Son plumage est magnifique. Comme il est du genre grégaire, il s’observe souvent en groupe important. Un avantage pour la survie face à de redoutables prédateurs. Et l’effet de groupe joue aussi à plein, côté bruit. Et pas qu’en émettant des cris. Le choucador à oreillons bleus – Lamprotornis chalybaeus – est un étourneau africain…

LE CHOUCADOR À OREILONS BLEUS, UN OISEAU AFRICAIN GRÉGAIRE ET BRUYANT – THE GREATER BLUE-EARED STARLING, A GREGARIOUS AND NOISY AFRICAN BIRD.

Le choucador à oreillons bleus – Lamprotornis chalybaeus – est un étourneau africain commun au plumage irisé. Il peut même être abondant dans de nombreux pays.

Le choucador à oreillons bleus est grégaire. Ce comportement est même très développé chez cette espèce. C’est par dizaines voire centaines d’individus qu’ils se retrouvent dans d’immenses dortoirs pour y passer la nuit. Souvent associés à d’autres espèces d’étourneaux, ils se posent pour y dormir dans de grands arbres, des arbustes épineux ou des roselières pour échapper aux prédateurs que sont notamment les serpents et les rapaces. Les arbustes épineux contribuent à cette protection en ralentissant l’avancée ou l’attaque d’un de ces prédateurs.

Même quand il se nourrit au sol, il le fait en compagnie d’autres choucadors. On n’est jamais trop prudent quand il s’agit de protéger ses arrières.

C’est lors de la reproduction que le choucador à oreillons bleus se montre un peu moins grégaire. Chaque couple vit son histoire. De nature assez tolérante le reste de l’année, il devient alors un peu plus agressif.

Côté bruit, l’effet de groupe joue à plein. Moyen de communication entre les individus, les échanges de cris sont permanents. À cela s’ajoute le bruit des ailes. Leur conformation particulière génère un bruit assez audible. Un moyen rapide et efficace de prévenir les membres du groupe. Un claquement sec à l’envol, un signal d’alarme qui vaut un envol immédiat de tout le monde. Donc, un bruit important quand il y a des centaines d’oiseaux.

Quand on est une espèce très grégaire, il faut que la communauté soit prévenue immédiatement d’un danger.

ENGLISH VERSION

The Greater Blue-eared Starling – Lamprotornis chalybaeus – is a common African starling with iridescent plumage; in many countries, it can even be abundant.

The Greater Blue-eared Starling is a gregarious bird—a trait that is particularly pronounced in this species. They gather in groups of dozens or even hundreds to spend the night in massive communal roosts. Often associating with other starling species, they roost in large trees, thorny shrubs, or reedbeds to evade predators such as snakes and birds of prey. Thorny shrubs aid in this protection by slowing the approach or attack of such predators.

Even when foraging on the ground, it does so in the company of other glossy-starlings. One can never be too careful when it comes to watching one’s back.

It is during the breeding season that the Greater Blue-eared Starling becomes somewhat less gregarious. Each pair goes its own way. While generally tolerant for the rest of the year, it becomes a bit more aggressive at this time.

In terms of noise, the group effect is in full force. Constant exchanges of calls serve as a means of communication between individuals. Added to this is the sound of their wings; their unique structure generates a clearly audible noise—a quick, effective way to alert the rest of the flock. A sharp snap upon takeoff acts as an alarm signal, prompting the entire group to take flight instantly. Consequently, the noise level is considerable when hundreds of birds are present.

For a highly gregarious species, it is essential that the community be alerted to danger immediately.

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