Naguère victime du DDT, de la chasse et de la raréfaction de ses proies, ce grand rapace semble aller mieux aujourd’hui. Il faut dire que son statut de symbole et d’emblème américain a peut-être facilité ce retour.

Le pygargue à tête blanche – Haliaeetus leucocephalus – est un rapace bien connu.
S’il est bien présent sur le continent nord-américain (Canada et USA notamment), il vit également en Russie. Il est vrai que la Russie n’est guère éloignée de l’Alaska.
Plus au sud, ce rapace a été localisé au Belize, aux Bahamas et au Mexique.
Nous pouvons l’observer à Saint-Pierre et Miquelon. Certaines tempêtes peuvent amener quelques individus sur les côtes irlandaises.
Ce rapace puissant se nourrit surtout de poissons mais aussi d’oiseaux comme les canards et autres oiseaux marins et des mammifères comme les gros rats, les lièvres et les jeunes loutres. Le menu varie selon la saison et la disponibilité des proies. La technique de chasse s’adapte alors en fonction de l’animal.
Attraper à main nue un poisson aux écailles glissantes n’est guère facile. Tout pêcheur vous le dira.
Le pygargue à tête blanche a des serres adaptées à ce genre de pêche. Elles sont, en effet, dotées de spicules (des petites aiguilles) qui accrochent mieux le poisson.
L’existence de ce magnifique rapace a été très menacée en raison de l’utilisation de pesticides et de produits chimiques dangereux comme le DDT mais aussi par la chasse. La pollution due aux billes de plomb a aussi gravement menacé l’aigle-pêcheur.
En hiver, il se nourrit de carcasses de bisons quand le froid gèle les rivières. Mais la raréfaction de ce grand mammifère lui a aussi été préjudiciable.
La situation s’arrange pour le pygargue à tête blanche. L’interdiction du DDT et la protection de l’espèce et de territoires ont permis une remontée des effectifs.
ENGLISH VERSION
The Bald Eagle – Haliaeetus leucocephalus – is a well-known bird of prey.
While it is certainly found across the North American continent (notably in Canada and the USA), it also lives in Russia. Indeed, Russia is not far from Alaska.
Further south, this raptor has been sighted in Belize, the Bahamas, and Mexico.
It can be observed in Saint-Pierre and Miquelon. Certain storms may carry a few individuals to the Irish coast.
This powerful bird of prey feeds primarily on fish, but also on birds—such as ducks and other seabirds—and mammals like large rats, hares, and young otters. Its diet varies according to the season and prey availability, and its hunting technique adapts to the specific animal being targeted.
Catching a slippery-scaled fish with bare hands is no easy task; any angler will tell you that.
The Bald Eagle possesses talons adapted for this type of fishing. Indeed, they are equipped with spicules—tiny, needle-like projections—that provide a better grip on the fish.
The survival of this magnificent bird of prey was severely threatened by hunting and the use of pesticides and hazardous chemicals such as DDT. Lead shot pollution also posed a serious threat to the fish-eating eagle.
In winter, it feeds on bison carcasses when the cold freezes the rivers; however, the decline in the bison population has also been detrimental to the bird.
The situation is improving for the bald eagle. The ban on DDT, combined with protections for the species and its habitat, has allowed its numbers to recover.
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