Il arrive tard d’Afrique et y repart tôt. On n’y prête guère attention. Il est vrai qu’il n’a pour lui ni les couleurs ni le chant de bien d’autres espèces. Chasseur inépuisable, il se montre peu farouche quand nos chemins se croisent. La mouche ou le papillon ont plus d’intérêt que la présence d’un promeneur.…

LE GOBEMOUCHE GRIS, UN MODÈLE DE DISCRÉTION – THE SPOTTED FLYCATCHER

Le Gobemouche gris – Muscicapa striata – est de la taille du moineau domestique – Passer domesticus. Mais c’est bien l’un des rares points communs entre ces deux espèces.

Son plumage est discret. Pas de marques qui permettraient de le mettre en valeur, Pas de couleurs éclatantes non plus. Juste un dégradé de gris, de brun et quelques stries. Bref, la discrétion est son leitmotiv.

Et son plumage ressemble à son ramage. Lui aussi très discret. Il faut tendre l’oreille pour percevoir les quelques notes qu’il peut égrener au cœur de la végétation. Rien à voir avec les autres oiseaux de la forêt.

Son territoire nécessite la présente d’arbres, de piquets de clôture, de fils barbelés voire un outil de jardinage planté dans le sol pour servir de poste d’affût. Un jour ici, un jour ailleurs. C’est un oiseau qui a la bougeotte.

Par contre, c’est un chasseur infatigable. Son menu est simple : des insectes, encore des insectes, toujours des insectes. Et plus particulièrement ceux qui volent. Papillons, libellules, mouches, tout est bon. Bien sûr, il mangera tout autant un insecte caché dans l’herbe ou sur une branche.

Il faut profiter de sa présence. Elle ne dure que quelques mois. Il arrive fin avril voire début mai de son aire d’hivernage en Afrique. Il repartira là-bas dès le mois d’août ou septembre pour les retardataires. Cela se comprend quand on connaît son régime alimentaire.

Un oiseau bien utile par la quantité d’insectes qu’il consomme mais qui souffre de l’emploi des pesticides et de l’agriculture intensive. Et ce qu’il vit chez nous, il le ressent aussi tout au long de son parcours migratoire jusqu’en Afrique.

ENGLISH VERSION

The Spotted Flycatcher – Muscicapa striata – is the size of the house sparrow – Passer domesticus. But this is one of the few common points between these two species.

Its plumage is inconspicuous. There are no marks that would make it stand out, nor are there any bright colors. Just a gradient of gray, brown, and a few streaks. In short, discretion is her leitmotif.

And his plumage resembles his song. He is also very discreet. You have to listen carefully to perceive the few notes it can pick out from the heart of the vegetation. Nothing to do with the other birds in the forest.

His territory requires the presence of trees, fence stakes, barbed wire or even a gardening tool planted in the ground to serve as a lookout post. One day here, another day somewhere else. This species have the fidgets.

On the other hand, he is a tireless hunter. His diet is simple: insects, more insects, always insects. And especially those who fly. Butterflies, dragonflies, flies, everything is good. Of course, he will also eat an insect hidden in the grass or on a branch.

We need to take advantage of his presence. It only lasts a few months. He arrives at the end of April or even at the beginning of May from his wintering area in Africa. He will leave there as early as the month of August or September for those who are late. This is understandable when you know his diet.

A very useful bird by the quantity of insects it consumes but which suffers from the use of pesticides and intensive agriculture. And what he experiences here, he also feels it throughout his migratory flight to Africa.

Chant / Song : Lars Edenius, XC802883. Accessible sur www.xeno-canto.org/802883

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