ARTICLES
Derniers articles
- LA TIQUE ET LES OISEAUX – TICKS AND BIRDS
- LE MIMÉTISME CRYPTIQUE CHEZ LA POULE FAISANNE – CRYPTIC MIMETISM IN THE COMMON PHEASANT HEN.
- LA GRANDE AIGRETTE EN ZONE HUMIDE – GREAT EGRET IN WETLANDS
- LE GRÈBE CASTAGNEUX, LE PETIT GRÈBE – LITTLE GREBE OR DABCHICK
- LE TARIN DES AULNES ET L’AULNE, UNE HISTOIRE D’AMOUR – THE EURASIAN SISKIN AND THE ALDER, A LOVE STORY.
LA TIQUE ET LES OISEAUX – TICKS AND BIRDS
Avec l’arrivée des beaux jours (et les hivers très doux), les tiques se font de plus en plus remarquées. Si les chiens et chats sont des hôtes bien connus de ce parasite, les oiseaux ne sont pas en reste. À un point tel qu’il existe un syndrome de mortalité des oiseaux lié aux tiques. Voyons cela.

Le verdier d’Europe – Chloris chloris – est un oiseau assez commun dans le jardin durant l’hiver. Il n’est pas rare qu’un couple ou deux y nichent.
Ce qui nous permet de l’observer assez régulièrement et de nous rendre compte que les tiques apprécient bien cette espèce d’oiseaux…Chaque année, nous voyons un ou 2 verdiers d’Europe avec une tique bien plantée au niveau de la gorge.
Ces tiques – Ixodes ricinus pour la plus commune en Europe – sont bien connues des possesseurs de chiens ou de chats.
Il faut, en effet, enlever ces ectoparasites (les tiques vivent à la surface du corps de l’oiseau) pour le danger de leur venin (les tiques peuvent transmettre des maladies comme la maladie de Lyme, la piroplasmose). Le nombre de maladies transmissibles par les tiques est assez important.
Une tique est un acarien hématophage qui se nourrit exclusivement de sang. Selon l’espèce, la tique femelle se nourrit de sang à chaque étape de sa vie : passage larve-nymphe, passage nymphe-adulte, reproduction et ponte. Soit trois repas de sang de plusieurs jours à chaque fois. L’espérance de vie d’une tique est de 3 ou 4 ans
La tique a différentes stratégies. Quand elle attend son futur ‘hôte’, elle se positionne sur une tige de graminée, un brin d’herbe par exemple. Ou elle peut aussi rester sur le sol, sur des brindilles tombées, dans de crevasses.
Pour trouver un hôte, la tique n’a pas d’yeux mais utilise des capteurs de gaz carbonique situés sur ses pattes. Dans sa quête de nourriture, elle se poste sur un brin d’herbe et tend les pattes pour « renifler » son environnement immédiat.
Au stade adulte, seule la femelle se nourrit de sang, mais elle a besoin d’être fécondée pour faire des repas complets. L’accouplement a lieu soit avant la fixation de la femelle sur son hôte, soit pendant que la femelle suce déjà le sang de sa victime. Une fois fixée, la femelle peut se nourrir abondamment pendant une douzaine de jours et ainsi multiplier son poids dans de gigantesques proportions.
Une fois bien accrochée sur sa « victime », la tique va découper la peau et enfoncer son rostre. Ceci sans douleur pour l’oiseau grâce à une salive anesthésiante.
Les oiseaux peuvent être particulièrement sensibles à ce que l’on appelle le Syndrome de mortalité des oiseaux lié aux tiques. Cela se manifeste par un abattement ou une mort brutale chez des oiseaux a priori en bonne santé (sans signes de maladies). On trouve un œdème et un hématome sous-cutané au niveau de la tête ou du cou, proche d’une tique. Il parait que cela n’arrive pas en hiver. Bon, ce verdier n’est pas « encore » mort (photo du 12 mars 2026).
Enlever une tique à un oiseau est une mission quasi-impossible (sauf à réussir à l’attraper). Le réchauffement climatique, les modifications des paysages favorisent la propagation de ces parasites et leurs prédateurs (comme l’étourneau, la musaraigne, la poule domestique, des insectes et d’autres animaux, végétaux et bactéries) ont bien du travail.
ENGLISH VERSION
The European greenfinch – Chloris chloris – is a fairly common garden bird during winter, and it is not uncommon for one or two pairs to nest there.
Which allows us to observe it quite regularly and realize that ticks really appreciate this species of birds…. Every year, we see one or two greenfinches with a tick planted in their throat.
These ticks – Ixodes ricinus for the most common species in Europe – are well known to owners of dogs or cats.
It is necessary, indeed, to remove these ectoparasites (ticks live on the surface of the bird’s body) for the danger of their venom (ticks can transmit diseases such as Lyme disease). The number of tick-borne diseases is quite high.
A tick is a bloodsucking mite that feeds exclusively on blood. Depending on the species, the female tick feeds on blood at every stage of its life: larva-nymph passage, pupa-adult passage, reproduction, and egg laying. That is, three multiple-day blood meals each time. The life expectancy of a tick is 3 or 4 years.
The tick has different strategies. When it waits for its future ‘host’, it positions itself on a grass stem, a blade of grass for example. Or it can also position itself on the ground, on fallen twigs, in crevices.
To find a host, the tick does not have eyes but uses carbon dioxide sensors located on its legs. In her search for food, she stands on a blade of grass and stretches out her legs to « sniff » her immediate environment.
At the adult stage, only the female feeds on blood, but she needs to be fertilized to make complete meals. Mating occurs either before the female is attached to its host or while the female is already sucking the blood of her victim. Once fixed, the female can feed abundantly for a dozen days and thus multiply its weight in gigantic proportions.
Once firmly attached, the tick will cut through the skin and drive in its rostrum. This is painless for the bird thanks to anesthetic saliva.
birds can be particularly susceptible to the so-called avian tick-related syndrome. This is manifested by dejection or sudden death in birds that are a priori healthy (without signs of disease). There is edema and a subcutaneous hematoma in the head or neck. It seems that this does not happen in winter. Well, this greenfinch is not « yet » dead (photo of March 12, 2026).Removing a tick from a bird is almost an impossible mission (unless you manage to catch it). Global warming, changes in landscapes favor the spread of these parasites and their
LE MIMÉTISME CRYPTIQUE CHEZ LA POULE FAISANNE – CRYPTIC MIMETISM IN THE COMMON PHEASANT HEN.
Un plumage qui permet de se fondre dans la végétation environnante. Bien utile pour échapper aux prédateurs et se faire bien discrète.

