais qui est le plus souvent localisée sur quelques sites.

Le busard des roseaux vole lentement. Ses ailes sont longues et le plus souvent tenues en V en vol battu comme en vol plané.  Le busard des roseaux ne vole pas très haut (c’est d’autant plus intéressant pour le photographe) sauf lors de ses vols migratoires. Mais les objectifs sont alors différents.

Ce rapace apprécie les espaces dégagés pour chasser. Il survolera ainsi les étendues d’eau à la recherche de poissons morts ou de jeunes oiseaux comme les foulques macroules – Fulica atra -ou les canards colverts – Anas platyrhynchos. 

Le busard des roseaux se nourrit beaucoup de rongeurs comme les campagnols ou les rats.

Il peut se montrer charognard en mangeant les restes d’un animal mort. Les ragondins – Myocastor coypus – font partie de cette liste d’animaux morts pouvant servir de nourriture à ce rapace.

Son alimentation est donc diversifiée. Les espèces-proies sont très nombreuses (près de 140) allant de la grosse sauterelle au cadavre d’une biche. Selon les endroits, les oiseaux seront majoritaires alors qu’ailleurs, les petits rongeurs le seront. 

La situation peut donc varier d’une année à l’autre. L’emploi de rodenticide ou l’asséchement d’une zone humide peut tout changer.

L’intérêt pour un cadavre peut parfois amener une collision avec un véhicule. Ces animaux morts se trouvant souvent au bord des routes..

Le busard des roseaux fait partie de ces espèces très agréables à voir évoluer.

ENGLISH VERSION

The Western Marsh Harrier – Circus aeruginosus – is most often found in large reedbeds of marshes or lakes. It is a fairly common species but is most often found at a few sites.

The Western Marsh Harrier flies slowly. Its wings are long and most often held in a V-shape, both in rough flight and in a glide. The Western Marsh Harrier does not fly very high (this is all the more interesting for the photographer) except during its migratory flights. But the objectives are then different.

This bird of prey appreciates open spaces for hunting. He will fly over the water in search of dead fish or young birds such as coots – Fulica atra – or mallards – Anas platyrhynchos.

The Western Marsh Harrier feeds a lot on rodents such as voles or rats.

He can be a scavenger by eating the remains of a dead animal. The coypu – Myocastor coypus – are part of this list of dead animals that can serve as food for this raptor.

Its diet is therefore diverse. The prey species are very numerous (nearly 140) ranging from the large grasshopper to the dead body of a deer. Depending on the location, birds will be in the majority, while elsewhere, small rodents will be.

The situation can therefore vary from year to year. The use of rodenticide or the drying out of a wetland can change everything.

Interest in a corpse can sometimes lead to a collision with a vehicle. These dead animals are often found by the roadsides.

The Western Marsh Harrier is one of these very pleasant species to watch evolve.


LE MILAN NOIR SCRUTE LE SOL – THE BLACK KITE SCANS THE GROUND.

Le milan noir – Milvus migrans – est un oiseau commun en Haute-Savoie (France).

Il arrive mi-mars et repart fin août/début septembre vers l’Afrique.

En attendant, il passe tous les jours au-dessus du jardin.

Il attend plutôt la fin de matinée pour se montrer, l’air chaud favorisant son vol.

En ce moment, ce n’est pas trop le sujet avec les 25°C dès 7h00 du matin….

Il scrute le sol à la recherche d’une souris ou d’un campagnol. S’il est nécrophage, il apprécie tout aussi bien ces petits mammifères vivants.

On le voit aussi au-dessus des champs quand c’est la période de fauchage des foins ou de la récolte des céréales. L’occasion d’attraper un animal blessé ou fuyant le passage du tracteur ou de la moissonneuse-batteuse. À ce moment-là, les milans noirs sont très nombreux à survoler la zone.

Les insectes volants sont également des proies que le milan noir capture en vol.

ENGLISH VERSION

The Black Kite – Milvus migrans – is a common bird in Haute-Savoie (France).

He arrives in mid-March and leaves again at the end of August/beginning of September towards Africa.

In the meantime, it passes over the garden every day.

He prefers to wait until the end of the morning to fly, as the hot air favors his flight.

Right now, that’s not really the point with the 25°C from 7:00 in the morning…

He scans the ground in search of a mouse or a vole. If he is a necrophage, he also appreciates these small living mammals.

It is also seen above the fields when it is the time for mowing hay or harvesting cereals. The opportunity to catch an animal that is injured or fleeing the path of a tractor or combine. At this time, black kites are very numerous to fly over the area.

Flying insects are also prey that the black kite captures in flight.


LE CARACARA À TÊTE JAUNE, UN CHASSEUR DE TIQUES – YELLOW HEADED CARACARA.

Le caracara à tête jaune – Milvago chimachima – est originaire d’Amérique du Sud où il vit sur un territoire assez étendu de 16 millions de km².

Il est présent en Guyane française, en Colombie, au Brésil, en Bolivie, au Vénézuéla jusqu’en Argentine et d’autres pays sud-américains. On le trouve aussi au Costa-Rica, au Panama et au Nicaragua.

C’est un rapace assez petit (entre 40 et 45 cm). Le mâle étant plus petit que la femelle. Il n’y a pas d’autres différences.

Son habitat est constitué de zones dégagées où poussent quelques arbres sur lesquels il aime se percher. On le voit aussi le long des rivières, des routes, dans les pâturages, la lisière des forêts et les prairies.

S’il se nourrit de cadavres d’animaux morts qu’il trouve notamment le long des routes, il mange aussi des lézards, des insectes, des oiseaux, des poissons. Il suit les engins agricoles dans les champs qui fuient devant l’arrivée de ces machines. Un peu comme nos milans.

C’est une alimentation plutôt diversifiée qu’il trouve le plus souvent en marchant.

Il a aussi une particularité. C’est qu’il se pose sur du bétail pour enlever les tiques. Si cela est bénéfique aux bovins, il peut au passage arracher un peu de chair. Ce qui est moins agréable.

Cet oiseau passe la nuit avec d’autres caracara à tête jaune dans un dortoir communautaire qu’il quitte dès le matin pour chasser. Lorsque la saison de reproduction, il devient alors plus agressif et territorial. Chacun alors oublie le dortoir collectif pour quelques mois.

La population de caracara à tête jaune est en augmentation. La déforestation et le développement de l’agriculture lui conviennent très bien.

ENGLISH VERSION

The Yellow-headed Caracara – Milvago chimachima – is native to South America where it lives on a rather large territory of 16 million km 2.

It is present in French Guiana, Colombia, Brazil, Bolivia, Venezuela to Argentina and other South American countries. It is also found in Costa Rica, Panama and Nicaragua.

It is a rather small bird of prey (between 40 and 45 cm). The male is smaller than the female. There are no other differences.

Its habitat consists of open areas where a few trees grow, on which it likes to perch. It is also seen along rivers, roads, pastures, forest edges and grasslands.

If he feeds on dead animals that he finds especially along the roads, he also eats lizards, insects, birds, and fish. He follows the agricultural machines in the fields that flee before the arrival of these machines. A bit like kites.

It’s a rather diverse diet that he finds most often while walking.

It also has a special feature: it lands on livestock to remove ticks. If this is beneficial for the cattle, it can also pull out some meat. Which is less pleasant.

This bird spends the night with other yellow-headed caracara in a community roost that it leaves early in the morning to hunt. When the breeding season comes, it then becomes more aggressive and territorial. Everyone then forgets the collective roost for a few months.

The population of the yellow-headed caracara is increasing. Deforestation and agricultural development suit it very well.


LA TÊTE DU VAUTOUR EST ADAPTÉE À SON RÉGIME ALIMENTAIRE – THE VULTURE’S HEAD IS ADAPTED TO ITS DIET –

Les vautours sont aisément reconnaissables à leur morphologie.

Pas très à l’aise lorsqu’il faut marcher, ils sont tout de même impressionnants tant pour leur envergure, leur poids, leur taille et l’effet de groupe qui les caractérisent souvent.

Les vautours sont des charognards nécrophages. Ils se nourrissent donc d’animaux morts.

Leur tête est donc l’outil de base pour accéder aux chairs putrides du cadavre.

Le bec est crochu et puissant. Il permet de découper la peau. La tête va ensuite pénétrer à l’intérieur du corps de l’animal mort pour avaler les viscères, muscles, tendons et autres parties comestibles.

Cette tête et le cou sont dépourvus de plumes mais couverts d’un duvet blanc. Ce qui est bien plus pratique à nettoyer que des plumes.

Une collerette de plumes est fixée à la base du cou. Sa fonction est de stopper les bactéries et les déchets collés au cou pour qu’ils ne se propagent sur l’ensemble des plumes du corps.

Les vautours sont bien utiles pour éviter la propagation des maladies, virus et bactéries que véhicule un animal mort.

ENGLISH VERSION

Vultures are easily recognized by their morphology.

Not very comfortable when it comes to walking, they are still impressive both for their wingspan, weight, size and the group effect that often characterize them.

Vultures are scavenging, so they feed on dead animals.

Their head is therefore the basic tool for accessing the corpse’s putrid flesh.

The beak is hooked and powerful. It allows you to cut through the skin. The head will then penetrate inside the body of the dead animal to swallow viscera, muscles, tendons and other edible parts.

This head and neck are devoid of feathers but covered with a white down, which is much more convenient to clean than feathers.

A collar of feathers is attached to the base of the neck. Its function is to stop bacteria and waste stuck on the neck so that they do not spread over all the feathers of the body.

Vultures are very useful to prevent the spread of diseases, viruses and bacteria that carry a dead animal


LE BATELEUR DES SAVANES EN VOL EST UN ACROBATE – BATELEUR IN FLIGHT IS AN ACROBAT –

Le Bateleur des savanes – Terathopius ecaudatus – est un rapace africain coloré.

Son nom « Bateleur » lui vient de son agilité et de son adresse lors des vols nuptiaux notamment.

Une référence à nos bateleurs de foire, ces personnes dotées d’une excellente adresse, souplesse, agilité lors de leurs acrobaties pour attirer l’attention des passants.

Et son nom scientifique « ecaudatus » se réfère à sa queue courte.

Notre Bateleur des savanes a donc ces mêmes qualités lorsqu’il vole. Il est aidé pour cela par une morphologie adaptée. Des plumes caudales courtes facilitent les manœuvres élaborées.

Le Bateleur des savanes peut effectuer des pirouettes complètes, des plongeons à grande vitesse (80 km/h), des retournements et bien d’autres actions comme le fait de se tenir par les serres avec la femelle et faire des tourbillons dans le ciel. Ces parades nuptiales sont à couper le souffle.

Le mâle parade également quand il est posé sur le sol. L’occasion de montrer son magnifique plumage coloré.

ENGLISH VERSION

The Bateleur – Terathopius ecaudatus – is a colorful African bird of prey.

His name « Bateleur » comes from his agility and skill, especially during courtship displays.

A reference to our jugglers during a fair, these people endowed with excellent skill, flexibility, and agility during their acrobatics to attract the attention of passersby.

And its scientific name « ecaudatus » refers to its short tail.

Our Bateleur therefore has these same qualities when he flies. He is helped in this by an adapted morphology. Short tail feathers facilitate elaborate maneuvers.

The Bateleur can perform complete pirouettes, high-speed dives (80 km/h), turns and many other actions such as standing by the talons with the female and making vortices in the sky. These courtship displays are breathtaking.

The male also displays when he is on the ground. This is an opportunity to show off his magnificent colorful plumage.


LE FAUCON SACRE, L’OISEAU DES FAUCONNIERS – SAKER FALCON

Le faucon sacre – Falco cherrug – est un rapace que l’on trouve sur un immense territoire allant de l’Europe de l’Est à la Chine soit près de 20 millions de km².

4 sous-espèces sont ainsi reconnues par les spécialistes.

Il chasse les petits rongeurs comme les campagnols et des oiseaux comme le pigeon.  C’est un oiseau des steppes mais aussi des flancs de montagnes.

Ses qualités de chasseur ont attiré l’attention des amateurs de rapaces.

