Si la forêt est son domaine, l’hiver nous amène cet étrange oiseau dans nos jardins. Si quelques arbres lui sont nécessaires, les mangeoires l’attirent beaucoup. Découvrons un peu cet oiseau qui marche la tête en bas.

La sittelle torchepot – Sitta europaea – vit dans les forêts mais elle vient souvent dans les parcs, les jardins, les vergers et dans certaines haies.
Cette présence dans les jardins est assez récente. Il faut aussi certaines conditions pour que cette espèce vienne s’y aventurer. Notamment que des arbres y soient plantés et que ce jardin ne soit pas trop éloigné de zones boisées. Que ces arbres soient morts ou vivants, ils offrent toujours une opportunité pour notre oiseau. Soit pour se nourrir, soit pour y nicher.
La sittelle torchepot est un oiseau facile à reconnaître. Le mâle et la femelle sont semblables.
Elle mesure 14 cm. C’est un oiseau grimpeur très actif qui se déplace dans les arbres dans tous les sens. Pour cela, elle est munie d’ongles et de doigts robustes.
Cet oiseau arboricole se montre particulièrement agile lorsqu’il explore le tronc ou les branches d’un arbre. La sittelle torchepot se déplace rapidement dans les arbres. Quand elle s’envole, son vol est direct et rapide. On peut deviner une queue courte. Ses ailes sont plutôt arrondies.
Cette façon de se déplacer tête en bas est assez unique chez les oiseaux. Ce que ne fait pas, par exemple, le pic qui, lui, monte et descend mais la tête toujours en haut.
Contrairement au pic, la sittelle torchepot ne prend pas appui sur sa queue.
Si la sittelle torchepot se nourrit principalement d’insectes au printemps et en été, elle mange des graines en hiver. Noisettes, glands, fruits du frêne, du hêtre et de conifères font l’affaire.
Elle fait des provisions en dissimulant des graines dans l’écorce d’un arbre ou dans le sol. Comme le fait le pic épeiche ou le geai des chênes.
La sittelle torchepot fréquente les mangeoires en hiver et n’hésite pas à écarter les autres oiseaux pour s’accaparer ses graines favorites. Elle apprécie beaucoup les graines de tournesol.
En hiver, la sittelle torchepot est surtout granivore. Quand elle prend une graine, c’est pour la manger ailleurs. Ou alors la cacher pour des jours plus difficiles.
Comme le geai des chênes, elle fait des provisions pour passer au mieux les journées froides et enneigées de l’hiver.
ENGLISH VERSION
The Eurasian nuthatch – Sitta europaea – lives in forests but often visits parks, gardens, orchards, and certain hedgerows.
Its presence in gardens is a relatively recent development. Certain conditions must be met for the species to venture there—specifically, the presence of trees and proximity to wooded areas. Whether the trees are dead or alive, they offer opportunities for the bird, whether for foraging or nesting.
The Eurasian nuthatch is an easily recognizable bird; the male and female are similar.
It measures 14 cm in length. It is a highly active climber that moves about in trees in all directions, aided by its sturdy toes and claws.
This arboreal bird is remarkably agile when exploring tree trunks or branches, moving quickly through the canopy. When it takes flight, its movement is direct and swift. It has a short tail and rather rounded wings.
This method of moving about head-down is quite unique among birds. It is not practiced, for instance, by the woodpecker, which moves both up and down but always keeps its head facing upward.
Unlike the woodpecker, the Eurasian nuthatch does not use its tail for support.
While the Eurasian nuthatch feeds primarily on insects in spring and summer, it eats seeds in winter; hazelnuts, acorns, and the fruits of ash, beech, and conifer trees all serve the purpose.
It lays in stores by hiding seeds in tree bark or in the ground—much like the great spotted woodpecker or the Eurasian jay.
The Eurasian nuthatch visits bird feeders in winter and does not hesitate to push other birds aside to claim its favorite seeds; it is particularly fond of sunflower seeds.
In winter, the Eurasian nuthatch feeds primarily on seeds. When it picks up a seed, it takes it elsewhere to eat—or to cache it for leaner times.
Like the Eurasian jay, it stocks up to help it get through the cold, snowy days of winter.
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