Si la petite mésange bleue est une des premières espèces d’oiseaux à fréquenter le jardin dès l’apparition du froid, elle est aussi une des premières à s’éclipser dès l’arrivée des beaux jours. Plusieurs raisons à cela. Essayons de les découvrir.

La mésange bleue – Cyanistes caeruleus – est une des premières espèces à venir dans le jardin dès que le temps se dégrade en automne.
Attirée par la disponibilité de la nourriture que nous lui mettons à disposition, elle fréquente assidûment les mangeoires et les distributeurs de boules de graisse.
Cette adaptabilité lui sauve la vie puisque les efforts à fournir pour se nourrir sont moins importants et permettent ainsi de supporter plus facilement le froid, la neige. Bref, l’hiver.
Comme elle a un tempérament querelleur, elle ne s’en laisse pas conter quand il s’agit de sauver sa peau. Tant mieux pour elle, tant mieux pour nous.
Si l’hiver est l’occasion de croiser en nombre cette petite mésange dans le jardin, le retour du printemps ne garantit pas sa présence.
À cela, plusieurs raisons.
La nourriture est plus abondante avec l’apparition des premiers insectes. C’est moins la galère pour trouver de quoi manger.
Le printemps, c’est aussi l’époque où la reproduction bat son plein.
La mésange bleue nichant dans une cavité, le jardin ne favorise pas toujours la nidification de cette espèce. À moins d’y poser des nichoirs artificiels.
Qui dit reproduction, dit le plus souvent délimitation d’un territoire. Donc, les autres mésanges bleues sont chassées quand le couple est formé.
Il faut aussi préserver la zone de chasse. Un couple de mésange bleue va ainsi effectuer des centaines d’aller-retours entre le nid et la végétation environnante pour nourrir la douzaine d’oisillons dans le nid. On parle de 500 à 600 allers et retours par jour.
N’oublions pas que les chats et autres prédateurs sont plus facilement dehors qu’en plein hiver. S’éloigner des habitations peut aussi être une raison pour se préserver.
ENGLISH VERSION
Blue Tit – Cyanistes caeruleus – is one of the first species to come into the garden as soon as the weather deteriorates in autumn.
Attracted by the food we make available to her, she regularly visits feeders and fat ball distributors.
This adaptability saves its life since the efforts to provide for feeding are less important and thus make it easier to withstand the cold, the snow. In short, winter.
Since its has a quarrelsome disposition, she doesn’t let it be taken away from her when it comes to saving its own skin. So much the better for her, so much the better for us.
If winter is an opportunity to meet this small Blue Tit in the garden, the return of spring does not guarantee its presence.
For several reasons.
Food is more abundant with the appearance of the first insects. It’s less of a hassle to find something to eat.
Spring is also the time when reproduction is in full swing.
As the blue tit nests in a cavity, the garden does not always promote the nesting of this species. Unless you put artificial nest boxes there.
Who says breeding, most often says the delimitation of a territory. So, the other Blue Tits are hunted when the pair is formed.
The hunting area must also be preserved. A pair of Blue Tits will make hundreds of trips back and forth between the nest and the surrounding vegetation to feed the dozen chicks in the nest. We are talking about 500 to 600 round trips per day.
Let’s not forget that cats and other predators are more easily outside than in the middle of winter. Moving away from homes can also be a reason to preserve oneself.
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