Cet intérêt pour le faucon sacre est tel que son existence est aujourd’hui menacée. Beaucoup d’oiseaux ont ainsi été capturés depuis des décennies pour répondre à la demande, notamment au Moyen-Orient. Les captures portent sur des milliers d’oiseaux. Des femelles principalement semble-t-il. Ce qui n’est pas sans conséquence sur la reproduction de cette espèce à l’état sauvage.

Pour mieux connaître ce rapace et mieux le protéger, des scientifiques et des fauconniers ont élaboré un plan permettant d’identifier les sites de nidification, de chasse et les voies de migration grâce à des balises GPS. Espérons que cela soit effectivement utile.

Le commerce illégal n’est pas la seule cause affectant cette espèce. Les lignes électriques, les modifications du paysage par l’agriculture, empoisonnement des proies sont aussi des explications à sa raréfaction. Beaucoup meurent sur les lignes électriques car il n’y a que ça pour se percher et chasser à l’affût. Des proies, notamment des oiseaux, peuvent aussi transmettre des maladies au rapace.

Et n’oublions pas qu’un faucon est un prédateur qui peut devenir une proie pour un rapace plus gros.

ENGLISH VERSION

The saker falcon – Falco cherrug – is a bird of prey that can be found on an immense territory stretching from Eastern Europe to China, nearly 20 million km 2.

4 subspecies are thus recognized by specialists.

It hunts small rodents like voles and birds like the pigeon. It is a bird of the steppes but also of the mountain slopes.

His qualities as a hunter have attracted the attention of raptor enthusiasts.

This interest in the saker falcon is such that its existence is now threatened. Many birds have been captured for decades to meet demand, especially in the Middle East. The catches concern thousands of birds. Females mainly, it seems. This is not without consequences for the reproduction of this species in the wild.

To better know this bird and protect it, scientists and falconers have developed a plan to identify nesting sites, hunting and migration routes using GPS tags. Let us hope that this is indeed useful.

Illegal trade is not the only cause affecting this species. Power lines, changes in the landscape caused by agriculture, and the poisoning of prey are also explanations for its increasing scarcity. Many die on power lines because that’s all they have to perch and hunt on the lookout. Prey, especially birds, can also transmit diseases to the raptor.

And let’s not forget that a hawk is a predator that can become prey for a larger bird of prey.


LE CARACARA HUPPÉ, UN « AIGLE » MEXICAIN – CRESTED CARACARA – A MEXICAN « EAGLE »

Le caracara huppé – Caracara plancus – est un faucon américain.

Deux sous-espèces sont reconnues :

– Caracara plancus plancus que l’on trouve de la Bolivie au Brésil jusqu’en Argentine (Terre de Feu) et aux îles Malouines

– Caracara plancus cheriway vit du Sud des USA jusqu’en Amazonie, Équateur, Colombie en traversant toute l’Amérique centrale.

Le caracara huppé est le caracara ayant la plus vaste aire de distribution de tout le genre « Caracara » soit environ 41 millions de km².

Ce faucon se porte plutôt bien, bien qu’il ait été persécuté à une époque. Les fermiers pensaient qu’il s’attaquait aux agneaux et les tuait. Mais les études scientifiques ont montré que ce n’était pas le cas.

Le caracara huppé est un oiseau un peu particulier et doté d’intelligence. 

S’il est différent des faucons que l’on connaît, c’est probablement en raison de son régime alimentaire.

S’il est opportuniste, charognard à l’occasion, il est aussi capable de retourner les pierres pour trouver des insectes dont il est friand. Un véritable spécialiste du jeu de bonneteau….

Le caracara huppé est l’oiseau national du Mexique. Il est représenté sur le drapeau mexicain et il est alors appelé « aigle mexicain ». Bien sûr, ce n’est pas un aigle mais un faucon.

Mais cette histoire remonte probablement au temps des Aztèques où le caracara huppé était bien plus vénéré que l’aigle royal. Son intelligence avait déjà été remarquée à l’époque.

Le drapeau mexicain représente un « aigle » mais qui a bien des attitudes de caracara. Peut-être s’agit-il de prendre l’intelligence de l’un et la puissance de l’autre….

ENGLISH VERSION

The crested caracara – Caracara plancus – is an American falcon.

Two subspecies are recognized:

– Caracara plancus plancus found from Bolivia to Brazil to Argentina (Tierra del Fuego) and the Falkland Islands

– Caracara plancus cheriway lives from the south of the USA to the Amazon, Ecuador and Colombia, crossing all of Central America.

The crested caracara is the caracara with the largest distribution area of the entire « Caracara » genus, about 41 million km 2.

This falcon is doing quite well, even though it was persecuted at one time. Farmers thought that it attacked and killed lambs. But scientific studies have shown that it was not.

The crested caracara is a somewhat peculiar bird and endowed with intelligence.

If he is different from the falcons we know, it is probably because of his diet.

If he is an opportunist, a scavenger on occasion, he is also able to turn over stones to find insects that he is fond of. A true specialist in the shell game….

The crested caracara is the national bird of Mexico. It is represented on the Mexican flag and is then called « Mexican eagle ». Of course, it’s not an eagle but a hawk.

But this story probably dates back to the time of the Aztecs, when the crested caracara was much more revered than the golden eagle. His intelligence had already been noticed at the time.

The Mexican flag represents an « eagle » but which has many caracara attitudes. Perhaps it is a question of taking the intelligence of one and the power of the other….


LE GRAND-DUC DE SIBÉRIE, UN HIBOU PUISSANT – SIBERIAN EAGLE-OWL

Le Grand-duc de Sibérie – Bubo bubo sibiricus – ne connaît pas les mêmes problèmes que son cousin le Grand-duc d’Europe – Bubo bubo bubo -.

Cette situation est tout simplement due au fait que ce très grand rapace nocturne n’a quasiment pas de contact avec les humains. Ce qui ne l’a pas empêché de bénéficier des mêmes mesures de protection que son cousin européen. Il y a encore peu, le Grand-duc de Sibérie était considéré comme une sous-espèce du Grand-duc européen. C’est une chance pour lui.

Le Grand-duc de Sibérie est imposant. La femelle est plus grande que le mâle. Le poids va de 2,5 kg à 4 kg. L’envergure est de 170 cm pour les mâles à 190 cm pour les femelles. Le mâle fait 60 cm quand la femelle atteint les 90 cm.

Les femelles sont des oiseaux si puissants qu’elles peuvent chasser et tuer sans effort des renards.

Chez le Grand-duc de Sibérie, la couleur des yeux varie selon l’âge. À la naissance, ils sont jaunes puis évoluent au fil du temps pour devenir rouges.

ENGLISH VERSION

The Siberian Eagle-Owl – Bubo bubo sibiricus – does not experience the same problems as his close related, the Eurasian Eagle-Owl – Bubo bubo -.

This situation is simply due to the fact that this very large nocturnal bird of prey has almost no contact with humans. This did not prevent him from benefiting from the same protection measures as his European related. Until recently, the Siberian Eagle-Owl was considered a subspecies of the Eurasian Eagle-Owl. It’s an opportunity for him.

The Siberian Eagle-Owl is imposing. The female is larger than the male. The weight ranges from 2.5 kg to 4 kg. The wingspan is 170 cm for males and 190 cm for females. The male is 60 cm tall when the female reaches 90 cm.

Females are such powerful birds that they can easily hunt and kill foxes.

In the Siberian Eagle-Owl, eye color varies with age. At birth, they are yellow and then evolve over time to become red.


LE PYGARGUE À QUEUE BLANCHE, UN RETOUR EN FRANCE PROGRAMMÉ – WHITE TAILED EAGLE

Le pygargue à queue blanche – Haliaeetus albicilla – est assez rare en France mais on commence à le voir de plus en plus souvent et un peu partout.

Il est vrai que sa réintroduction semble fonctionner. Nous saurons assez vite si cela permettra de maintenir en quantité ce magnifique rapace au-dessus de nos lacs et étangs européens.

Il revient semble-t-il nicher près de l’endroit où il est né.

Comme un programme important d’élevage et de réintroduction se déroule en Haute-Savoie depuis 2022 et sur une dizaine d’années sur les bords du lac Léman, il est possible de voir revenir quelques individus dans les prochaines années.

Cela se fera une fois que les juvéniles qui découvrent actuellement l’Europe, reviendront s’installer pour se reproduire dans la région. A moins qu’ils décident de s’accoupler avec d’autres pygargues à queue blanche originaires d’autres régions d’Europe. Ou que les accidents de la vie mettent un terme à leur existence comme certains jeunes pygargues à queue blanche ont eu le malheur de rencontrer.

L’avenir nous le dira.

ENGLISH VERSION

The white-tailed eagle – Haliaeetus albicilla – is quite rare in France but it is starting to be seen more and more often.

It is true that its reintroduction seems to be working. We will be fast enough if it will allow to maintain in quantity this magnificent raptor above our European lakes and ponds.

He returns to nest near the place where he was born.

As a major breeding and reintroduction program has been taking place in Haute-Savoie since 2022 and over a decade on the shores of Lake Geneva, it is possible to see a few individuals returning in the coming years.

Once the juveniles who are currently discovering Europe, come back to settle and reproduce in the region. Unless they decide to mate with other white-tailed eagles from other parts of Europe.

Or that the accidents of life put an end to their existence as some young white-tailed eagles had the misfortune to meet.

Only time will tell.


LE SARCORAMPHE ROI, UN VAUTOUR CHAROGNARD NÉCROPHAGE – KING VULTURE

Le sarcoramphe roi – Sarcoramphus papa – est un vautour du Nouveau-Monde.

Il vit sur un énorme territoire allant du nord de l’Argentine au Mexique.

Le vautour est un charognard. C’est à dire qu’il se nourrit de charognes. Il s’agit d’animaux morts qu’il n’a pas tué lui-même.

C’est aussi un nécrophage puisqu’il ne se nourrit que de cadavres. 

Autrement dit, le sarcoramphe roi ne mange que des animaux morts.

Un ours ou une pie bavarde peuvent être des charognards mais pas des nécrophages puisqu’ils mangent bien d’autres types d’aliments (fleurs, fruits, graines, animaux vivants, etc).

ENGLISH VERSION

The King Vulture – Sarcoramphus papa – is a vulture from the New World.

He lives on a huge territory from the north of Argentina to Mexico.

The vulture is a scavenger. That is to say, it feeds on carrion. These are dead animals that it did not kill itself.

It is also a necrophagous species since it only feeds on corpses.

In other words, the King Vulture only eats dead animals.

A bear or a magpie can be scavengers but not necrophagous since they eat many other types of food (flowers, fruits, seeds, live animals, etc.).


LA BUSE VARIABLE NE MIGRE QUASIMENT PAS – COMMON BUZZARD

La buse variable – Buteo buteo – est un rapace bien connu.

C’est souvent lui que l’on voit percher sur un poteau le long des routes ou des autoroutes.

Mais c’est aussi un des très rares rapaces présents dans le ciel d’hiver en France. Les autres espèces sont le plus souvent en Afrique ou en Espagne pour y passer les mois les plus froids de l’année.

On peut dire que les buses variables, en Europe de l’Ouest, ne migrent pas.

Tout au plus, verrons-nous les buses variables vivant en altitude, descendre dans les vallées pour y trouver plus facilement quelques rongeurs à manger. Les sols sont moins gelés ou moins couverts de neige. Mais cela concerne surtout les oiseaux habitant les zones de montagne. Et ce n’est pas toujours le cas tant que la nourriture reste disponible et le temps supportable.

Les buses variables d’Europe du Nord migrent vers le sud pour l’hiver. Pour cela, elles passent par la France. Beaucoup restent en France.

Les buses variables sont très nombreuses à passer par la Haute-Savoie mais pas par le même endroit au printemps et à l’automne. Plus de 16.000 buses variables sont passées à l’automne 2025.

La montagne offre des courants thermiques qu’utilise la buse variable pour se déplacer en fournissant moins d’effort. Ces couloirs d’air chaud lui évitent ainsi de trop battre des ailes. Ce qui consomme beaucoup d’énergie.

