Voici un perroquet bien connu de par le monde. Probablement l’une des espèces les plus détenues en captivité depuis des décennies. Mais voilà. À vouloir trop le détenir (et pourquoi ?), il disparaît de ses forêts africaines. Qui elles-mêmes disparaissent aussi…Il faut donc agir. Une solution ? Limiter la détention par la réglementation. Mais est-ce la bonne ?

Le perroquet Jaco – Psittacus erithacus – est aussi appelé « Gris du Gabon ».
S’il est considéré comme espèce en danger à l’état sauvage, il se reproduit assez bien en captivité.
Son déclin dans la nature est avant tout lié au nombre astronomique de captures depuis des décennies.
Ce perroquet a un gros défaut. Il imite trop bien la voix humaine. Nombreuses sont les personnes qui ont voulu avoir cet oiseau de compagnie.
Les centaines de milliers de perroquets Jaco capturés dans les forêts africaines ont alimenté le marché officiel mais aussi le braconnage des oiseaux de compagnie.
A cela s’ajoute la déforestation qui supprime les sites de nidification et de nourriture.
Alors, certes, la captivité a contribué massivement à la raréfaction de cet oiseau. Mais aujourd’hui, la réglementation limite la détention de cette espèce à des éleveurs ayant les autorisations idoines (du moins en France). Cet oiseau intelligent et sensible nécessite des soins particuliers et une sociabilisation importante. Son espérance de vie est proche de la nôtre. Des raisons qui justifient pleinement que cette espèce soit détenue par des personnes compétentes dans des conditions de vie totalement adaptées.
Mais la réduction du nombre de détenteurs génère aussi une pression sur le patrimoine génétique de ces oiseaux. La consanguinité est une menace à venir.
L’émergence d’un marché parallèle, pas toujours légal loin s’en faut, pourrait conduire à de la maltraitance animale ou générer si ce n’est développer des trafics d’animaux.
Le risque final pourrait être aussi une disparition du perroquet Jaco aussi bien dans la nature qu’en captivité. À surveiller donc.
ENGLISH VERSION
The African Grey parrot – Psittacus erithacus – is also known as the « Congo Grey Parrot. »
Although considered an endangered species in the wild, it breeds quite successfully in captivity.
Its decline in the wild is primarily due to the astronomical number of birds captured over the decades.
This parrot has one major drawback: it mimics the human voice all too well. Many people have wanted to keep this bird as a pet.
The hundreds of thousands of African Grey parrots captured in African forests have fueled both the legal market and the illegal trade in pet birds.
Added to this is deforestation, which destroys nesting and foraging grounds.
While captivity has certainly played a major role in the decline of this bird, regulations today restrict ownership of the species to breeders holding the appropriate permits (at least in France). This intelligent and sensitive bird requires special care and extensive socialization. Its life expectancy is close to our own. These factors fully justify the requirement that this species be kept by knowledgeable individuals in living conditions that are perfectly suited to its needs.
However, the reduction in the number of owners also places pressure on the genetic pool of these birds. Inbreeding is a looming threat.
The emergence of a parallel market—far from always being legal—could lead to animal abuse or generate, if not fuel, animal trafficking.
Ultimately, there is a risk that the Grey parrot could disappear from both the wild and captivity. This situation therefore bears watching.
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