LA LANGUE DU PÉLICAN, UN ORGANE VITAL – PELICAN TONGUE

Le pélican figure parmi les espèces d’oiseaux les plus imposantes.

Par exemple, le pélican blanc – Pelecanus onocrotalus – fait la taille d’un homme adulte pour un poids qui peut atteindre les 11 kg. Son envergure peut faire 360 cm.

Le bec du pélican est aussi impressionnant. Il est peut stocker quelques kilogrammes de poissons (on parle de 4 kg) et 13 litres d’eau avant de les faire descendre dans le gosier.

Il faut donc quelques muscles et quelques os pour gérer ce poids énorme.

Quand le pélican ouvre le bec, la langue appuie sur la base de la poche permettant de l’ouvrir vers le bas et ainsi jouer le rôle d’une épuisette.

La langue, bien que petite proportionnellement par rapport à la taille du bec, joue donc un rôle vital dans le rejet de l’eau pour ne conserver que les proies (poissons, oiseaux, batraciens, petits mammifères, etc.).

ENGLISH VERSION

The pelican is among the most imposing bird species.

For example, the Great White Pelican – Pelecanus onocrotalus – is the size of an adult man for a weight that can reach 11 kg. Its wingspan can be 360 cm.

The pelican’s beak is also impressive. It is possible to store a few kilograms of fish (we are talking about 4 kg) and 13 liters of water before lowering them into the gullet.

It therefore takes a few muscles and some bones to manage this enormous weight.

When the pelican opens the beak, the tongue presses on the base of the pouch thus allowing it to open downwards and thus play the role of a landing net.

The tongue, although small in proportion to the size of the bill, therefore plays a vital role in the discharge of water to preserve only prey (fish, birds, amphibians, small mammals, etc.).


LE CORMORAN HUPPÉ JUVÉNILE : COMMENT LE DIFFÉRENCIER DU JEUNE GRAND CORMORAN ? – JUVENILE EUROPEAN SHAG : HOW TO DIFFERENTIATE IT FROM THE GREAT CORMORANT ?

Le cormoran huppé – Gulosus aristotelis – est plus petit que le grand cormoran – Phalacrocorax carbo –

Si l’un mesure 80 cm, l’autre atteint les 100 cm. Mais ces deux espèces se ressemblent beaucoup.

C’est un cormoran marin que l’on ne trouve que sur les côtes rocheuses. 

Si le cormoran huppé adulte porte une huppe, le juvénile ne l’a pas encore. Elle apparaît chez l’adulte lorsqu’il revêt son plumage nuptial. Elle disparaîtra lors de la mue voire un peu plus tard pour la sous-espèce méditerranéenne.

Le plumage du jeune cormoran huppé est davantage brun que noir. Le ventre est plus blanc que le reste du corps.

Le juvénile de cormoran huppé se différencie aussi par un bec plus fin et une tache blanche au menton. Ce bec est épais et la peau est jaune chez le grand cormoran.

La calotte sombre descend jusqu’aux joues.

Ce cormoran a été photographié en octobre sur les bords de la mer Méditerranée. Nous étions alors en Occitanie (France), dans le département des Pyrénées orientales.

Il pourrait donc s’agir d’un cormoran huppé méditerranéen, ou cormoran huppé de Desmarest – Gulosus aristotelis desmarestii – dont le juvénile a le ventre très clair presque blanc.

Ce cormoran est piscivore. Il plonge assez longtemps pour pêcher des poissons d’une quinzaine de centimètres. Après s’être nourri, il doit sécher son plumage au soleil.

Le cormoran huppé reste un oiseau assez rare. Comme il est le plus souvent sédentaire, sa présence est localisée aux bords de mer.

ENGLISH VERSION

The European Shag – Gulosus aristotelis – is smaller than the great cormorant – Phalacrocorax carbo –

If one measures 80 cm long, the other reaches 100 cm. But these two species are very similar.

It is a marine cormorant that can only be found on rocky coasts.

If the adult shag has a crest, the juvenile does not yet have it. It appears in the adult when it donnes its nuptial plumage. It will disappear during the moult.

The plumage of the young shag is more brown than black. The belly is whiter than the rest of the body.

The juvenile shag is also distinguished by a thinner beak and a white spot on its chin. This beak is thick and the skin is yellow in the great cormorant.

The dark cap descends to the cheeks.

This cormorant was photographed in October on the shores of the Mediterranean Sea. We were then in Occitania (France), in the department of the Eastern Pyrenees.

It could therefore be a Mediterranean shag, or Desmarest shag – Gulosus aristotelis desmarestii – whose juvenile has a very light, almost white belly.