J’ignore d’où vient celle-ci que j’ai photographiée quand elle survolait le jardin, à la recherche d’un petit rongeur ou d’un cadavre. La buse variable est un oiseau opportuniste.

Photo prise en février, en Haute-Savoie – France.

ENGLISH VERSION

The Common Buzzard – Buteo buteo – is a well-known bird of prey.

It is often him that one sees perching on a post along roads or highways.

But it is also one of the very rare raptors present in the winter sky in France. The other species are most often in Africa or Spain to spend the coldest months of the year there.

We can say that Common Buzzards, in Western Europe, do not migrate.

At most, we will see the Common Buzzard living at altitude, descending into the valleys to find more easily a few rodents to eat. The soils are less frozen or less covered with snow. But this mainly concerns the birds living in mountain areas. And this is not always the case as long as the food remains available and the time bearable.

The Common Buzzards of Northern Europe migrate to the south for the winter. For this, they pass through France. Many stay in France.

Common Buzzards are very numerous to pass through Haute-Savoie but not in the same place in spring and autumn. More than 16,000 Common Buzzards were passed in the autumn of 2025.

The mountain provides thermal currents that the Common Buzzard uses to move with less effort. These warm air corridors thus prevent it from flapping its wings too much. Which consumes a lot of energy.

I don’t know where this one that I photographed came from when she flew over the garden, looking for a small rodent or a corpse. The Common Buzzard is an opportunistic bird.Photo taken in February, in Haute-Savoie – France.


L’URUBU À TÊTE ROUGE, UN VAUTOUR AMÉRICAIN UN PEU PARTICULIER – TURKEY VULTURE

L’urubu à tête rouge – Cathartes aura – est un vautour présent sur le continent américain. On l’appelle aussi « vautour aura ».

6 sous espèces sont reconnues. On les trouve du Canada où il étend son territoire vers le nord jusqu’au sud de l’Amérique du Sud. Une véritable capacité d’adaptation au climat, au relief et à divers milieux.

L’urubu à tête rouge a une petite tête rouge et ridée, dépourvue de plumes.

La forme de sa tête lui a valu le nom anglais de « Turkey Vulture ». Elle ressemble effectivement à la tête d’une dinde.-Meleagris gallopavo, la femelle du dindon.

Ses ailes sont assez larges. Son envergure de 180 cm environ lui permet de planer et donc de peu battre des ailes. Il utilise les courants d’air chaud ascendant pour s’élever puis planer.

L’urubu à tête rouge est un nécrophage. Il se nourrit de cadavres qu’il détecte grâce un odorat développé, un sens rare chez les oiseaux. Il ne peut se nourrir de cadavres dont la décomposition est trop avancée. Il va alors voler juste au-dessus des arbres pour détecter rapidement une proie et intervenir très rapidement. Avant les autres espèces de vautours et  les charognards.

Il faudra qu’il agisse vite. Il n’est pas très courageux et laissera la place sans trop discuter aux autres espèces de vautours et d’urubus. Il a aussi un petit bec. Ce qui ne permet pas de couper la peau du cadavre. Donc, c’est aussi intéressant qu’une autre espèce facilite le travail…Mais quand tout va bien, il est plutôt du genre glouton. Il pourra ainsi passer plusieurs jours sans manger tant le précédent festin aura été copieux.

Comme nous le disions plus haut, son territoire est vaste. Il n’est donc pas étonnant que les individus du nord du continent (à commencer par les canadiens) migrent vers les régions du sud, au-delà de l’équateur pour y passer l’hiver. Comme il utilise les courants thermiques chauds, il ne peut survoler l’océan. Il migrera en restant sur le continent.

C’est une espèce grégaire qui dort en groupe, qui se nourrit en groupe et qui est capable de voler très longtemps.

ENGLISH VERSION

The Turkey Vulture – Cathartes aura – is a vulture present on the American continent. It is also called ‘Aura Gallipavo’ in Spanish.

6 subspecies are recognized. They are found from Canada where it extends its territory northward to the south of South America. A real ability to adapt to the climate, the field and various environments.

The Turkey Vulture has a small red and wrinkled head, without feathers.

The shape of its head earned it the English name ‘Turkey Vulture’. It indeed resembles the head of a turkey. -Meleagris gallopavo, the female of the turkey.

Its wings are quite wide. Its wingspan of about 180 cm allows it to soar and therefore to flap. It uses the warm updrafts to rise and then glide.

The Turkey Vulture is a scavenger. It feeds on corpses that it detects through a developed sense of smell, a rare sense in birds. He cannot feed on corpses whose decomposition is too advanced. It will then fly just above the trees to quickly detect a prey and intervene very quickly. Before the other species of vultures and scavengers.

He will have to act quickly. He is not very brave and will leave the place without much discussion for the other species of vultures. It also has a small beak. Which does not allow cutting the skin of the corpse. So, it’s also interesting that another species facilitates the work… But when everything is going well, he is rather of the greedy type. He will thus be able to spend several days without eating as the previous feast has been copious.

As we were saying above, its territory is vast. It is therefore not surprising that individuals from the north of the continent (starting with Canadians) migrate towards southern regions, beyond the equator to spend the winter there. Since it uses hot thermal currents, it cannot fly over the ocean. It will migrate while remaining on the continent.

It is a gregarious species that roosts in a group, feeds in a group and is capable of flying for a very long time.


L’AIGLE BLEU DU CHILI N’EST PAS UN AIGLE MAIS Y RESSEMBLE – BLACK-CHESTED BUZZARD-EAGLE

L’aigle bleu du Chili – Geranoaetus melanoleucus – est désormais plus connu sous le nom de buse Aguia.

Si les buses et les aigles appartiennent bien à la famille des Accipitridae, leur genre est différent.

Aquila pour les aigles, Buteo pour la buse variable et Geranoaetus pour la buse Aguia.

Deux sous-espèces sont reconnues chez la buse Aguia.

– Geranoaetus melanoleucus melanoleucus que l’on trouve au Brésil, au Paraguay, en Uruguay et dans le nord de l’Argentine

– Geranoaetus melanoleucus australis vit du Vénézuéla à la Terre de Feu (entre le Chili et l’Argentine).

L’une vit à l’est du continent sud-américain, dans les régions de plaines, les savanes, les prairies.

L’autre, Australis, vit à l’ouest, dans les régions de montagnes rocheuses au relief escarpé.

Le régime alimentaire est surtout composé de petits mammifères, d’oiseaux, d’insectes.

Ceci peut expliquer la forme du bec. Celui-ci n’a pas grand chose ç voir avec celui d’un aigle. Il est effectivement bien plus proche de celui d’une buse.

ENGLISH VERSION

The Black Buzzard-Eagle – Geranoaetus melanoleucus – is now better known as the Black-chested Buzzard-Eagle.

If the buzzards and eagles indeed belong to the family of Accipitridae, their genus is different.

Aquila for the eagles, Buteo for the Common Buzzard and Geranoaetus for the Black-chested Buzzard-Eagle.

Two subspecies are recognized in the Black-chested Buzzard-Eagle.

– Geranoaetus melanoleucus melanoleucus found in Brazil, Paraguay, Uruguay and northern Argentina

– Geranoaetus melanoleucus australis lives from Venezuela to Tierra del Fuego (between Chile and Argentina).

One lives to the east of the South American continent, in plains regions, savannas and meadows.

The other, Australis, lives in the west, in regions of rocky mountains with steep terrain.

The diet is mainly composed of small mammals, birds, and insects.

This can explain the shape of the beak. It doesn’t have much to do with that of an Eagle. It is indeed much closer to that of a Buzzard.


LE PYGARGUE DE STELLER : LE PLUS GRAND ET LE PLUS PUISSANT DES AIGLES – STELLER’S SEA-EAGLE

Le pygargue de Steller – Haliaeetus pelagicus – est un géant.

Une envergure qui peut atteindre les 250 cm pour un poids de 9 kilos (la femelle est bien plus imposante que le mâle), il y a de quoi impressionner.

C’est le plus grand et le plus puissant des aigles. En tout cas, l’un des plus grands.

Le pygargue de Steller est un aigle-pêcheur asiatique. Il vit dans les régions de l’est de la Russie, en Corée du Nord et en Corée du Sud, en Chine et au Japon.

Il se nourrit surtout de saumons morts ou vivants mais aussi d’animaux morts. Son énorme bec lui permet de découper la peau de cadavres. Des phoques, des renards ou des cerfs morts ne lui résistent pas.

Il peut tout aussi bien se nourrir d’oiseaux comme d’autres animaux. La saison et la disponibilité des proies régissent son régime alimentaire. Mais quand les saumons remontent la rivière et meurent, les pygargues de Steller (mais aussi bien d’autres prédateurs) se retrouvent le long des rivières pour se nourrir copieusement.

ENGLISH VERSION

The Steller’s sea eagle – Haliaeetus pelagicus – is a giant.

A wingspan that can reach 250 cm for a weight of 9 kilos (the female is much more imposing than the male), there is something to impress.

It is the largest and most powerful of the eagles. In any case, one of the largest.

The Steller’s sea eagle is an Asian fishing eagle. He lives in the eastern regions of Russia, in North and South Korea, China and Japan.

It mainly feeds on dead or living salmon but also on dead animals. Its huge beak allows it to cut the skin of corpses. Dead seals, foxes or deer do not resist him.

It can just as well feed on birds like other animals. The season and the availability of prey govern its diet. But when salmon swim up the river and die, Steller’s sea-eagles (as well as many other predators) end up along the rivers to feed themselves copiously.


L’AIGLE DES STEPPES DU KAZAKHSTAN – STEPPE EAGLE

L’aigle des steppes – Aquila nipalensis – est un grand aigle brun d’Asie centrale, de la Russie à la Chine.

Son envergure peut atteindre les 2 mètres. Une des caractéristiques de ce rapace est la longueur des commissures du bec. Les plus longues atteignent l’arrière de l’œil (ce qui est exceptionnel chez les grands rapaces) quand les plus courtes s’arrêtent au milieu de l’œil.

L’aigle des steppes niche au Kazakhstan et en Ouzbékistan. Du moins, la plus grande partie de l’espèce.

Plus globalement, il niche de la Russie à la Chine (du moins, dans une partie de ces pays).

L’aigle des steppes est un rapace migrateur qui ira en Afrique australe et orientale pour y passer l’hiver.

D’autres irons dans la péninsule arabique ou dans le sous-continent indien voire en Asie du Sud-Est.

Cette répartition sera fonction de l’appartenance à l’une des deux sous-espèces reconnues d’aigle des steppes.

L’aigle des steppes habite les zones arides et semi-désertiques, qu’elles soient en plaine ou en montagne. La steppe est plutôt le domaine de Aquila nipalensis orientalis alors que la montagne sera l’habitat principal de Aquila nipalensis nipalensis.

Ce rapace se nourrit surtout de petits rongeurs. L’abondance de ces proies fera ou non le succès de la reproduction du rapace. À défaut de rongeurs, l’aigle des steppes pourra se nourrir d’oiseaux, de gros insectes voire des reptiles. Il est aussi connu pour voler la proie capturée par un autre aigle des steppes voire un autre oiseau.

ENGLISH VERSION

The Steppe Eagle nests in Kazakhstan and Uzbekistan. At least, most of the species.

More generally, it breeds from Russia to China (at least, in part of these countries).

The Steppe Eagle is a migratory raptor that will go to southern and eastern Africa to spend the winter.

Others will go to the Arabian Peninsula or to the Indian subcontinent, even to Southeast Asia.

This distribution will depend on whether one of the two recognized subspecies of the Steppe Eagle belongs to it.

The Steppe Eagle inhabits arid and semi-desert areas, whether they are in the plains or in the mountains. The steppe is rather the domain of Aquila nipalensis orientalis whereas the mountain will be the main habitat of Aquila nipalensis nipalensis.

This raptor mainly feeds on small rodents. The abundance of these prey will or will not make the success of the raptor’s breeding. In the absence of rodents, the Steppe Eagle will be able to feed on birds, large insects or even reptiles. It is also known for stealing the prey captured by another Steppe Eagle or even another bird.


