BAIN DE POUSSIÈRE POUR CE MOINEAU DOMESTIQUE – HOUSE SPARROW.

Ce moineau domestique – Passer domesticus – n’a pas hésité trop longtemps avant de se nettoyer le plumage avec de très fins graviers couvrant un chemin.

Ce nettoyage au sable très fin permet d’enlever les poux, puces, tiques et autres parasites.

C’est aussi l’occasion de remettre un peu d’ordre dans le plumage en alignant les barbules des plumes.

L’oiseau en profite pour se débarrasser d’un excédent de sébum, s’il y en a. L’excès d’eau dans les plumes est également évacuer. Ce qui empêche les acariens et autres parasites de se développer.

Ces bains de poussière favorisent l’élimination des peaux mortes et souvent, notamment chez le moineau domestique, de favoriser les interactions au sein d’un groupe.

C’est bien évidemment durant les fortes chaleurs qu’ont lieu ces bains.

D’autres espèces pratiquent le bain de poussière comme les poules domestiques ou les cailles.

Les chevaux utilisent aussi ces bains pour se débarrasser des mouches et se sécher rapidement après un effort.

ENGLISH VERSION

This House Sparrow – Passer domesticus – did not hesitate too long before cleaning its plumage with very fine gravel covering a path.

This very fine sand cleaning allows to remove lice, fleas, ticks and other parasites.

It is also an opportunity to put some order in the plumage by aligning the barbules of the feathers.

The bird takes the opportunity to get rid of an excess of sebum, if there is any. The excess water in the feathers is also evacuated. Which prevents mites and other parasites from developing.

These dust baths promote the elimination of dead skin and often, especially in the House Sparrow, to promote interactions within a group.

It is of course during the high temperatures that these baths take place.

Other species practice dust bathing, such as domestic chickens or quails.

Horses also use these baths to get rid of flies and dry quickly after an effort.


Pourquoi les oiseaux adorent la cardère sauvage

La cardère sauvage – Dipsacus fullonum – est une plante assez grande puisqu’elle peut atteindre les 150 cm. Cette espèce ressemble au chardon mais n’en est pas un.

La cardère sauvage est une plante poussant sur 2 ans. La croissance a lieu au printemps puis la floraison apparaît durant l’été.  Les graines (akènes) mûrissent à l’automne puis la plante meure.

La cardère sauvage pousse assez facilement dans les terrains vagues, le long des routes, dans les zones humides.

C’est une plante intéressante pour la faune sauvage.

Ses fleurs attirent papillons et insectes. Ses graines sont recherchées par de nombreuses espèces d’oiseaux comme les chardonnerets élégants (Carduelis carduelis), les tarins des aulnes (Spinus spinus) et les linottes mélodieuses (Linaria cannabina).

Et ses tiges, quand la plante est morte, servent de refuges aux insectes durant l’hiver

Le chardonneret élégant adore cette plante. Ses graines sont nombreuses et riches en lipides (très utile pour supporter le froid en hiver). Le long bec pointu du chardonneret lui permet d’atteindre les akènes sans se blesser avec les piquants de la plante.

Le nom de chardonneret nous vient de chardon (la cardère ressemble beaucoup à un chardon, plante qu’apprécie beaucoup notre oiseau). Et le nom scientifique « carduelis » nous ramène également au chardon (cardus).

ENGLISH VERSION

The wild teasel – Dipsacus fullonum – is a fairly large plant, reaching up to 150 cm. This species resembles the thistle but is not one of them.

The wild teasel is a plant growing over 2 years. Growth occurs in spring and flowering appears during summer. The seeds (achenes) ripen in autumn and then the plant dies.

wild teasel grows quite easily in vacant lots, along roads, in wetlands.

It is an interesting plant for wildlife.

Its flowers attract butterflies and insects. Its seeds are sought after by many species of birds such as the European Goldfinch (Carduelis carduelis), the Eurasian Siskin (Spinus spinus) and the European Linnet (Linaria cannabina).

And its stems, when the plant is dead, serve as shelters for insects during the winter

The European Goldfinch loves this plant. Its seeds are numerous and rich in lipids (very useful to withstand the cold in winter). The long pointed beak of the European Goldfinch allows it to reach the achenes without hurting itself with the spikes of the plant.

The name of chardonneret in french (Goldfinch) comes from thistle (the wild teasel looks very much like a thistle, plant that our bird likes very much) – Chardon > Chardonneret. And the scientific name « carduelis » also leads us back to the thistle (cardus).