This cormorant is fish-eating species. It dives long enough to catch fish about fifteen centimeters in size. After feeding, it must dry its plumage in the sun.

The shag remains a fairly rare bird. As it is most often sedentary, its presence is localized to the seaside.


POUR CE GOÉLAND, C’EST L’HEURE DE L’APÉRO !   FOR THIS GULL, IT’S HAPPY HOUR !

Les goélands sont bien connus pour leur régime alimentaire très varié.

L’occasion nous en est à nouveau montrée ici avec ce jeune goéland.

Il a visiblement trouvé un biscuit apéro sur la plage.

Il va probablement l’avaler un peu plus loin, du moins loin des autres goélands.

Une histoire de goûter un sel différent de celui de la mer.

Il va de soi que ce type d’alimentation n’est pas bon pour les oiseaux. Et d’autres mammifères….

ENGLISH VERSION

Gulls are well known for their very varied diet.

The opportunity is again shown here with this young gull.

He obviously found a cocktail biscuit on the beach.

He will probably swallow it a little further, at least far from the other gulls.

A story about tasting a salt different from that of the sea.

It goes without saying that this type of diet is not good for birds. And other mammals…


L’EFFRAIE DES CLOCHERS, UNE DRÔLE DE RÉPUTATION – WESTERN BARN OWL

L’effraie des clochers – Tyto alba – est un rapace nocturne bien moins arboricole que d’autres chouettes.

Elle niche plus facilement dans un grenier, un clocher ou une grange. Pas étonnant dès lors qu’elle soit appelée ainsi.

Si d’autres chouettes peuvent être vues le jour, l’effraie des clochers est très souvent observée la nuit lorsqu’elle chasse les rongeurs.

Son vol est assez proche du sol. Elle chasse le long des chemins et des routes. Ce qui explique pourquoi tant d’effraies des clochers sont heurtées par des automobiles.

L’effraie des clochers a une réputation lugubre. Oiseau nocturne, elle effrayait les personnes habitant la campagne. Vol silencieux, oiseau blanc la nuit et cri particulier (orfraie => effraie) lui ont valu d’être considérée comme un symbole de misère et de mort. La structure de son plumage facilite sa perception auditive. Son vol est totalement inaudible pour une proie à quelques mètres de distance. La surprise sera donc totale et fatale pour la souris ou le campagnol.

Pour conjurer le mauvais sort ou le mauvais œil, les paysans la clouaient à la porte des granges.

C’est un oiseau sédentaire présent partout en France. Il reste donc sur son territoire tout au long de l’année. Des effraies des clochers venant des régions d’Europe du Nord s’ajoutent parfois aux populations locales le temps de l’hiver. Il faut bien se nourrir chaque jour.

ENGLISH VERSION

The Western Barn Owl – Tyto alba – is a nocturnal bird of prey much less arboreal than other owls.

It nests more easily in a granary, a bell tower or a barn. No wonder then that it is so called.

If other owls can be seen during the day, the Western Barn Owl is very often observed at night when it hunts rodents.

Its flight is quite close to the ground. It hunts along paths and roads. Which explains why so many barn owls are struck by cars.

The Western Barn Owl has a gloomy reputation. A nocturnal bird, it frightened people living in the countryside. Silent flight, white bird at night, and a particular cry have earned it to be considered a symbol of misery and death. The structure of its plumage facilitates its auditory perception. Its flight is completely inaudible for a prey a few meters away. The surprise will therefore be total and fatal for the mouse or the vole.

To ward off misfortune or the evil eye, the peasants nailed her to the barns’ doors.

It is a sedentary bird present everywhere in France. It therefore remains on its territory throughout the year. Barn scares from the northern regions of Europe sometimes add to the local populations during winter. You have to eat well every day.

Chant / Song : Jarek Matusiak, XC370711. Accessible sur www.xeno-canto.org/370711.


LA TÊTE DU VAUTOUR EST ADAPTÉE À SON RÉGIME ALIMENTAIRE – THE VULTURE’S HEAD IS ADAPTED TO ITS DIET –

Les vautours sont aisément reconnaissables à leur morphologie.

Pas très à l’aise lorsqu’il faut marcher, ils sont tout de même impressionnants tant pour leur envergure, leur poids, leur taille et l’effet de groupe qui les caractérisent souvent.

Les vautours sont des charognards nécrophages. Ils se nourrissent donc d’animaux morts.

Leur tête est donc l’outil de base pour accéder aux chairs putrides du cadavre.

Le bec est crochu et puissant. Il permet de découper la peau. La tête va ensuite pénétrer à l’intérieur du corps de l’animal mort pour avaler les viscères, muscles, tendons et autres parties comestibles.

