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LE ROLLIER À VENTRE BLEU, UN ACROBATE ET UN CHASSEUR EFFICACE – BLUE-BELLIED ROLLER

Le rollier à ventre bleu – Coracias cyanogast – est originaire d’Afrique.

On le trouve dans une zone allant de la partie Ouest du continent (Sénégal, Côte d’Ivoire notamment) à l’Est jusqu’au Soudan.

Si son habitat principal est celui des savanes boisées, le rollier à ventre bleu se rencontre dans bien d’autres milieux comme le long des forêts-galeries ou au bord des cours d’eau et des marais.

Cette espèce vit principalement en couple mais il n’est pas rare de voir des petits groupes formés de quelques individus se déplacer ensemble.

Le rollier à ventre bleu appartient à l’odre des Coraciiformes au sein duquel nous trouvons des oiseaux colorés comme les martins-pêcheurs, les motmots, les guêpiers, les brachyptérolles les todiers et, bien sûr, les rolliers soit 153 espèces d’oiseaux.

Le mâle et la femelle sont identiques. Le rollier à ventre bleue mesure environ 30 cm.

Quand on regarde le bec de ce rollier à ventre bleu, nous pouvons trouver une certaine ressemblance avec celui des pies-grièches. Un bec légèrement incurvé mais aussi robuste.

Chez le rollier à ventre bleu, la tête est relativement grosse, les pattes sont courtes.

Le vol de ces oiseaux est généralement direct mais lors des parades, le rollier à ventre bleu démontre des talents d’acrobates et exécute des piqués impressionnants accompagnés de cris. Son aisance en vol fait penser un peu à celle du guêpier.

D’ailleurs, le rollier à ventre bleu se nourrit partiellement en vol en attrapant des guêpes, des abeilles et autres insectes volants.

Mais c’est surtout au sol qu’il attrape ses proies. Il les repère depuis un affût et s’abat alors sur sa victime. Il s’agit le plus souvent d’insectes comme des scarabées, des termites ou encore des fourmis. Il peut également chasser, comme ici, un ver de terre ou encore un mille-pattes. Il peut s’attaquer à des petits scorpions voire des petits serpents. Parfois, un petit rongeur sera à son menu.

Le rollier à ventre bleu n’est pas une espèce menacée mais a besoin des arbres pour nicher et les pesticides/insecticides sont une menace pour cette espèce.

ENGLISH VERSION

The Blue-bellied Roller – Coracias cyanogast – is native to Africa.

It is found in an area ranging from the western part of the continent (Senegal, Côte d’Ivoire in particular) to the east as far as Sudan.

If its main habitat is that of wooded savannas, the blue-bellied roller is found in many other environments such as along gallery forests or at the edge of streams and marshes.

This species lives mainly in pairs but it is not uncommon to see small groups formed by a few individuals moving together.

The blue-bellied roller belongs to the order of the Coraciiformes within which we find colorful birds such as kingfishers, motmots, bee-eaters, brachypterolles, todies and, of course, the rollers, or 153 species of birds.

The male and female are similar. The blue belly roller measures about 30 cm.

When looking at the beak of this blue-bellied roller, we can find a certain resemblance with that of shrike. A slightly curved beak but also sturdy.

In the blue belly roller, the head is relatively large, the legs are short.

The flight of these birds is generally direct but during parades, the blue-bellied roller demonstrates acrobat skills and executes impressive dives accompanied by cries. His ease in flight makes one think a bit of that of the bee-eater.

By the way, the blue belly roller partially feeds in flight catching wasps, bees and other flying insects.

But it is mainly on the ground that he catches his prey. He spots them from a lookout and then strikes his victim. It is most often about insects like beetles, termites or even ants. It can also hunt, like here, an earthworm or even a centipede. It can attack small scorpions or even small snakes. Sometimes a small rodent will be on his diet.

The blue belly roller is not a threatened species but needs trees to nest and pesticides/insecticides are a threat to this species.

L’ARA HYACINTHE EST LE PLUS GRAND DES PERROQUETS – HYACINTH MACAW

L’ara Hyacinthe – Anodorhynchus hyacinthinus – est originaire d’Amérique du Sud.

