Les oiseaux d’Europe
L’ENVOL DU CANARD COLVERT, UNE DÉMONSTRATION DE PUISSANCE – MALLARD
Un décollage rapide pour un canard plutôt lourd. La puissance est là pour un envol sans élan ou presque. Et pour parcourir de longues distances.

Cette femelle de canard colvert – Anas platyrhynchos – s’envole.
Ce canard est relativement lourd puisque son poids peut dépasser le kilogramme.
Il faut donc de la puissance pour décoller rapidement et prendre de l’altitude. Surtout quand on ne prend pas d’élan…
Il peut voler jusqu’à 80 km/h, cou tendu et avec des battements d’ailes puissants malgré une relative et faible amplitude.
Cela lui suffit pour voler sur de longues distances.
ENGLISH VERSION
This female mallard – Anas platyrhynchos – is flying away.
This duck is relatively heavy since its weight can exceed the kilogram.
It therefore takes power to take off quickly and gain altitude. Especially when you don’t gain momentum…
It can fly up to 80 km/h, neck stretched and with powerful wing beats despite a relative and low amplitude.
That’s enough for her to fly long distances.
LE TARIN DES AULNES, UN OISEAU DES FORÊTS BORÉALES, NOUS REND VISITE – EURASIAN SISKIN
Un petit oiseau joliment coloré. Acrobate avéré, il se déplace en groupe parfois très important pour se nourrir des graines de son arbre préféré. L’hiver l’amène dans la plaine et assez souvent dans nos jardins. Profitons de sa présence avant son départ pour les forêts boréales.

Espèce granivore, le tarin des aulnes – Spinus spinus – adore les fruits de l’aulne. Comme cet arbre pousse le plus souvent au bord de l’eau, c’est là que nous pourrons le voir jouer les acrobates pour se nourrir des graines que produit cet arbre.
Son alimentation reste diversifiée. Il apprécie les graines de bouleaux et de graminées. Il mange aussi des pucerons et quelques petits insectes. Il nourrit d’ailleurs les oisillons de graines et d’insectes dont des fourmis. Quand la fructification des résineux est bonne, la saison de reproduction sera une réussite. Si elle est faible, peu de tarins des aulnes sortiront du nid.
Son habitat est celui des forêts de conifères et plus particulièrement d’épicéas.
En France, il est surtout un oiseau de montagne. On le trouve régulièrement toute l’année dans les Alpes.
En hiver, il descend dans les plaines et se rapproche des mangeoires.
Le tarin des aulnes est un oiseau grégaire. Il se déplace en compagnie de très nombreux autres tarins des aulnes.
Beaucoup de tarins des aulnes partiront au printemps pour le nord de l’Europe. Il ira nicher dans les forêts de Scandinavie, d’Ukraine, de Pologne ou de Russie.
ENGLISH VERSION
Seed-eater species, the Eurasian Siskin – Spinus spinus – likes the fruits of alder. As this tree grows most often at the edge of the water, it is there that we can see it playing acrobats to feed on the seeds produced by this tree.
His diet remains varied. He enjoys birch and grass seeds. He also eats aphids and a few small insects. It also feeds the chicks with seeds and insects, including ants. When the fructification of conifers is good, the breeding season will be successful. If it is weak, few Eurasian Siskins will come out of the nest.
Its habitat is that of coniferous forests and more particularly spruce.
In France, it is mainly a mountain bird. It is regularly found all year round in the Alps.
In winter, it goes down to the plains and approaches feeders.
The eurasian siskin is a gregarious bird. It moves in flock of Eurasian siskins.Many Eurasians Siskins will leave in the spring for northern Europe. It will go to nest in the forests of Scandinavia, Ukraine, Poland or Russia
LA BARGE À QUEUE NOIRE EN MIGRATION – BLACK TAILED GODWIT
Elle parcourt des milliers de kilomètres entre l’Islande et l’Afrique. Elle fait une halte en France pour prendre quelques forces avant de repartir.

La barge à queue noire – Limosa limosa – niche autour de la mer Baltique, en Europe centrale et dans les Balkans.
Après la période de reproduction, elle va entreprendre un long voyage migratoire qui va l’emmener vers l’Afrique.
Cette barge à queue noire a été photographiée en août dans la baie de Somme, en France.
Il s’agit probablement de la sous-espèce Limosa limosa islandica. Elle est la plus importante à hiverner en France. Les spécialistes, au fil des années, ont pu identifier la bague portée par certains de ces oiseaux pour vérifier leur origine. Cette sous-espèce niche en Islande, dans le nord de la Norvège (îles Lofoten), aux îles Féroé et aux îles Shetland (Écosse).
La barge à queue noire commence à quitter ces régions du nord de l’Europe en juillet-août. C’est en mars/avril que le voyage vers les sites de reproduction commencera.
Ces oiseaux que j’ai photographiés, se reposaient dans une zone de marais à proximité de la mer. Leur voyage devait probablement les amener à longer les côtes françaises.
De très nombreuses barges à queue noire hivernent en France, notamment en Vendée mais aussi sur d’autres sites entre la baie de Somme et le bassin d’Arcachon (où nous en avons vu beaucoup au printemps).
Mais, comme souvent en période de migration, il est possible de voir la barge à queue noire plus à l’intérieur des terres. Elle est régulièrement observée en Suisse, notamment au printemps.
Seule, la sous-espèce nominale Limosa limosa limosa niche en France.
ENGLISH VERSION
The Black-tailed Godwit – Limosa limosa – nests around the Baltic Sea, in central Europe and in the Balkans.
After the breeding period, she will undertake a long migratory journey that will take her to Africa.
This Black-tailed Godwit was photographed in August in the Somme Bay, France.
It is probably the subspecies Limosa limosa islandica. Specialists were able to identify the ring worn by these birds to verify their origin. This subspecies breeds in Iceland, northern Norway (Lofoten Islands), the Faroe Islands and the Shetland Islands (Scotland).
The Black-tailed Godwit begins to leave these regions in July-August. It is in March/April that the journey to the breeding sites will begin.
These birds were resting in a marshland area near the sea. Their journey was probably to lead them along the French coasts.
Very many black-tailed godwits winter in France, notably in the Vendée but also on other sites between the bay of Somme and the basin of Arcachon (where we saw a lot in spring).
But, as often during migration periods, it is possible to see the Black-tailed Godwit further inland. It is regularly observed in Switzerland, especially in the spring.
Only, the nominate subspecies Limosa limosa limosa nests in France.
L’ÉCHASSE BLANCHE, UN LIMICOLE DES ZONES HUMIDES – BLACK-WINGED STILT
Un oiseau en noir et blanc, doté de longues pattes rouges que l’on reconnaît aisément. Si les zones humides du bord de mer lui conviennent très bien, l’échasse blanche se rencontre aussi à l’intérieur des terres. Découvrons ce bel oiseau gracile.

L’échasse blanche – Himantopus himantopus – se reconnaît aisément.
Un oiseau en noir et blanc avec de longues pattes rouges. Enfin presque. La femelle est plus brune que noire et le mâle est, lui, bien noir, mais avec quelques reflets verts.
En France, l’échasse blanche se rencontre surtout en Méditerranée ( de l’Occitanie au Var mais principalement en Camargue) et sur la côte atlantique. On la voit de plus en plus souvent du nord de la France à la Bretagne.
Elle est aussi présente à l’intérieur des terres. La Brenne, la Sologne, la Dombes sont des régions où elle peut nicher. Plus localement, l’échasse blanche est de passage en Haute-Savoie lors de sa migration. Mais il s’agit ici de très peu d’individus.
Son biotope est celui de la zone humide, principalement sur le littoral. Les lagunes, les marais salants, les marais saumâtres lui conviennent très bien. Les prairies humides et les zones humides d’eau douce lui conviennent très bien à l’intérieur des terres.
L’essentiel est qu’elle puisse y trouver de la nourriture. Larves, insectes aquatiques, têtards, vers, crustacés, mollusques sont ses proies préférées. Elle les capture dans des vasières ou des eaux peu profondes. D’où l’importance des inondations qui vont modifier son environnement. Ce qui peut expliquer qu’elle sera ici une année et ailleurs l’année suivante.
ENGLISH VERSION
The Black-winged Stilt – Himantopus himantopus – is easily recognized.
A bird in black and white with long red legs. Well almost. The female is more brown than black and the male is quite black, but with some green highlights.
In France, black-winged stilts are mainly found in the Mediterranean (from Occitania to the Var but mainly in the Camargue) and on the Atlantic coast. We see it more and more often from the north of France to Brittany.
It is also present inland. The Brenne, Sologne, and Dombes are regions where it can nest. More locally, the black-winged stilt is passing through Haute-Savoie during its migration. But here we are talking about very few individuals.
Its biotope is that of the wetland, mainly on the coastline. The lagoons, the salt marshes, the brackish marshes suit him very well. Wet meadows and freshwater wetlands suit him very well inland.
The essential thing is that she can find food there. Larvae, aquatic insects, tadpoles, worms, crustaceans, mollusks are its favorite prey. It captures them in mudflats or shallow waters. Hence the importance of floods that will modify its environment. Which may explain why she will be here one year and elsewhere the following year.
LA BUSE VARIABLE NE MIGRE QUASIMENT PAS – COMMON BUZZARD
Plus de 16.000 buses variables passent en automne par la Haute-Savoie en provenance du nord de l’Europe. Mais celles vivant ici ne migrent pas. Ou si peu. Voyons pourquoi.

La buse variable – Buteo buteo – est un rapace bien connu.
C’est souvent lui que l’on voit percher sur un poteau le long des routes ou des autoroutes.
Mais c’est aussi un des très rares rapaces présents dans le ciel d’hiver en France. Les autres espèces sont le plus souvent en Afrique ou en Espagne pour y passer les mois les plus froids de l’année.
On peut dire que les buses variables, en Europe de l’Ouest, ne migrent pas.
Tout au plus, verrons-nous les buses variables vivant en altitude, descendre dans les vallées pour y trouver plus facilement quelques rongeurs à manger. Les sols sont moins gelés ou moins couverts de neige. Mais cela concerne surtout les oiseaux habitant les zones de montagne. Et ce n’est pas toujours le cas tant que la nourriture reste disponible et le temps supportable.
Les buses variables d’Europe du Nord migrent vers le sud pour l’hiver. Pour cela, elles passent par la France. Beaucoup restent en France.
Les buses variables sont très nombreuses à passer par la Haute-Savoie mais pas par le même endroit au printemps et à l’automne. Plus de 16.000 buses variables sont passées à l’automne 2025.
La montagne offre des courants thermiques qu’utilise la buse variable pour se déplacer en fournissant moins d’effort. Ces couloirs d’air chaud lui évitent ainsi de trop battre des ailes. Ce qui consomme beaucoup d’énergie.
J’ignore d’où vient celle-ci que j’ai photographiée quand elle survolait le jardin, à la recherche d’un petit rongeur ou d’un cadavre. La buse variable est un oiseau opportuniste.
Photo prise en février, en Haute-Savoie – France.
ENGLISH VERSION
The Common Buzzard – Buteo buteo – is a well-known bird of prey.
It is often him that one sees perching on a post along roads or highways.
But it is also one of the very rare raptors present in the winter sky in France. The other species are most often in Africa or Spain to spend the coldest months of the year there.
We can say that Common Buzzards, in Western Europe, do not migrate.
At most, we will see the Common Buzzard living at altitude, descending into the valleys to find more easily a few rodents to eat. The soils are less frozen or less covered with snow. But this mainly concerns the birds living in mountain areas. And this is not always the case as long as the food remains available and the time bearable.
The Common Buzzards of Northern Europe migrate to the south for the winter. For this, they pass through France. Many stay in France.
Common Buzzards are very numerous to pass through Haute-Savoie but not in the same place in spring and autumn. More than 16,000 Common Buzzards were passed in the autumn of 2025.
The mountain provides thermal currents that the Common Buzzard uses to move with less effort. These warm air corridors thus prevent it from flapping its wings too much. Which consumes a lot of energy.
I don’t know where this one that I photographed came from when she flew over the garden, looking for a small rodent or a corpse. The Common Buzzard is an opportunistic bird.Photo taken in February, in Haute-Savoie – France.
LE HÉRON CENDRÉ EST GRÉGAIRE TOUTE L’ANNÉE – GREY HERON
Cet oiseau solitaire aime se regrouper pour passer la nuit mais il adore la solitude quand il s’agit de manger.

Le héron cendré – Ardea cinerea – que l’on rencontre aisément dans les champs ou au bord des étangs.
S’il est solitaire dans ses moments de chasse ou de pêche, il ne l’est plus du tout le reste de la journée.
La nuit, les oiseaux se rassemblent dans des dortoirs. Ces rassemblements leur permettent de se protéger des prédateurs. C’est pourquoi ces dortoirs sont placés dans un arbre ou sur des îlots au milieu d’un étang ou d’un marais par exemple.
Bien sûr, le héron cendré niche en colonie plus ou moins importante dans laquelle on retrouve d’autres espèces comme des cormorans ou des aigrettes.
Ici, une dizaine de hérons cendrés se rassemblent sur un plan d’eau. Nous étions en avril. Peut-être un retour de migration et une pose pour se nourrir et reprendre des forces.
À moins qu’il s’agisse de trouver un ou partenaire pour la toute prochaine période de reproduction. Il est temps de faire connaissance.
Quand cette photo a été prise, nous étions en avril.
ENGLISH VERSION
The grey heron – Ardea cinerea – which is easily encountered in fields or at the edge of ponds.
If he is lonely in his hunting or fishing moments, he is no longer alone at all the rest of the day.
At night, the birds gather in roosts. These gatherings allow them to protect themselves from predators. That’s why these roosts are placed in a tree or on islands in the middle of a pond or a marsh, for example.
Of course, the grey heron nests in a more or less important colony in which other species such as cormorants or egrets are found.
Here, a dozen grey herons gather on a body of water. We were in April. Maybe a return from migration and a rest to feed and regain strength.
Unless it’s about finding a partner for the very next breeding period. It’s time to get to know each other.
When this photo was taken, we were in April.
LE FLAMANT ROSE EST MIGRATEUR PARTIEL – GREATER FLAMINGO
Oiseau emblématique de la Camargue, il est présent autour de la Méditerranée et bien plus loin en Afrique. Voici quelques informations sur les déplacements d’un des oiseaux les plus appréciés.