Cette tête et le cou sont dépourvus de plumes mais couverts d’un duvet blanc. Ce qui est bien plus pratique à nettoyer que des plumes.

Une collerette de plumes est fixée à la base du cou. Sa fonction est de stopper les bactéries et les déchets collés au cou pour qu’ils ne se propagent sur l’ensemble des plumes du corps.

Les vautours sont bien utiles pour éviter la propagation des maladies, virus et bactéries que véhicule un animal mort.

ENGLISH VERSION

Vultures are easily recognized by their morphology.

Not very comfortable when it comes to walking, they are still impressive both for their wingspan, weight, size and the group effect that often characterize them.

Vultures are scavenging, so they feed on dead animals.

Their head is therefore the basic tool for accessing the corpse’s putrid flesh.

The beak is hooked and powerful. It allows you to cut through the skin. The head will then penetrate inside the body of the dead animal to swallow viscera, muscles, tendons and other edible parts.

This head and neck are devoid of feathers but covered with a white down, which is much more convenient to clean than feathers.

A collar of feathers is attached to the base of the neck. Its function is to stop bacteria and waste stuck on the neck so that they do not spread over all the feathers of the body.

Vultures are very useful to prevent the spread of diseases, viruses and bacteria that carry a dead animal


LE MARTIN-PÊCHEUR D’EUROPE, UNE MORPHOLOGIE ADAPTÉE AU PLONGEON – COMMON KINGFISHER

Le Martin-pêcheur d’Europe – Alcedo atthis – est un petit oiseau (16 cm) trapu et aisément reconnaissable à ses couleurs.

Cet oiseau est considéré comme étant un bioindicateur de la qualité d’un milieu aquatique. Ce qui, en clair, signifie que sa présence peut rassurer sur le milieu environnant.

Le martin-pêcheur d’Europe vit au bord des eaux qu’elles soient courantes ou stagnantes, l’important est qu’elles ne gèlent pas et qu’elles soient poissonneuses.

Sa technique de pêche est simple. Une fois, la proie repérée (le plus souvent des petits poissons de 5 à 7 cm de long ou des batraciens), il plonge dans l’eau pour s’en saisir.

Mais une entrée dans l’eau à grande vitesse pourrait lui fracasser le crâne si celui-ci n’était pas adapté. Dame Nature a tout prévu.

Les oiseaux pratiquant ce genre de pêche ont, en général, un bec long et étroit. La forme de ce bec et la morphologie du crâne permettent une pénétration dans l’eau sans choc.  Ils subissent des contraintes partagées entre les structures dures et molles de la zone bec/crâne adaptées pour absorber l’impact et en réduire les effets.

Mais plonger nécessite de protéger l’oeil, organe fragile et indispensable. Pour cela, comme chez les rapaces par exemple, les martin-pêcheurs d’Europe ont une troisième paupière que l’on appelle “nictitante”. Cette membrane translucide balaie l’oeil à très grande vitesse pour éviter les projections qui pourraient l’abîmer.

Mais nous le savons tous, il nous est difficile de voir dans l’eau. Un phénomène que les physiciens appellent “la réfraction”. La lumière est déviée au contact de l’eau, ne permettant pas de localiser précisément la proie.  Le cristalin fait alors très rapidement une mise au point permettant à l’oiseau de localiser immédiatement sa victime. Le martin-pêcheur capture les poissons quasiment à la surface. Cette adaptation lui est suffisante.

Une fois le poisson dans le bec, le martin-pêcheur d’Europe va remonter à la surface. Il va utiliser (sans le savoir) la poussée d’Archimède, aidé en cela par l’air stocké dans ses plumes. Il va se servir de ses ailes courtes et arrondies sous l’eau pour se donner de l’élan.

Il viendra alors se peercher. Il assomera le poisson en le frappant sur la branche puis l’avalera tête la première.

Et il replongera pour une nouvelle capture.

ENGLISH VERSION

The Common Kingfisher – Alcedo atthis – is a small (16 cm) stocky bird, easily recognizable by its colors.

This bird is considered to be a bioindicator of the quality of an aquatic environment. Which, in short, means that its presence can reassure the surrounding environment.

The Common Kingfisher lives at the edge of waters whether they are common or stagnant, the important thing is that they do not freeze and that they are full of fish.

His fishing technique is simple. Once the prey is spotted (most often small fish 5 to 7 cm long or batrachians), it dives into the water to catch them.

But a high-speed entry into the water could shatter his skull if it wasn’t adapted. Mother Nature has planned everything.

