Il ne niche pas en France mais y passe volontiers l’hiver. Si sa présence sur le bord de mer se remarque aisément, il n’en est pas de même à l’intérieur des terres. Le voici, à l’automne, sur une plage de ce grand lac alpin. L’occasion d’apprécier son joli plumage …variable.

Le bécasseau variable – Calidris alpina – doit son nom à son plumage assez différent selon la saison. Un plumage variable selon que l’on se trouve en période de reproduction ou pas.
Au printemps, c’est un plumage tricolore, fait de blanc, de noir et de roux. Il se reconnait surtout à la grande plaque noire sur le ventre et le bas de la poitrine.
À l’automne, le plumage change. Le dessus devient gris-brun. Le noir et le roux ont quasiment disparu. Le blanc domine alors que la partie ventrale qui était bien noire, se marque de stries plus ou moins courtes.
Il ne niche pas en France mais dans les régions arctiques ou subarctiques. C’est en Scandinavie, en Islande, le pourtour de la mer Baltique, au Groenland que l’on verra se reproduire cette espèce. L’Écosse et quelques iles britanniques sont les régions les plus au sud de son aire de reproduction.
Par contre, c’est en automne et en hiver qu’on pourra le rencontrer le long des côtes françaises. Il se dirigera aussi vers la péninsule ibérique, les rives de la Méditerranée voire l’Afrique pour y passer quelques mois.
Mais le bécasseau variable peut aussi s’observer à l’intérieur des terres.
Comme ici, sur une plage du lac Léman, en Haute-Savoie. Il n’y est pas commun mais est un visiteur régulier.
Une halte migratoire, le temps de se nourrir pour mieux repartir. Nous sommes au tout début de l’automne. La route vers le Sud va l’emmener loin d’ici.
Il s’observe en bien plus petit nombre que sur le bord de mer. Il s’agit le plus souvent de quelques individus. On les trouve souvent en compagnie d’autres limicoles qui, comme eux, sont en migration. Quelques heures ou quelques jours pour faire le plein de protéines le long des plages de sable ou des vasières.
Le bécasseau variable est un limicole commun au niveau mondial mais sa population décroit un peu partout.
ENGLISH VERSION
The Dunlin – Calidris alpina – owes its name to its plumage, which varies significantly depending on the season—specifically, whether or not the bird is in its breeding phase.
In spring, the plumage is tricolored, featuring white, black, and rufous tones. It is most easily recognized by the large black patch on the belly and lower breast.
In autumn, the plumage changes: the upperparts turn grey-brown, and the black and rufous hues virtually disappear. White becomes the dominant color, while the previously solid black belly area becomes marked with streaks of varying lengths.
It does not nest in France but rather in Arctic or subarctic regions; this species breeds in Scandinavia, Iceland, the Baltic Sea region, and Greenland. Scotland and a few British islands mark the southernmost extent of its breeding range.
However, it can be encountered along the French coast during autumn and winter. It may also head toward the Iberian Peninsula, the shores of the Mediterranean, or even Africa to spend a few months there.
Yet, the dunlin can also be observed inland.
As seen here, on a beach along Lake Geneva in Haute-Savoie. It is not a common sight there, yet it is a regular visitor.
It is making a migratory stopover—time to feed before continuing its journey. It is the very beginning of autumn, and the route south will take it far from here.
They are seen in far smaller numbers than along the coast; usually, only a few individuals appear at a time. They are often found alongside other migrating shorebirds, spending a few hours or days stocking up on protein on sandy beaches or mudflats.
The dunlin is a shorebird that is common worldwide, yet its population is declining almost everywhere.
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