Un spécialiste. Il ne mange que des serpents. Du moins, quand il fait chaud. Un rapace que l’on ne trouve que dans les régions chaudes. Ils ne sont guère nombreux en France. Découvrons ce rapace que le réchauffement climatique va, peut-être, aider mais les difficultés sont nombreuses. Voici le Circaète Jean-le Blanc, l’aigle aux serpents.

Le circaète Jean-Le-Blanc – Circaetus gallicus – est un rapace spécialisé dans la chasse aux serpents.
Disons que les reptiles (dont principalement les couleuvres) représentent environ 70% de son alimentation. Le reste étant constitué de grenouilles, d’orvets, de lézards ou de crapauds, d’oiseaux blessés ou malades voire de gros insectes. Il chasse ce type de proies quand le froid ou la pluie ne permettent pas aux serpents de se chauffer en plein soleil.
Ce rapace est parfaitement adapté pour se nourrir de serpents.
De grands yeux pour mieux les repérer, de grands tarses pour éviter les attaques du reptile et un bec capable de tuer une couleuvre de 2 mètres de long.
Il ne peut pas transporter ces longs serpents. Alors, pour se faciliter la tâche, il avale sa proie par la tête et laisse pendre une partie de la queue hors du bec. Cette technique est surtout utilisée quand il faut amener les proies au nid pour nourrir les oisillons.
Évidement, avec un tel régime alimentaire, il faut un climat et un terrain favorables aux serpents.
Surtout qu’un couple consomme environ 700 à 800 serpents en période de reproduction. Le reste de l’année, c’est quasiment un serpent par jour par oiseau.
Pas étonnant dès lors que le circaète Jean-le-Blanc vit principalement en région méditerranéenne.
Bien sûr, on le rencontre un peu plus au nord mais les serpents ne se réchauffent pas sous la pluie…En France, il y aurait entre 1000 et 2000 couples répartis sur un territoire occupant la moitié sud du pays..
On le voit en Haute-Savoie lorsqu’il migre vers l’Afrique en août et septembre. Ils ne sont guère nombreux. (11 en 2023, 9 en 2024 et 20 en 2025). Il rejoint les savanes au sud du Sahara.
L’urbanisation, le développement de l’agriculture (et l’usage des pesticides), la disparition des haies et l’augmentation des zones boisées expliquent en grande partie la disparition de cet aigle des serpents. Si le réchauffement climatique peut favoriser le développement des serpents, il peut aussi générer l’asséchement des terrains. Ce qui sera préjudiciable à l’espèce.
ENGLISH VERSION
The Short-toed Snake Eagle – Circaetus gallicus – is a raptor specialized in snake hunting.
Let’s say that reptiles (mainly snakes) represent about 70% of its diet. The rest being made up of frogs, orvets, lizards or toads, injured or sick birds or even large insects. It hunts this type of prey when the cold or rain does not allow snakes to warm up in full sun.
This bird of prey is perfectly adapted to feed on snakes.
Large eyes to better spot them, large tarses to avoid the attacks of the reptile and a beak capable of killing a snake 2 meters long.
He can’t carry those long snakes. So, to make things easier for himself, he swallows his prey by the head and lets part of the tail hang out of the beak. This technique is mainly used when it is necessary to bring prey to the nest to feed the chicks.
Of course, with such a diet, you need a climate and terrain favorable to snakes.
Especially since a couple consumes about 700 to 800 snakes during the breeding season. The rest of the year, it’s almost one snake a day per bird.
No wonder then that Short-toed Snake Eagle lives mainly in the Mediterranean region.
Of course, we meet him a little further north but the snakes don’t warm up in the rain…In France, there are between 1,000 and 2,000 couples spread over a territory occupying the southern half of the country.
We see him in Haute-Savoie when he migrates to Africa in August and September. There are hardly any (11 in 2023, 9 in 2024, and 20 in 2025). It joins the savannas south of the Sahara.
Urbanization, the development of agriculture (and the use of pesticides), the disappearance of hedgerows and the increase in wooded areas largely explain the disappearance of this snake eagle. If global warming can promote the development of snakes, it can also generate land drying. This will be detrimental to the species.
Laisser un commentaire