Il est à peine né que les dangers se multiplient. Le jeune moineau domestique doit faire face à de nombreux risques menaçant son existence. Sans vouloir entrer dans une série catastrophe, la liste peut être longue. Mais notre moineau a de la ressource. Alors que nous n’avons pas conscience de tout cela, apprécions sa présence…

LE MOINEAU DOMESTIQUE JUVÉNILE, UNE VIE PAS SI FACILE. THE JUVENILE HOUSE SPARROW: A NOT-SO-EASY LIFE.

Le moineau domestique – Passer domesticus – est un oiseau familier, proche des humains depuis des siècles. Il est si commun que l’on n’y prête guère d’attention.

Mais, s’il s’est parfaitement adapté à la vie citadine, il reste que son quotidien est loin d’être facile.

Les dangers qui guettent le moineau domestique sont encore plus nombreux quand il est jeune.

La mortalité juvénile est forte. Les oisillons meurent au nid notamment lors de fortes pluies. Les nids sont rudimentaires et ne protègent pas tant les poussins du froid et de l’humidité. Aujourd’hui, les canicules à répétition asphyxient et déshydratent les jeunes oiseaux au nid.

Pour fuir ces dangers ou par grand vent, les jeunes tombent du nid avant de pouvoir voler. La raréfaction de la nourriture (surtout des insectes dont les parents nourrissent les oisillons) les rend malingres et chétifs. Les malformations se rencontrent parfois chez certains oisillons.

La liste est donc déjà longue alors que le jeune n’a pas encore 2 semaines d’existence….

La vie continue et les dangers aussi.

Si les prédateurs sont nombreux (chat, épervier, rapace nocturne et, parfois, les goélands), d’autres risques sont plus liés aux humains. Les chocs avec les automobiles ou les vitres des maisons sont surtout vrais en ville. La campagne n’est guère absente avec l’empoisonnement du grain dans la lutte contre les rongeurs.

Bref, une vie d’enfer mais que surmonte assez bien notre moineau domestique.

Il est vrai qu’il peut mener jusqu’à 3 nichées par an pour compenser ces pertes. Sa nourriture est aussi variée, multipliant ainsi ses chances de se nourrir.

Espérons que ce jeune moineau que nous avons photographié sur les bords du Léman, puisse apprécier la beauté de son environnement et y vivre longtemps.

ENGLISH VERSION

The house sparrow – Passer domesticus – is a familiar bird that has lived close to humans for centuries. It is so common that it often goes unnoticed.

Yet, while it has adapted perfectly to city life, its daily existence is far from easy.

The dangers facing the house sparrow are even greater during its youth.

Juvenile mortality is high. Chicks often die in the nest, particularly during heavy rains; the nests are rudimentary and offer little protection against the cold and damp. Today, recurring heatwaves suffocate and dehydrate young birds in the nest.

To escape these dangers—or due to strong winds—the young fall from the nest before they are able to fly. A scarcity of food (especially the insects parents use to feed their chicks) leaves them sickly and stunted. Malformations are also sometimes found in some chicks.

The list of hazards is already long, even though the young bird is not yet two weeks old…

Life goes on, and so do the dangers.

While predators abound—cats, sparrowhawks, nocturnal birds of prey, and sometimes gulls—other risks are more closely linked to humans. Collisions with cars or house windows are particularly common in urban areas. The countryside is not without its own hazards, however, such as grain poisoning used in rodent control.

In short, a tough life—but one that our house sparrow manages to overcome quite well.

Admittedly, it can raise up to three broods a year to compensate for these losses. Its diet is also varied, thereby increasing its chances of finding food.

Let us hope that the young sparrow we photographed on the shores of Lake Geneva can appreciate the beauty of its surroundings and live a long life there.

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