LE HARFANG DES NEIGES, UNE ESPÈCE VULNÉRABLE- SNOWY OWL

Le Harfang des neiges – Bubo scandiacus – vit dans les régions circumpolaires. On peut donc l’observer dans le nord de l’Europe (Scandinavie), en Amérique du Nord (Alaska, Canada), dans le nord du Groenland et dans le nord de la Russie.

En hiver, les conditions de vie sont très difficiles. La nourriture devient difficile à trouver. Le harfang des neiges va alors migrer vers des régions plus au Sud.

Il ira alors vers le sud de la Scandinavie. Sa présence en Europe de l’Ouest, et notamment en France, est exceptionnelle. 

Si le froid polaire incite ce rapace à migrer, la raréfaction de sa proie préférée, à savoir un petit rongeur des régions boréales : le lemming – Lemmus lemmus,peut l’amener à se déplacer.

Le harfang des neiges est classé aujourd’hui comme espèce vulnérable. 

Une des raisons principales est le réchauffement climatique qui va affecter le cycle de vie du lemming et, par conséquence, la reproduction du rapace.

Le harfang des neiges est aussi une victime collatérale de l’activité humaine. Les modifications de l’environnement peuvent perturber sa méthode de chasse et réduire les sites de reproduction. Les pièges à renard et d’autres petits prédateurs sont aussi responsables de la mort de certains oiseaux de proie.

La lutte contre les rats menée par l’empoisonnement peut aussi conduire à la mort des harfangs des neiges qui se nourrissent de ces rongeurs.

Parfois, certains oiseaux sont tués par des collisions avec des véhicules surtout par mauvais temps.

Les filets de pêche abandonnés ont également contribué à la mort de beaucoup d’oiseaux pris dans leurs mailles.

Et il y a aussi le poids culturel où la possession de plumes ou de serres était une croyance de protection chez les populations autochtones.

La collection d’œufs ou de corps empaillés, beaucoup plus rare aujourd’hui, a contribué également à la réduction du nombre de ces rapaces, il y a maintenant des années.

Mais des milliers de harfangs des neiges ont ainsi été tuées au fil du temps par les populations humaines locales pour se nourrir ou se protéger .de certaines croyances.

Tout cela pèse sur l’avenir de cette espèce en fort déclin.  

ENGLISH VERSION

The Snowy Owl – Bubo scandiacus – lives in circumpolar regions. It can therefore be observed in northern Europe (Scandinavia), North America (Alaska, Canada), northern Greenland, and northern Russia.

In winter, living conditions are very difficult. Food becomes hard to find. The snowy owl will then migrate to regions further south.

She will then go to the south of Scandinavia. Her presence in Western Europe, and particularly in France, is exceptional.

If the polar cold incites this bird of prey to migrate, the rarefaction of its favorite prey, namely a small rodent from the boreal regions: the lemming – Lemmus lemmus, can cause it to move.

The snowy owl is classified today as a vulnerable species.

One of the main reasons is global warming which will affect the life cycle of the lemming and, consequently, the reproduction of the raptor.

The snowy owl is also a collateral victim of human activity. Changes in the environment can disrupt its hunting method and reduce breeding sites. Fox traps and other small predators are also responsible for the death of certain birds of prey.

The fight against rats led by poisoning can also lead to the death of snowy owls that feed on these rodents.

Sometimes, some birds are killed by collisions with vehicles especially in bad weather.

Abandoned fishing nets also contributed to the death of many birds caught in their meshes.

And there is also the cultural weight where the possession of feathers or claws was a belief of protection.

The collection of eggs or stuffed bodies, much rarer today, has also contributed to the reduction in the number of these raptors.

But thousands of snowy owls have been killed over time by local human populations for food or protection. of certain beliefs.

All this weighs on the future of this species in strong decline.


LE BUSARD DES ROSEAUX DANS LA LUMIÈRE DU MATIN – MARSH HARRIER

C’est dans les premières lueurs du matin qu’apparaît ce busard des roseaux – Circus aeruginosus –

Un vol au-dessus des étangs à la recherche de nourriture. Histoire de bien commencer la journée.

ENGLISH VERSION

It is in the early morning light that this Western Marsh Harrier appears – Circus aeruginosus –

A flight over the ponds in search of food. Just to start the day well.


L’AIGLE RAVISSEUR MAGHREBIN, VICTIME DE LA CHASSE AUX CHIENS ERRANTS – TAWNY EAGLE

L’aigle ravisseur comprend 3 sous-espèces, réparties sur 2 continents.

Voici Aquila rapax belisarius que l’on trouve en Afrique du Nord et plus particulièrement au Maroc, en Algérie (d’où son nom de Maghrébin) mais aussi dans une zone allant de la Mauritanie à l’Éthiopie.

Cette sous-espèce est considérée comme la version rousse de l’aigle ravisseur.

Mais il y a quand même beaucoup de variations de couleurs d’un individu à l’autre.

La sous-espèce Aquila rapax vindhiana que l’on trouve sur le continent indien est considérée comme la version blonde.

La sous-espèce nominale Aquila rapax rapax qui vit entre le Kenya et l’Afrique du Sud est la version brune.

L’aigle ravisseur mesure entre 65 et 75 cm. La femelle est plus grande que le mâle et son plumage est un peu plus sombre.

Il habite les steppes arides, la savane ou encore les zones boisées ouvertes.

L’aigle ravisseur se nourrit de nombreuses proies dont la taille peut aller jusqu’à celle d’un lièvre. S’il mange des mammifères, il apprécie aussi les oiseaux (de la taille d’un faisan), les lézards, les gros insectes voire des poissons. Il surveille le bord des routes à la recherche d’animaux tués par les automobiles.

Comme il mange aussi sur des carcasses d’animaux morts, il est victime d’empoisonnement. Les fermiers empoissonnent des carcasses pour tuer des chiens errants ou d’autres prédateurs pour le bétail. Par ricochet, ce sont ces rapaces (aigles, vautours,…) qui meurent empoisonnés.

L’aigle ravisseur est considéré comme espèce vulnérable. Sa population au Maroc est très menacée mais elle se maintient en Algérie. Pour le moment.

ENGLISH VERSION

The Tawny Eagle includes 3 subspecies, spread over 2 continents.

Here is Aquila rapax belisarius found in North Africa and more particularly in Morocco, in Algeria (hence its name of Maghrebi) but also in an area ranging from Mauritania to Ethiopia.

This subspecies is considered the red version of the Tawny Eagle.

But there are still many variations of colors from one individual to another.

The subspecies Aquila rapax vindhiana found on the Indian continent is considered to be the blonde version.

The nominate subspecies Aquila rapax rapax that lives between Kenya and South Africa is the brown version.

The Tawny Eagle is between 65 and 75 cm long. The female is larger than the male and her plumage is a bit darker.

It inhabits arid steppes, savannas, or even open wooded areas.

The Tawny Eagle feeds on numerous prey whose size can reach that of a hare. If he eats mammals, he also appreciates birds (the size of a pheasant), lizards, large insects or even fish. He monitors the roadsides in search of animals killed by cars.

As he also eats from the carcasses of dead animals, he is a victim of poisoning. Farmers poison carcasses to kill feral dogs or other predators for livestock. Indirectly, it is these raptors (eagles, vultures,…) who die poisoned.

The Tawny Eagle is considered a vulnerable species. Its population in Morocco is very threatened but it remains in Algeria. For the moment.


LE TOILETTAGE, UN LIEN SOCIAL POUR LE VAUTOUR MOINE – CINEREOUS VULTURE

Le vautour moine – Aegypius monachus – est un immense vautour (il mesure plus d’un mètre de longueur pour une envergure proche de 3 mètres et pouvant peser plus de 10 kg).

Sédentaire et plutôt solitaire, le vautour moine niche en petite colonie au sein de laquelle les nids sont distants de quelques centaines de mètres.

Le toilettage chez les oiseaux est une activité vitale.

Outre la remise en place des plumes, c’est aussi l’occasion de soigner leur étanchéité en les imprégnant d’une graisse produite par la glande uropygienne. Et un moyen de limiter, à défaut de la supprimer, l’action de la vermine.

Mais, au-delà de cette activité « sanitaire », le toilettage est aussi l’occasion de nouer des contacts et de créer un lien social entre les individus.

Le toilettage renforce les liens entre les membres d’un couple et se voit surtout au début de la période de reproduction. Et c’est quand même pratique de se faire nettoyer une zone d’accès impossible par soi-même.

ENGLISH VERSION

The Cinereous Vulture – Aegypius monachus – is a huge vulture (it measures more than a meter in length for a wingspan close to 3 meters and can weigh more than 10 kg).

Sedentary and rather solitary, the Cinereous Vulture nests in a small colony within which the nests are distant of a few hundred meters.

Preening for birds is a vital activity.

In addition to putting the feathers back in place, it is also an opportunity to treat their watertightness by impregnating them with a fat produced by the uropygial gland. And a way to limit, if not remove them, the action of vermin.

But, beyond this « sanitary » activity, preening is also an opportunity to establish contacts and create a social link between individuals.

Preening strengthens the links between the members of a pair and is especially seen at the beginning of the breeding period. And it’s still convenient to have an access area cleaned by oneself.


LE FAUCON CRÉCERELLE, ADEPTE DU VOL EN SAINT-ESPRIT – COMMON KESTREL

Le faucon crécerelle – Falco tinnunculus – est un rapace bien connu.

De taille assez petite, il a des longues ailes étroites et des plumes caudales assez longues. Ce qui donne l’impression de voir une croix dans le ciel.

Le faucon crécerelle est un chasseur de petits rongeurs. Son vol est plutôt lent en comparaison d’autres rapaces.

Quand il repère une proie au sol, il adopte un vol stationnaire que l’on appelle « en Saint-Esprit » (allusion à sa morphologie en forme de croix).

Cette expression « faire le Saint-Esprit » est à rapprocher des Évangiles où il est dit que “ L’Esprit Saint descendit du ciel comme une colombe “.  Une allusion aux ailes largement déployées de la colombe et le fait qu’elle se tienne de face. Ce que fait le faucon crécerelle avant de plonger sur sa proie au sol.

Il vole alors face au vent et adapte sa vitesse à celui-ci. Cette résistance que lui oppose le vent génère un vol sur place dit stationnaire. Ses plumes seraient un peu plus rigides que celles d’autres rapaces pour résister au vent plus fort.

Cette technique de chasse s’avère très utile quand il n’y a pas d’affût. Ce qui est souvent le cas le long des routes où nous l’apercevons en train de chasser un campagnol ou une souris.

ENGLISH VERSION

The common kestrel – Falco tinnunculus – is a well-known bird of prey.

Quite small in size, it has long narrow wings and fairly long tail feathers. Which gives the impression of seeing a cross in the sky.

The common kestrel is a small rodent hunter. Its flight is rather slow compared to other raptors.

When it spots a prey on the ground, it adopts a hovering flight that is called ‘in the Holy Spirit’ in french (an allusion to its cross-shaped morphology).

This expression « the Holy Spirit flight » is to be compared to the Gospels where it says that “The Holy Spirit descended from heaven like a dove”. An allusion to the widely spread wings of the dove and the fact that it stands from the front. What the common kestrel does before diving on its ground prey.

He then flies in the wind and adapts his speed to that of the wind. This resistance that the wind opposes him generates a flight on the spot. Its feathers would be a little stiffer than those of other raptors to resist the stronger wind.

This hunting technique is very useful when there is no blind. Which is often the case along the roads where we see it hunting a vole or a mouse.


L’URUBU À TÊTE JAUNE RESSEMBLE AU GRAND URUBU

L’urubu à tête jaune – Cathartes burrovianus – ressemble énormément au grand urubu – Cathartes melambrotus –

Ces deux espèces sont originaire du continent américain. Leur apparence est quasiment la même mais elles diffèrent en certains points.

À commencer par la taille. L’urubu à tête jaune mesure entre 58 et 66 cm selon la sous-espèce. Le grand urubu fait lui entre 74 et 81 cm.

Le plumage est noir brillant chez le grand urubu alors qu’il est plus brun chez l’urubu à tête jaune.