Si le faisan de Colchide mâle – Phasianus colchicus – est particulièrement coloré, la femelle est bien plus discrète.
Son plumage lui permet de se dissimuler plus facilement dans la végétation environnante.
On dit que son plumage est cryptique. Nous le voyons bien sur cette photo où ce plumage beige et brun ressemble à la végétation autour des poules faisanes.
La femelle est aussi un peu plus petite et les plus caudales sont aussi plus courtes.
ENGLISH VERSION
If the Common Pheasant male – Phasianus colchicus – is particularly colorful, the female is much more inconspicuous.
Its plumage allows it to hide more easily in the surrounding vegetation.
It is said that its plumage is cryptic. We see it well in this photo where this beige and brown plumage resembles the vegetation around pheasant hens.
The female is also a little smaller and the caudal ones are also shorter.
LA GRANDE AIGRETTE EN ZONE HUMIDE – GREAT EGRET IN WETLANDS
Un oiseau élégant, tout de blanc vêtu que l’on rencontre de plus en plus régulièrement. Le printemps va encore embellir cette aigrette.

La grande aigrette – Ardea alba – croise notre chemin de plus en plus souvent. Comme si l’espèce se portait mieux.
Son habitat est celui des zones humides. Il faudra quand même quelques arbres pour y bâtir un nid ou se reposer. Mais elle niche aussi dans les roselières ou dans des arbustes au-dessus de l’eau. Elle s’adapte.
Elle pêche et elle chasse dans l’eau ou autour de l’eau. Elle mange de tout. Là aussi, elle s’adapte.
Lorsque cette photo a été prise, nous étions en février. Le bec est encore jaune. Les aigrettes commencent à pousser su le dos. Le plumage nuptial va progressivement prendre sa place.
ENGLISH VERSION
The Great Egret – Ardea alba – crosses our path more and more often. As if the species was doing better.
Wetlands are its habitat. It will still be necessary to have a few trees to build a nest or rest there. But it also nests in reedbeds or in shrubs above the water. It adapts.
She fishes and she hunts in the water or around the water. She eats everything. There too, she adapts.
When this photo was taken, we were in February. The beak is still yellow. The egrets are starting to develop on the back. The breeding plumage will gradually take its place.