Avec l’arrivée des beaux jours (et les hivers très doux), les tiques se font de plus en plus remarquées. Si les chiens et chats sont des hôtes bien connus de ce parasite, les oiseaux ne sont pas en reste. À un point tel qu’il existe un syndrome de mortalité des oiseaux lié aux tiques. Voyons…

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LA TIQUE ET LES OISEAUX – TICKS AND BIRDS

Le verdier d’Europe – Chloris chloris – est un oiseau assez commun dans le jardin durant l’hiver. Il n’est pas rare qu’un couple ou deux y nichent.

Ce qui nous permet de l’observer assez régulièrement et de nous rendre compte que les tiques apprécient bien cette espèce d’oiseaux…Chaque année, nous voyons un ou 2 verdiers d’Europe avec une tique bien plantée au niveau de la gorge.

Ces tiques – Ixodes ricinus pour la plus commune en Europe – sont bien connues des possesseurs de chiens ou de chats.

Il faut, en effet, enlever ces ectoparasites (les tiques vivent à la surface du corps de l’oiseau) pour le danger de leur venin (les tiques peuvent transmettre des maladies comme la maladie de Lyme, la piroplasmose). Le nombre de maladies transmissibles par les tiques est assez important.

Une tique est un acarien hématophage qui se nourrit exclusivement de sang. Selon l’espèce, la tique femelle se nourrit de sang à chaque étape de sa vie : passage larve-nymphe, passage nymphe-adulte, reproduction et ponte. Soit trois repas de sang de plusieurs jours à chaque fois. L’espérance de vie d’une tique est de 3 ou 4 ans

La tique a différentes stratégies. Quand elle attend son futur ‘hôte’, elle se positionne sur une tige de graminée, un brin d’herbe par exemple. Ou elle peut aussi rester sur le sol, sur des brindilles tombées, dans de crevasses.

Pour trouver un hôte, la tique n’a pas d’yeux mais utilise des capteurs de gaz carbonique situés sur ses pattes. Dans sa quête de nourriture, elle se poste sur un brin d’herbe et tend les pattes pour « renifler » son environnement immédiat.

Au stade adulte, seule la femelle se nourrit de sang, mais elle a besoin d’être fécondée pour faire des repas complets. L’accouplement a lieu soit avant la fixation de la femelle sur son hôte, soit pendant que la femelle suce déjà le sang de sa victime. Une fois fixée, la femelle peut se nourrir abondamment pendant une douzaine de jours et ainsi multiplier son poids dans de gigantesques proportions.

Une fois bien accrochée sur sa « victime », la tique va découper la peau et enfoncer son rostre. Ceci sans douleur pour l’oiseau grâce à une salive anesthésiante. 

Les oiseaux peuvent être particulièrement sensibles à ce que l’on appelle le Syndrome de mortalité des oiseaux lié aux tiques. Cela se manifeste par un abattement ou une mort brutale chez des oiseaux a priori en bonne santé (sans signes de maladies). On trouve un œdème et un hématome sous-cutané au niveau de la tête ou du cou, proche d’une tique. Il parait que cela n’arrive pas en hiver. Bon, ce verdier n’est pas « encore » mort (photo du 12 mars 2026).

Enlever une tique à un oiseau est une mission quasi-impossible (sauf à réussir à l’attraper). Le réchauffement climatique, les modifications des paysages favorisent la propagation de ces parasites et leurs prédateurs (comme l’étourneau, la musaraigne, la poule domestique, des insectes et d’autres animaux, végétaux et bactéries) ont bien du travail.

ENGLISH VERSION

The European greenfinch – Chloris chloris – is a fairly common garden bird during winter, and it is not uncommon for one or two pairs to nest there.

Which allows us to observe it quite regularly and realize that ticks really appreciate this species of birds…. Every year, we see one or two greenfinches with a tick planted in their throat.

These ticks – Ixodes ricinus for the most common species in Europe – are well known to owners of dogs or cats.

It is necessary, indeed, to remove these ectoparasites (ticks live on the surface of the bird’s body) for the danger of their venom (ticks can transmit diseases such as Lyme disease). The number of tick-borne diseases is quite high.

A tick is a bloodsucking mite that feeds exclusively on blood. Depending on the species, the female tick feeds on blood at every stage of its life: larva-nymph passage, pupa-adult passage, reproduction, and egg laying. That is, three multiple-day blood meals each time. The life expectancy of a tick is 3 or 4 years.

The tick has different strategies. When it waits for its future ‘host’, it positions itself on a grass stem, a blade of grass for example. Or it can also position itself on the ground, on fallen twigs, in crevices.

To find a host, the tick does not have eyes but uses carbon dioxide sensors located on its legs. In her search for food, she stands on a blade of grass and stretches out her legs to « sniff » her immediate environment.

At the adult stage, only the female feeds on blood, but she needs to be fertilized to make complete meals. Mating occurs either before the female is attached to its host or while the female is already sucking the blood of her victim. Once fixed, the female can feed abundantly for a dozen days and thus multiply its weight in gigantic proportions.

Once firmly attached, the tick will cut through the skin and drive in its rostrum. This is painless for the bird thanks to anesthetic saliva.

birds can be particularly susceptible to the so-called avian tick-related syndrome. This is manifested by dejection or sudden death in birds that are a priori healthy (without signs of disease). There is edema and a subcutaneous hematoma in the head or neck. It seems that this does not happen in winter. Well, this greenfinch is not « yet » dead (photo of March 12, 2026).Removing a tick from a bird is almost an impossible mission (unless you manage to catch it). Global warming, changes in landscapes favor the spread of these parasites and their

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