The birds practicing this kind of fishing have, in general, a long and narrow beak. The shape of this beak and the morphology of the skull allow penetration into water without shock.  They undergo shared stresses between the hard and soft structures of the beak/skull area adapted to absorb the impact and reduce its effects.

But diving requires protecting the eye, a fragile and essential organ. For this, as with birds of prey for example, the Common Kingfishers have a third eyelid called « nictitating membrane ». This translucent membrane protects the eye at very high speed to avoid projections that could damage it.

But as we all know, it is difficult for us to see in water. A phenomenon that physicists call « refraction. » Light is deflected on contact with water, making it impossible to precisely locate the prey.  The crystallite then very quickly focuses, allowing the bird to immediately locate its victim. The kingfisher catches fish almost at the surface. This adaptation is sufficient for it.

Once the fish is in its mouth, the kingfisher will come back to the surface. He will use (without knowing it) the thrust of Archimedes, helped by the air stored in his feathers. He will use his short, rounded wings underwater to give himself momentum.

He will then come to fish himself. He will knock the fish out by hitting it on the branch, then swallow it head first.

And he will dive again for a new capture.


CHEZ LE ROUGEGORGE FAMILIER, UN CHANT SELON LA SAISON – ROBIN, A SONG ACCORDING TO THE SEASON.

Le rougegorge familier – Erithacus rubecula – est connu pour ses couleurs, sa proximité voire sa familiarité avec les humains mais aussi pour son chant.

Si le printemps est propice à l’écoute, ce chant puissant est indispensable à ce petit oiseau pour délimiter son territoire, chasser un éventuel intrus ou encore charmer sa future compagne.

Outre le chant, le rougegorge familier émet des cris (le fameux « tic » que l’on entend dans les haies) pour signifier un danger ou une inquiétude. Ces « tic-tic » sont très rapprochés quand l’inquiétude ou un danger est grand. 

Le chant, quant à lui, est un agréable gazouillis que l’oiseau émet depuis une branche bien exposée, Histoire d’être bien vu. Il chante tôt le matin et le soir venu. Mais il peut tout autant chanter durant la journée.

Si le printemps est le moment des chants puissants, l’automne est une période plus mélancolique qui se reflète alors dans les notes émises par ce petit rougegorge. Un chant plus doux pour une époque d’après élevage.

L’été est souvent silencieux pour lui. La mue fatigue beaucoup et la discrétion est de mise en cette période de fragilité.

ENGLISH VERSION

The European Robin – Erithacus rubecula – is known for its colors, its proximity or even familiarity with humans but also for its song.

If spring is conducive to listening to this powerful song, it is essential for this little bird to define its territory, hunt a potential intruder or charm its future companion.

In addition to singing, the European Robin emits cries (the famous « tic » that can be heard in hedges) to signify danger or concern. These « tic-tic » are very close together when there is great concern or danger.

The song, meanwhile, is a pleasant chirp that the bird emits from a well-exposed branch, just to be seen. He sings early in the morning and in the evening. But he can sing just as much during the day.

If spring is the time for powerful songs, autumn is a more melancholic period that is then reflected in the notes emitted by this little Robin. A softer song for a post-breeding era.

Summer is often silent for him. The moult is very tiring, and discretion is essential in this period of fragility.

Chant / Song : Lars Edenius, XC1099323. Accessible sur www.xeno-canto.org/1099323


LA TIQUE ET LES OISEAUX – TICKS AND BIRDS

Le verdier d’Europe – Chloris chloris – est un oiseau assez commun dans le jardin durant l’hiver. Il n’est pas rare qu’un couple ou deux y nichent.

Ce qui nous permet de l’observer assez régulièrement et de nous rendre compte que les tiques apprécient bien cette espèce d’oiseaux…Chaque année, nous voyons un ou 2 verdiers d’Europe avec une tique bien plantée au niveau de la gorge.

Ces tiques – Ixodes ricinus pour la plus commune en Europe – sont bien connues des possesseurs de chiens ou de chats.

Il faut, en effet, enlever ces ectoparasites (les tiques vivent à la surface du corps de l’oiseau) pour le danger de leur venin (les tiques peuvent transmettre des maladies comme la maladie de Lyme, la piroplasmose). Le nombre de maladies transmissibles par les tiques est assez important.

Une tique est un acarien hématophage qui se nourrit exclusivement de sang. Selon l’espèce, la tique femelle se nourrit de sang à chaque étape de sa vie : passage larve-nymphe, passage nymphe-adulte, reproduction et ponte. Soit trois repas de sang de plusieurs jours à chaque fois. L’espérance de vie d’une tique est de 3 ou 4 ans

La tique a différentes stratégies. Quand elle attend son futur ‘hôte’, elle se positionne sur une tige de graminée, un brin d’herbe par exemple. Ou elle peut aussi rester sur le sol, sur des brindilles tombées, dans de crevasses.