Le grand urubu a la tête de couleur jaune vif alors que celle de l’urubu à tête jaune est plus orangée avec quelques touches de gris bleuté.

le dessous des plumes des ailes diffère également chez ces deux espèces.

Les pattes de l’urubu à tête jaune sont de couleur blanche. Elles sont rosâtres chez le grand urubu.

L’urubu à tête jaune vit dans les plaines alors que le grand urubu se rencontre surtout en forêt.

Un petit jeu des différences entre ces deux espèces.

ENGLISH VERSION

The Lesser Yellow-headed Vulture – Cathartes burrovianus – looks a lot like the Greater Yellow-headed Vulture – Cathartes melambrotus –

These two species are native to the American continent. Their appearance is almost the same but they differ in some respects.

Starting with the size. The Lesser Yellow-headed Vulture is between 58 and 66 cm long depending on the subspecies. The Greater Yellow-headed Vulture is between 74 and 81 cm long.

The plumage is glossy black in the Greater Yellow-headed Vulture, whereas it is browner in the Lesser Yellow-headed Vulture.

The Greater Yellow-headed Vulture has a bright yellow head, while that of the Lesser Yellow-headed Vulture is more orange with some touches of bluish gray.

the underside of the wing feathers also differ in these two species.

The legs of the Lesser Yellow-headed Vulture are white in color. They are pinkish in the Greater Yellow-headed Vulture.

The Lesser Yellow-headed Vulture lives on the plains while the Greater Yellow-headed Vulture is mainly found in the forest.

A little game of the differences between these two species.


LA BUSE VARIABLE, UN RAPACE BIEN UTILE – COMMON BUZZARD

La buse variable – Buteo buteo – est un rapace commun en France mais aussi en Europe.

Cette espèce est répartie sur un territoire de plus de 33 millions de km². On peut donc la trouver de l’Atlantique à la Sibérie et de la Scandinavie au sud de l’Europe.

Si son plumage est variable, les populations nordiques sont plus claires que celles du sud. Les populations insulaires (Sardaigne, Corse)  peuvent aussi avoir un plumage différent.

La femelle est plus grande et plus imposante que le mâle (57 cm vs 50 cm).

La nourriture est majoritairement composée de petits mammifères mais principalement des campagnols et des souris. En fait, elle s’adapte parfaitement aux saisons et à la disponibilité de nourriture. En hiver, elle pourra se nourrir de charognes quand le froid, la neige et la glace recouvrent le sol, rendant la chasse aux petits rongeurs difficile.

Elle peut aussi se nourrir de lapereaux quand il y en a beaucoup au printemps. Mais quand les temps sont durs, des insectes, des vers de terre voire des lézards ou des reptiles complètent son alimentation.

Un oiseau bien utile pour débarrasser les champs de nombreux rongeurs. Rongeurs qui creusent de nombreuses galeries dans les cultures et destructeurs des récoltes.

ENGLISH VERSION

The Common Buzzard – Buteo buteo – is a common bird of prey in France but also in Europe.

This species is distributed over a territory of more than 33 million km 2. It can therefore be found from the Atlantic to Siberia and from Scandinavia to southern Europe.

If its plumage is variable, the northern populations are clearer than those of the south. Island populations (Sardinia, Corsica) can also have different plumage.

The female is larger and more imposing than the male (57 cm vs 50 cm).

The food is mainly composed of small mammals but mainly voles and mice. In fact, it adapts perfectly to the seasons and food availability. In winter, it will be able to feed on carrion when the cold, snow and ice cover the ground, making it difficult to hunt small rodents.

She can also feed on kits when there are many in the spring. But when times are hard, insects, earthworms or even lizards or reptiles supplement its diet.

A very useful bird for clearing the fields of many rodents. Rodents that dig many galleries in the crops and destroy harvests.


LE VAUTOUR À TÊTE BLANCHE EN DANGER CRITIQUE D’EXTINCTION – WHITE-HEADED VULTURE

Le vautour à tête blanche – Trigonoceps occipitalis – est originaire d’Afrique. Il y est présent dans 5 grandes régions.

Le mâle et la femelle sont similaires. Enfin presque. La femelle est plus grande et plus lourde que le mâle.

Quelques plumes diffèrent. Grises chez le mâle et blanche chez la femelle.

Il se nourrit de cadavres, de carcasses de grands mammifères. Mais le plus souvent, il s’agit d’animaux plus petits, tués au bord des routes. Il mange quelques oiseaux et des mammifères plus petits voire quelques reptiles.

C’est une espèce en danger critique d’extinction.

D’une part, en raison de sa faible reproduction (un couple n’a qu’un seul oeuf par an et les couples ne nichent pas forcément chaque année) mais aussi par les empoisonnement dont il est victime indirecte.

Les agriculteurs empoisonnent des cadavres de bétail pour tuer les prédateurs comme le chacal.

Il y a aussi les traditions et les superstitions avec un usage de ce vautour dans la médecine traditionnelle de certaines peuplades africaines.

ENGLISH VERSION

The white-headed vulture – Trigonoceps occipitalis – is native to Africa. It is present in 5 major regions.

The male and female are similar. Finally, the female is larger and heavier than the male.

Some feathers differ. Gray in the male and white in the female.

It feeds on corpses, the carcasses of large mammals. But most often, these are smaller animals, killed by the roadsides. He eats some birds and smaller mammals or even some reptiles.

It is a critically endangered species.

On the one hand, because of its low reproduction (a couple only has one egg per year and couples do not necessarily nest every year) but also by the poisoning from which it is indirectly victim.

Farmers poison cattle carcasses to kill predators like jackals.

There are also the traditions and superstitions with a use of this vulture in the traditional medicine of certain African tribes.


LE MILAN NOIR : UN RAPACE NÉCROPHAGE – BLACK KITE

Le milan noir – Milvus migrans – se nourrit souvent de cadavres et d’abats d’animaux.

Il n’y a encore pas longtemps, il survolait les abattoirs municipaux pour récupérer quelques abats jetés dans les containers.

Il n’était pas rare de trouver des os dans les jardins ou sur les toits des habitations environnantes.

Mais les procédures ont évolué et il n’est plus possible à ces rapaces nécrophages de se nourrir de la sorte. Le garde-manger n’est plus accessible. Sans compter que de nombreux abattoirs ont été fermés pour des questions de conformité, financière et économique.

Le milan noir se nourrira alors de restes d’animaux que d’autres prédateurs n’ont pas mangé.

Celui-ci tient une patte d’oiseau dans ses serres.

ENGLISH VERSION

Black Kite – Milvus migrans – often feeds on corpses and offal of animals.

Not long ago, he was flying over the municipal slaughterhouses to retrieve some offal thrown into containers.

It was not uncommon to find bones in gardens or on the roofs of dwellings.

But the rules have evolved and it is no longer possible for these scavenging raptors to feed themselves in this way. The pantry is no longer accessible. Not to mention that many slaughterhouses have been closed for compliance, financial and economic reasons.

Black Kite will then feed on animal remains that other predators have not eaten.

This one holds a bird’s leg in his talons.


LE FAUCON GERFAUT, L’OISEAU DES ROIS ET DES PRINCES – GYRFALCON.

Le faucon gerfaut – Falco rusticolus – est un rapace très prisé depuis des siècles.

Non seulement cet oiseau est rare mais il est aussi beau.

Et c’est un chasseur redoutable, puissant et de grande taille qui intimide ses proies comme le héron, la grue, le faisan, le lagopède, le canard ou le mulot. Il peut pourchasser sa proie sur des dizaines de kilomètres.

Originaire des régions nordiques, il vit dans les régions escarpées ou de falaises. Des endroits d’où il est plus facile de localiser sa prochaine proie.

Il est plus grand que le faucon pèlerin (60 cm vs 50 cm). La femelle du faucon gerfaut peut peser près de 2 kg. C’est surtout vrai pour les faucons gerfaut de Sibérie.

Avec toutes ses qualités, pas étonnant qu’il soit apprécié et recherché. La Noblesse l’a très facilement adopté pour la chasse. Si l’aigle est réservé à l’empereur, le faucon gerfaut est le rapace des rois et des princes (dans les pays nordiques). 

ENGLISH VERSION

The Gyrfalcon – Falco rusticolus – has been a highly popular raptor for centuries.

Not only is this bird rare but it is also beautiful.

And it is a formidable, powerful and large hunter who intimidates its prey like herons, cranes, pheasants, ptarmigans, ducks or field mice. It can chase its prey for dozens of kilometers.

Originally from the northern regions, it lives in steep or cliff areas. Places where it is easier to locate your next prey.

It is larger than the peregrine falcon (60 cm vs 50 cm). The female of the gyrfalcon can weigh nearly 2 kg. This is especially true for the gyrfalcon from Siberia.

With all its qualities, no wonder it is appreciated and sought after. The Nobility very easily adopted it for hunting. If the eagle is reserved for the emperor, the gyrfalcon is the raptor of kings and princes (in the Nordic countries).


LE PYGARGUE VOCIFÈRE EST UN PÊCHEUR DE GROS POISSONS

Le Pygargue vocifère – Icthyophaga vocifer – se nourrit de poissons comme l’indique son nom scientifique.

C’est donc vers les zones aquatiques (lacs, marais, fleuves, zones côtières) que l’on verra ce rapace chasser des poissons relativement imposants (entre 500 grammes et 3 kg mais, généralement autour d’un kilogramme).

Bien sûr, il pourra se nourrir d’autres proies comme des rongeurs ou des oiseaux d’eau si l’occasion se présente. Les juvéniles peuvent se nourrir sur des carcasses d’animaux morts lors de leur déplacement pour trouver un nouveau territoire.

Cet aigle pêcheur est très commun en Afrique.

ENGLISH VERSION

The African Fish Eagle – Icthyophaga vocifer – feeds on fish as its scientific name indicates.

It is therefore towards the aquatic zones (lakes, marshes, rivers, coastal areas) that we will see relatively large fish (between 500 grams and 3 kg but, generally around one kilogram) being chased.

Of course, it can feed on other prey such as rodents or waterfowl if the opportunity arises. Juveniles can feed on dead animal carcasses as they move to find new territory.

This fish-eagle is very common in Africa.


LE VAUTOUR CHAROGNARD OU NÉOPHRON MOINE – HOODED VULTURE

Le néophron moine – Necrosyrtes monachus – est un petit vautour africain 

La couleur de sa peau varie selon ses émotions.

Blanc quand il est inquiet et rouge quand il est en colère. Ses émotions se lisent sur son visage !

ENGLISH VERSION

The Hooded Vulture – Necrosyrtes monachus – is a small African vulture

The colour of his skin varies according to his emotions.

White when he is worried and red when he is angry. His emotions can be seen on his face!


LE BATELEUR DES SAVANES, UN AIGLE AFRICAIN COLORÉ

Le Bateleur des savanes – Terathopius ecaudatus – est un aigle africain au plumage coloré.

Ce qui en fait probablement l’un des aigles les plus jolis.

C’est un oiseau trapu. Une grosse tête, de longues ailes, des plumes caudales très courtes, il est facile à identifier. Sa morphologie lui permet d’accomplir des vols très acrobatiques et spectaculaires.

On voit ici le détail de la tête. Une peau nue rouge, un cercle oculaire rouge également, un bec jaune à la pointe noire et un plumage noir. Le reste du corps est un mélange de gris, de châtain, de roux.

Le mâle est plus petit que la femelle. Celle-ci a les épaules plus grises.

Il peut se reproduire vers 7 ans.  Son espérance de vie est d’environ 25 ans.

ENGLISH VERSION

The Bateleur – Terathopius ecaudatus – is an African eagle with colorful plumage.

Which makes it probably one of the prettiest eagles.

It is a stocky bird. A large head, long wings, very short tail feathers, it is easy to identify. Its morphology allows it to accomplish very acrobatic and spectacular flights.

We see here the detail of the head. A red bare skin, a red eye ring also, a yellow beak with a black tip and a black plumage. The rest of the body is a mixture of gray, chestnut, and red.

The male is smaller than the female. This one has gray shoulders.

It can reproduce around 7 years. Its life expectancy is about 25 years.


