Quand le temps perturbe la migration des oiseaux. Un piège mortel se referme

L’hirondelle rustique – Hirundo rustica – nous quitte en septembre pour rejoindre l’Afrique où elle passera l’hiver.
Mais le temps change vite et septembre est un mois de transition.
Cette année, cela est particulièrement vrai où l’on bascule de la canicule à un temps froid et humide.
Et quand le temps est mauvais, les insectes ne volent pas. Il est donc difficile pour ces oiseaux graciles de s’alimenter. Et quand on a faim, on résiste moins au froid et à l’humidité. Surtout quand il faut des protéines pour rejoindre l’Afrique.
Les hirondelles qui ont tardé à partir, sont souvent tombées dans ce piège mortel – froid et faim.
Et ce qui est vrai pour l’hirondelle rustique l’est encore plus pour les autres espèces d’hirondelles qui migrent plus tardivement.
En Haute-Savoie, déjà près de 46.000 hirondelles rustiques ont été comptabilisées sur leur voie migratoire. Les hirondelles de fenêtre – Delichon urbicum – sont bien plus nombreuses puisque plus de 155.000 d’entre elles sont déjà passées en septembre dans notre région.
Il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire si ce n’est, quand cela est possible, ouvrir les granges et les étables pour leur donner un abri provisoire. Mais cela ne les nourrit pas.
ENGLISH VERSION
The Barn Swallow – Hirundo rustica – leaves us in September to join Africa where it will spend the winter.
But the weather changes quickly and September is a transition month.
This year, it is particularly true when we shift from a heatwave to cold and wet weather.
And when the weather is bad, insects do not fly. It is therefore difficult for these graceful birds to feed. And when we are hungry, we resist less the cold and humidity. Especially when it takes proteins to reach Africa.
Swallows who have delayed leaving, often fall into this deadly trap – cold and hungry.
And what is true for the Barn Swallow is even more so for other species of swallows that migrate later.
In Haute-Savoie, already nearly 46,000 Barn Swallows have been counted on their migratory route. The Western House Martins – Delichon urbicum – are much more numerous since more than 155,000 of them have already passed through our region in September.
Unfortunately, there is not much to do except, when possible, opening the barns and stables to give them temporary shelter. But it doesn’t feed them.
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