Pour trouver un hôte, la tique n’a pas d’yeux mais utilise des capteurs de gaz carbonique situés sur ses pattes. Dans sa quête de nourriture, elle se poste sur un brin d’herbe et tend les pattes pour « renifler » son environnement immédiat.

Au stade adulte, seule la femelle se nourrit de sang, mais elle a besoin d’être fécondée pour faire des repas complets. L’accouplement a lieu soit avant la fixation de la femelle sur son hôte, soit pendant que la femelle suce déjà le sang de sa victime. Une fois fixée, la femelle peut se nourrir abondamment pendant une douzaine de jours et ainsi multiplier son poids dans de gigantesques proportions.

Une fois bien accrochée sur sa « victime », la tique va découper la peau et enfoncer son rostre. Ceci sans douleur pour l’oiseau grâce à une salive anesthésiante. 

Les oiseaux peuvent être particulièrement sensibles à ce que l’on appelle le Syndrome de mortalité des oiseaux lié aux tiques. Cela se manifeste par un abattement ou une mort brutale chez des oiseaux a priori en bonne santé (sans signes de maladies). On trouve un œdème et un hématome sous-cutané au niveau de la tête ou du cou, proche d’une tique. Il parait que cela n’arrive pas en hiver. Bon, ce verdier n’est pas « encore » mort (photo du 12 mars 2026).

Enlever une tique à un oiseau est une mission quasi-impossible (sauf à réussir à l’attraper). Le réchauffement climatique, les modifications des paysages favorisent la propagation de ces parasites et leurs prédateurs (comme l’étourneau, la musaraigne, la poule domestique, des insectes et d’autres animaux, végétaux et bactéries) ont bien du travail.

ENGLISH VERSION

The European greenfinch – Chloris chloris – is a fairly common garden bird during winter, and it is not uncommon for one or two pairs to nest there.

Which allows us to observe it quite regularly and realize that ticks really appreciate this species of birds…. Every year, we see one or two greenfinches with a tick planted in their throat.

These ticks – Ixodes ricinus for the most common species in Europe – are well known to owners of dogs or cats.

It is necessary, indeed, to remove these ectoparasites (ticks live on the surface of the bird’s body) for the danger of their venom (ticks can transmit diseases such as Lyme disease). The number of tick-borne diseases is quite high.

A tick is a bloodsucking mite that feeds exclusively on blood. Depending on the species, the female tick feeds on blood at every stage of its life: larva-nymph passage, pupa-adult passage, reproduction, and egg laying. That is, three multiple-day blood meals each time. The life expectancy of a tick is 3 or 4 years.

The tick has different strategies. When it waits for its future ‘host’, it positions itself on a grass stem, a blade of grass for example. Or it can also position itself on the ground, on fallen twigs, in crevices.

To find a host, the tick does not have eyes but uses carbon dioxide sensors located on its legs. In her search for food, she stands on a blade of grass and stretches out her legs to « sniff » her immediate environment.

At the adult stage, only the female feeds on blood, but she needs to be fertilized to make complete meals. Mating occurs either before the female is attached to its host or while the female is already sucking the blood of her victim. Once fixed, the female can feed abundantly for a dozen days and thus multiply its weight in gigantic proportions.

Once firmly attached, the tick will cut through the skin and drive in its rostrum. This is painless for the bird thanks to anesthetic saliva.

birds can be particularly susceptible to the so-called avian tick-related syndrome. This is manifested by dejection or sudden death in birds that are a priori healthy (without signs of disease). There is edema and a subcutaneous hematoma in the head or neck. It seems that this does not happen in winter. Well, this greenfinch is not « yet » dead (photo of March 12, 2026).Removing a tick from a bird is almost an impossible mission (unless you manage to catch it). Global warming, changes in landscapes favor the spread of these parasites and their


LE MIMÉTISME CRYPTIQUE CHEZ LA POULE FAISANNE – CRYPTIC MIMETISM IN THE COMMON PHEASANT HEN.

Si le faisan de Colchide mâle – Phasianus colchicus – est particulièrement coloré, la femelle est bien plus discrète. 

Son plumage lui permet de se dissimuler plus facilement dans la végétation environnante.

On dit que son plumage est cryptique. Nous le voyons bien sur cette photo où ce plumage beige et brun ressemble à la végétation autour des poules faisanes.

La femelle est aussi un peu plus petite et les plus caudales sont aussi plus courtes.

