Menacé par la fragmentation de son territoire, ce primate est en danger.

Le macaque à queue de lion – Macaca silenus – est aussi connu sous le nom d’Ouandérou.
Il est ainsi appelé en raison de la touffe de poils à l’extrémité de la queue. Comme le lion. Il a aussi une crinière claire mise en évidence sur un pelage noir.
Il est originaire du sud-ouest de l’Inde. Il vit dans les forêts tropicales humides sempervirentes des Ghâts occidentaux. Deux sous-populations ont été recensés, distantes de quelques dizaines de kilomètres.
Le macaque à queue de lion est le plus arboricole des macaques. Il passe quasiment tout son temps dans la canopée. Il a besoin d’un couvert végétal important.
Le mâle est plus grand (60 cm vs 40 cm sans la queue de 25 à 35 cm) et plus gros que la femelle (10 kg vs 6 kg).
Mais il reste le plus petit des macaques.
Son régime alimentaire est principalement frugivore. Il se nourrit d’une grande diversité de fruits qu’il trouve sur de nombreux arbres. Il se déplace en fonction de la maturité des fruits. Le nombre d’espèces consommées peut varier d’un endroit à l’autre au sein de la forêt.
Les fruits ne sont qu’une partie de l’alimentation. Importante mais pas exclusive. Il mange également des bourgeons, des petits oiseaux, des oisillons, des œufs, des grenouilles, des lézards et quantités d’insectes, araignées et arthropodes en tête.
Le macaque à queue de lion vit en groupe comprenant des femelles et quelques mâles adultes. Ces groupes peuvent atteindre une cinquantaine d’individus. Les femelles restent dans leur groupe d’origine mais les mâles partent rejoindre un autre groupe quand ils atteignent leur maturité sexuelle.
Les mâles ont un tempérament plutôt belliqueux entre eux. Leurs grandes canines sont capables d’infliger de grosses blessures. C’est un animal dangereux et agressif.
Ce primate reste une espèce très menacée dans son habitat naturel en Inde. Le développement de l’agriculture avec l’extension des champs de thé, de café et les plantations d’arbres comme le teck en est la raison principale.
La fragmentation du territoire contribue à l’appauvrissement de l’ADN de ces animaux. La vie en petite troupe amplifie ce phénomène.
Le macaque à queue de feu a, bien sûr, des prédateurs. Les serpents comme le python et les rapaces mangeurs de singes sont les plus connus.
C’est une espèce en danger.
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