LE GRAND-DUC D’AMÉRIQUE-GREAT HORNED OWL-Bubo virginianus

Le hibou Grand-duc d’Amérique – Bubo virginianus – vit sur le continent américain.

15 sous-espèces sont reconnues. Nous pouvons les observer du Canada à l’Argentine.

Le Grand-duc d’Amérique est un rapace de grande taille. C’est aussi un oiseau puissant.

La femelle est plus grande que le mâle (60 cm vs 50 cm). Son envergure est aussi plus grande (143 cm contre 134 cm pour le mâle).

Le plumage est différent selon la sous-espèce et, surtout, de l’endroit où elle vit. Les sous-espèces présentes dans le sud de l’aire de distribution sont plus foncées que celles habitant le nord. Ces dernières ont un plumage parfois très clair.

La taille évolue aussi. Plus petit au sud, plus grand au nord.

Si les sous-espèces du sud sont le plus souvent sédentaires, celles au nord sont très souvent migratrices.

Le régime alimentaire est surtout constitué de petits mammifères dont la taille peut être celle d’un lapin.

Si les mammifères représentent environ 90% de son alimentation, il mange aussi des oiseaux dont la taille peut être celle d’un canard ou d’une oie, du poisson, des insectes voire des charognes quand il n’y a rien d’autre.

ENGLISH VERSION

The Great Horned Owl is a large raptor. It is also a powerful bird.

The female is larger than the male (60 cm vs. 50 cm), and its wingspan is also larger (143 cm vs. 134 cm for the male).

The plumage is different depending on the subspecies and, above all, where it lives. Subspecies in the southern range are darker than those in the northern range. The latter have a plumage sometimes very light.

The size also changes. Smaller in the south, larger in the north.

While the subspecies in the south are mostly sedentary, those in the north are often migratory.

The diet is mostly made up of small mammals, which may be the size of a rabbit.

While mammals make up about 90% of its diet, it also eats birds that may be the size of a duck or goose, fish, insects or even carrion when there is nothing else.


Derrière la tête du vautour pape – King Vulture

Le vautour pape – Sarcoramphus papa – est aujourd’hui appelé  » Sarcoramphe roi ».

Si nous voyons souvent ces oiseaux de face ou de profil, il est parfois intéressant de les voir sous un autre angle. Vue qui peut sembler tout aussi colorée et originale que de face.

ENGLISH VERSION

The King Vulture – Sarcoramphus papa – is today called ‘Sarcoramphe king’.

If we often see these birds from the front or from the side, it is sometimes interesting to see them from another angle. View that can seem just as colorful and original as from the front.


LE VAUTOUR À TÊTE BLANCHE JUVÉNILE – JUVENILE WHITE HEADED VULTURE

Le vautour à tête blanche – Trigonoceps occipitalis – vit en Afrique.

Il se reconnaît à sa tête colorée et au duvet blanc de la nuque et du crâne. Si cette tête est blanche chez l’adulte, le juvénile présente un duvet plutôt brun.

Il lui faudra quelques années pour acquérir son plumage d’adulte. On parle de 6 à 7 ans de mues successives.

ENGLISH VERSION

The white-headed vulture – Trigonoceps occipitalis – lives in Africa.

He recognizes himself by his colorful head and the white down of the neck and skull. If this head is white in the adult, the juvenile presents a rather brown down.

It will take a few years for him to acquire his adult plumage. We are talking about 6 to 7 years of successive molts.


Le faucon sacre, un très beau faucon – Saker Falcon

Le faucon sacre – Falco cherrug – est un grand rapace (55 cm) doté d’une envergure pouvant atteindre les 129 cm. Les femelles sont plus grandes que les mâles. Ces derniers auront une envergure de 105 cm environ.

C’est un bel oiseau doué pour la chasse aux oiseaux. Il est souvent utilisé dans les pays du Moyen-Orient comme le Qatar pour la fauconnerie. Il chasse les oiseaux migrateurs comme les pigeons.

ENGLISH VERSION

The Saker Falcon – Falco cherrug – is a large raptor (55 cm) with a wingspan that can reach 129 cm. The females are larger than the males. The latter will have a wingspan of about 105 cm.

It is a beautiful bird gifted for hunting birds. It is often used in Middle Eastern countries like Qatar for falconry. He hunts migratory birds like pigeons.



LE PLUMAGE DE LA BUSE VARIABLE EST VARIABLE-COMMON BUZZARD

Voici une espèce assez déconcertante. La buse variable – Buteo buteo – est un oiseau très commun en Europe.

Si elle est appelée « variable », c’est en raison de la très grande diversité de plumage rencontrée. Cela va du très sombre au blanc quasiment immaculé. Il y a toute la gamme entre ces deux extrêmes.

Les buses variables originaires du nord de l’Europe sont en général plus claires que celles du sud. Adaptation à la neige, probablement.

Donc, il n’est pas toujours facile de l’identifier au premier coup d’œil. Mais, le plus souvent, la buse variable est de couleur brune.

Il ne faut pas oublier non plus que la femelle est plus grande que le mâle et que le juvénile est plus clair que l’adulte.

Maintenant, apprécions la beauté du plumage de cette buse variable.

ENGLISH VERSION

Here is a rather disconcerting species. The Common Buzzard – Buteo buteo – is a very common bird in Europe.

If it is called ‘variable’, it is due to the very great diversity of plumage encountered. It ranges from very dark to almost immaculate white. There is the whole range between these two extremes.

The Common Buzzards native to northern Europe are generally clearer than those from the south. Adaptation to snow, probably.

So it is not always easy to identify at first glance. But, most often, the Common Buzzard is brown in color.

It should also be remembered that the female is larger than the male and that the juvenile is lighter than the adult.

Now, let’s appreciate the beauty of the plumage of this Common Buzzard.


Différences entre Milan Noir et Milan Royal

Le milan noir – Milvus migrans – est un rapace commun en Haute-Savoie. Mais il l’est aussi un peu partout en France et en Europe.

C’est un rapace qui se nourrit surtout d’animaux morts. Nous le voyons souvent au-dessus des eaux du lac Léman, à la recherche de poissons morts.

On l’appelle « milan noir » mais il n’est pas noir. Son plumage est plutôt brun avec du gris au niveau de la tête et un peu de roux sur la poitrine ou le ventre.

Contrairement au milan royal – Milvus milvus -, il n’a pas les zones blanches sous les ailes. Ces parties blanches se voient facilement quand on voit l’oiseau en vol.

Le milan noir est aussi un peu plus petit et plus léger que le milan royal.

Une autre différence notable et qui se voit quand l’oiseau vole, est la forme de la queue.

Chez le milan noir, la queue peut être complètement droite quand elle est bien ouverte voire très légèrement échancrée. Chez le milan royal, la queue forme un V très visible.

L’oiseau que l’on voit sur cette photo, est un milan noir.

ENGLISH VERSION

The Black Kite – Milvus migrans – is a common bird of prey in Haute-Savoie. But it is also the case everywhere in France and in Europe.

It is a raptor that mainly feeds on dead animals. We often see it above the waters of Lake Geneva, in search of dead fish.

We call him ‘black kite’ but he is not black. Its plumage is rather brown with gray at the head and a bit of red on the chest or belly.

Unlike the Red Kite – Milvus milvus -, it does not have white zone under the wings. These white parts are easily seen when you see the bird in flight.

The Black Kite is also a bit smaller and lighter than the Red Kite.

Another notable difference that is seen when the bird flies, is the shape of the tail.

In the Black Kite, the tail can be completely straight when it is well open or even very slightly indented. In the Red Kite, the forked tail forms a very visible V.

The bird that we see in this photo is a Black Kite.


Migration des Busards des Roseaux vers l’Afrique

Le busard des roseaux – Circus aeruginosus – est un oiseau migrateur.

Il nous quitte pour rejoindre sa zone d’hivernage en Afrique.

Ce départ vers des territoires plus chauds commence, en général, fin août pour les populations scandinaves et s’étale jusqu’à mi-octobre. Certains sujets vont rester dans le Sud de l’Europe alors que d’autres iront jusqu’en Afrique de l’Ouest après avoir passé le Sahara.

Souvent, les juvéniles vont moins loin que les adultes. C’est un très long voyage de plusieurs milliers de kilomètres qui les attend. Ces busards des roseaux vont passer par l’Est de la France et la Haute-Savoie, du moins une bonne partie d’entre eux pour se diriger vers l’Espagne et traverser le détroit de Gibraltar pour rejoindre l’Afrique.

Ils reviendront au printemps quasiment par la même route.

ENGLISH VERSION

The Western Marsh Harrier – Circus aeruginosus – is a migratory bird.

He leaves us to join his wintering zone in Africa.

This departure to warmer territories generally begins at the end of August for the Scandinavian populations and extends until mid-October. Some subjects will stay in Southern Europe while others will go to West Africa after passing the Sahara.

Often, juveniles go less far than adults. It is a very long journey of several thousand kilometers that awaits them. These harriers will pass through eastern France and Haute-Savoie, at least a good part of them to go to Spain and cross the Strait of Gibraltar to reach Africa.

They will return in spring almost by the same way.


LA BUSE TRICOLORE, UN RAPACE SUD-AMÉRICAIN – VARIABLE HAWK

La buse tricolore – Geranoaetus polyosoma – est polymorphique. C’est à dire qu’il existe des oiseaux au plumage clair ou au plumage foncé.

Le plumage clair est le plus commun.

Il existe aussi une différence de plumage entre le mâle et la femelle. Cette dernière a un plumage roux sur le dos.

ENGLISH VERSION

The Variable Hawk – Geranoaetus polyosoma – is polymorphic, meaning that there are birds with light or dark plumage.

Light plumage is the most common.

There is also a difference in plumage between the male and female. The latter has red plumage on the back.


LE BUSARD DES ROSEAUX, UN VOL CHALOUPÉ- WESTERN MARSH HARRIER

Le busard des roseaux – Circus aeruginosus – est doté d’une forte musculature qui lui permet de voler sur de longues distances en période de migration.

Son vol chaloupé lui offre aussi des facilités pour chasser ses proies.

ENGLISH VERSION

The Western Marsh Harrier – Circus aeruginosus – has a strong musculature that allows it to fly long distances in migration.

Its soaring flight also offers facilities to hunt his prey.


LE MILAN NOIR MIGRE EN AOÛT VERS L’AFRIQUE – THE BLACK KITE MIGRATES IN AUGUST TO AFRICA

Gros-plan sur un milan commun dans notre région de Haute-Savoie.

Le milan noir – Milvus migrans – migre vers l’Afrique. Il part actuellement vers le Sud. Plus de 8500 milans noirs ont déjà été recensés par les spécialistes sur la route migratoire passant en Haute-Savoie.

Direction l’Espagne puis l’Afrique. Notre région est un axe majeur pour la migration de ce beau rapace. Les milans noirs du nord de l’Europe passent par ici. Ils reviendront en mars prochain.

ENGLISH VERSION

Close-up of a common kite in our region of Haute-Savoie.

Black Kite – Milvus migrans – migrates to Africa. It is currently moving south. More than 8,500 black Kites have already been identified by specialists on the migratory route passing through Haute-Savoie.

Direction Spain then Africa. Our region is a major axis for the migration of this beautiful raptor. The black kites of northern Europe pass through here. They will return next March.


LE PYGARGUE À QUEUE BLANCHE – WHITE-TAILED EAGLE

Gros-plan sur la tête du pygargue à queue blanche – Haliaeetus albicilla –  un très grand rapace que l’on voit sur le Léman.

Une envergure qui peut atteindre les 240 cm et un poids de 6 kg pour les femelles adultes, de belles caractéristiques pour ce magnifique oiseau.

ENGLISH VERSION

Close-up of the head of the White-tailed Eagle – Haliaeetus albicilla – a very large raptor seen on Lake Geneva.

A wingspan that can reach 240 cm and a weight of 6 kg for adult females, beautiful characteristics for this magnificent bird.