ENGLISH VERSION

If the Common Pheasant male – Phasianus colchicus – is particularly colorful, the female is much more inconspicuous.

Its plumage allows it to hide more easily in the surrounding vegetation.

It is said that its plumage is cryptic. We see it well in this photo where this beige and brown plumage resembles the vegetation around pheasant hens.

The female is also a little smaller and the caudal ones are also shorter.


BAIN DE POUSSIÈRE POUR CE MOINEAU DOMESTIQUE – HOUSE SPARROW.

Ce moineau domestique – Passer domesticus – n’a pas hésité trop longtemps avant de se nettoyer le plumage avec de très fins graviers couvrant un chemin.

Ce nettoyage au sable très fin permet d’enlever les poux, puces, tiques et autres parasites.

C’est aussi l’occasion de remettre un peu d’ordre dans le plumage en alignant les barbules des plumes.

L’oiseau en profite pour se débarrasser d’un excédent de sébum, s’il y en a. L’excès d’eau dans les plumes est également évacuer. Ce qui empêche les acariens et autres parasites de se développer.

Ces bains de poussière favorisent l’élimination des peaux mortes et souvent, notamment chez le moineau domestique, de favoriser les interactions au sein d’un groupe.

C’est bien évidemment durant les fortes chaleurs qu’ont lieu ces bains.

D’autres espèces pratiquent le bain de poussière comme les poules domestiques ou les cailles.

Les chevaux utilisent aussi ces bains pour se débarrasser des mouches et se sécher rapidement après un effort.

ENGLISH VERSION

This House Sparrow – Passer domesticus – did not hesitate too long before cleaning its plumage with very fine gravel covering a path.

This very fine sand cleaning allows to remove lice, fleas, ticks and other parasites.

It is also an opportunity to put some order in the plumage by aligning the barbules of the feathers.

The bird takes the opportunity to get rid of an excess of sebum, if there is any. The excess water in the feathers is also evacuated. Which prevents mites and other parasites from developing.

These dust baths promote the elimination of dead skin and often, especially in the House Sparrow, to promote interactions within a group.

It is of course during the high temperatures that these baths take place.

Other species practice dust bathing, such as domestic chickens or quails.

Horses also use these baths to get rid of flies and dry quickly after an effort.


Pourquoi les oiseaux adorent la cardère sauvage

La cardère sauvage – Dipsacus fullonum – est une plante assez grande puisqu’elle peut atteindre les 150 cm. Cette espèce ressemble au chardon mais n’en est pas un.

La cardère sauvage est une plante poussant sur 2 ans. La croissance a lieu au printemps puis la floraison apparaît durant l’été.  Les graines (akènes) mûrissent à l’automne puis la plante meure.

La cardère sauvage pousse assez facilement dans les terrains vagues, le long des routes, dans les zones humides.

C’est une plante intéressante pour la faune sauvage.

Ses fleurs attirent papillons et insectes. Ses graines sont recherchées par de nombreuses espèces d’oiseaux comme les chardonnerets élégants (Carduelis carduelis), les tarins des aulnes (Spinus spinus) et les linottes mélodieuses (Linaria cannabina).

Et ses tiges, quand la plante est morte, servent de refuges aux insectes durant l’hiver

Le chardonneret élégant adore cette plante. Ses graines sont nombreuses et riches en lipides (très utile pour supporter le froid en hiver). Le long bec pointu du chardonneret lui permet d’atteindre les akènes sans se blesser avec les piquants de la plante.

Le nom de chardonneret nous vient de chardon (la cardère ressemble beaucoup à un chardon, plante qu’apprécie beaucoup notre oiseau). Et le nom scientifique « carduelis » nous ramène également au chardon (cardus).

ENGLISH VERSION

The wild teasel – Dipsacus fullonum – is a fairly large plant, reaching up to 150 cm. This species resembles the thistle but is not one of them.

The wild teasel is a plant growing over 2 years. Growth occurs in spring and flowering appears during summer. The seeds (achenes) ripen in autumn and then the plant dies.

wild teasel grows quite easily in vacant lots, along roads, in wetlands.

It is an interesting plant for wildlife.

Its flowers attract butterflies and insects. Its seeds are sought after by many species of birds such as the European Goldfinch (Carduelis carduelis), the Eurasian Siskin (Spinus spinus) and the European Linnet (Linaria cannabina).

And its stems, when the plant is dead, serve as shelters for insects during the winter

The European Goldfinch loves this plant. Its seeds are numerous and rich in lipids (very useful to withstand the cold in winter). The long pointed beak of the European Goldfinch allows it to reach the achenes without hurting itself with the spikes of the plant.