S’il est surtout présent au Brésil, certaines populations d’aras hyacinthes vivent en Bolivie et au Paraguay. Au Brésil, il est présent dans zones assez bien délimitées (dans l’Est du Pays, dans le Centre et dans le Pantanal).

Le plumage de ce grand perroquet est bleu cobalt. Mais quand on le regarde de plus près, les ailes semblent un peu plus violettes et, donc, la tête un peu plus claire.

Le dessous des plumes de la queue et des rémiges est gris.

Mais il y a aussi un jaune éclatant sur une partie de peau nue partant de la mandibule inférieure et sur le cercle autour de l’œil.

Les juvéniles sont plus pâles au niveau de la couleur jaune de la peau nue et les plumes caudales sont plus courtes.

Le mâle et la femelle sont identiques.

L’ara hyacinthe est un grand perroquet. C’est même le plus grand de tous les perroquets.

Il mesure 100 cm et son envergure pouvant atteindre les 150 cm.

À titre de comparaison, l’ara rouge – Ara macao – mesure 89 cm au maximum pour une envergure de 120 cm.

Mais il n’y a pas que la longueur, il y a aussi ce bec. Un bec impressionnant.

La puissance du bec est de 15 kg par cm². La tête de l’ara hyacinthe contient énormément de muscles pour assurer cette forte pression. C’est équivalent à celle d’un Pitbull. C’est dire…Ce perroquet pourra trancher net une branche de la taille d’un manche à balai ou transformer en copeaux le moindre morceau de bois.

Mais ce bec sert d’abord à briser les noix de palmes dont il se nourrit. Il pourra aussi manger quelques figues et d’autres fruits. D’ailleurs ces fruits contribuent à lui apporter l’eau dont il a besoin. Il pourra compléter cette alimentation, par exemple, de quelques escargots.

Il se nourrit surtout le matin et le soir et se repose pendant les heures les plus chaudes de la journée. Le choix du régime alimentaire peut varier selon l’endroit au vit ce perroquet. Il peut y avoir des variations en fonction des noix et des fruits qui poussent dans son secteur.

L’ara hyacinthe est considérée comme une espèce vulnérable. Son espérance de vie est celle d’un humain.

ENGLISH VERSION

The Hyacinth Macaw – Anodorhynchus hyacinthinus – is native to South America.

Although it is mainly present in Brazil, certain populations of Hyacinth Macaws live in Bolivia and Paraguay. In Brazil, it is present in fairly well-defined areas (in the East of the country, in the Centre and in the Pantanal).

The plumage of this large parrot is cobalt blue. But when you look at it more closely, the wings seem a little more violet and, therefore, the head a bit clearer.

The underside of tail feathers and flight feathers is gray.

But there is also a bright yellow on a part of bare skin starting from the lower mandible and on the orbital ring.

The juveniles have a paler yellow color on the bare skin and the tail feathers are shorter.

The male and female are similar.

The Hyacinth Macaw is a large parrot. It is even the largest of all parrots.

It measures 100 cm long and its wingspan can reach 150 cm.

For comparison, the Scarlet Macaw – Ara macao – measures a maximum of 89 cm tall with a wingspan of 120 cm.

But it’s not just the length, there is also this beak. An impressive beak.

The power of the beak is 15 kg per cm 2. The Hyacinth Macaw’s head contains a lot of muscles to ensure this strong pressure. It’s equivalent to that of a Pitbull. That’s to say… This parrot will be able to cut a clean branch the size of a broomstick or turn into chips any piece of wood.

But this beak is first used to break the palm nuts of which it feeds. It will also be able to eat some figs and other fruits. Moreover, these fruits help to bring him the water he needs. He will be able to complete this diet, for example, with a few snails.

He feeds mainly in the morning and evening and rests during the hottest hours of the day. The choice of diet can vary depending on the place at this parrot. There may be variations depending on the nuts and fruits that grow in its area.

The Hyacinth Macaw is considered as a vulnerable species. Its life expectancy is similar to a human.