LE VERDIER D’EUROPE ET LA TIQUE – GREENFINCH AND TICK

Ce verdier d’Europe – Chloris chloris – peut s’inquiéter pour son avenir.

Si la tique se nourrit du sang, elle transporte aussi des virus et des bactéries qu’elle absorbe lors de ces différents repas, les inoculant au fur et à mesure de ses morsures sur ses victimes.

En général, on trouve la tique à des endroits assez inaccessibles au bec. L’enlever complètement est aussi difficile tant elle est bien ancrée dans la peau de sa victime.

ENGLISH VERSION

This Greenfinch – Chloris chloris – may be worried about its future.

If the tick feeds on blood, it also carries viruses and bacteria that it absorbs during these different meals, inoculating them as it bites its victims.

Generally, the tick is found in places that are quite inaccessible to the beak. Removing it completely is also difficult as it is well stuck in the skin of its victim.


LE TOURACO VIOLET EN VOL MONTRE LA TOURACINE – THE VIOLET TURACO IN FLIGHT SHOWS THE TURACIN

Ce touraco violet – Tauraco violaceus – nous présente son plumage si particulier.

Au repos, les plumes bleues violacées sont aisées à découvrir. Par contre, il faut que l’oiseau déploie ses ailes pour qu’apparaît la couleur rouge des plumes primaires.

Cette couleur rouge est due à la touracine, un pigment de cuivre. Chez les touracos, il en existe même un second pour la couleur verte.

Habituellement, la couleur est amenée par le lipochrome ou la mélanine quand ce n’est pas par l’effet de la lumière. Mais chez les touracos, c’est totalement différent. C’est d’ailleurs la seule espèce d’oiseaux possédant ces pigments.

Pour ce qui est de la couleur rouge, le touraco contient un pigment contenant, dans des proportions conséquentes, du cuivre (jusqu’à 8 mg) et de l’uroporphyrine (jusqu’à 25 mg).

ENGLISH VERSION

This Violet Turaco – Tauraco violaceus – shows us its very particular plumage.

At rest, the purplish blue feathers are easy to discover. On the other hand, the bird must spread its wings so that the red color of the primary feathers appears.

This red color is due to turacin, a copper pigment. In the turacos family, there is even a second one for the green color.

Usually, the color is brought by lipochrome or melanin when it is not by the effect of light. But among turacos, it’s completely different. It is moreover the only species of birds possessing these pigments.

Regarding the red color, the turaco contains a pigment containing, in significant proportions, copper (up to 8 mg) and uroporphyrin (up to 25 mg).


COCONS D’OEUFS DU POU BROYEUR. FEATHER LICE COCOON

Il s’agit de cocons prélevés sur une poule domestique. On y regardant de plus près, il y a des centaines, peut-être des milliers, d’œufs de poux. On a l’impression d’un récif de corail où ces bestioles sont attachées les unes aux autres ….

Ce ne sont pas des acariens mais des parasites. Des ectoparasites. Le pou rouge – Dermanyssus gallinae – est un acarien, le pou broyeur – Ménacanthus stramineus est un parasite…Ces poux broyeurs vivent essentiellement sur les oiseaux et plus particulièrement sur les volailles mais les canaris peuvent tout aussi bien être infestés.

Ces poux sont des poux mallophages (étymologiquement : qui mange la toison) que l’on appelle aussi poux broyeurs ou, parfois, poux gris. Broyeurs car ils ont des « mandibules », en fait des pièces broyeuses (et non suceuses de sang) qui leur permettent de manger les plumes, le duvet et les parties mortes de l’épiderme.  Il existe environ 2500 espèces de poux broyeurs. Certaines vivent sur les oiseaux, d’autres sur les mammifères voire sur les mammifères et les oiseaux ….

En s’en prenant aux plumes et au duvet, les poux broyeurs mangent tout jusqu’à la base. Ce qui finit par irriter la peau de l’oiseau et donc de la faire saigner. L’oiseau a alors des croûtes et de vilaines petites plaies. Ce qui attire aussi d’autres ennuis …Les poux broyeurs s’en prennent alors à ces zones, les agrandissant tout en déplumant de plus en plus l’oiseau.

Ces poux sont des as de la dissimulation. Ils sont partiellement décolorés. Il parait qu’ils sont clairs sur des oiseaux aux plumes claires et ils sont foncés sur des oiseaux au plumage noir ou foncé.