Le bec impressionnant du Pygargue de Steller – Steller’s sea eagle –

Le pygargue de Steller – Haliaeetus pelagicus – se nourrit surtout de poissons (saumons) qu’ils soient morts ou vivants. A l’automne, les saumons morts sont nombreux dans les rivières.

Pendant les hivers rigoureux de Russie ou du Japon, certains oiseaux se nourrissent de carcasses de cerfs. Et ce bec puissant permet de découper les chairs.

Il est aussi utile quand un phoque mort leur sert de repas.

Le pygargue de Steller peut mesurer jusqu’à 1 mètre environ pour un poids pouvant atteindre les 9 kg.

L’envergure est d’environ 245 cm. La femelle est plus grande que le mâle.

Cet aigle pêcheur vit en Asie, sur les côtes maritimes de la Russie (mer de Béring notamment), du Japon et de la Corée.

ENGLISH VERSION

The Steller’s sea eagle – Haliaeetus pelagicus – feeds mainly on fish (salmon) whether dead or alive. In autumn, dead salmon are numerous in the rivers.

During the harsh winters of Russia or Japan, some birds feed on deer carcasses. And this powerful beak allows for cutting the flesh.

It is also useful when a dead seal serves as their meal.

The Steller’s sea eagle can measure up to about 1 meter for a weight that can reach 9 kg.

The wingspan is about 245 cm. The female is larger than the male.

This fishing eagle lives in Asia, on the maritime coasts of Russia (notably the Bering Sea), Japan and Korea.


LE PYGARGUE À TÊTE BLANCHE, UN RAPACE OPPORTUNISTE – BALD EAGLE –

Le pygargue à tête blanche – Haliaeetus leucocephalus – vit en Amérique du Nord.

C’est un aigle pêcheur. Son alimentation est effectivement basée sur le poisson comme le saumon.

Mais il est assez opportuniste et si l’occasion se présente d’attraper un oiseau ou un petit mammifère, il ne la laissera pas passer.

Le pygargue à tête blanche mesure près d’1 mètre pour une envergure proche des 250 cm.

Le mâle et la femelle adulte ( > 5 ans) ont un plumage identique.

ENGLISH VERSION

The Bald Eagle – Haliaeetus leucocephalus – lives in North America.

It is a fish-eater eagle. Its diet is indeed based on fish like salmon.

But he is quite opportunistic and if the opportunity arises to catch a bird or a small mammal, he will not let it pass.

The Bald Eagle is nearly 1 meter tall for a wingspan close to 250 cm.

The male and the adult female (5 years) have similar plumage.


LE PYGARGUE À QUEUE BLANCHE EN VOL – WHITE-TAILED EAGLE

Le pygargue à queue blanche – Haliaeetus albicilla – est un aigle-pêcheur impressionnant.

Son envergure peut atteindre les 250 cm. Le poids varie selon qu’il s’agisse d’un mâle (4 kg) ou d’une femelle (6 kg).

Le pygargue à queue blanche vole assez bas à la recherche de poissons morts ou vivants.

En général, il pêche des poissons dont la taille est comprise entre 30 et 50 cm. Il mange environ 500 grammes de poissons par jour.

Mais il chasse aussi les oiseaux vivant au bord de l’eau comme les canards ou les foulques macroules.

Sa présence n’est guère appréciée des cormorans et cela convient très bien aux pêcheurs.

ENGLISH VERSION

The white-tailed eagle – Haliaeetus albicilla – is an impressive Sea-Eagle.

Its wingspan can reach 250 cm. The weight varies depending on whether it is a male (4 kg) or a female (6 kg).

The white-tailed eagle flies quite low in search of dead or living fish.

In general, he feeds for fish whose size is between 30 and 50 cm. He eats about 500 grams of fish per day.

But it also hunts birds living at the edge of the water like ducks or coots.

Its presence is hardly appreciated by cormorants and it suits very well to fishermen.


LE FAUCON CRÉCERELLE, UN REGARD QUI ME TROUBLE

Ce faucon crécerelle – Falco tinnunculus – m’a vu !

Un regard qui me trouble. Enfin, pas trop si je veux éviter la photo floue….

ENGLISH VERSION

This Common Kestrel – Falco tinnunculus – saw me !

A look that troubles me. Well, not too much if I want to avoid the blurry photo….


LE CARACARA HUPPÉ, UN FAUCON AMÉRICAIN – CRESTED CARACARA – Caracara plancus

Le caracara huppé – Caracara plancus – est un faucon américain. Il est présent des USA à l’Argentine.

Il mesure environ 60 cm pour une envergure de 130 cm. Les individus vivant près de l’équateur sont plus petits que ceux vivant dans les zones au climat plus marqué comme la Terre de Feu ou la Patagonie (Argentine).

Ce rapace est donc un faucon mais au mœurs bien plus opportuniste que nos faucons européens.

Si les faucons européens sont réputés pour être d’excellents chasseurs, le caracara huppé est un oiseau très opportuniste. Il se nourrit de tout. De cadavres trouvés le long des routes, de poissons morts, d’insectes, de lézards, d’oisillons (y compris ceux de sa propre espèce…), de rongeurs.

Les décharges sont aussi une source d’alimentation. Bref, pour le caracara, tout est bon.

Ce qui explique aussi son expansion. Ses effectifs sont en augmentation. La déforestation est, pour lui, une excellente opportunité. Il aime les espaces dégagés et l’élevage de bovins ou de moutons, sur ces vastes territoires, lui amène des carcasses dont il se nourrit.

ENGLISH VERSION

The Crested Caracara – Caracara plancus – is an American falcon. It is present from the USA to Argentina.

It measures about 60 cm with a wingspan of 130 cm. Individuals living near the equator are smaller than those living in areas with a more pronounced climate such as Tierra del Fuego or Patagonia (Argentina).

This raptor is therefore a hawk but with mores far more opportunistic than our European falcons.

Although European falcons are known to be excellent hunters, the crested caracara is a very opportunistic bird. It feeds on everything. Carcasses found along the roads, dead fish, insects, lizards, chicks (including those of his own species…), rodents.

Landfills are also a source of food. In short, everything is good for the caracara.

This also explains its expansion. Its numbers are increasing. Deforestation is, for him, an excellent opportunity. He loves the open spaces and the raising of cattle or sheep, on these vast areas, brings him carcasses from which he feeds.


Caracara Montagnard : Habitudes Alimentaires et Habitat

Le caracara montagnard – Phalcoboenus megalopterus – vit en Amérique du Sud.

On le trouve au Pérou, en Bolivie, dans le sud de l’Équateur jusqu’au Chili et le nord de l’Argentine.

La femelle est un peu plus grande que le mâle. Elle mesure environ 55 cm alors que le mâle fait environ 50 cm.

C’est un oiseau timide qui se nourrit d’insectes, de petits mammifères. Il mange aussi des déchets et parfois des animaux morts.

ENGLISH VERSION

The Mountain Caracara – Phalcoboenus megalopterus – lives in South America.

It is found in Peru, Bolivia, southern Ecuador as well as Chile and northern Argentina.

The female is a little taller than the male. She measures about 55 cm while the male is about 50 cm.

It is a shy bird that feeds on insects, small mammals. It also eats waste and sometimes dead animals.


L’AIGLE FASCIÉ, UN RAPACE DISCRET – AFRICAN HAWK-EAGLE

L’aigle fascié – Aquila spilogaster – est un rapace présent en Afrique sub-saharienne.

Il vit dans les forêts ouvertes et les zones de broussailles.

Il se déplace seul ou, parfois, en couple.

Il se nourrit d’oiseaux dont la taille peut être celle d’une grosse perdrix, de petits mammifères qu’il chasse en les attaquant au sol depuis un perchoir. Mais il peut aussi chasser en volant en fonçant sur sa proie.

Avec une envergure de 160 cm, il est vite impressionnant.

ENGLISH VERSION

The African Hawk-Eagle – Aquila spilogaster – is a raptor found in sub-Saharan Africa.

It lives in open forests and brush areas.

He moves alone or sometimes in a couple.

It feeds on birds that may be the size of a large partridge, small mammals that it hunts by attacking them from the ground from a perch. But it can also hunt by flying and rushing at its prey.

With a wingspan of 160 cm, it is quickly impressive.


L’AIGLE BLEU DU CHILI OU BUSE AGUIA -Black-chested Buzzard-Eagle

L’aigle bleu du Chili – Geranoaetus melanoleucus – n’est pas un aigle mais une buse.

Il est vrai que cet oiseau a toutes les apparences d’un aigle mais son bec est bien celui d’une buse.

Il est connu sous le nom de buse Aguia.

Il se nourrit de petites proies comme des lapins, des petits passereaux, des serpents, des lézards ou de gros insectes.

Un oiseau dont l’envergure peut atteindre les 200 cm.

ENGLISH VERSION

The Black-chested Buzzard-Eagle – Geranoaetus melanoleucus – is not an eagle but a buzzard.

It is true that this bird has all the appearances of an eagle but its beak is indeed that of a buzzard.

It is known as the Chiliean Blue Eagle.

It feeds on small prey such as rabbits, small birds, snakes, lizards or large insects.

A bird with a wingspan of up to 200 cm.


L’AIGLE COURONNÉ, UN MANGEUR DE SINGES – CROWNED EAGLE

L’aigle couronné – Stephanoaetus coronatus – vit en Afrique.où il occupe un territoire de plus de 21 millions de km². On le trouve du Sénégal au Kenya jusqu’en Afrique du Sud.

Il mesure entre 80 et 100 cm pour une envergure proche des 200 cm. C’est donc un aigle imposant.

Il pèse environ 4 kg.

La femelle est plus grande que le mâle et les couleurs sont un peu différentes.

L’aigle couronné vit surtout dans les forêts équatoriales. On peut le voir dans les collines et le long des cours d’eau dès lors qu’ils sont boisés.

Il mange quasiment que des mammifères même, si de temps en temps, il se nourrit d’un lézard ou d’un oiseau. Il peut s’attaquer à des proies dont le poids peut atteindre les 30 kg.

Il mange surtout des singes et des antilopes forestières dont le poids est 5 à 6 fois supérieur au sien.

L’aigle couronné est quasiment menacé en raison de la déforestation. Il est aussi chassé dans la mesure où il peut parfois se nourrir en capturant du petit bétail voire des animaux de compagnie.

La raréfaction des populations de singes l’amène à se nourrir d’autres espèces animales, ce qui explique pourquoi il est chassé.

Les éoliennes sont aussi une nouvelle menace pour ce grand rapace.

ENGLISH VERSION

The Crowned Eagle – Stephanoaetus coronatus – lives in Africa.where it occupies a territory of more than 21 million km². It is found from Senegal to Kenya to South Africa.

It’s between 80 and 100 cm tall for a wingspan close to 200 cm. It is therefore an imposing eagle.

It weighs about 4 kg.

The female is larger than the male and the colors are a little different.

The Crowned Eagle lives mostly in the equatorial forests. It can be seen in the hills and along streams when forested.

It eats almost only mammals even if from time to time it feeds on a lizard or a bird. It can attack prey whose weight can reach 30 kg.

It eats mainly monkeys and forest antelopes whose weight is 5 to 6 times higher than its own.

The Crowned Eagle is almost threatened by deforestation. It is also hunted to the extent that it can sometimes feed by capturing small livestock or pets.

The rarefaction of monkey populations leads him to feed on other animal species, which is why he is hunted.

Wind turbines are also a new threat to this great raptor.


L’AIGLE MONTAGNARD, UN RAPACE ASIATIQUE QUASI-MENACÉ – THE MOUNTAIN HAWK-EAGLE-A NEAR-THREATENED ASIAN RAPTOR –

L’aigle montagnard – Nisaetus nipalensis – vit sur un territoire de 19 millions de km² allant des montagnes de l’Himalaya à la Chine jusqu’au Japon.

2 voire 3 sous-espèces sont reconnues. L’aigle montagnard présente de grosses différences de taille entre les sous-espèces. « Orientalis » qui vit au Japon (où elle est très menacée) est la plus grande avec ses 86 cm. Mais sa huppe est la plus petite.

« Kelaarti » est la sous-espèce la plus petite (67 cm).

Ce rapace habite les forêts de montagne entre 600 et 4000 mètres d’altitude.

