Habitant des zones semi-arides dans les Andes, ce joli perroquet est devenu une peste par les dégâts commis dans les cultures. Au point d’être désormais en danger critique d’extinction.

L’ara de Lafresnaye – Ara rubrogenys – est un perroquet au plumage vert, aux épaules rouge-orangé. Comme l’est également une partie de la tête. Les plumes caudales et des ailes sont bleues.
Le mâle et la femelle sont similaires. Ce perroquet de taille moyenne (60 cm environ) est endémique de Bolivie.
Son territoire y est même assez restreint (environ 27.000 km²). Il vit sur les pentes des montagnes des Andes, au cœur de quelques vallées semi-arides, parmi les cactus et autres arbres épineux.
Les falaises et l’eau sont indispensables à ce perroquet. Les falaises et les rochers lui offrent un abri pour la nuit mais aussi la possibilité de nicher. Contrairement à beaucoup d’espèces de perroquets qui niche dans une cavité dans un arbre, l’ara de Lafresnaye niche dans les falaises.
Il a besoin de cours d’eau pour se désaltérer, surtout après avoir mangé.
Comme il vit dans des zones semi-arides, la nourriture est difficile à trouver. S’il mange des fruits de cactus, des graines d’arbres ou d’arbustes et de nombreuses sortes de baies, il n’hésite pas à aller une nourriture abondante et disponible dans les champs. Le maïs, les cacahuètes sont ainsi des sources d’alimentation faciles d’accès.
La déforestation de son habitat favorise le choix des cultures puisqu’il ne trouve plus assez à manger dans la végétation sauvage.
Cette situation n’est pas sans conséquence sur le devenir de cette espèce, classée aujourd’hui comme étant en danger critique d’extinction. Si le commerce des oiseaux de compagnie a joué un rôle très important, les dégâts commis dans les cultures ont contribué à sa réputation de peste auprès des agriculteurs locaux.
Mais des mesures de protections drastiques ont été mises en place en Bolivie, donnant un léger espoir. Reste que les incendies et le braconnage sont toujours d’actualité dans ces régions un peu isolées.
Un autre risque lié à la structure des petites colonies d’aras de Lafresnaye et celui de la consanguinité. Les oiseaux d’une colonie ne se mélangent pas trop à d’autres colonies, ne permettant pas ainsi un brassage génétique indispensable à long terme pour la pérennité de l’espèce.
ENGLISH VERSION
The Red-fronted Macaw- Ara rubrogenys – is a parrot with green plumage. with orange-red shoulders. As is also part of the head. The tail feathers and wings are blue.
The male and female are similar. This medium-sized parrot (about 60 cm) is endemic to Bolivia.
Its territory is even quite limited (about 27,000 km 2). It lives on the slopes of the Andes mountains, in the heart of some semi-arid valleys, among cacti and other thorny trees.
Cliffs and water are essential to this parrot. The cliffs and rocks offer it shelter for the night but also the possibility to nest. Unlike many parrot species that nest in a tree cavity, the Red-fronted Macaw nests in cliffs.
He needs rivers to quench his thirst, especially after eating.
As it lives in semi-arid areas, food is difficult to find. If he eats cactus fruits, tree or shrub seeds and many kinds of berries, he does not hesitate to go an abundant food available in the fields. Corn and peanuts are thus easily accessible sources of food.
The deforestation of its habitat favors the choice of crops since it no longer finds enough to eat in the wild vegetation.
This situation is not without consequences on the future of this species, classified today as critically endangered. If the pet bird trade played a very important role, the damage done to crops contributed to its reputation as a plague among local farmers.
But drastic protection measures have been implemented in Bolivia, giving slight hope. However, fires and poaching are still happening in these somewhat isolated regions.
Another risk related to the structure of small Red-fronted Macaws’s colonies and that of inbreeding. The birds of a colony do not mix too much with other colonies, thus not allowing genetic mixing essential in the long term for the sustainability of the species.
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