The name of chardonneret in french (Goldfinch) comes from thistle (the wild teasel looks very much like a thistle, plant that our bird likes very much) – Chardon > Chardonneret. And the scientific name « carduelis » also leads us back to the thistle (cardus).


LE VERDIER D’EUROPE ET LA TIQUE – GREENFINCH AND TICK

Ce verdier d’Europe – Chloris chloris – peut s’inquiéter pour son avenir.

Si la tique se nourrit du sang, elle transporte aussi des virus et des bactéries qu’elle absorbe lors de ces différents repas, les inoculant au fur et à mesure de ses morsures sur ses victimes.

En général, on trouve la tique à des endroits assez inaccessibles au bec. L’enlever complètement est aussi difficile tant elle est bien ancrée dans la peau de sa victime.

ENGLISH VERSION

This Greenfinch – Chloris chloris – may be worried about its future.

If the tick feeds on blood, it also carries viruses and bacteria that it absorbs during these different meals, inoculating them as it bites its victims.

Generally, the tick is found in places that are quite inaccessible to the beak. Removing it completely is also difficult as it is well stuck in the skin of its victim.


LE TOURACO VIOLET EN VOL MONTRE LA TOURACINE – THE VIOLET TURACO IN FLIGHT SHOWS THE TURACIN

Ce touraco violet – Tauraco violaceus – nous présente son plumage si particulier.

Au repos, les plumes bleues violacées sont aisées à découvrir. Par contre, il faut que l’oiseau déploie ses ailes pour qu’apparaît la couleur rouge des plumes primaires.

Cette couleur rouge est due à la touracine, un pigment de cuivre. Chez les touracos, il en existe même un second pour la couleur verte.

Habituellement, la couleur est amenée par le lipochrome ou la mélanine quand ce n’est pas par l’effet de la lumière. Mais chez les touracos, c’est totalement différent. C’est d’ailleurs la seule espèce d’oiseaux possédant ces pigments.

Pour ce qui est de la couleur rouge, le touraco contient un pigment contenant, dans des proportions conséquentes, du cuivre (jusqu’à 8 mg) et de l’uroporphyrine (jusqu’à 25 mg).

ENGLISH VERSION

This Violet Turaco – Tauraco violaceus – shows us its very particular plumage.

At rest, the purplish blue feathers are easy to discover. On the other hand, the bird must spread its wings so that the red color of the primary feathers appears.

This red color is due to turacin, a copper pigment. In the turacos family, there is even a second one for the green color.

Usually, the color is brought by lipochrome or melanin when it is not by the effect of light. But among turacos, it’s completely different. It is moreover the only species of birds possessing these pigments.

Regarding the red color, the turaco contains a pigment containing, in significant proportions, copper (up to 8 mg) and uroporphyrin (up to 25 mg).


COCONS D’OEUFS DU POU BROYEUR. FEATHER LICE COCOON

Il s’agit de cocons prélevés sur une poule domestique. On y regardant de plus près, il y a des centaines, peut-être des milliers, d’œufs de poux. On a l’impression d’un récif de corail où ces bestioles sont attachées les unes aux autres ….

Ce ne sont pas des acariens mais des parasites. Des ectoparasites. Le pou rouge – Dermanyssus gallinae – est un acarien, le pou broyeur – Ménacanthus stramineus est un parasite…Ces poux broyeurs vivent essentiellement sur les oiseaux et plus particulièrement sur les volailles mais les canaris peuvent tout aussi bien être infestés.

Ces poux sont des poux mallophages (étymologiquement : qui mange la toison) que l’on appelle aussi poux broyeurs ou, parfois, poux gris. Broyeurs car ils ont des « mandibules », en fait des pièces broyeuses (et non suceuses de sang) qui leur permettent de manger les plumes, le duvet et les parties mortes de l’épiderme.  Il existe environ 2500 espèces de poux broyeurs. Certaines vivent sur les oiseaux, d’autres sur les mammifères voire sur les mammifères et les oiseaux ….

En s’en prenant aux plumes et au duvet, les poux broyeurs mangent tout jusqu’à la base. Ce qui finit par irriter la peau de l’oiseau et donc de la faire saigner. L’oiseau a alors des croûtes et de vilaines petites plaies. Ce qui attire aussi d’autres ennuis …Les poux broyeurs s’en prennent alors à ces zones, les agrandissant tout en déplumant de plus en plus l’oiseau.

Ces poux sont des as de la dissimulation. Ils sont partiellement décolorés. Il parait qu’ils sont clairs sur des oiseaux aux plumes claires et ils sont foncés sur des oiseaux au plumage noir ou foncé.