Il se nourrit d’animaux de taille moyenne comme des lièvres, des écureuils, des faisans, des perdrix.

Comme il chasse en forêt, il est victime de la déforestation. Mais il est aussi chassé pour ses plumes par quelques collectionneurs. Les lignes électriques, de plus en plus nombreuses, contribuent aussi à son déclin. Comme l’aigle montagnard n’hésite pas à attraper quelques poules dans les villages, il est aussi chassé par la population locale. Et, parfois, ce beau rapace est aussi capturé pour le commerce d’animaux de compagnie.

Résultat : cette espèce est en fort déclin au point d’être considérée comme étant quasi-menacée.

ENGLISH VERSION

The Mountain Hawk-Eagle – Nisaetus nipalensis – lives in an area of 19 million km2 from the Himalayan mountains to China and Japan.

2 or even 3 subspecies are recognized. The Mountain Hawk-Eagle has large size differences between subspecies. » Orientalis » which lives in Japan (where it is very threatened) is the largest with its 86 cm. But its crest is the smallest.

« Kelaarti » is the smallest subspecies (67 cm).

This bird of prey inhabits mountain forests between 600 and 4000 meters above sea level.

It feeds on medium-sized animals such as hares, squirrels, pheasants and partridges.

As he hunts in the forest, he is a victim of deforestation. But he is also hunted for his feathers by some collectors. The growing number of power lines is also contributing to its decline. As the Mountain Hawk-Eagle does not hesitate to catch some chickens in the villages, it is also hunted by the local population. And sometimes this beautiful raptor is also caught for the pet trade.

As a result, this species is in severe decline to the point of being considered near-threatened.


L’AIGLE DES STEPPES, UN RAPACE MENACÉ PAR L’HOMME – STEPPE EAGLE, A RAPTOR THREATENED BY HUMANS.

L’aigle des steppes – Aquila nipalensis – faisait partie de la même famille que l’aigle ravisseur – Aquila rapax – dont nous parlons dans l’article précédent.

L’aigle des steppes comprend 2 sous-espèces :

– Aquila nipalensis nipalensis est présent des montagnes du Tibet et de l’Altaï  jusqu’en Chine. Migre en Inde

– Aquila nipalensis orientalis qui vit en Eurasie et qui migre jusqu’au Moyen-Orient et en Afrique

Cet aigle niche en Ukraine, en Moldavie et en Roumanie.

C’est une espèce en danger en raison de la destruction de son habitat suite à la transformation des steppes en zones agricoles. C’est aussi une espèce victime des éoliennes et des lignes à haute-tension.

Mais les causes du déclin sont très nombreuses et toujours du fait des humains.

ENGLISH VERSION

The Steppe Eagle – Aquila nipalensis – was part of the same family as the Tawny Eagle – Aquila rapax – of which we talk about in the previous topic.

The Steppe Eagle has 2 subspecies:

– Aquila nipalensis nipalensis is present from the mountains of Tibet and Altai to China. Migrates to India

– Aquila nipalensis orientalis that lives in Eurasia and migrates to the Middle East and Africa

This eagle breeds in Ukraine, Moldova and Romania.

It is a species in danger due to the destruction of its habitat following the conversion of the steppes into agricultural areas. It is also a victim of wind turbines and power lines.

But the causes of decline are many and always due to humans.


L’AIGLE RAVISSEUR VIT EN AFRIQUE ET SUR LE CONTINENT INDIEN – TAWNY EAGLE – Aquila

L’aigle ravisseur – Aquila rapax – présente un plumage différent selon la sous-espèce.

3 sous-espèces sont reconnues. Voici Aquila rapax rapax qui vit au Kenya et dans une zone allant de la République démocratique du Congo à l’Afrique du Sud. Son plumage est plus foncé que les autres sous-espèces.

Les femelles sont plus grandes que les mâles. Ce rapace mesure jusqu’à 75 cm pour une envergure pouvant atteindre les 180 cm.

C’est une espèce grégaire qui se nourrit de rongeurs, d’oiseaux, de lézards, d’insectes et, bien sûr, de charognes.

La population d’aigles ravisseurs est en déclin. L’espèce est considérée comme étant « vulnérable » en raison de empoisonnement, de tirs de fusils et d’accidents au bord des routes. Il est vrai que cet aigle fréquente beaucoup le bord des routes pour se nourrir des animaux tués par les voitures.

ENGLISH VERSION

The Tawny Eagle – Aquila rapax – has a different plumage depending on the subspecies.

3 subspecies are recognized. This is Aquila rapax rapax which lives in Kenya and an area from the Democratic Republic of the Congo to South Africa. Its plumage is darker than the other subspecies.

Females are larger than males. This raptor is up to 75 cm tall with a wingspan of up to 180 cm.

It is a gregarious species that feeds on rodents, birds, lizards, insects and, of course, carrion.

The population of raptors is declining. The species is considered to be « vulnerable » due to poisoning, rifle fire and roadside accidents. It is true that this eagle frequents the roadside a lot to feed on animals killed by cars.


L’AIGLE FASCIÉ, UN AIGLE DE BONELLI AFRICAIN – AFRICAN HAWK-EAGLE

L’aigle fascié – Aquila spilogaster – vit dans les régions forestières ouvertes et parmi les broussailles notamment près des cours d’eau.

S’il est présent dans la partie tropicale au-delà du Sahara, il est absent des régions arides.

Il recherche les régions sèches où poussent les de grands arbres capables de supporter son grand nid mais toujours à proximité de l’eau.

Sa nourriture est surtout composée d’oiseaux, de petits mammifères et de reptiles.

Il est très proche de l’aigle de Bonelli – Aquila fasciata -. Il y a 15 ans environs, ces deux espèces n’en faisaient qu’une.

Aujourd’hui, les individus vivant en Europe sont appelés « aigle de Bonelli » et ceux vivant en Afrique portent le nom d’aigle fascié.

ENGLISH VERSION

The African Hawk-Eagle – Aquila spilogaster – lives in open forest areas and among brush especially near water courses.

Although it is present in the tropical part beyond the Sahara, it is absent from arid regions.

It searches for the dry regions where grow the big trees able to support its large nest but always close to the water.

Its food is mainly birds, small mammals and reptiles.

It is very close to the Bonelli’s eagle – Aquila fasciata -. About 15 years ago, these two species were one.

Today, individuals living in Europe are called « Bonelli’s eagle » and those living in Africa are called the African Hawk-Eagle.


L’AIGLE HUPPÉ VIT EN ASIE – CHANGEABLE HAWK-EAGLE

L’aigle huppé – Nisaetus cirrhatus – vit sur le continent indien jusqu’aux Philippines et en Indonésie.

5 sous-espèces voire 6 sont reconnues. Elles différent en taille et en couleur.

La huppe est plus ou moins importante chez ces sous-espèces. Elle peut être grande comme inexistante.

Parmi les aigles ayant une huppe, l’aigle huppé a la plus petite.

La femelle est plus grande que le mâle. Son habitat varie selon la zone où il vit.

Son alimentation varie également. Il mange ce qui passe à proximité, qu’il s’agisse d’un lapin ou d’un gros oiseau.

ENGLISH VERSION

The Changeable Hawk-Eagle – Nisaetus cirrhatus – lives on the Indian continent up to the Philippines and Indonesia.

5 subspecies or even 6 are recognized. They differ in size and color.

The crest is more or less important in these subspecies. It may be large or non-existent.

Among the crested eagles, the Changeable Hawk-Eagle has the smallest.

The female is larger than the male. Its habitat varies according to the area where it lives.

Their diet also varies. They eat what moves nearby, whether it is a rabbit or a large bird.


ROI DES OISEAUX, L’AIGLE ROYAL MÉRITE BIEN SON NOM – GOLDEN EAGLE

L’aigle royal – Aquila chrysaetos – dégage un sentiment de puissance, de force qui lui ont valu beaucoup de respect au cours de l’histoire des Hommes.

Ce rapace est devenu un emblème. Nous citerons notamment pour les Romains et pour certaines armées. Napoléon a même fait de l’aigle royal, l’emblème de la France. L’aigle figure sur nos monnaies (pièce de 1 Euro en Allemagne par exemple)

Il faut reconnaître qu’il a de quoi impressionner. Même si le mâle est bien plus petit que la femelle.

Selon la sous-espèce ou selon qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle, il peut mesurer entre 75 et 90 cm.

Le poids est aussi variable. Le mâle peut atteindre les 4,5 kg alors que la femelle s’approche des 6 voire des 6,5 kg pour les plus imposantes.

Les serres sont des armes redoutables. Certaines font jusqu’à 7 cm. De mortels poignards.

Mais l’aigle royal semble aussi porter une couronne d’or sur la tête (d’où son nom d’aigle doré repris dans le nom scientifique).

La taille, l’envergure, la couronne dorée, voilà pourquoi il est royal.

C’est un solitaire et un superprédateur.

Ce n’est pas pour rien qu’il est le Roi des Oiseaux.

ENGLISH VERSION

The Golden Eagle – Aquila chrysaetos – produces a feeling of power, strength that has earned him much respect in the history of mankind.

This raptor has become an emblem. We will quote the Romans, some armies. Napoleon even made the Golden Eagle, the emblem of France. The eagle appears on our coins (1 Euro coin in Germany for example)

You have to recognize that it is impressive. Even if the male is much smaller than the female.

Depending on the subspecies or whether it is a male or a female, it can measure between 75 and 90 cm.

The weight is also variable. The male can reach 4.5 kg while the female approaches 6 or even 6.5 kg for the largest.

Talons are formidable weapons. Some are up to 7 cm. Deadly daggers.

But the Golden Eagle also seems to wear a crown of gold on the head (hence its name golden eagle in the scientific name).

The size, the wingspan, the golden crown, that’s why it is royal.

He’s a solitary bird and an alpha predator.

It is not for nothing that he is the King of the Birds.


LE PYGARGUE À QUEUE BLANCHE EN HAUTE-SAVOIE, LE RETOUR DE L’AIGLE-PÊCHEUR ?

Le pygargue à queue blanche – Haliaeetus albicilla – était probablement l’aigle le plus connu en France au Moyen-Age (période qui a duré environ 1000 ans).

Cette espèce a été pourchassée dès le XIX -ème siècle et ce pygargue a disparu de France. Depuis une quinzaine d’années, nous commençons à le voir à nouveau en Brenne et dans l’Est du pays. Certains couples nichent en France mais c’est encore très fragile.

Les derniers pygargues à queue blanche présents en Haute-Savoie auraient été tués vers 1892.

Depuis 2022, un programme de réintroduction a été mis en place sur les bords du lac Léman en Haute-Savoie par le parc animalier « Les Aigles du Léman » qui prévoit de relâcher dans la nature une dizaine de jeunes pygargues à queue blanche.

Ce programme de réintroduction s’étale de 2022 à 2030. 

Pour le moment, les juvéniles relâchés sillonnent l’Europe. Ils reviendront probablement sur les rives du Léman dans quelques années pour y nicher. Si tout va bien pour eux d’ici là. 

Croisons les doigts pour que cette réintroduction réussisse et nous permette de voir ce magnifique rapace au-dessus des lacs français.

ENGLISH VERSION

The White-tailed Eagle – Haliaeetus albicilla – was probably the best known eagle in France during the Middle Ages (about 1000 years).

This species was hunted down since the 19th century and this eagle has disappeared. For about fifteen years, we have started to see him again in the East of France and in Brenne. Some couples nest in France but it is still very fragile.

The last white-tailed eagles present in Haute-Savoie were reportedly killed around 1892.

Since 2022, a reintroduction program has been implemented on the shores of Lake Geneva in Haute-Savoie – France –  by the Animal park « Les Aigles du Léman » which plans to release in the wild about ten young white-tailed eagles..

This reintroduction program runs from 2022 to 2030.

For the moment, released juveniles crisscross Europe. They will probably return to the shores of Lake Geneva in a few years to nest there. If everything goes well for them until then.

Let’s keep our fingers crossed so that this reintroduction is successful and allows us to see this magnificent raptor over the French lakes.