LE CANARD MANDARIN, UN SYMBOLE DE BEAUTÉ ET DE FIDÉLITÉ – MANDARIN DUCK

Le canard mandarin – Aix galericulata – est probablement l’un des plus beaux canards au monde. Comme en matière de goût, tout est subjectif, le “probablement” s’impose.

D’autant que cette appréciation ne concerne que le mâle. La femelle est quant à elle beaucoup plus discrête. Ses couleurs sont bien plus ternes et, surtout, beaucoup moins nombreuses. Il faut bien cela pour ne pas éveiller l’attention d’un prédateur.

Revenons à notre mâle que l’on voit sur cette photo. Les mots seront difficiles à trouver pour qualifier tant de beauté. Un vrai travail d’artiste.

Toutefois, cette beauté ne dure qu’un temps. Une fois la période de reproduction terminée, le mâle perdra ce magnifique plumage pour revêtir un habit ressemblant à celui de la femelle. La mue lui permettra de renouveller son plumage et de rester discret quelques mois. Avent de porter à nouveau ce plumage spectaculaire. Le cycle de la vie.

Les femelles doivent probablement (là aussi, c’est une hypothèse), voir ces couleurs comme un signe de bonne santé chez l’éventuel partenaire.

Mais cette beauté se déplace aussi sur l’eau avec aisance et, le plus souvent, avec une certaine grâce. Quand il se dandine sur la terre ferme, il se montre tout aussi à son aise. Quant à son vol, il ne vole guère très haut mais son envergure (70 cm environ) lui permet de réagir très rapidement.

En cas de danger, il pourra se réfugier dans un arbre. C’est d’ailleurs dans un tronc creux que le canard mandarin niche.

Quand on allie autant de qualités et surtout d’aussi belles couleurs, il n’est pas étonnant que le canard mandarin soit devenu un symbole.

C’est le symbole de la fidélité, de l’harmonie et du bonheur conjugal qui caractérise ce canard auprès des Chinois.

En effet, un couple est uni pour la vie. Il n’est donc pas rare qu’un couple de ces canards mandarins soit offert à des jeunes mariés. Pour conforter l’amour et un mariage harmonieux.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’offrir un couple de canards mandarins vivants (quoique) mais plutôt une figurine ou des statuettes. Il faut bien s’adapter à l’habitat des tourtereaux….

ENGLISH VERSION

The Mandarin Duck – Aix galericulata – is probably one of the most beautiful ducks in the world. As with taste, everything is subjective, the ‘probably’ imposes itself.

Especially since this assessment only concerns the male. The female is much more unconspicuous. Its colors are much duller and, above all, much fewer. It is necessary to do so in order not to awaken the attention of a predator.

Let’s go back to our male that we see in this photo. Words will be hard to find to describe so much beauty. A true work of an artist.

However, this beauty only lasts for a time. Once the breeding period is over, the male will lose this magnificent plumage to put on a new plumage resembling that of the female. The moult will allow him to renew his plumage and remain unconspicuous for a few months. It’s time to show this spectacular plumage again. The cycle of life.

The females must probably (again, this is a hypothesis), see these colors as a sign of good health in the potential partner.

But this beauty also moves on the water with ease and, more often than not, with a certain grace. When he waddles on solid ground, he shows himself equally at ease. As for its flight, it hardly flies very high but its wingspan (about 70 cm) allows it to react very quickly.

In case of danger, it will be able to take refuge in a tree. Moreover, it is in a hollow trunk that the Mandarin Duck nests.

When you combine so many qualities and especially such beautiful colors, it is not surprising that the Mandarin Duck has become a symbol.

It is the symbol of fidelity, harmony and marital happiness that characterizes this duck among the Chinese.

Indeed, a Mandarin Duck’s pair is « married » for life. It is therefore not uncommon for a couple of these Mandarin ducks to be offered to newlyweds. To strengthen love and a harmonious marriage.

Of course, it is not about offering a couple of live Mandarin ducks (although) but rather a figurine or statuettes. One must adapt well to the habitat of the lovebirds….