Le flamant rose – Phoenicopterus roseus – est un oiseau que l’on reconnaît aisément.
Nous pouvons l’observer tout au long de l’année dans le sud de la France, en Camargue et en Occitanie en l’occurrence.
Il se reproduit en France et forme des colonies qui regroupent des centaines voire des milliers d’individus. Les effectifs en France peuvent beaucoup varier d’une année à l’autre.
Nous pouvons ainsi compter 2000 couples une année quand l’effectif peut dépasser les 10.000 couples d’autres années.
Certains facteurs jouent un rôle important comme le niveau de l’eau, la salinité et la nourriture dans les zones qu’il fréquente.
De nombreux flamants roses passent toute leur vie dans un même lieu. On les appelle les « résidents ».
Mais c’est aussi un oiseau migrateur. En France, il s’agit surtout de migration partielle. Certains restent sur place, d’autres partent. Et quand ils partent, c’est pour le pourtour méditerranéen dont d’autres zones françaises plus au sud que la Camargue.
Les jeunes, du moins une partie, va partir vers l’Afrique (environ 34%) pour y passer quelques années. La Tunisie est ainsi devenue un lieu important pour les flamants roses qui s’y reproduisent de plus en plus. D’autres partiront pour l’Espagne (environ 30%) alors que 18% resteront en France. D’autres (18%) voleront vers l’Italie.
Des flamants roses qui nichent en Camargue peuvent très bien se reproduire l’année suivante en Espagne. Cette situation semble surtout vérifiée chez les jeunes oiseaux. Avec le temps, les flamants roses restent sur un même site d’année en année.
En Afrique, il se déplace en fonction des pluies qui amènent eau et nourriture dans les zones où il se reproduit. La sécheresse le fera alors partir vers d’autres zones plus adaptées.
ENGLISH VERSION
The Greater Flamingo- Phoenicopterus roseus – is an easily recognizable bird.
We can observe it throughout the year in the south of France, in the Camargue and in Occitania in this case.
It reproduces in France and forms colonies that bring together hundreds or even thousands of individuals. The numbers in France can vary a lot from one year to another.
We can thus count 2000 couples one year when the number can exceed 10,000 couples in other years.
Certain factors play an important role such as the water level, salinity and food in the areas it frequents.
Many Greater Flamingos spend their entire lives in the same place. They are called ‘residents’.
But it is also a migratory bird. In France, it is mainly about partial migration. Some stay on site, others leave. And when they leave, it’s for the Mediterranean rim including other French areas further south than the Camargue.
The juveniles Greater Flamingos., at least a part of them, will leave for Africa (about 34%) to spend a few years there. Tunisia has thus become an important place for Greater Flamingos who reproduce there more and more. Others will leave for Spain (about 30%) while 18% will stay in France. Others (18%) will fly to Italy.
Greater Flamingos that nest in the Camargue can reproduce very well the following year in Spain. This situation seems to be especially true in young birds. Over time, the flamingos remain on the same site from year to year.
In Africa, it moves according to the rains that bring water and food to the areas where it reproduces. The drought will then make him leave for other more suitable areas.
LA MOUETTE MÉLANOCÉPHALE JUVÉNILE – MEDITERRANEAN GULL
Il est toujours difficile de reconnaître les différentes espèces de mouettes. Découvrons ici la mouette mélanocéphale. À ne pas confondre avec la mouette rieuse.

La mouette mélanocéphale – Ichthyaetus melanocephalus – est originaire de la Mer Noire.
Elle est arrivée en Europe de l’Ouest lors de la seconde guerre mondiale.
Elle se reproduit en France depuis 60 ans environ. Surtout en Camargue au début puis, progressivement, de plus en plus loin dans notre pays. Elle est présente en Haute-Savoie sur le lac Léman.
La mouette mélanocéphale est une espèce nicheuse en France encore assez rare (en tout cas, bien plus rare que la mouette rieuse). C’est aussi une espèce migratrice (celles du nord venant passer l’hiver dans le sud) et hivernante (la migration s’arrête en France pour les individus du nord de l’Europe). Nous pourrons alors l’observer dans les estuaires, les ports, les lagunes, les marais ou, comme ici, les plages.
La mouette mélanocéphale ressemble beaucoup à la mouette rieuse – Chroicocephalus ridibundus – mais il y a bien quelques différences.
Tout d’abord, la mouette mélanocéphale est plus trapue et son bec est plus fort.
Chez l’adulte, le capuchon est noir chez la mouette mélanocéphale et brun chocolat chez la mouette rieuse et il descend jusqu’à la base du cou chez la mélanocéphale quand il s’arrête à l’arrière de la tête chez la rieuse. D’ailleurs, « mélanocéphale » signifie « tête noire ».
On notera aussi que l’extrémité de l’aile, chez l’adulte, est noire chez la rieuse alors que toute l’aile est grise chez la mélanocéphale.
Ici, nous sommes en présence d’un juvénile. Le plumage change beaucoup chez les jeunes mouettes. En premier plumage, le dessus est brun liseré de chamois, le bec est noir et la poitrine est de couleur brun chamois.
Lors du premier hiver, le plumage change. Le dos devient gris pâle alors que le ventre est blanc. La zone auriculaire est sombre. Les croissants blancs autour des yeux apparaissent. Lors de son deuxième hiver, le juvénile ressemble à l’adulte mais les rémiges primaires montrent des marques noires.
Cette photo a été prise sur une plage de la Méditerranée, en Camargue.
ENGLISH VERSION
The Mediterranean Gull – Ichthyaetus melanocephalus – is native to the Black Sea.
She arrived in Western Europe during the second world war.
It has been breeding in France for about 60 years. Especially in the Camargue at the beginning then, gradually, further and further into our country. It is present in Haute-Savoie on Lake Geneva.
The Mediterranean Gull is a breeding species in France, still quite rare (in any case, much rarer than the Black-headed Gull). It is also a migratory species (those from the north coming to spend the winter in the south) and wintering (migration stops in France for individuals from northern Europe). We can then observe it in estuaries, ports, lagoons, marshes or, as here, beaches.
The Mediterranean Gull is very similar to the black-headed gull – Chroicocephalus ridibundus – but there are some differences.
First of all, the Mediterranean Gull is stockier and its beak is stronger.
In adults, the cap is black in the Mediterranean Gull and chocolate-brown in the Black-headed Gull, and it goes down to the base of the neck in the Mediterranean Gull when it stops at the back of the head in the Black-headed Gull. By the way, « melanocephalus » means « black head ».
It should also be noted that the tip of the wing, in adults, is black in the Black-headed Gull while the entire wing is gray in Mediterranean Gull.
Here, we are in the presence of a juvenile. The plumage changes a lot in young gulls. In first plumage, the back is brown with a buff border, the bill is black and the breast is buff-brown.
During the first winter, the plumage changes. The back becomes pale gray while the belly is white. The ear area is dark. The white eye crescents appear. During its second winter, the juvenile is similar to the adult but primary feathers show black markings.
This photo was taken on a Mediterranean beach, in the Camargue.
LE GROSBEC CASSE-NOYAU MÉRITE BIEN SON NOM – HAWFINCH
Tout est dit dans son nom. Une tête de taureau pour un bec doté d’une puissance phénoménale. Voici le Grosbec casse-noyaux le bien nommé.

Le grosbec casse-noyaux – Coccothraustes coccothraustes – vient souvent dans le jardin. C’est surtout à la fin de l’hiver qu’il est le plus visible. En tout cas chez moi.
Cet oiseau trapu et forestier apprécie beaucoup les parcs et les jardins. Les vergers et les arbres fruitiers sont aussi des endroits où il s’alimente.
Bien qu’il nourrisse ses jeunes avec des insectes, les graines constituent la grande part de son alimentation tout au long de l’année comme le sont aussi les bourgeons à la fin de l’hiver.
Son bec conique, épais et puissant lui permet de briser les noyaux les plus durs. Il parait qu’il peut développer une pression de 50 kg voire bien plus. Briser un noyau de cerise avec nos dents est impossible pur nous alors que c’est un jeu d’enfant pour lui. Si vous deviez le prendre en main, attention à la morsure !
Quand il mange un fruit (comme une cerise), c’est plus pour en extirper la graine que de se nourrir de la pulpe.
Le grosbec casse-noyaux vient souvent se nourrir de graines de tournesol que l’on peut mettre dans les mangeoires. Il viendra se percher en haut d’un arbre avant d’entreprendre une descente vers cette nourriture. C’est un oiseau farouche, pas toujours facile à observer malgré son apparence.
Il rejoindra la forêt dès l’arrivée du printemps.
ENGLISH VERSION
The Hawfinch – Coccothraustes coccothraustes – often comes into the garden. It is especially at the end of winter that it is most visible. In any case at my place.
This stocky and woodland bird enjoys parks and gardens a lot. Orchards and fruit trees are also places where it feeds.
Although he feeds his chicks with insects, the seeds constitute the major part of his diet throughout the year as are the buds at the end of winter..
Its conical, thick and powerful beak allows it to break the hardest nuclei. It seems that he can develop a pressure of 50 kg or even more. Breaking a cherry pit with our teeth is impossible for us whereas it’s a piece of cake for him. If you had to take it in hand, watch the bite!
When he eats a fruit (like a cherry), it’s more to extirpate the seed than to feed on the pulp.
The Hawfinch often comes to feed on sunflower seeds that can be put in feeders. He will come to perch at the top of a tree before undertaking a descent towards this food. It is a fierce bird, not always easy to observe despite its appearance.
He will join the forest as soon as spring arrives.
LE PINSON DES ARBRES MÂLE – EURASIAN CHAFFINCH MALE
Un oiseau coloré aux couleurs chatoyantes mais au caractère bien trempé.

Voici un pinson des arbres – Fringilla coelebs. C’est un mâle.
Il se reconnaît à ses couleurs nombreuses et très visibles.
En hiver, le plumage est beaucoup plus terne. L’usure des plumes fera apparaître dès le début du printemps des couleurs beaucoup plus chatoyantes.
Le mâle se mettra alors à chanter. Un chant fort et puissant qui permettra de délimiter un territoire, attirer une femelle et chasser un éventuel rival. Il se postera alors bien en évidence au sommet d’un arbre ou d’un arbuste. Tout le contraire de la femelle.
Le pinson des arbres est certes joli mais il est agressif. Il combat volontiers un autre mâle. Un oiseau territorial au printemps et très grégaire en hiver.
Il passe de la vie de célibataire (coelebs signifie célibataire pour expliquer la ségrégation mâle/femelle en dehors de la période de reproduction) à la vie de groupe où, parfois, se rassemblent des millions de pinsons des arbres.
ENGLISH VERSION
Here is an Eurasian Chaffinch – Fringilla coelebs. It’s a male.
It is recognized by its numerous and very visible colors.
In winter, the plumage is much more dull. The wear of the feathers will reveal much shimmering colors from the beginning of spring.
The male will then start to sing. A strong and powerful song that will delineate a territory, attract a female and chase away a potential rival. It will then position itself prominently at the top of a tree or a shrub. Quite the opposite of the female.
The Eurasian Chaffinch is certainly pretty but it is aggressive. It readily fights another male. A territorial bird in the spring and very gregarious in winter.
He goes from single life (coelebs means single to explain the segregation of male/female outside the breeding period) to group life where, sometimes, millions of Eurasian Chaffinches gather.
LA FEMELLE DU PINSON DES ARBRES – EURASIAN CHAFFINCH
Bien plus discrète que le mâle, ses couleurs lui assurent une protection.

Voici la femelle du pinson des arbres – Fringilla coelebs – que l’on connait bien tant l’espèce est commune.
Pourtant son plumage est bien plus discret que celui du mâle. En dehors du brun et du chamois, on devine un croupion vert.
Des couleurs qui lui permettent de passer relativement inaperçu au moment de l’élevage.
En hiver, disons en dehors de la période de reproduction, mâles et femelles vivent chacun de leur côté.
Dès le retour du printemps, ils vont très vite de retrouver…
ENGLISH VERSION
Here is the Eurasian Chaffinch’s female – Fringilla coelebs – that we know well as the species is common.
Yet its plumage is much more unconspicuous than that of the male. Apart from the brown and the buff colors, we guess a green rump.
Colors that allow it to pass relatively unnoticed at the time of breeding.
In winter, let’s say outside the breeding period, males and females live on their own.
As soon as spring returns, they will very quickly find…
LE PIC ÉPEICHE, UN OISEAU BIEN UTILE – GREAT SPOTTED WOODPECKER
Son régime alimentaire nous débarrasse de nombreux insectes xylophages. Sa présence au jardin est la bienvenue.

Le pic épeiche – Dendrocopos major – est bien connu. Oiseau commun, il vit un peu partout.
Son habitat est assez varié mais il lui faut des arbres.
L’hiver nous permet de le voir dans les jardins arborés.
C’est un oiseau insectivore au printemps et en été. Il parcourt les troncs et les branches pour y chercher des insectes et des larves.
Sa capacité à déloger les insectes xylophages cachés dans le bois s’avère bien utile pour la végétation en régulant ces populations. Utile dans les vergers, dans les parcs, dans les jardins mais aussi dans la forêt, le pic épeiche est un auxiliaire précieux pour la sauvegarde des arbres.
En hiver, le pic épeiche se nourrit toujours de larves cachées dans le bois mais aussi de graines.
On peut le voir se nourrir de noisettes, de noix, de faînes ou encore de graines de conifères.
Il vient se nourrir aux mangeoires où quelques graines de tournesol feront l’affaire. Les boules de graisses seront aussi à son menu hivernal.
ENGLISH VERSION
The Great Spotted Woodpecker – Dendrocopos major – is well-known. Common bird, it lives a bit everywhere.
Its habitat is quite varied but it needs trees.
Winter allows us to see it in the wooded gardens.
It is an insectivorous bird in the spring and summer. It scans the trunks and branches to look for insects and larvae.
Its ability to dislodge wood-boring insects hidden in the forest is very useful for vegetation by regulating these populations. Useful in orchards, parks, gardens but also in the forest, the great spotted woodpecker is a valuable aid for the preservation of trees.
In winter, the great spotted woodpecker always feeds on larvae hidden in the wood but also on seeds.
One can see it feeding on hazelnuts, walnuts, beechnuts or even coniferous seeds.
He comes to feed at feeders where a few sunflower seeds will fit the bill. Fat balls will also be on his winter diet.
QUAND LE PÉLICAN BLANC DEVIENT ROSE – GREAT WHITE PELICAN
De la taille d’un humain, un énorme oiseau qui se fait remarquer quand il brasse l’eau.

Le pélican blanc – Pelecanus onocrotalus – est un des plus gros oiseaux capables de voler.
Son poids peut dépasser les 11 kilos. Un cygne tuberculé – Cygnus olor – peut être plus gros (13 kg) mais son envergure est plus petite (240 cm contre 360 cm pour le pélican blanc).
Au printemps, le pélican blanc devient rose. Ce qui se voit lors de ce bain très agité.
Disons qu’il fait la taille d’un humain (175 cm de long) et qu’il est plutôt démonstratif dans ses mouvements.
ENGLISH VERSION
The Great White Pelican – Pelecanus onocrotalus – is one of the largest birds capable of flight.
Its weight can exceed 11 kilos. A mute swan – Cygnus olor – may be larger (13 kg) but its wingspan is smaller (240 cm vs 360 cm for the Great White Pelican).
In spring, the Great White Pelican becomes pinkish. Which is seen during this very restless bath.
Let’s say he is the size of a human (175 cm long) and that he has rather demonstrative movements.
LE PINSON DU NORD OU PINSON DES ARDENNES – BRAMBLING
Il vient passer l’hiver chez nous. Ils sont parfois des millions à se déplacer ensemble. Découvrons ce bel oiseau venu du Nord.

Le pinson du Nord – Fringilla montifringilla – est un oiseau migrateur bien connu.
S’il niche en Europe du Nord, il passe l’hiver non pas en Afrique comme de nombreux oiseaux européens, mais le plus souvent en France ou en Belgique ( d’où probablement son nom de pinson des Ardennes).
Son nom scientifique laisse penser que c’est un montagnard. Si « Fringilla » se traduit par « Pinson », le mot « monti » est une référence à la montagne ou à un mont. On pourrait donc dire que c’est le pinson des montagnes. Pas étonnant que l’on puisse l’observer dans les plaines des Alpes en hiver.
Son habitat est celui des forêts boréales. Il affectionne les conifères et les bouleaux.
C’est un oiseau granivore mais qui se nourrit aussi de fruits comme ceux des ronces (d’où son nom anglais de « Brambling » qui se traduit par « ronces ». Au printemps, il nourrit ses jeunes d’insectes.
Son aire de distribution couvre près de 21 millions de km². Elle s’étend de la Scandinavie jusqu’à l’extrême est de la Russie.
Le pinson du Nord est très grégaire en hiver. Après la période de reproduction, il se regroupe par milliers, parfois par millions pour entreprendre le voyage vers le Sud. Tous ces oiseaux se rassemblent pour passer la nuit dans d’immenses dortoirs.
Ce qui n’est pas anodin pour la population locale. Tous ces oiseaux mangent des tonnes de graines laissés dans les champs ou sur les arbres mais ont, bien entendu, des tonnes de déjections chaque jour.
Un bon fertilisant pour le sol mais corrosif pour les automobiles….
En hiver, le pinson du Nord se déplace souvent en compagnie de verdiers d’Europe, de chardonnerets élégants, de pinsons des arbres et d’autres fringillidés.
Ses belles couleurs orange et noir s’estompent en hiver
Sur cette photo, il s’agit d’un mâle en plumage internuptial. Ses belles couleurs reviendront en février/mars.
ENGLISH VERSION
The Brambling – Fringilla montifringilla – is a well-known migratory bird.
If it nests in northern Europe, it spends the winter not in Africa like many European birds, but most often in France or Belgium (hence probably its name of Ardennes finch).
Its scientific name suggests that it is a mountain bird. If ‘Fringilla’ translates as ‘Pinson’, the word ‘monti’ is a reference to the mountain or to a mount. One could therefore say that it is the Mountain Finch. No wonder it can be observed in the plains of the Alps in winter.
Its habitat is that of the boreal forests. It likes conifers and birches.
It is a seed-eater bird but also feeds on fruits like those of the bramble (hence its English name of ‘Brambling’. In the spring, he feeds his chicks with insects.
Its distribution area covers nearly 21 million km 2. It extends from Scandinavia to the eastern extremity of Russia.
The Brambling is very gregarious in winter. After the breeding period, it gathers in thousands, sometimes millions to undertake the journey towards the South. All these birds gather to spend the night in huge roosts.
Which is not trivial for the local population. All these birds eat tons of seeds left in the fields or on the trees but have, of course, tons of droppings every day.
A good fertilizer for the soil but corrosive for cars….
In winter, the Brambling often flies in the company of European Greenfinches, European Goldfinches, Chaffinches and other finches.
His beautiful orange and black colors fade in winter
In this photo, it is a male in internuptial plumage. His beautiful colors will return in February/March.
LE HARFANG DES NEIGES, UNE ESPÈCE VULNÉRABLE- SNOWY OWL
Ce rapace des régions polaires subit de nombreuses menaces. Petit aperçu des raisons de son fort déclin.

Le Harfang des neiges – Bubo scandiacus – vit dans les régions circumpolaires. On peut donc l’observer dans le nord de l’Europe (Scandinavie), en Amérique du Nord (Alaska, Canada), dans le nord du Groenland et dans le nord de la Russie.
En hiver, les conditions de vie sont très difficiles. La nourriture devient difficile à trouver. Le harfang des neiges va alors migrer vers des régions plus au Sud.
Il ira alors vers le sud de la Scandinavie. Sa présence en Europe de l’Ouest, et notamment en France, est exceptionnelle.
Si le froid polaire incite ce rapace à migrer, la raréfaction de sa proie préférée, à savoir un petit rongeur des régions boréales : le lemming – Lemmus lemmus,peut l’amener à se déplacer.
Le harfang des neiges est classé aujourd’hui comme espèce vulnérable.
Une des raisons principales est le réchauffement climatique qui va affecter le cycle de vie du lemming et, par conséquence, la reproduction du rapace.
Le harfang des neiges est aussi une victime collatérale de l’activité humaine. Les modifications de l’environnement peuvent perturber sa méthode de chasse et réduire les sites de reproduction. Les pièges à renard et d’autres petits prédateurs sont aussi responsables de la mort de certains oiseaux de proie.
La lutte contre les rats menée par l’empoisonnement peut aussi conduire à la mort des harfangs des neiges qui se nourrissent de ces rongeurs.
Parfois, certains oiseaux sont tués par des collisions avec des véhicules surtout par mauvais temps.
Les filets de pêche abandonnés ont également contribué à la mort de beaucoup d’oiseaux pris dans leurs mailles.
Et il y a aussi le poids culturel où la possession de plumes ou de serres était une croyance de protection chez les populations autochtones.
La collection d’œufs ou de corps empaillés, beaucoup plus rare aujourd’hui, a contribué également à la réduction du nombre de ces rapaces, il y a maintenant des années.
Mais des milliers de harfangs des neiges ont ainsi été tuées au fil du temps par les populations humaines locales pour se nourrir ou se protéger .de certaines croyances.
Tout cela pèse sur l’avenir de cette espèce en fort déclin.
ENGLISH VERSION
The Snowy Owl – Bubo scandiacus – lives in circumpolar regions. It can therefore be observed in northern Europe (Scandinavia), North America (Alaska, Canada), northern Greenland, and northern Russia.
In winter, living conditions are very difficult. Food becomes hard to find. The snowy owl will then migrate to regions further south.
She will then go to the south of Scandinavia. Her presence in Western Europe, and particularly in France, is exceptional.
If the polar cold incites this bird of prey to migrate, the rarefaction of its favorite prey, namely a small rodent from the boreal regions: the lemming – Lemmus lemmus, can cause it to move.
The snowy owl is classified today as a vulnerable species.
One of the main reasons is global warming which will affect the life cycle of the lemming and, consequently, the reproduction of the raptor.
The snowy owl is also a collateral victim of human activity. Changes in the environment can disrupt its hunting method and reduce breeding sites. Fox traps and other small predators are also responsible for the death of certain birds of prey.
The fight against rats led by poisoning can also lead to the death of snowy owls that feed on these rodents.
Sometimes, some birds are killed by collisions with vehicles especially in bad weather.
Abandoned fishing nets also contributed to the death of many birds caught in their meshes.
And there is also the cultural weight where the possession of feathers or claws was a belief of protection.
The collection of eggs or stuffed bodies, much rarer today, has also contributed to the reduction in the number of these raptors.
But thousands of snowy owls have been killed over time by local human populations for food or protection. of certain beliefs.
All this weighs on the future of this species in strong decline.
LA NETTE ROUSSE, L’UN DES PLUS BEAUX CANARDS EUROPÉENS – RED-CRESTED POCHARD.
Un canard qui vient de très loin pour passer l’hiver chez nous. Après une mue qui l’empêche de voler pendant des semaines, il revêt un plumage magnifique.

La nette rousse – Netta rufina – est un canard que l’on rencontre régulièrement sur le lac Léman mais aussi dans d’autres régions françaises (Camargue, Dombes, Forez et, de plus en plus souvent, dans les régions du Nord et de l’Est).
La nette rousse se rencontre de la Chine à l’Espagne. C’est un oiseau migrateur qui parcourt de très grandes distances. Si la reproduction a lieu en Europe de l’Est et en Asie centrale, la zone d’hivernage se situe surtout en Europe de l’Ouest. Les eaux des lacs ne gèlent pas et la nourriture est souvent abondante dans ces eaux le plus souvent protégées.
Il est donc fréquent de rencontrer ce très joli canard. D’autant qu’il semble se reproduire de plus en plus souvent sur un territoire en expansion. Mais le nombre de couples nicheurs est encore très faible.
Le mâle (que l’on voit ici) est bien plus coloré que la femelle. La nette rousse est un peu plus petite qu’un canard colvert – Anas platyrhynchos –
Les mâles muent pendant 4 semaines entre juin et août. Ils sont incapables de voler pendant cette période. Les femelles feront la même chose 1 mois plus tard.
Une fois, cette étape franchie, les nettes rousses pourront alors entreprendre le très long vol vers leur zone d’hivernage. Ces oiseaux sont très grégaires en hiver.
Le régime alimentaire est surtout composé de graines, de racines, de plantes aquatiques mais aussi de mollusques (moules notamment).
ENGLISH VERSION
The Red-crested Pochard – Netta Rufina – is a duck species regularly seen on Lake Geneva but also in other French regions (Camargue, Dombes, Forez and, more and more often, in the North and East) and in Switzerland.
The Red-crested Pochard is found from China to Spain. It is a migratory bird that travels very great distances. If reproduction takes place in Eastern Europe and Central Asia, the wintering area is mainly located in Western Europe. The lake waters do not freeze and food is often abundant in these most often protected waters.
It is therefore common to encounter this very pretty. Especially since it seems to reproduce more and more often in an expanding territory. But the number of breeding pairs is still very low.
The male (which we see here) is much more colorful than the female. The Red-crested Pochard is a little smaller than a Mallard – Anas platyrhynchos –
Males moult for 4 weeks between June and August. They are unable to fly during this period. The females will do the same thing 1 month later.
Once this step is completed, the Red-crested Pochards can then undertake the very long flight to their wintering area. These birds are very gregarious in winter.
The diet is mainly composed of seeds, roots, aquatic plants but also mollusks (notably mussels).
LE ROUGEGORGE FAMILIER, UN OISEAU À LA CAMPAGNE – EUROPEAN ROBIN
Ce petit oiseau, si commun dans nos jardins, peut fréquenter des endroits bien plus variés.

Le rougegorge familier – Erithacus rubecula – est un petit oiseau bien connu de tous.
Si leur présence dans nos jardins et leur proximité avec l’espèce humaine n’est plus à démontrer, nombre de rougegorges familiers vivent encore dans nos campagnes loin des hommes.
Si l’habitat varie selon les régions et les saisons, notre rougegorge familier peut être vu un peu partout en France.
Celui-ci a été photographié dans une zone humide de Haute-Savoie, près d’un cours d’eau bordé de roseaux. Il se postait sur un piquet ou une branche, prêt à plonger pour attraper une petite proie ou une graine cachée dans l’herbe ou dans la tige d’un roseau.
Les rougegorges familiers ne sont pas migrateurs sauf ceux habitant le nord de l’Europe. Par contre, les oiseaux sédentaires de nos régions peuvent quitter les zones d’altitude pour rejoindre la plaine. Ce qui est habituel en montagne.
ENGLISH VERSION
The European Robin – Erithacus rubecula – is a small bird well known by everyone.
If its presence in our gardens and its proximity to the human species is no longer to be demonstrated, many European Robins still live in our countryside.
If the habitat varies according to the regions and the seasons, it can be seen almost everywhere in our country.
This one was photographed in a wetland of Haute-Savoie, near a stream bordered by reeds. It stood on a stake or a branch, ready to dive to catch a small prey or a seed hidden in the grass or in the stem of a reed.
The European Robins are not migratory except those inhabiting the north of Europe. On the other hand, sedentary birds can leave the altitude zones to join the plain. Which is usual in the mountains.
LE BUSARD DES ROSEAUX DANS LA LUMIÈRE DU MATIN – MARSH HARRIER
Quand apparaît dans les premiers rayons de soleil ce rapace, l’émotion est là.

C’est dans les premières lueurs du matin qu’apparaît ce busard des roseaux – Circus aeruginosus –
Un vol au-dessus des étangs à la recherche de nourriture. Histoire de bien commencer la journée.
ENGLISH VERSION
It is in the early morning light that this Western Marsh Harrier appears – Circus aeruginosus –
A flight over the ponds in search of food. Just to start the day well.
LE CHEVALIER GUIGNETTE, UN LIMICOLE DU LÉMAN – SANDPIPER
Un petit oiseau solitaire qui se déplace en remuant son arrière-train tout en hochant la tête.

Le chevalier guignette – Actitis hypoleucos – se rencontre très régulièrement sur les bords du lac Léman.
Contrairement à beaucoup de limicoles, il est plutôt solitaire.
Si j’ai pu en voir plusieurs durant l’été dans le delta de la Dranse (Haute-Savoie), il s’agissait probablement de nicheurs avec leur progéniture.
Celui que nous voyons sur cette photo a été photographié en janvier. Il arpentait la rive en fouillant les débris de végétaux rejetés par le lac.
La présence du chevalier guignette est avérée depuis longtemps dans notre région. Il se reconnaît aisément à sa façon de marcher en hochant la tête et l’arrière-train Il montre aussi une « virgule » blanche partant des flancs jusqu’à la poitrine où se situe un collier pectoral de couleur brune.
ENGLISH VERSION
The Common Sandpiper – Actitis hypoleucos – is very regularly found on the shores of Lake Geneva.
Unlike many waders, it is rather solitary.
If I was able to see several during the summer in the Dranse delta (Haute-Savoie), it was probably nesting with their offspring.
The one we see in this photo was photographed in January. He walked along the shore while excavating the plant debris rejected by the lake.
The Common Sandpiper’s presence has been proven for a long time in our region. He easily recognizes himself by his way of walking. It bobs tail up and down. He also shows a white « shoulder » running from the sides to the chest where there is a brown pectoral collar.
LE VERDIER D’EUROPE, UN OISEAU DES JARDINS ET DES CIMETIÈRES – EUROPEAN GREENFINCH
Passant l’hiver en petit groupe, le début du printemps va séparer les verdiers. Mais certains d’entre eux aiment bien l’esprit « volage » ….

Le verdier d’Europe – Chloris chloris – doit son nom à la couleur de son plumage vert-jaune et olive. Du moins pour le mâle. La femelle est plus terne et beaucoup moins jaune.
De la taille d’un moineau domestique – Passer domesticus -, le verdier d’Europe est commun en ville, dans les parcs et les jardins mais aussi les cimetières boisés. Il y niche même très couramment.
Il est fréquent de découvrir des nids dans les arbres d’un cimetière. Qu’il s’agisse d’un cyprès, d’un thuya ou d’un feuillu, peu importe, le verdier d’Europe nichera au cœur de l’arbre.
Si, en hiver, il se déplace en groupe, avril annonce la dislocation de cette vie grégaire.
Chaque couple va s’isoler pour nicher. Les mâles sont parfois bigames voire polygames mais cela ne concerne qu’une petite partie d’entre eux.
En février, les mâles commencent à chanter avec l’allongement du jour et l’ensoleillement plus important. Le réchauffement climatique est aussi de nature à hâter les choses.
ENGLISH VERSION
The European Greenfinch – Chloris chloris – owes its name to the color of its green-yellow and olive plumage. At least for the male. The female is more dull and much less yellow.
The size of a domestic sparrow – Passer domesticus -, the European Greenfinch is common in cities, parks and gardens but also wooded cemeteries. He even nests there very fluently.
It is common to discover nests in the trees of a cemetery. Whether it is a cypress, a cedar or a deciduous tree, it doesn’t matter; the European Greenfinch will nest in the heart of the tree.
If, in winter, they move in a group, April announces the dislocation. Each couple will stand aside to nest. The males are sometimes bigamous or even polygamous but this only concerns a small part of the males.
In February, the males begin to sing with the lengthening of the day and the more important sunshine. Global warming is also likely to speed things up.
LE HÉRON CENDRÉ EST LE PLUS GRAND HÉRON D’EUROPE – GREY HERON
Un grand oiseau mais encore un plus grand voilier, voici le héron au long bec emmanché d’un long cou.

Le héron cendré – Ardea cinerea – est une espèce commune que l’on voit un peu partout en France. Celui-ci a été photographié sur le lac Léman en janvier.
S’il préfère les eaux douces poissonneuses et les zones humides, il n’hésite pas à se poser dans un champ pour y trouver des campagnols ou autres rongeurs. Il viendra aussi dans les prairies y manger quelques grenouilles ou serpents.
Il niche dans de grands arbres où il construira un nid dans la canopée. Parfois, il va nicher dans une roselière.
Le héron cendré est grand. Il mesure quasiment 1 mètre de long pour une envergure de près de 2 mètres (175 cm en général). Il est le plus grand héron en Europe.
À titre de comparaison, le héron Goliath – Ardea goliath – qui vit principalement en Afrique, mesure 140 cm pour une envergure de 230 cm.
La grande aigrette – Ardea alba – qui vit aussi en Afrique et en Europe est plus grande que le héron cendré (104 cm) mais d’une envergure plus modeste (170 cm).
ENGLISH VERSION
The Grey Heron – Ardea cinerea – is a common species that can be seen almost everywhere in France. This one was photographed on Lake Geneva in January.
If he prefers fresh waters full of fish and wetlands, he does not hesitate to land in a field to find voles or other rodents. He will also come to the meadows to eat some frogs or snakes.
It nests in tall trees where it will build a nest in the canopy. Sometimes, it goes to nest in a reedbed.
The Grey Heron is large. It’s almost 1 meter long with a wingspan of nearly 2 meters (175 cm). It is the largest heron in Europe.
For comparison, the Goliath Heron – Ardea goliath – which lives mainly in Africa, is 140 cm long and has a wingspan of 230 cm.
The Great Egret – Ardea alba – which also lives in Africa and Europe is larger than the Grey Heron (104 cm) but of a more modest size (170 cm).
LE PIC VERT SE NOURRIT AU SOL – EUROPEAN GREEN WOODPECKER
Doté d’un outil de haute précision, il se nourrit surtout de fourmis.

Le pic vert – Picus viridis – est une espèce solitaire, sédentaire et vivant dans un habitat principalement forestier.
Mais il s’adapte facilement. S’il vit dans les forêts de feuillus ou mixtes, il est très présent en lisière de celles-ci, dans les vergers, les parcs et les jardins s’ils sont assez grands et bien arborés.
Si le pic vert se nourrit parfois d’insectes xylophages et de leurs larves, ce sont les fourmilières qui l’attirent. Il mange énormément de fourmis et leurs larves qu’il attrape avec sa langue dotée de petits crochets à son extrémité. Cette langue est longue et collante. Elle mesure environ 10 cm et permet ainsi d’attraper ces fourmis bien enfouies au sein de la fourmilière.
Cette langue ne sert pas qu’à avaler. C’est un outil de haute précision capable de sonder le sol, d’attraper les insectes à l’aide de barbes et d’une salive particulièrement collante.
Le pic vert pourra aussi manger des fruits tombés sur le sol comme des pommes mais aussi des lombrics, des escargots et bien d’autres insectes.
Contrairement à d’autres pics qui transportent la nourriture dans le bec pour aller nourrir leurs oisillons, le pic vert stocke ces fourmis et ces larves dans le jabot qu’il régurgite au nid pour alimenter ses jeunes.
Bien que plus grande que le bec, le pic vert n’a aucune difficulté à ranger cette langue quand il ne mange pas. La langue s’enroule autour du cerveau. Ce qui permet d’atténuer les chocs liés au creusement des nids dans les troncs d’arbres.
Le pic vert ne tambourine pas mais émet un cri puissant et sonore. Un « kiak » qui nous permet de savoir qu’un pic vert n’est pas loin.
ENGLISH VERSION
The European Green Woodpecker – Picus viridis – is a solitary species, sedentary and living in a mainly forest habitat.
But it adapts easily. If it lives in deciduous or mixed forests, it is very present on the edges of these, in orchards, parks and gardens if they are large enough and well planted.
If the European Green Woodpecker sometimes feeds on xylophagous insects and their larvae, it is the anthills that attract it. He eats a lot of ants and their larvae which he catches with his tongue equipped with small hooks at its end. This tongue is long and sticky. It measures about 10 cm and thus allows him to catch these well-buried ants within the anthill.
This tongue is not just for swallowing. It is a high-precision tool capable of probing the ground, catching insects using beards and particularly sticky saliva.
The European Green Woodpecker will also be able to eat fruits fallen on the ground like apples but also earthworms, snails and many other insects.
Unlike other woodpeckers that carry food in their beaks to feed their chicks, the European Green Woodpecker stores these ants and larvae in the crop which it regurgitates at the nest to feed its chicks.
Although larger than the beak, the European Green Woodpecker has no difficulty in arranging this tongue when it is not eating. The tongue wraps around the brain. Which allows to mitigate the shocks related to the digging of nests in tree trunks.
The European Green Woodpecker does not drum but emits a powerful and sonorous call. A ‘kiak’ that allows us to know that a green woodpecker is not far away.
LA MÉSANGE NOIRE, LA PETITE CHARBONNIÈRE – COAL TIT
Elle ressemble beaucoup à la mésange charbonnière mais qui est-elle ?

La mésange noire – Periparus ater – ressemble beaucoup à la mésange charbonnière – Parus major – mais il y a bien quelques différences.
À commencer par la taille. 12 cm pour la mésange noire contre 14 cm pour la mésange charbonnière.
Si les deux mésanges ont des joues blanches, la mésange noire a une tache blanche au niveau de la nuque, elle est plutôt grise sur le dos et elle n’a pas la strie noire tout le long de la poitrine.
La mésange noire est une habitante de la forêt de conifères. C’est pourquoi nous la voyons plus souvent en montagne.
Elle se rapproche des jardins quand le froid et la neige ne permettent pas de se nourrir. Cette migration d’altitude nous permet de la voir régulièrement dans les vallées. Mais il y a aussi des mésanges noires qui migrent bien plus loin. Celles venant d’Europe du Nord suivent les massifs forestiers pour rejoindre des zones au climat plus clément. Elles repartiront en mars.
ENGLISH VERSION
The Coal Tit – Periparus ater – is very similar to the Great Tit – Parus major – but there are some differences.
Starting with the size. 12 cm for the Coal Tit against 14 cm for the Great Tit.
If the two tits have white cheeks, the Coal Tit has a white patch at the nape, it is rather gray on the back and it does not have the black midventral band.
The Coal Tit is a resident of the coniferous forest. That’s why we see it more often in the mountains.
She moves closer to the gardens when the cold and snow do not allow her to feed. This altitude migration allows us to see it regularly in the valleys. But there are also Coal Tits that migrate much further. Those coming from northern Europe follow the forest massifs to reach areas with a milder climate. They will leave in March.
POUR CE ROUGEGORGE FAMILIER, L’APPEL DU LARGE – EUROPEAN ROBIN
Habitué des forêts et des jardins, voici notre rougegorge face à l’immensité du Léman.

Le rougegorge familier – Erithacus rubecula – est d’abord un oiseau forestier.
Si, en hiver, il quitte assez facilement cet habitat pour se rapprocher des parcs et de jardins, il est beaucoup plus rare de le voir au bord de l’eau. Surtout quand il s’agit d’un lac aussi immense que le Léman.
Mais il va trouver dans les végétaux que les tempêtes ont arrachés une quantité parfois conséquente d’insectes ou de petites graines. Transportés par les eaux du lac, ces déchets végétaux se retrouvent sur les rives. Et il y a matière à fouiller.
Peut-être s’agit-il d’un rougegorge migrateur venu du nord de l’Europe. Il va s’alimenter copieusement avant de poursuivre sa route.
En tout cas, la vision d’une telle étendue d’eau doit être une surprise pour ce petit oiseau habitué des arbres et des bosquets touffus.
ENGLISH VERSION
The European Robin – Erithacus rubecula – is first of all a forest bird.
If, in winter, it leaves quite easily this habitat to get closer to parks and gardens, it is much rarer to see it at the edge of the water. Especially when it comes to a lake as immense as Lake Geneva.
But he will find in the plants that the storms have uprooted a sometimes significant amount of insects or small seeds. Transported by the waters of the lake, these vegetable waste end up on the banks. And there is matter to forage.
Perhaps it is a migratory European Robin that came from the north of Europe. It will feed itself copiously before continuing its migration.
In any case, the vision of such a stretch of water must be a surprise for this little bird accustomed to trees and bushy groves.
LA BERGERONNETTE DES RUISSEAUX, UN OISEAU SÉDENTAIRE SUR LE LÉMAN– GREY WAGTAIL ON THE SHORES OF LAKE GENEVA.
Sur les rives du lac Léman, la bergeronnette des ruisseaux cherche sa nourriture malgré un froid polaire.

La bergeronnette des ruisseaux – Motacilla cinerea – est une espèce assez commune que l’on rencontre toujours au bord de l’eau.
Ici, c’est sur les rives du lac Léman que cette bergeronnette des ruisseaux recherche sa nourriture.
Nous sommes en janvier 2026. Beau ciel bleu mais températures très largement négatives avec un vent bien présent (on est sur du -10/-13 en ressenti).
Mais qu’importe, il faut manger. Et ce vent ramène pas mal de choses sur le bord. Il y aura bien quelques larves ou crustacés à se mettre dans le bec.
ENGLISH VERSION
The Grey Wagtail – Motacilla cinerea – is a fairly common species that is always found at the edge of the water.
here, it is on the shores of Lake Geneva that this grey wagtail searches for food.
We are in January 2026. Beautiful blue sky but largely negative temperatures with a strong wind (we are on -10/-13 in feeling).
But no matter, it have to eat. And this wind brings quite a few things back on the edge. There will indeed be some larvae or crustaceans in the beak.
LE HÉRON POURPRÉ, UN OISEAU MÉFIANT – PURPLE HERON
Sa capacité à rester immobile longtemps et un plumage adapté le rendent difficile à voir.

Le héron pourpré – Ardea purpurea – se rencontre dans les marais, les marécages, au bord des lacs.
À la condition qu’ils soient bien végétalisés notamment par une zone de roseaux importante.
Le héron pourpré est un oiseau méfiant. Il reste caché le plus souvent dans les roseaux. Sa capacité à rester immobile longtemps contribue à la difficulté de le voir.
Son plumage très coloré (noir, roux, gris…) s’avère aussi une bonne protection dans les roseaux.
Il s’envole à la moindre alerte. Heureusement qu’il émet un cri lors de son envol.
Celui-ci a été photographié sur les bords du lac Léman en Haute-Savoie.
ENGLISH VERSION
The Purple Heron – Ardea purpurea – is found in marshes, swamps, at the edge of lakes.
On the condition that they are well vegetated, notably by a significant reed area.
Purple Heron is a suspicious bird. It most often remains hidden in the reeds. His ability to remain immobile for a long time contributes to the difficulty of seeing him.
Its very colorful plumage (black, red, gray,…) also proves to be a good protection in the reeds.
It flies away at the slightest alert. Fortunately, it emits a cry during its flight.
This one was photographed on the shores of Lake Geneva in Haute-Savoie.
LA GRANDE AIGRETTE HABITE EN ZONE HUMIDE – GREAT EGRET
Les beaux chapeaux et la mode ont failli faire disparaître ce bel et grand oiseau blanc.

La grande aigrette – Ardea alba – appartient à la famille des Ardéidae (Hérons).
Elle est moins commune que le héron cendré – Ardea cinerea – mais elle est beaucoup plus gracieuse.
Son habitat est surtout constitué de zones humides. Elle s’y nourrit de poissons, d’insectes, de rongeurs, d’amphibiens et de petits reptiles. Les marais, les étangs lui apportent de quoi se nourrir. Les roselières et les arbres lui permettent de nicher.
N’oublions pas que la grande aigrette a failli tout simplement disparaître.
Victime de la beauté de son plumage et de ses aigrettes dont on décorait les chapeaux, il y a quelques décennies, elle renaît depuis quelques années.
La mise sous protection de cette espèce et la préservation de zones humides contribuent notablement à la sauvegarde de ce magnifique oiseau.
En hiver, les grandes aigrettes du nord de l’Europe migrent notamment en France. Ce qui nous donne l’occasion d’en voir un peu plus.
ENGLISH VERSION
The great egret – Ardea alba – belongs to the family of Ardéidae (Herons).
It is less common than the grey heron – Ardea cinerea – but much more graceful.
Its habitat is mainly made up of wetlands. It feeds on fish, insects, rodents, amphibians and small reptiles. The marshes, the ponds provide him with food. The reeds and trees allow him to nest.
Let’s not forget that the great egret almost simply disappeared.
Victim of the beauty of her plumage and her plumes that were decorated in hats a few decades ago, she has been reborn for a few years.
The protection of this species and the preservation of wetlands contribute significantly to the safeguarding of this magnificent bird.
In winter, the great egrets of northern Europe migrate notably to France. This gives us the opportunity to see a little more.
LE VERDIER D’EUROPE, UN GRANIVORE EN TOUTES SAISONS – EUROPEAN GREENFINCH
Les graines des mauvaises herbes de nos jardins sont un délice pour ce verdier.

Le verdier d’Europe – Chloris chloris – se nourrit surtout de graines. Qu’il s’agisse de graminées ou de graines d’arbres comme celles de mélèzes ou d’épicéas pour les verdiers d’Europe habitant les zones de montagnes.
Parmi les graminées, la bardane, le séneçon, le pissenlit et d’autres herbes sont appréciées.
Le verdier d’Europe se nourrit beaucoup au sol mais il recherche aussi les arbustes et les arbres à proximité pour s’y réfugier. Cette végétation pourra à l’occasion lui apporter quelques baies.
Dans les champs, il se nourrit de céréales et surtout de tournesol.
Mais ces choix alimentaires pourront varier selon l’endroit où il vit. Un verdier d’Europe du nord n’aura pas les mêmes végétaux à sa disposition qu’un verdier d’Europe habitant les régions du sud.
Au printemps, quelques bourgeons seront mordillés.
C’est aussi au printemps, quand les oisillons naîtront, qu’il mangera quelques petits insectes (pucerons, chenilles).
Son attirance pour le tournesol en fait un visiteur régulier des mangeoires en hiver.
ENGLISH VERSION
The European greenfinch – Chloris chloris – feeds mainly on seeds. Whether it is grass or tree seeds like those of larch or spruce for the European Greenfinches living in mountain areas.
Among the grasses, burdock, groundsel, dandelion and other herbs are valued.
The European greenfinch feeds a lot on the ground but it also looks for shrubs and trees nearby to take refuge there. This vegetation can occasionally bring him some berries.
In the fields, he feeds on cereals and especially sunflower.
But these food choices may vary depending on where he lives. A Greenfinch from northern Europe will not have the same plants at his disposal as a Greenfinch living in the southern regions.
In spring, some buds will be bitten.
It is also in the spring, when the chicks are born, that he will eat some small insects (aphids, caterpillars).
Its attraction to sunflower makes it a regular visitor of the feeders in winter.
LA CORNEILLE NOIRE A PEU DE PRÉDATEURS – CARRION CROW
Oiseau intelligent et opportuniste, la corneille noire craint peu pour sa vie.

La corneille noire – Corvus corone – est une espèce que l’on rencontre quasiment partout. Son intelligence et son opportunisme expliquent en partie sa présence dans de nombreux types d’habitats.
Elle se reconnaît aisément par sa taille, ses couleurs et son croassement.
Si la corneille noire est omnivore. Elle se nourrit aussi sur les animaux morts. Elle est nécrophage.
Mais elle est aussi la proie de certains prédateurs. Peu nombreux il est vrai. Il s’agit notamment d’oiseaux dont le principal est l’autour des palombes – Astur gentilis.
La nuit n’est pas forcément de tout repos pour la corneille noire. Le hibou grand-duc -Bubo bubo – peut aisément tuer une corneille noire et s’en nourrir.
Mais le plus grand prédateur pour la corneille noire reste l’homme. Par son régime alimentaire très varié, la corneille noire s’attaque aux cultures et aux élevages de petits animaux., Ce qui ne plaît guère au point de la classée « espèce chassable » (sous certaines conditions) en France même si elle peut être utile par la destruction d’insectes, rongeurs et autres espèces considérées comme vermine.
ENGLISH VERSION
The Carrion Crow – Corvus corone – is a species we can be found almost everywhere. Its intelligence and opportunism partly explain its presence in many types of habitats.
It is easily recognized by its size, its colors and its croaking.
If the carrion crow is omnivorous. It also feeds on dead animals. It is a scavenger.
But it is also the prey of certain predators. Few in number it is true. These are notably birds whose main is around the goshawks – Astur gentilis.
The night is not necessarily very restful for the carrion crow. The Eurasian Eagle-Owl -Bubo bubo – can easily kill a carrion crow and feed on it.
But the greatest predator for the carrion crow remains the human activities. Through its very varied diet, the carrion crow attacks crops and small animal breeding. , Which hardly pleases to the point of being classified as a « huntable species » (under certain conditions) in France even though it can be useful through the destruction of insects, rodents, and other species considered vermin.
SUR LE LÉMAN, LE GRAND CORMORAN AVALE LES PERCHES – THE GREAT CORMORANT AND THE PERCH.
En 4 images, comment cet excellent plongeur se nourrit des poissons du lac. Et ces cormorans sont très nombreux en Haute-Savoie.
Le grand cormoran – Phalacrocorax carbo – se reconnait aisément à sa silhouette et sa couleur noire.
Sur le Léman, plusieurs colonies sont bien installées dans les arbres, notamment dans le delta de la Dranse. On y recense de très nombreux couples reproducteurs.
En automne, des centaines de grands cormorans venant de l’Europe du Nord s’arrêtent quelques jours, le temps de reprendre des forces avant de repartir vers le Sud, l’Espagne.
Le grand cormoran est une espèce piscivore. Il mange, en moyenne, 500 grammes de poissons par jour. Il s’agit le plus souvent de poissons dont la longueur ne dépasse pas les 20 centimètres.
Mais il peut aussi avaler de bien plus gros poissons. Rien ne lui fait peur.
Les poissons souffrent du réchauffement climatique. Les perches, encore très communes dans le Léman, s’éloignent du bord de l’eau devenue trop chaude pour rejoindre le large plus frais pour se nourrir et se développer. Au grand dam des pêcheurs.
Si l’oiseau avale le poisson tête la première, c’est pour éviter de se blesser avec les écailles lors de l’ingestion. Son bec est muni d’un crochet qui permet de bloquer le poisson dont les écailles sont glissantes.
ENGLISH VERSION
The great cormorant – Phalacrocorax carbo – is easily recognizable by its silhouette and black color.
On Lake Geneva, several colonies are well established in the trees, particularly in the Dranse delta. There are very many breeding pairs.
In autumn, hundreds of large cormorants coming from northern Europe stop for a few days, time to regain strength before heading back south towards Spain.
The great cormorant is a fish-eating species. It eats, on average, 500 grams of fish per day. These are most often fish whose length does not exceed 20 centimeters.
But he can also swallow much bigger fish. Nothing scares him.
Fish suffer from global warming. The perch, still very common in Lake Geneva, move away from the edge of the water which has become too hot to reach the cooler waters to feed and develop. To the great displeasure of the fishermen.
If the bird swallows the fish head first, it is to avoid injuring itself with scales during ingestion. Its beak is equipped with a hook that allows it to block the fish whose scales are slippery.
LE BRUANT DES ROSEAUX VIT DANS LES ZONES HUMIDES – COMMON REED BUNTING.
Les roseaux leur apportent le gîte et le couvert qu’il soit de passage ou résident.

Le bruant des roseaux – Emberiza schoeniclus – est une espèce assez commune.
Si elle est le plus souvent sédentaire chez nous, les individus du nord de l’Europe migrent vers les régions méditerranéennes. C’est ainsi que des sujets venant de Russie, d’Europe de l’Est, de Suisse ou d’Allemagne se dirigent vers la France voire l’Espagne.
En montagne, la migration consiste à descendre vers la plaine où les conditions de vie sont moins rudes qu’en altitude. En hiver, on le verra alors davantage dans les plaines cultivées.
Le bruant des roseaux est un habitant des zones humides où il fréquente les rives riches en végétation comme les roseaux, les saules. En hiver, les bruants des roseaux se regroupent dans des dortoirs parfois très importants. Un comportement bien différent du printemps où il revendique une certaine territorialité.
Il se nourrit d’insectes au printemps. En hiver, le régime alimentaire est surtout composé de graines notamment de plantes et d’arbustes du milieu aquatique.
ENGLISH VERSION
The Common Reed Bunting – Emberiza schoeniclus – is a fairly common species.
If it is most often sedentary here, individuals from northern Europe migrate to the Mediterranean regions. This is how subjects coming from Russia, Eastern Europe, Switzerland or Germany head towards France and even Spain.
In the mountains, migration involves descending to the plain where living conditions are less harsh than at altitude. In winter, we will then see it more in the cultivated plains.
The reed bunting is a resident of wetlands where it frequents riverbanks rich in vegetation such as reeds, willows. In winter, reed buntings gather in sometimes very important roosts. A behavior quite different from spring where it claims a certain territoriality.
It feeds on insects in the spring. In winter, the diet is mainly composed of seeds, particularly from plants and shrubs of the aquatic environment.
QUAND LE PINSON DU NORD EST LÀ, L’HIVER ARRIVE – BRAMBLING
Une espèce très grégaire en hiver. Ils sont parfois des centaines de milliers voire des millions à voler de concert.

Le pinson du Nord – Fringilla montifringilla – est un oiseau du Nord…
Il niche en Scandinavie, en Russie, dans les forêts boréales.
C’est à partir de septembre jusqu’en novembre que les pinsons du Nord quittent en masse les lieux de reproduction pour se diriger vers le Sud.
C’est une espèce que l’on voit assez facilement. Surtout qu’elle est particulièrement grégaire.
Les pinsons du Nord se retrouvent le soir dans d’immenses dortoirs. Certains d’entre eux peuvent accueillir des milliers voire des millions de pinsons du Nord.
Ils peuvent ainsi échanger quelques informations sur la nourriture à proximité (champs de maïs, forêt de hêtres par exemple) mais aussi se protéger des prédateurs. Plus ils sont nombreux, plus c’est compliqué pour un prédateur. L’effet de surprise n’est plus le même. Et quand il fait particulièrement froid, les pinsons du Nord se serrent les uns contre les autres pour bénéficier d’une thermorégulation.
En ce moment, ils sont bien entre 20 et 40 à venir dans le jardin, en Haute-Savoie.
ENGLISH VERSION
Brambling – Fringilla montifringilla – is a Northern bird…
It nests in Scandinavia, in Russia, in the boreal forests.
It is from September until November that Bramblings leave the breeding areas en masse to head south.
It is a species that is quite easily seen. Especially since it is particularly gregarious.
Bramblings are found in the evening in huge roosts. Some of them can accommodate thousands or even millions of Bramblings.
They can thus exchange some information about the food nearby (corn fields, beech forest for example) but also protect themselves from predators. The more they are, the more complicated it is for a predator. The surprise effect is no longer the same. And when it is particularly cold, Bramblings huddle to benefit from thermoregulation.
At the moment, they are indeed between 20 and 40 coming to my garden, in Haute-Savoie.
LE TROGLODYTE MIGNON, UN POIDS PLUME – EURASIAN WREN
Un des plus petits oiseaux en Europe. Il ne pèse que quelques grammes mais il chante haut et fort !

Le troglodyte mignon – Troglodytes troglodytes – est un des plus petits oiseaux européens.
Il mesure entre 9 et 10 cm pour un poids compris entre 8 et 13 grammes.
Le roitelet huppé – Regulus regulus – et le roitelet triple-bandeau – Regulus ignicapilla – sont de la même longueur (9 cm) et encore plus léger (5 à 7 grammes).
Le troglodyte mignon est insectivore tout au long de l’année.
Celui-ci a été photographié dans une roselière. Le troglodyte mignon vit souvent près de l’eau, qu’il s’agisse des sous-bois humides, le bord des marais, le long des cours d’eau. On peut aussi le rencontrer dans les parcs et les jardins.
Le troglodyte mignon se reconnaît aisément à sa petite taille, ses couleurs allant du brun au chamois.
Le mâle et la femelle sont identiques. Le chant est puissant. Ce qui est bien surprenant chez un oiseau aussi petit.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Wren – Troglodytes troglodytes – is one of the smallest European birds.
It’s between 9 and 10 cm long for a weight between 8 and 13 grams.
The Goldcrest – Regulus regulus – and the Common Firecrest – Regulus ignicapilla – are of the same length (9 cm) and even lighter (5 to 7 grams).
The Eurasian Wren is insectivorous throughout the year.
This one was photographed in a reedbed. The Eurasian Wren often lives near water, whether it is moist underbrush, the edge of marshes, along waterways. It can also be found in parks and gardens.
The Eurasian Wren is easily recognized by its small size, its colors ranging from brown to buff.
The male and female are similar. The song is powerful. Which is quite surprising in a bird this small.
LE BUTOR ÉTOILÉ, ROI DU CAMOUFLAGE – EURASIAN BITTERN
Un plumage aux couleurs des roseaux qui le rend quasiment invisible.

Le butor étoilé – Botaurus stellaris – appartient à la famille des Ardeidae au sein de laquelle nous retrouvons les hérons, les aigrettes et quelques autres espèces).
Le mâle et la femelle se ressemblent. Le mâle étant toutefois plus grand que la femelle. Et c’est lui qui chante pour marquer son territoire et attirer une femelle. Ce chant est audible à plusieurs kilomètres dans de bonne conditions.
L’habitat du butor étoilé est la grande roselière. Avec son plumage couleur roseaux et capable d’une immobilité complète, il devient quasiment impossible à voir. Les deux bandes noires qui partent de chaque côté du bec et qui descendent le long de la gorge contribuent à ce camouflage.
C’est en hiver qu’il est le plus facile à voir. Les butors étoilés du nord de l’Europe sont arrivés dans une partie de la France pour y passer l’hiver et augmentent ainsi les effectifs.
Un oiseau rare que l’on apprécie toujours de voir.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Bittern – Botaurus stellaris – belongs to the family of the Ardeidae within which we find herons, egrets and some other species).
The male and the female are similar. However, the male is larger than the female. And the male sings to mark his territory and attract a female. This song is audible several kilometers in good conditions.
The Eurasian Bittern’s habitat is the large reedbed. With its reed-colored plumage and capable of complete immobility, it becomes almost impossible to see. The two black bands that start on each side of the beak and go down along the throat contribute to this camouflage.
It is in winter that he is the easiest to see. The Eurasian Bitterns of northern Europe have arrived in France to spend the winter and thus increase the numbers.
A rare bird that we always appreciate seeing.
LE MOINEAU DOMESTIQUE EST SÉDENTAIRE – HOUSE SPARROW
Un oiseau familier peu enclin à voyager et qui aime la compagnie de ses congénères.

Le moineau domestique – Passer domesticus – vit le plus souvent là où il est né. Du moins, dans la région toute proche.
Il est présent toute l’année. Quelle que soit la saison, nous le rencontrons. D’autant qu’il est aussi grégaire.
Il faut juste qu’il y ait quelques arbustes pour se cacher et trouver de la nourriture. Sinon, il niche aisément sous le toit d’une maison ou d’une grange.
Ce moineau domestique est un visiteur régulier du jardin mais il fait volontiers quelques incursions chez les voisins surtout s’il y a un poulailler et quelques grains de blé et autres graines à manger.
ENGLISH VERSION
House Sparrow – Passer domesticus – lives most often where it was born. At least, in the nearby area.
He is present all year round. Whatever the season we meet him. Especially since he is also gregarious.
There just needs to be a few shrubs to hide and find food. Otherwise, it easily nests under the roof of a house or a barn.
This House Sparrow is a regular visitor to the garden but it willingly makes some forays into neighbors’ homes especially if there is a chicken coop and a few grains of wheat and other seeds to eat.
LE GRÈBE HUPPÉ, LE ROI DE LA GLISSE – GREAT CRESTED GREBE
Quand on n’est pas doué pour le vol, l’atterrissage est parfois délicat. Mais quand il y a la technique, c’est tout un spectacle !

Le grèbe huppé – Podiceps cristatus – est un oiseau commun sur le lac Léman.
Si la plupart du temps, on le voit nager ou dormir sur l’eau, il lui arrive de s’exciter un peu mais rarement de vraiment voler.
Il est vrai que sa morphologie de se prête guère aux acrobaties aériennes. Ses ailes sont petites.
Si le décollage est poussif, l’atterrissage est tout aussi compliqué.
Ce qui nous permet de voir certaines situations plutôt intéressantes.
ENGLISH VERSION
The great crested grebe – Podiceps cristatus – is a common bird on Lake Geneva.
If most of the time, we see him swimming or sleeping on the water, he sometimes gets a little excited but rarely really flies.
It is true that its morphology hardly lends itself to aerial acrobatics. Its wings are small.
If the takeoff is slow, the landing is just as complicated.
Which allows us to see some rather interesting situations.
LA MÉSANGE BLEUE EST UNE GRANDE CONSOMMATRICE D’INSECTES – EURASIAN BLUE TIT
Cette mésange est un précieux auxiliaire. La diversité d’insectes avalés est impressionnante.

La mésange bleue – Cyanistes caeruleus – mange énormément de petits insectes et des arthropodes (araignées, mouches, etc.).
Elle avale des diptères, des hémiptères, des hyménoptères, des coléoptères
C’est au printemps, quand il faut nourrir les oisillons, que la consommation est la plus importante.
C’est surtout sur l’extrémité des branches que se focalise la mésange bleue. Son poids plus léger lui permet d’y accéder sans difficultés. Et c’est une acrobate.
Dans la nature, on la voit aussi dans les roseaux.
Évidemment, ce régime alimentaire pourra évoluer selon la saison mais aussi selon la région où elle vit.
Les mésanges bleues du nord de l’Europe auront des besoins alimentaires différents de leurs congénères du sud. Le choix en insectes est probablement plus important sur les bords de la Méditerranée qu’au fin fond de la Scandinavie ou de la Russie.
En automne et en hiver, les insectes sont bien plus rares (toujours selon la région). La mésange bleue se nourrira alors de graines et de baies.
Sa présence aux mangeoires de nos jardins lui permet de compléter, sans trop d’efforts de recherche, son alimentation en hiver.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Blue Tit – Cyanistes caeruleus – eats a lot of small insects and arthropods (spiders, flies, etc).
She swallows dipterans, hemipterans, hymenopterans, beetles
It is in the spring, when it is necessary to feed the chicks, that consumption is most important.
It is mainly on the tips of the branches that the Eurasian Blue Tit focuses. Its lighter weight allows it to access them without difficulty. And she’s an acrobat.
In nature, it is also seen in the reeds.
Obviously, this diet can evolve according to the season but also according to the region where she lives.
Eurasian Blue Tits from northern Europe will have different dietary needs than their southern counterparts. The choice of insects is probably more important on the shores of the Mediterranean than in the far reaches of Scandinavia or Russia.
In autumn and winter, insects are much rarer (always depending on the region). The Eurasian Blue Tit will then feed on seeds and berries.Its presence at the feeders of our gardens allows it to complete, without too much research effort, its diet in winter.
LE GOÉLAND ET LE POISSON, RENCONTRE SUR LE LÉMAN
Ce jeune goéland s’attaque à un gros poisson mort. Pas si facile à avaler….

Ce goéland juvénile (probablement un goéland leucophée – Larus michahellis -) vient de trouver un poisson mort dans les eaux calmes du lac Léman.
Visiblement, un poisson aussi gros que lui. Il a passé un peu de temps à essayer de le dépecer.
Le goéland est un prédateur qui se nourrit aussi bien de poissons morts que vivants. Opportuniste et nécrophage, il mange aussi d’autres oiseaux plus petits et des crustacés.
Très peu d’oiseaux en ce moment sur le lac. Il ne fait pas encore assez froid…
ENGLISH VERSION
This juvenile gull (probably a yellow-legged gull – Larus michahellis -) has just found a dead fish in the calm waters of Lake Geneva.
Apparently, a fish as big as him. He spent some time trying to skin it.
The gull is a predator that feeds on both dead and living fish. Opportunistic and scavenging, it also eats other smaller birds and crustaceans.
Very few birds at the moment on the lake. It’s not cold enough yet…
LE BRUANT ZIZI EST RARE DANS LE JARDIN – CIRL BUNTING
Un visiteur occasionnel près des maisons. Le bruant zizi est d’abord un campagnard.

Le bruant zizi – Emberiza cirlus – vit surtout dans la campagne. Les champs, les prairies, les bosquets sont les endroits où il est le plus souvent présent.
Mais il vient parfois dans les jardins, surtout quand il n’y a personnes.
Mais il ne viendra pas au cœur des villes. Il lui faut de l’espace naturel.
Il m’est arrivé de le voir poster au printemps au sommet d’un thuya pour chanter ou dans un cerisier à l’époque des bourgeons.
Cette fois, c’est en hiver qu’il se rapproche des maisons. Sûrement poussé par la faim. Les mangeoires lui apporteront du tournesol et autres graines.
Une visite rare que j’apprécie beaucoup.
ENGLISH VERSION
Cirl Bunting – Emberiza cirlus – lives mainly in the countryside. Fields, meadows, groves are the places where it is most often present.
But he sometimes comes to gardens, especially when there are no people.
But he will not come to the heart of cities. He needs natural area.
I have seen it posted in the spring on top of a cedar tree to sing or in a cherry tree at the time of the buds.
This time, it is in winter that he approaches the houses. Surely driven by hunger. The feeders will bring him sunflower and other seeds.
A rare visit that I appreciate very much.
LE CHARDONNERET ÉLÉGANT – EUROPEAN GOLDFINCH
Un oiseau européen aux couleurs spectaculaires et au chant très agréable.

Un oiseau magnifique. Surtout quand la lumière est là.
Photographie prise en décembre.
ENGLISH VERSION
A splendid bird. Especially when the light is there.
Photograph taken in December.
L’AVOCETTE ÉLÉGANTE, UN BEC SI PARTICULIER – PIED AVOCET
Chez l’avocette élégante, une technique bien élaborée pour attraper insectes et crustacés.

L’avocette élégante – Recurvirostra avosetta – se reconnaît à son plumage noir et blanc et, surtout, à son bec recourbé vers le haut.
Ce bec permet de différencier le mâle de la femelle. Il est plus long et moins courbé chez le mâle. Il est plus court et plus courbé chez la femelle.
Encore faut-il pouvoir comparer…
Ce bec lui permet d’attraper de petits invertébrés, des vers, des petits insectes, des crustacés et des mollusques. L’avocette élégante donne des coups de becs de gauche à droite pour fouiller les sédiments où se cachent ses proies. Elles les attrapent quand ils remontent à la surface de l’eau.
ENGLISH VERSION
Pied Avocet – Recurvirostra avosetta – is recognizable by its black and white plumage and, above all, by its upward-curving beak.
This beak allows to differentiate the male from the female. It is longer and less curved in the male. It is shorter and more curved in the female.
Still, one must be able to compare…
This beak allows it to catch small invertebrates, worms, small insects, crustaceans and molluscs. The Pied Avocet gives scythes from left to right to remove the sediments where its prey are hiding. They catch them when they come to the surface of the water.
LE TARIN DES AULNES DÉPEND DES AULNES – EURASIAN SISKIN
En hiver, peu d’arbres ont encore des graines. L’aulne est son salut.

Le tarin des aulnes – Spinus spinus – est un oiseau principalement granivore.
Si au printemps et en été, il se nourrit de très grandes variétés de graines d’herbacées et d’arbres, il mange aussi des insectes, des bourgeons et des petits fruits.
En hiver, le choix est très vite limité. C’est l’époque où les fruits des aulnes arrivent à maturité et cela devient l’alimentation quasi-exclusive du moment.
Pour chercher les petites graines placées dans les cônes, il fait preuve d’un esprit et d’une attitude très acrobatiques.
Mais le spectacle est toujours agréable à regarder. Surtout que le tarin des aulnes est grégaire à cette époque de l’année.
Bien sûr, il vient dans nos jardins si quelques mangeoires s’y trouvent. Il pourra alors se nourrir de graines de tournesol.
ENGLISH VERSION
Eurasian Siskin – Spinus spinus – is a mainly a seed-eater bird.
If in spring and summer it feeds on very large varieties of herbaceous seeds and trees, it also eats insects, buds and small fruits.
In winter, the choice is very limited. It is the time when the alder fruits reach maturity and this becomes the almost exclusive diet of the moment.
To look for the small seeds placed in the cones, he shows a very acrobatic spirit and attitude.
But the show is always pleasant to watch. Especially since Eurasian Siskins are gregarious at this time of year.
Of course, it comes to our gardens if some feeders are there. It can then feed on sunflower seeds.
LE PIC ÉPEICHE A BESOIN DES ARBRES – Great Spotted Woodpecker
Il se nourrit d’insectes présents dans le bois. Et le bois lui offre le gîte. Une symbiose parfaite.

Le pic épeiche – Dendrocopos major – est un pic coloré. Noir, blanc et rouge, voici ses couleurs.
Ce n’est pas pour autant qu’il est facile à voir. Heureusement qu’il émet des cris puissants qui nous signalent sa présence.
Il a besoin des arbres. Il y trouve sa nourriture. Des larves et des insectes cachés sous l’écorce des arbres mais aussi des oisillons dans un nid. Un régime alimentaire qui évolue selon la saison.
En hiver, il se nourrit davantage de graines. Il n’est pas rare de le voir se promener avec une noix qu’il ira manger dans un endroit tranquille.
Le pic épeiche est une espèce commune mais qui défend âprement son territoire. Solitaire, il surveille son domaine. Il passe d’arbre en arbre en émettant ses cris caractéristiques.
Il est un visiteur régulier du jardin et des vergers. Il sait que là, les arbres ont de quoi le nourrir. Et en hiver, les graines et les boules de graisse y sont souvent à disposition.
ENGLISH VERSION.
The Great Spotted Woodpecker – Dendrocopos major – is a colored woodpecker. Black, white, and red, here are its colors.
That doesn’t mean it’s easy to see. Fortunately, he emits powerful cries that signal his presence to us.
He needs the trees. He finds his food there. Larvae and insects hidden under the bark of the trees but also chicks in a nest. A diet that evolves according to the season.
In winter, he feeds more on seeds. It is not uncommon to see him walking around with a nut that he will go eat in a quiet place.
The Great Spotted Woodpecker is a common species but one that fiercely defends its territory. Solitary, it watches over its domain. He moves from tree to tree while emitting his characteristic calls.
He is a regular visitor to the garden and orchards. He knows that there, the trees have something to feed him. And in winter, seeds and fat balls are often available there.
MÉSANGE BLEUE ET LE CHOIX DIFFICILE. LAQUELLE CHOISIR ?
Quand il s’agit de manger, comparaison vaut raison…

Si la mésange bleue – Cyanistes caeruleus – est d’abord et surtout un oiseau insectivore, elle ne dédaigne pas manger quelques baies à l’occasion.
Et ce moment se situe principalement à l’automne où la fructification est à son maximum.
Ici, le choix entre deux mûres. Il est alors important de pouvoir comparer pour mieux se nourrir.
Et s’il y avait quelques larves ou œufs d’insectes dans le fruit, ce serait encore mieux.
L’occasion aussi de faire quelques acrobaties et défier les lois de la gravité.
ENGLISH VERSION
If Eurasian Blue Tit – Cyanistes caeruleus – is first and foremost an insectivorous bird, it does not disdain eating a few berries on occasion.
And this moment is mainly in the autumn when fruiting is at its peak.
Here, the choice between two blackberries. It is then important to be able to compare in order to better feed oneself.
And if there were some insect larvae or eggs in the fruit, it would be even better.
The opportunity also to do some acrobatics and challenge the laws of gravity.
LE BÉCASSEAU VARIABLE, DE PASSAGE SUR LE LÉMAN – DUNLIN
Un grand migrateur qui passe l’hiver sur le bord de mer en France. Certains se retrouvent sur les rives du lac Léman en Haute-Savoie. Pour quelques jours.

Le bécasseau variable – Calidris alpina – est un petit limicole que l’on rencontre parfois sur les bords du lac Léman.
Jamais en grand nombre (souvent seul), le bécasseau variable fait une halte pour se restaurer. Il parcourt de grandes distances entre la Scandinavie, les régions arctiques et sa zone d’hivernage.
il migre vers le sud, le plus souvent en longeant la côte atlantique. Ils sont alors des centaines voire des milliers à parcourir les vasières.
Mais certains individus choisissent des voies plus à l’intérieur des terres et se posent autour des étendues d’eau comme ici le lac Léman.
Ils ne restent pas longtemps ici. Juste pour se nourrir et repartir vers la Méditerranée.
S’il niche dans les régions arctiques, il passe l’hiver en Afrique mais aussi en France où une bonne partie des effectifs européens passe l’hiver (bassin d’Arcachon ou baie du Mont Saint-Michel par exemple).
Il se nourrit d’invertébrés, de petits vers, de mollusques, parfois de petits poissons.
Il repartira en avril vers sa zone de reproduction dès que le climat sera plus clément là-bas.
ENGLISH VERSION
Dunlin – Calidris alpina – is a small waders sometimes found on the shores of Lake Geneva.
Never in large numbers (often alone), Dunlin makes a stop to eat. He travels long distances between Scandinavia, the Arctic regions and its wintering area.
it migrates towards the south, most often along the Atlantic coast. They are then hundreds or even thousands to travel through the mudflats.
But some individuals choose routes further inland and land around bodies of water like here Lake Geneva.
They don’t stay here for long. Just to feed and leave again towards the Mediterranean.
If it nests in the Arctic regions, it spends the winter in Africa but also in France where a good part of the European Dunlins spends the winter (Arcachon basin or Mont Saint-Michel bay for example).
It feeds on invertebrates, small worms, mollusks, sometimes small fish.
He will leave in April for his breeding area as soon as the climate is more clement there.
SUR SON NID, LA GALLINULE POULE D’EAU BOIT L’EAU DE PLUIE
Pouvoir boire sans se déplacer peut préserver la nichée. Il suffit parfois de dresser la tête.

La gallinule poule d’eau – Gallinula chloropus – peut mener plusieurs pontes dans la saison.
La femelle dépose 5 à 8 œufs dans un nid fait d’herbes souvent sur le sol.
Pendant les 3 semaines que dur l’incubation, la femelle ne quitte pas toujours le nid. Surtout quand le temps est froid et humide notamment au début du printemps.
C’est dans ces moments où il faut rester sur les œufs pour maintenir une température constante, qu’un peu de pluie permet de boire sans avoir à se déplacer. Il suffit de tendre le cou et d’ouvrir le bec.
Une fois que les oisillons naissent, ils quittent immédiatement le nid.
ENGLISH VERSION
Common Moorhen – Gallinula chloropus – can manage several clutches in the season.
The female lays 5 to 8 eggs in a nest made of herbs often on the ground.
During the 3 weeks of incubation, the female does not always leave the nest. Especially when the weather is cold and humid, particularly at the beginning of spring.
It is in those moments when you have to stay on eggs to maintain a constant temperature, that a little rain allows you to drink without having to move. Just stretch the neck and open the beak.
Once the chicks are born, they immediately leave the nest.
LE CHARDONNERET ÉLÉGANT, DE RETOUR AU JARDIN – GOLDFINCH
Un visiteur régulier de notre jardin. Profitons de la beauté de cet oiseau !

Il aura fallu quelques jours de froid pour revoir le chardonneret élégant – Carduelis carduelis – revenir en nombre dans le jardin.
Cette espèce est présente quasiment toute l’année mais rarement aussi nombreuse que maintenant.
Il est probable que des chardonnerets élégants quittent leur territoire localisé plus en altitude pour se rapprocher de la plaine où le froid est moins vif et la nourriture encore non gelée.
Ils pourraient encore descendre plus bas dans la plaine. Profitons du spectacle tant que cela est possible.
ENGLISH VERSION
It took a few days of cold weather to see the European Goldfinch – Carduelis carduelis – return in numbers in the garden.
This species is present almost all year but rarely as numerous as now.
It is likely that European Goldfinches leave their territory located at higher altitudes to move closer to the plain where the cold is less intense and the food still unfrozen.
They could still descend further down into the plain. Let’s enjoy the show as long as possible.
LE MERLE NOIR ADORE LE FUSAIN D’EUROPE – BLACKBIRD AND SPINDLE
Les baies et les fruits d’automne sont indispensables aux oiseaux mais parfois toxiques pour l’homme.

Le merle noir – Turdus merula – se nourrit aussi de fruits et de baies.
S’il aime les pommes, il apprécies de nombreuses baies que fournissent de nombreux arbustes en automne.
C’est le cas ici avec ce fusain d’Europe – Euonymus europaeus – qui lui fournit à manger pendant quelques jours.
Mais, attention, si ces baies sont comestibles pour les oiseaux, elles sont toxiques pour nous.
ENGLISH VERSION
The Common Blackbird – Turdus merula – also feeds on fruits and berries.
If he likes apples, he enjoys many berries that provide many shrubs in autumn.
This is the case here with this European spindle – Euonymus europaeus – which provides him with food for a few days.
But, be careful, if these berries are edible for birds, they are toxic for us.
LE GROSBEC CASSE-NOYAUX, UN OISEAU UNIQUE – HAWFINCH
Ce bel oiseau forestier visite les jardins en hiver. Souvent rejoint par ses cousins du nord de l’Europe.

Le Grosbec casse-noyaux – Coccothraustes coccothraustes – se reconnait aisément.
Avec sa grosse tête et un bec impressionnant, tout de suite il se fait respecter. Sa forte corpulence est accentuée par des plumes caudales très courtes. Il est un peu le taureau chez les oiseaux
C’est un oiseau de grande taille avec ses 18 cm et joliment coloré.
S’il vit surtout dans la forêt, il vient régulièrement dans les parcs et les jardins, surtout en hiver.
Il se régale des graines de tournesol que l’on met à sa disposition.
Sa fréquence est variable selon les années. Selon la fructification des graines d’arbres, nous pourrons en voir plus ou moins. En cas de disette, de grandes bandes de Grosbecs casse-noyaux quittent l’Europe du Nord pour rejoindre les pays plus au Sud. Ce qui explique pourquoi certaines années, il y en a beaucoup et d’autres années, nous ne voyons que les oiseaux autochtones.
ENGLISH VERSION
The Hawfinch – Coccothraustes coccothraustes – is easily recognized.
With his big head and an impressive beak, he immediately gets respected. His high corpulence is accentuated by very short tail feathers. He is somewhat the bull in birds.
It is a large bird with its 18 cm and beautifully colorful.
If he lives mainly in the forest, he regularly comes to parks and gardens, especially in winter.
He enjoys the sunflower seeds that are made available to him.
Its frequency varies according to the years. Depending on the fructifications of the tree seeds, we can see more or less. In case of scarcity, large flocks of Hawfinches leave northern Europe to join the countries further south. Which explains why some years, there are many, and other years, we only see the native birds.
LE TARIN DES AULNES SOUS LA NEIGE – EURASIAN SISKIN
Un petit oiseau de nos montagnes que le froid et la neige amènent dans nos jardins.

Le tarin des aulnes – Spinus spinus – est régulièrement présent dans les massifs montagneux français.
Ici, dans les Alpes de Haute-Savoie, on peut le voir régulièrement mais pas systématiquement.
Il est plus facile de l’observer en hiver quand les tarins des aulnes de Scandinavie rejoignent les tarins des alpes de la région. Ils semblent alors plus nombreux.
Le tarin des aulnes est aussi un visiteur important des mangeoires placées dans les jardins. Surtout quand la neige recouvre les graines tombées sur le sol et gelées par le froid.
Cette femelle ne semble pas particulièrement gênée par cette petite neige. Nous étions alors mi-mars. Bientôt le retour vers les sites de reproduction du nord de l’Europe ou, plus localement, dans nos forêts d’altitude.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Siskin – Spinus spinus – is regularly present in the French mountain ranges.
Here, in the Alps of Haute-Savoie, one can see it regularly but not systematically.
It is easier to observe it in winter when the Eurasian Siskins from Scandinavia join the Eurasian Siskins of the french region. They then seem to be more numerous.
The Eurasian Siskin hen is also an important visitor to feeders placed in gardens. Especially when the snow covers the seeds fallen on the ground and frozen by the cold.
This female does not seem particularly bothered by this little snow. We were then in mid-March. Soon the return to the breeding sites of northern Europe or, more locally, in our upland forests.
LA FAUVETTE BABILLARDE – LESSER WHITETHROAT
Un oiseau discret qui a besoin des haies et des ronces pour nicher et se nourrir.

La fauvette babillarde – Curruca curruca – vit généralement dans les haies bien denses, les bosquets, les parcs et jardins, les vergers, les cimetières, le bocage.
C’est un oiseau discret qui se déplace dans la végétation dense. Cette fauvette babillarde était dans une haie sauvage, occupée à se nourrir parmi les ronces. Nous étions près du lac Léman en Haute-Savoie.
Si la fauvette babillarde se nourrit surtout d’insectes comme des chenilles, des araignées, des pucerons, elle mange aussi quelques baies (groseilles, mûres, etc.).
Elle migre vers l’Afrique dès la fin août et surtout en septembre. Elle reviendra mi-avril pour se reproduire chez nous mais aussi dans une grande partie de l’Europe.
ENGLISH VERSION
The Lesser Whitethroat – Curruca curruca – usually lives in well-cleared hedges, groves, parks and gardens, orchards, cemeteries, bocage.
It is a unconspicuous bird that moves in the dense vegetation. This Lesser Whitethroat was in a wild hedge, busy feeding among the bramble. We were near Lake Geneva in Haute-Savoie.
If the Lesser Whitethroat feeds mainly on insects such as caterpillars, spiders, and aphids, it also eats a few berries (currants, blackberries, etc).
She migrates to Africa from the end of August and especially in September. She will return in mid-April to reproduce here but also in a large part of Europe.
LE ROUGEGORGE, DANS LE JARDIN PAR TOUS LES TEMPS
Un oiseau familier que notre présence ne perturbe pas trop. Un fidèle compagnon dans nos jardins

Si le rougegorge familier – Erithacus rubecula – est un oiseau que l’on observe dans nos forêts, il est aussi très présent dans nos jardins.
S’il n’est pas toujours facile à voir au printemps et en été, il est beaucoup plus aisé de le rencontrer quand le mauvais temps d’automne s’installe ou en hiver quand le froid et la faim le fragilise.
Chez nous, il est un résident permanent. Nous pouvons l’entendre souvent à défaut de le voir.
Il niche ici et nous tient compagnie pendant la saison froide.
ENGLISH VERSION
If European Robin – Erithacus rubecula – is observed in our forests, it is also very present in our gardens.
If it is not always easy to see in spring and summer, it is much easier to meet him when the bad autumn weather sets in or in winter when cold and hunger weaken him.
With us, he is a permanent resident. We can often hear him if not see him.
It nests here and keeps us company during the cold season.
LA MÉSANGE BLEUE, DE RETOUR AU JARDIN – BLUE TIT
Si elle vient dans nos jardins se nourrir, c’est aussi une question de survie pour elle.

La mésange bleue – Cyanistes caeruleus – vit surtout en forêt.
Mais avec l’arrivée du mauvais temps et l’entrée dans l’hiver, elle se rapproche des jardins où elle parcourt les branches des arbres fruitiers et des arbustes pour y trouver quelques insectes et larves à manger.
Quand les mangeoires seront mises à disposition, la mésange bleue viendra en plus grand nombre pour manger graines et boules de graisse.
Un spectacle où se mêlent acrobaties et couleurs. Mais c’est aussi et surtout une lutte pour vivre.
ENGLISH VERSION
The Blue Tit – Cyanistes caeruleus – lives mainly in the forest.
But with the arrival of bad weather and the onset of winter, she approaches the gardens where she searches the branches of fruit trees and shrubs to find some insects and larvae to eat.
When feeders are made available, the Blue Tit will be in greater numbers to eat seeds and balls of fat.
A show where acrobatics and colors mingle. But it is also and above all the struggle to live.
L’ORITE À LONGUE QUEUE NE MIGRE PAS – LONG-TAILED TIT
Toujours en mouvement, elle se déplace en famille toujours sur le même territoire.

L’orite à longue queue – Aegithalos caudatus – se déplace en petit groupe familial.
Si son territoire est d’abord forestier, elle occupe aussi les parcs et les jardins.
Ce petit groupe familial défend sa zone de nourrissage et le parcourt tous les jours pour y trouver des larves, des œufs et des insectes. Son petit bec lui permet de fouiller l’écorce des arbres.
Elle se déplace continuellement, ne restant quasiment pas en place.
Finalement, elle reste tout au long de l’année dans la même zone. Plus souvent dans nos jardins en hiver où elle est plus facile à observer.
Un bel oiseau pas toujours facile à photographier.
ENGLISH VERSION
The Long-tailed Tit – Aegithalos caudatus – moves in a small family flock.
If its territory is primarily forest, it also occupies parks and gardens.
This small family group defends its feeding area and walks through it every day to find larvae, eggs and insects. Its small beak allows it to excavate the bark of trees.
She moves continuously, hardly staying in place.
Finally, it remains throughout the year in the same area. More often in our gardens in winter where it is easier to observe.
A beautiful bird not always easy to photograph.
LA PIE BAVARDE, UN OISEAU PRESQUE EN NOIR ET BLANC – EURASIAN MAGPIE
Un oiseau bien plus coloré que ce que l’on voit. Un rien change tout.

La pie bavarde – Pica pica – se reconnait tout de suite. Il y a la forme et il y a les couleurs.
C’est un corvidé et cet oiseau en a bien l’apparence. Et ses couleurs sont le noir et le blanc.
Enfin, disons que selon la lumière, c’est en noir et blanc ou en couleur.
Selon l’exposition à la lumière, le noir se transforme en couleurs aux reflets violets, verts, bleus, indigo. Bref, c’est un tout autre oiseau.
Et quand la pie bavarde vole, elle nous montre ses nuances de noir et de blanc. Selon la lumière.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Magpie – Pica pica – is easy to recognize immediately. There is the shape and there are the colors.
It’s a corvid and this bird looks like it. And its colors are black and white.
Finally, let’s say that depending on the light, it’s black and white or color.
Depending on the exposure to light, black turns into purple, green, blue, indigo. In short, it’s a completely different bird.
And when the Eurasian Magpie flies, it shows us its shades of black and white. According to the light.
Le chardonneret élégant : un visiteur rare en automne
Un oiseau que l’on voit de moins en moins. Apprécions sa venue dans nos jardins.

Le chardonneret élégant – Carduelis carduelis – est un magnifique oiseau que l’on aperçoit un peu moins souvent dans nos campagnes.
Mais l’automne nous donne l’occasion de le rencontrer dans nos jardins.
C’est aussi l’époque où les populations du nord de l’Europe arrivent pour se protéger du froid et trouver plus facilement de quoi manger.
Son habitat, fait de grands arbres dans lesquels il va nicher et de prairies où il trouvera des graines de plantes sauvages, est souvent convoité par les humains pour y bâtir quelques constructions.
Les insecticides, pesticides et autres herbicides contribuent à sa raréfaction.
Apprécions donc la venue de ce bel oiseau dans nos jardins le temps pour lui d’avaler quelques graines.
ENGLISH VERSION
The European Goldfinch – Carduelis carduelis – is a magnificent bird that we see a little less often in our countryside.
But autumn gives us the opportunity to meet him in our gardens.
It is also the time when the populations of northern Europe arrive to protect themselves from the cold and find more easily something to eat.
Its habitat, made of large trees in which it nests and meadows where it will find seeds of wild plants, is often coveted by humans to build some constructions there.
Insecticides, pesticides and other herbicides contribute to its rarefaction.
Let’s enjoy the arrival of this beautiful bird in our gardens while swallowing some seeds.
LA MÉSANGE CHARBONNIÈRE, DE LA FORÊT AU JARDIN – GREAT TIT
Elle s’adapte aux saisons. De territoriale et agressive au printemps, elle devient grégaire et s’associe à d’autres espèces d’oiseaux en hiver.

La mésange charbonnière – Parus major – est un oiseau qui apprécie nos parcs et jardins.
Surtout à l’automne et en hiver quand les conditions météorologiques se dégradent rapidement.
Elle quitte alors la forêt où elle a passé le printemps et l’été pour se rapprocher d’un jardin où elle trouvera plus facilement à manger.
Son comportement va aussi changer. Alors qu’elle est territoriale et agressive pour défendre son site de reproduction, elle devient plus grégaire en hiver. Elle s’associe à d’autres mésanges voire à d’autres espèces pour rechercher de nouveaux sites de nourriture. Et en étant à plusieurs, il est plus facile d’éviter les prédateurs qui, eux aussi, ont faim. En contrepartie, il faudra partager. Mais, dans les jardins, les mangeoires sont souvent bien approvisionnées.
ENGLISH VERSION
The Great Tit – Parus major – appreciates our parks and gardens.
Especially in the autumn and winter when weather conditions deteriorate rapidly.
She then leaves the forest where she spent the spring and summer to move closer to a garden where she will find it easier to eat.
His behavior will also change. While it is territorial and aggressive in defending its breeding site, it becomes more gregarious in winter. It associates with other tits or even other species to search for new food sites. And by being in a group, it is easier to avoid predators who are also hungry. In return, it will be necessary to share. But, in gardens, feeders are often full.
LE PYGARGUE À QUEUE BLANCHE EN HAUTE-SAVOIE, LE RETOUR DE L’AIGLE-PÊCHEUR ?
Ce très grand rapace fait l’objet d’un programme de réintroduction important sur plusieurs années.

Le pygargue à queue blanche – Haliaeetus albicilla – était probablement l’aigle le plus connu en France au Moyen-Age (période qui a duré environ 1000 ans).
Cette espèce a été pourchassée dès le XIX -ème siècle et ce pygargue a disparu de France. Depuis une quinzaine d’années, nous commençons à le voir à nouveau en Brenne et dans l’Est du pays. Certains couples nichent en France mais c’est encore très fragile.
Les derniers pygargues à queue blanche présents en Haute-Savoie auraient été tués vers 1892.
Depuis 2022, un programme de réintroduction a été mis en place sur les bords du lac Léman en Haute-Savoie par le parc animalier « Les Aigles du Léman » qui prévoit de relâcher dans la nature une dizaine de jeunes pygargues à queue blanche.
Ce programme de réintroduction s’étale de 2022 à 2030.
Pour le moment, les juvéniles relâchés sillonnent l’Europe. Ils reviendront probablement sur les rives du Léman dans quelques années pour y nicher. Si tout va bien pour eux d’ici là.
Croisons les doigts pour que cette réintroduction réussisse et nous permette de voir ce magnifique rapace au-dessus des lacs français.
ENGLISH VERSION
The White-tailed Eagle – Haliaeetus albicilla – was probably the best known eagle in France during the Middle Ages (about 1000 years).
This species was hunted down since the 19th century and this eagle has disappeared. For about fifteen years, we have started to see him again in the East of France and in Brenne. Some couples nest in France but it is still very fragile.
The last white-tailed eagles present in Haute-Savoie were reportedly killed around 1892.
Since 2022, a reintroduction program has been implemented on the shores of Lake Geneva in Haute-Savoie – France – by the Animal park « Les Aigles du Léman » which plans to release in the wild about ten young white-tailed eagles..
This reintroduction program runs from 2022 to 2030.
For the moment, released juveniles crisscross Europe. They will probably return to the shores of Lake Geneva in a few years to nest there. If everything goes well for them until then.
Let’s keep our fingers crossed so that this reintroduction is successful and allows us to see this magnificent raptor over the French lakes.
ROI DES OISEAUX, L’AIGLE ROYAL MÉRITE BIEN SON NOM – GOLDEN EAGLE
Un oiseau qui fascine l’Homme depuis toujours. C’est le Roi des Oiseaux.

L’aigle royal – Aquila chrysaetos – dégage un sentiment de puissance, de force qui lui ont valu beaucoup de respect au cours de l’histoire des Hommes.
Ce rapace est devenu un emblème. Nous citerons notamment pour les Romains et pour certaines armées. Napoléon a même fait de l’aigle royal, l’emblème de la France. L’aigle figure sur nos monnaies (pièce de 1 Euro en Allemagne par exemple)
Il faut reconnaître qu’il a de quoi impressionner. Même si le mâle est bien plus petit que la femelle.
Selon la sous-espèce ou selon qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle, il peut mesurer entre 75 et 90 cm.
Le poids est aussi variable. Le mâle peut atteindre les 4,5 kg alors que la femelle s’approche des 6 voire des 6,5 kg pour les plus imposantes.
Les serres sont des armes redoutables. Certaines font jusqu’à 7 cm. De mortels poignards.
Mais l’aigle royal semble aussi porter une couronne d’or sur la tête (d’où son nom d’aigle doré repris dans le nom scientifique).
La taille, l’envergure, la couronne dorée, voilà pourquoi il est royal.
C’est un solitaire et un superprédateur.
Ce n’est pas pour rien qu’il est le Roi des Oiseaux.
ENGLISH VERSION
The Golden Eagle – Aquila chrysaetos – produces a feeling of power, strength that has earned him much respect in the history of mankind.
This raptor has become an emblem. We will quote the Romans, some armies. Napoleon even made the Golden Eagle, the emblem of France. The eagle appears on our coins (1 Euro coin in Germany for example)
You have to recognize that it is impressive. Even if the male is much smaller than the female.
Depending on the subspecies or whether it is a male or a female, it can measure between 75 and 90 cm.
The weight is also variable. The male can reach 4.5 kg while the female approaches 6 or even 6.5 kg for the largest.
Talons are formidable weapons. Some are up to 7 cm. Deadly daggers.
But the Golden Eagle also seems to wear a crown of gold on the head (hence its name golden eagle in the scientific name).
The size, the wingspan, the golden crown, that’s why it is royal.
He’s a solitary bird and an alpha predator.
It is not for nothing that he is the King of the Birds.
L’ACCENTEUR MOUCHET RESSEMBLE AU MOINEAU – DUNNOCK
Ce traîne-buisson fouille les feuilles mortes pour y trouver des insectes.

L’accenteur mouchet – Prunella modularis – est une espèce encore assez commune.
On le voit souvent sur le sol ou sur un buisson. Il a d’ailleurs été appelé « traîne-buisson » en raison de son comportement.
Il ressemble assez au moineau domestique – Passer domesticus – mais en est aussi assez éloigné.
Le bec fin et pointu de l’accenteur mouchet nous donne une idée de son régime alimentaire. S’il mange beaucoup d’insectes au printemps et en été (il fouille les feuilles mortes sur le sol pour y trouver des larves et des invertébrés), il mange des petites graines de plantes herbacée en hiver.
C’est d’ailleurs à cette époque qu’il vient dans le jardin pour y trouver de quoi manger.
ENGLISH VERSION
The Dunnock – Prunella modularis – is still a fairly common species.
It is often seen on the ground or in a bush. It has been called « Hedge Sparrow » because of its behaviour.
It is quite similar to the house sparrow – Passer domesticus – but also quite distinctt from it.
The sharp and thin beak of the Dunnock gives us an idea of his diet. If it eats a lot of insects in spring and summer (it searches the leaves on the ground for larvae and invertebrates), it eats small seeds of herbaceous plants in winter.
It is also at this time that he comes to the garden to find something to eat.
Le Rougegorge: Un Oiseau de Jardin Attachant
Un oiseau terriblement querelleur quand il s’agit de défendre son territoire. Mais si mignon à nos yeux.

Le rougegorge familier – Erithacus rubecula – est très présent dans le jardin.
Mais c’est en hiver qu’il se voit le plus souvent quand les arbustes ont perdu leurs feuilles.
C’est un oiseau solitaire et agressif qui défend âprement son territoire. Soit en chantant pour délimiter son territoire, soit en exhibant son poitrail orange pour faire fuir un autre rougegorge. Et chez cette espèce, la femelle n’est pas moins agressive que le mâle. Surtout en hiver quand la nourriture est plus rare.
Mais, pour nous, il est un oiseau bien sympathique et bien mignon.
ENGLISH VERSION
The European Robin – Erithacus rubecula – is very present in the garden.
But it is in winter that it is seen most often when the shrubs have lost their leaves.
It is a solitary and aggressive bird that fiercely defends its territory. Either by singing to mark out his territory, or by showing off his orange chest to scare another Robin away. And in this species, the female is not less aggressive than the male. Especially in winter when food is more scarce.
But, for us, he is a very nice and cute bird.
LE FROID PEUT TUER LES FLAMANTS ROSES-GREATER FLAMINGO
Quand une vague de froid intense gèle l’eau, se nourrir devient impossible.

Le flamant rose – Phoenicopterus roseus – est bien connu en France.
La Camargue concentre la majeure partie des flamants roses. Le climat y est plutôt agréable en hiver.
Mais, certaines années, le froid devient très vif, gelant les étangs et les lagunes.
Le flamants rose se nourrit dans des eaux saumâtres peu profondes mais qui peuvent parfois geler quand le froid et le vent sont forts.
Le flamant rose ne peut plus filtrer l’eau avec son bec si particulier et ne peut donc plus se nourrir.
Il meurt alors de faim quand cette période dure trop longtemps.
Cela est arrivé plusieurs fois en Camargue. Comme en février 2012 où près de 2000 flamants roses sont morts de faim. Une autre vague pendant l’hiver 1984/1985 avait aussi tué de nombreux oiseaux.
En général, les oiseaux s’envolent vers des contrées plus clémentes mais ce n’est pas toujours possible. Les vagues de froid sont souvent soudaines et guère prévisibles pour les oiseaux.
Ces phénomènes météorologiques ont toujours existé mais le dérèglement climatique actuel jouera un rôle important pour de nombreuses espèces.
ENGLISH VERSION
The Greater Flamingo – Phoenicopterus roseus – is well known in France.
The Camargue concentrates most of the flamingos. The climate is rather pleasant there in winter.
But, some years, the cold becomes very sharp, freezing ponds and lagoons.
Greater Flamingo feeds in shallow brackish waters but which can sometimes freeze when the cold and the wind are strong.
The flamingo can no longer filter water with its distinctive beak and therefore cannot feed.
He then dies of hunger when this period lasts too long.
This has happened several times in the Camargue. Like in February 2012 when nearly 2000 Pink Flamingos died of hunger. Another wave during the winter of 1984/1985 had also killed many birds.
In general, birds fly to more clement lands but it is not always possible. Cold waves are often sudden and hardly predictable for birds.
These meteorological phenomena have always existed, but the current climate change will play an important role for many species.
Observation des Grues Cendrées en Haute-Savoie
Un migrateur que l’on entend avant de le voir. Parfois de passage en Haute-Savoie.

La grue cendrée – Grus grus – est un migrateur que l’on observe surtout en octobre lorsque cet oiseau rejoint ses zones d’hivernage.
C’est surtout en Lorraine, la Champagne et les Landes que se posent les très nombreuses grues cendrées. Mais on en voit aussi par petits nombres ici ou là.
Elle est de passage en Haute-Savoie. Plus de 900 grues ont été observées en novembre 2023. Nous en étions à 260 en octobre 2024. Mais seulement 4 pour le moment en 2025. On devrait peut-être encore en voir.
ENGLISH VERSION
The Common Crane – Grus grus – is a migratory bird that is observed especially in October when this bird reaches its wintering areas.
It is especially in Lorraine, Champagne and the Landes that the many cranes are present in France. But we also see small numbers here and there.
She is passing through Haute-Savoie. More than 900 cranes were observed in November 2023 and 260 in October 2024. But only 4 for the moment in 2025. Maybe we should see some more.
Différences entre Milan Noir et Milan Royal
S’il ressemble beaucoup au milan royal, il présente bien quelques différences. Bien utiles à connaître quand les deux espèces cohabitent.

Le milan noir – Milvus migrans – est un rapace commun en Haute-Savoie. Mais il l’est aussi un peu partout en France et en Europe.
C’est un rapace qui se nourrit surtout d’animaux morts. Nous le voyons souvent au-dessus des eaux du lac Léman, à la recherche de poissons morts.
On l’appelle « milan noir » mais il n’est pas noir. