Le Grand Éclectus n’est pas vraiment comme les autres perroquets. Tants par son plumage que ses mœurs, il se démarque beaucoup de ce que l’on appelle « les becs crochus ». Le grand éclectus – Eclectus roratus – est originairedes îles Salomon, des Moluques, d’Aru, de Tanimbar, de Nouvelle-Guinée et de quelques îles de ces régions. Comme…

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LE GRAND ÉCLECTUS, UN CAS PARTICULIER CHEZ LES PERROQUETS – MOLUCCAN ECLECTUS

Le grand éclectus – Eclectus roratus – est originairedes îles Salomon, des Moluques, d’Aru, de Tanimbar, de Nouvelle-Guinée et de quelques îles de ces régions.

Comme souvent chez les espèces insulaires, plusieurs sous-espèces sont reconnues par les spécialistes. Elles diffèrent en taille et en couleurs. Des variations propres à chaque territoire. Ces sous-espèces peuvent varier en nombre au fil du temps et des études scientifiques.

Le grand éclectus peut ainsi mesurer entre 35 et 42 cm. Si, en général, les perroquets ne montrent pas de dimorphisme sexuel (le mâle et la femelle étant le plus souvent identiques), ce n’est pas du tout le cas chez le grand éclectus.

Si le mâle (que l’on voit ici) est principalement vert avec un bec jaune-orangé pour la mandibule supérieure et noir pour la mandibule inférieure, la femelle est principalement rouge mais montre du violet sur certaines parties du corps. Le bec est entièrement noir.

Très souvent chez les oiseaux, le mâle est plus coloré que la femelle. Pas chez celle-ci. Au point que certains ornithologues, lors des premières découvertes de cet oiseau, pensaient avoir à faire à deux espèces distinctes.

Le grand éclectus se nourrit de fruits, de bourgeons, de graines, de noix, de jeunes feuilles. Une attirance qui lui vaut le titre de “peste” par les dégâts commis dans les vergers et les jardins.

Si l’espèce est plutôt solitaire, le couple peut retrouver d’autres grands éclectus dans un dortoir pour y passer la nuit.

Autre particularité chez cette espèce, le côté “polygame” avéré.

C’est en période de reproduction que la situation change. Si la femelle couve seule ses oeufs, elle a très souvent la visite de plusieurs mâles qui lui apportent à manger. On a ainsi pu compter 6 ou 7 mâles différents venant à l’entrée du nid.

Mais ces mâles ne s’occupent pas d’une seule femelle. Ils ont d’autres nids à visiter dans la journée. Un mâle gère un territoire sur lequel poussent de grands arbres, indispensables pour héberger un nid dans une cavité du tronc. Plus le territoire est vaste, plus la forêt dispose de très grands arbres (plusieurs dizaines de mètres de haut), plus il y aura de nids.

ENGLISH VERSION

The Moluccan Eclectus – Eclectus roratus – is native to the Solomon Islands, the Moluccas, Aru, Tanimbar, New Guinea and nearby islands in these regions.

As is often the case with island species, several subspecies are recognized by specialists. They differ in size and color. Variations specific to each territory. These subspecies may vary in number over time and scientific studies.

The Moluccan Eclectus can thus measure between 35 and 42 cm. If, in general, parrots do not show sexual dimorphism (the male and female are most often similar), this is not at all the case with the Moluccan Eclectus.

If the male (seen here) is mainly green with an orange-yellow beak for the upper mandible and black for the lower mandible, the female is mainly red but shows purple on some parts of the body. The beak is entirely black.

 Very often in birds, the male is more colorful than the female. Not in this one. To the point that some ornithologists, during the first discoveries of this bird, thought they were dealing with two distinct species.

The Moluccan Eclectus feeds on fruits, buds, seeds, nuts, and leaf-buds. An attraction that earned him the title of « pest » for the damage done to orchards and gardens.

If the species is rather solitary, the couple can find other Moluccan Eclectus in a roost for the night.

Another characteristic in this species is the proven “polygamous” aspect.

It is during the breeding season that the situation changes. If the female broods her eggs alone, she very often has the visit of several males who bring her food. We were thus able to count 6 or 7 different males coming at the entrance of the nest.

But these males do not take care of a single female. They have other nests to visit during the day. A male manages a territory on which grow large trees, essential to house a nest in a cavity of the trunk. The larger the territory, the more trees there are (several tens of meters high), the more nests there will be.

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