Une rencontre au fil de l’eau de deux oiseaux aux nombreuses similitudes mais aussi quelques différences. Héron et cigogne, l’un près de l’autre. Une scène pas si rare que cela. Il n’est pas rare d’observer la présence d’un cigogne blanche – Ciconia ciconia – en compagnie d’un héron cendré – Ardea cinerea. Cette rencontre est même…

CIGOGNE ET HÉRON, UNE COHABITATION PACIFIQUE – STORK AND HERON : A PEACEFUL COEXISTENCE.

Il n’est pas rare d’observer la présence d’un cigogne blanche – Ciconia ciconia – en compagnie d’un héron cendré – Ardea cinerea.

Cette rencontre est même assez fréquente dans les zones humides.

Ces oiseaux, de morphologie assez proche, se côtoient sans trop de tensions. C’est même une certaine indifférence qui prévaut.

Bien qu’habitant les mêmes endroits (zones humides, marais, terres inondables, étangs) et se nourrissant à peu près de proies similaires, nous pourrions penser que les guerres de territoire seraient fréquentes entre ces deux oiseaux dotés d’un bec redoutable.

Il n’en est rien. Tout se passe comme dans le meilleur des mondes. Surtout quand il y a de l’espace et de la nourriture pour tout le monde. Sinon, quelques parades d’intimidation et chacun garde ses distances. Ces oiseaux ont des techniques différentes pour se nourrir, ce qui facilite aussi leur cohabitation.

La cigogne marche lentement et tout le temps. Elle harponne une grenouille ou un poisson en sondant l’eau de son bec rouge.

Le héron cendré adopte une autre technique. Il chasse à l’affût. Quand un poisson ou en campagnol passe à proximité, il l’embroche et l’avale tête la première.

Cette cohabitation se limite le plus souvent à une présence dans un lieu donné pour s’y nourrir. Dès lors qu’il s’agit de nicher, c’est chacun chez soi. Le héron rejoindra sa héronnière, au sommet de grands arbres. La cigogne blanche bâtira son immense nid sur le toit d’une maison, sur un pylône électrique ou un arbre mort. Un nid caché dans les arbres au milieu d’autres nids pour le héron et un nid bien visible et isolé pour la cigogne blanche.

ENGLISH VERSION

 It is not uncommon to see a white stork – Ciconia ciconia – in the company of a grey heron – Ardea cinerea -.

Such encounters are actually quite frequent in wetland areas.

These birds, which share a similar body shape, coexist without much tension; indeed, a sense of mutual indifference generally prevails.

Given that they inhabit the same environments—wetlands, marshes, floodplains, and ponds—and feed on roughly similar prey, one might expect frequent territorial disputes between these two birds, both of which possess formidable beaks.

That is not the case at all. Everything unfolds as if in the best of all possible worlds—especially when there is enough space and food for everyone. Otherwise, a few displays of intimidation suffice, and each keeps its distance. These birds employ different foraging techniques, which also makes it easier for them to coexist.

The stork walks slowly and ceaselessly, spearing a frog or a fish as it probes the water with its red beak.

The grey heron employs a different technique: ambush hunting. When a fish or a vole passes nearby, it spears the prey and swallows it head-first.

This coexistence is usually limited to sharing a feeding ground; when it comes to nesting, each species goes its own way. The heron returns to its colony at the tops of tall trees, while the white stork builds its massive nest on a rooftop, a power pylon, or a dead tree. The heron’s nest is concealed among others in the trees, whereas the white stork’s nest is isolated and highly visible.

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