Les poux broyeurs vivent et se reproduisent sur l’oiseau. Contrairement au pou rouge qui va se cacher dans un recoin sombre de la pièce le jour pour mieux sortir la nuit venue, le pou gris est présent en permanence sur l’oiseau. Malin qu’il est, il va se loger là où le bec de l’oiseau ne peut l’atteindre. Le dessus de la tête, sous les ailes, le cou, dans la zone du cloaque.

Le pou broyeur se reproduit rapidement. Chaque femelle pond quelques dizaines d’œufs, formant une grappe qui, petit à petit, associant les œufs de plusieurs femelles, va former une espèce de cocon regroupant des centaines voire des milliers d’œufs de poux.

English version :

These are cocoons taken from a domestic hen. Upon closer inspection, there are hundreds, perhaps thousands, of lice eggs. It feels like a coral reef where these creatures are attached to each other…..

They’re not mites. They’re parasites. They’re ectoparasites. Poultry Red mite – Dermanyssus gallinae –is a mite, Feather louse – Ménacanthus stramineus is a parasite These crushing lice mostly live on birds and especially on poultry, but canaries can just as easily be infested.

These lice are mallophaga (etymologically, eating the rooftop) lice, also known as Feather lice or sometimes grey lice. Grinders because they have “mandibles”, which are in fact shredders (not blood suckers) that allow them to eat the feathers, down and dead parts of the epidermis. There are approximately 2,500 species of crushing lice. Some live on birds, others on mammals and even on mammals and birds.

By attacking feathers and down, the lice eat everything up to the skin. This eventually irritates the bird’s skin and causes it to bleed. The bird then has crusts and nasty little wounds. This also attracts other problems. The crushing lice then attack these areas, enlarging them and further deploring the bird.

These lice are aces of concealment. They are partially discoloured. They appear to be clear on birds with clear feathers and dark on birds with black or dark feathers.Feather lice live and breed on the bird. Unlike the red lice that will hide in a dark corner of the room during the day in order to get out on the night coming, the grey lice are permanently present on the bird. It is a bad man, but it will go where the bird’s beak cannot reach it. The top of the head, under the wings, the neck, in the area of the nail. The Feather lice reproduces quickly. Each female lays a few dozen eggs, forming a cocoon that, little by little, associating the eggs of several females, will form a species of cocoon bringing together hundreds or even thousands of lice eggs. To be continued


L’effet de sol chez le cormoran-Cormorant and ground effect

Les grands cormorans – Phalacrocorax carbo – sont des oiseaux piscivores que l’on rencontre toute l’année sur le lac Léman.

On les voit voler très près de l’eau et on se demande pourquoi ce tel comportement.

Ces oiseaux utilisent ce que les spécialistes en aéronautique appellent « l’effet de sol ».

En volant très près de l’eau, l’oiseau comprime l’air entre la surface de l’eau et son corps. Ce qui crée une espèce de coussin d’air qui permet de supporter le poids de l’oiseau et donc de réduire les efforts pour voler. Cette technique leur permet d’économiser sur leur dépense énergétique.

Évidemment, cela dépend aussi de l’envergure de l’oiseau et de sa vitesse de vol. Mais beaucoup d’espèces d’oiseaux de mer utilisent cette technique comme les albatros (chez qui cela est très efficace puisque ces oiseaux ont une très grande envergure et donc une énorme portance) mais aussi des canards et certains limicoles.

Quand ces oiseaux utilisent l’effet de sol, les ailes peuvent parfois toucher l’eau. Comme ici avec ce grand cormoran.

ENGLISH VERSION

The great cormorants – Phalacrocorax carbo – are fish-eater birds that are found all year round on Lake Geneva.

We see them flying very close to the water and we wonder why this behavior.

These birds use what aeronautics specialists call ‘the ground effect’.

By flying very close to the water, the bird compresses the air between the surface of the water and its body. Which creates a kind of air cushion that allows to support the weight of the bird and therefore to reduce the efforts to fly. This technique allows them to save on their energy expenditure.

Obviously, it also depends on the bird’s wingspan and its flight speed. But many species of seabirds use this technique like the albatrosses (for whom it is very effective since these birds have a very large wingspan and therefore an enormous lift) but also ducks and some waders.

When these birds use the ground effect, the wings can sometimes touch the water. As here with this great cormorant.



Une réponse à « DÉCOUVERTES »

  1. Avatar de Beatriz
    Beatriz

    Les photos dans ce site sont merveilleuses, et je trouve que cette page dédiée aux “découvertes” est une excellente idée. Félicitations au photographe !

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