Le pigeon ramier est notre plus gros pigeon européen. Chassé à la campagne comme gibier, il a aussi été la cible des chasseurs pour les dégâts qu’il commet dans les champs. Un végétarien avéré qui aime les jeunes pousses et les bourgeons. Pas bête, notre pigeon a compris que la ville pouvait être son salut. Pas de chasse en ville, le gîte et le couvert souvent assurés, voila la belle vie. Découvrons un peu un pan de vie de ce pigeon ramier.

Le pigeon ramier – Columba palumbus – est un oiseau bien connu mais aussi très méconnu.
Ce grand pigeon, un peu lourdaud, un peu ventru, présente un plumage plutôt varié et élégant.
Il s’est parfaitement adapté à tous les milieux qui l’environnent.
Habitant la campagne, on le voit souvent dans les champs à picorer quelques grains.
Cette habitude de venir manger ces céréales et les jeunes plants dans les champs n’est guère appréciée des agriculteurs. Quelques coups de fusil permettaient de réduire le nombre de ces « voleurs de grains » tout en améliorant l’alimentation de la population.
Ce statut d’animal chassable date de la Révolution française où le droit de chasse s’est démocratisé jusqu’aux populations les plus pauvres, celles vivant à la campagne.
Mais le pigeon n’est pas forcément un pigeon…
Il s’est aperçu que si l’homme le chassait à la campagne, ce n’était pas la même chose en ville. Là, interdiction de chasser à proximité des maisons. Une paix royale pour l’oiseau. D’autant que la ville offre de quoi manger et boire voire nicher. Et si besoin, en quelques battements d’ailes, il rejoint la campagne et ses champs.
La création de grands parcs et, il faut le reconnaître, l’émergence d’une approche différente de la nature mais aussi de la chasse ont été des facteurs particulièrement favorables au développement du pigeon ramier en ville.
Le pigeon ramier passe donc d’un milieu à l’autre sans aucun problème. Par contre, sa présence peut être cyclique. Il viendra facilement, en hiver, dans le jardin chercher quelques graines. Il partira ensuite dormir dans les bois et retrouver des dizaines voire des centaines d’autres pigeons ramiers. Au printemps, sa présence au jardin peut être synonyme de dégâts puisqu’il se nourrit de bourgeons, de plantules, de feuilles, de baies.
Une vie contrariée. Chassé ici, chassé là. Mais qui permet de démontrer une véritable capacité d’adaptation.
ENGLISH VERSION
The Common Wood Pigeon – Columba palumbus – is a well-known bird but also very little known.
This large pigeon, a little heavy, a little potbellied, presents a rather varied and elegant plumage.
He has adapted perfectly to all the environments around him.
Living in the countryside, we often see him in the fields pecking at a few grains.
This habit of coming to eat these cereals and young plants in the fields is not appreciated by farmers. A few rifle shots allowed to reduce the number of these « grain thieves » while improving the population’s diet.
This status of huntable animal dates back to the French Revolution, when the right to hunt was democratized even among the poorest populations, those living in the countryside.
But the pigeon is not necessarily a sucker…
He realized that if the man was hunting him in the countryside, it wasn’t the same thing in the city. There, it was forbidden to hunt near houses. A royal peace for the bird. Especially as the city offers food and drink, even to nest. And if necessary; in a few wingbeats, he joins the countryside and its fields.
The creation of large parks and, it must be recognized, the emergence of a different approach to nature but also to hunting have been particularly favorable factors for the development of the wood pigeon in town.
The common wood pigeon therefore moves from one environment to another without any problem. However, its presence can be cyclical. He will come easily, in winter, to the garden to look for some seeds. He will then go to roost in the woods and find dozens or even hundreds of other wood pigeons. In spring, its presence in the garden can be synonymous with damage since it feeds on buds, seedlings, leaves, and berries.
A life thwarted. Hunted here, hunted there. But which allows to demonstrate a true capacity of adaptation.
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