Un oiseau remarquable par ses couleurs et son mode de vie. Mais aussi par une morphologie parfaitement adaptée à sa technique de pêche. Essayons d’entrer un peu dans la tête du martin-pêcheur. Le Martin-pêcheur d’Europe – Alcedo atthis – est un petit oiseau (16 cm) trapu et aisément reconnaissable à ses couleurs. Cet oiseau est…

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LE MARTIN-PÊCHEUR D’EUROPE, UNE MORPHOLOGIE ADAPTÉE AU PLONGEON – COMMON KINGFISHER

Le Martin-pêcheur d’Europe – Alcedo atthis – est un petit oiseau (16 cm) trapu et aisément reconnaissable à ses couleurs.

Cet oiseau est considéré comme étant un bioindicateur de la qualité d’un milieu aquatique. Ce qui, en clair, signifie que sa présence peut rassurer sur le milieu environnant.

Le martin-pêcheur d’Europe vit au bord des eaux qu’elles soient courantes ou stagnantes, l’important est qu’elles ne gèlent pas et qu’elles soient poissonneuses.

Sa technique de pêche est simple. Une fois, la proie repérée (le plus souvent des petits poissons de 5 à 7 cm de long ou des batraciens), il plonge dans l’eau pour s’en saisir.

Mais une entrée dans l’eau à grande vitesse pourrait lui fracasser le crâne si celui-ci n’était pas adapté. Dame Nature a tout prévu.

Les oiseaux pratiquant ce genre de pêche ont, en général, un bec long et étroit. La forme de ce bec et la morphologie du crâne permettent une pénétration dans l’eau sans choc.  Ils subissent des contraintes partagées entre les structures dures et molles de la zone bec/crâne adaptées pour absorber l’impact et en réduire les effets.

Mais plonger nécessite de protéger l’oeil, organe fragile et indispensable. Pour cela, comme chez les rapaces par exemple, les martin-pêcheurs d’Europe ont une troisième paupière que l’on appelle “nictitante”. Cette membrane translucide balaie l’oeil à très grande vitesse pour éviter les projections qui pourraient l’abîmer.

Mais nous le savons tous, il nous est difficile de voir dans l’eau. Un phénomène que les physiciens appellent “la réfraction”. La lumière est déviée au contact de l’eau, ne permettant pas de localiser précisément la proie.  Le cristalin fait alors très rapidement une mise au point permettant à l’oiseau de localiser immédiatement sa victime. Le martin-pêcheur capture les poissons quasiment à la surface. Cette adaptation lui est suffisante.

Une fois le poisson dans le bec, le martin-pêcheur d’Europe va remonter à la surface. Il va utiliser (sans le savoir) la poussée d’Archimède, aidé en cela par l’air stocké dans ses plumes. Il va se servir de ses ailes courtes et arrondies sous l’eau pour se donner de l’élan.

Il viendra alors se peercher. Il assomera le poisson en le frappant sur la branche puis l’avalera tête la première.

Et il replongera pour une nouvelle capture.

ENGLISH VERSION

The Common Kingfisher – Alcedo atthis – is a small (16 cm) stocky bird, easily recognizable by its colors.

This bird is considered to be a bioindicator of the quality of an aquatic environment. Which, in short, means that its presence can reassure the surrounding environment.

The Common Kingfisher lives at the edge of waters whether they are common or stagnant, the important thing is that they do not freeze and that they are full of fish.

His fishing technique is simple. Once the prey is spotted (most often small fish 5 to 7 cm long or batrachians), it dives into the water to catch them.

But a high-speed entry into the water could shatter his skull if it wasn’t adapted. Mother Nature has planned everything.

The birds practicing this kind of fishing have, in general, a long and narrow beak. The shape of this beak and the morphology of the skull allow penetration into water without shock.  They undergo shared stresses between the hard and soft structures of the beak/skull area adapted to absorb the impact and reduce its effects.

But diving requires protecting the eye, a fragile and essential organ. For this, as with birds of prey for example, the Common Kingfishers have a third eyelid called « nictitating membrane ». This translucent membrane protects the eye at very high speed to avoid projections that could damage it.

But as we all know, it is difficult for us to see in water. A phenomenon that physicists call « refraction. » Light is deflected on contact with water, making it impossible to precisely locate the prey.  The crystallite then very quickly focuses, allowing the bird to immediately locate its victim. The kingfisher catches fish almost at the surface. This adaptation is sufficient for it.

Once the fish is in its mouth, the kingfisher will come back to the surface. He will use (without knowing it) the thrust of Archimedes, helped by the air stored in his feathers. He will use his short, rounded wings underwater to give himself momentum.

He will then come to fish himself. He will knock the fish out by hitting it on the branch, then swallow it head first.

And he will dive again for a new capture.

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