Les poux broyeurs vivent et se reproduisent sur l’oiseau. Contrairement au pou rouge qui va se cacher dans un recoin sombre de la pièce le jour pour mieux sortir la nuit venue, le pou gris est présent en permanence sur l’oiseau. Malin qu’il est, il va se loger là où le bec de l’oiseau ne peut l’atteindre. Le dessus de la tête, sous les ailes, le cou, dans la zone du cloaque.

Le pou broyeur se reproduit rapidement. Chaque femelle pond quelques dizaines d’œufs, formant une grappe qui, petit à petit, associant les œufs de plusieurs femelles, va former une espèce de cocon regroupant des centaines voire des milliers d’œufs de poux.

English version :

These are cocoons taken from a domestic hen. Upon closer inspection, there are hundreds, perhaps thousands, of lice eggs. It feels like a coral reef where these creatures are attached to each other…..

They’re not mites. They’re parasites. They’re ectoparasites. Poultry Red mite – Dermanyssus gallinae –is a mite, Feather louse – Ménacanthus stramineus is a parasite These crushing lice mostly live on birds and especially on poultry, but canaries can just as easily be infested.

These lice are mallophaga (etymologically, eating the rooftop) lice, also known as Feather lice or sometimes grey lice. Grinders because they have “mandibles”, which are in fact shredders (not blood suckers) that allow them to eat the feathers, down and dead parts of the epidermis. There are approximately 2,500 species of crushing lice. Some live on birds, others on mammals and even on mammals and birds.

By attacking feathers and down, the lice eat everything up to the skin. This eventually irritates the bird’s skin and causes it to bleed. The bird then has crusts and nasty little wounds. This also attracts other problems. The crushing lice then attack these areas, enlarging them and further deploring the bird.

These lice are aces of concealment. They are partially discoloured. They appear to be clear on birds with clear feathers and dark on birds with black or dark feathers.Feather lice live and breed on the bird. Unlike the red lice that will hide in a dark corner of the room during the day in order to get out on the night coming, the grey lice are permanently present on the bird. It is a bad man, but it will go where the bird’s beak cannot reach it. The top of the head, under the wings, the neck, in the area of the nail. The Feather lice reproduces quickly. Each female lays a few dozen eggs, forming a cocoon that, little by little, associating the eggs of several females, will form a species of cocoon bringing together hundreds or even thousands of lice eggs. To be continued


L’effet de sol chez le cormoran-Cormorant and ground effect

Les grands cormorans – Phalacrocorax carbo – sont des oiseaux piscivores que l’on rencontre toute l’année sur le lac Léman.

On les voit voler très près de l’eau et on se demande pourquoi ce tel comportement.

Ces oiseaux utilisent ce que les spécialistes en aéronautique appellent « l’effet de sol ».

En volant très près de l’eau, l’oiseau comprime l’air entre la surface de l’eau et son corps. Ce qui crée une espèce de coussin d’air qui permet de supporter le poids de l’oiseau et donc de réduire les efforts pour voler. Cette technique leur permet d’économiser sur leur dépense énergétique.

Évidemment, cela dépend aussi de l’envergure de l’oiseau et de sa vitesse de vol. Mais beaucoup d’espèces d’oiseaux de mer utilisent cette technique comme les albatros (chez qui cela est très efficace puisque ces oiseaux ont une très grande envergure et donc une énorme portance) mais aussi des canards et certains limicoles.

Quand ces oiseaux utilisent l’effet de sol, les ailes peuvent parfois toucher l’eau. Comme ici avec ce grand cormoran.

ENGLISH VERSION

The great cormorants – Phalacrocorax carbo – are fish-eater birds that are found all year round on Lake Geneva.

We see them flying very close to the water and we wonder why this behavior.

These birds use what aeronautics specialists call ‘the ground effect’.

By flying very close to the water, the bird compresses the air between the surface of the water and its body. Which creates a kind of air cushion that allows to support the weight of the bird and therefore to reduce the efforts to fly. This technique allows them to save on their energy expenditure.

Obviously, it also depends on the bird’s wingspan and its flight speed. But many species of seabirds use this technique like the albatrosses (for whom it is very effective since these birds have a very large wingspan and therefore an enormous lift) but also ducks and some waders.

When these birds use the ground effect, the wings can sometimes touch the water. As here with this great cormorant.



Une réponse à « DÉCOUVERTES »

  1. Avatar de Beatriz
    Beatriz

    Les photos dans ce site sont merveilleuses, et je trouve que cette page dédiée aux “découvertes” est une excellente idée. Félicitations au photographe !

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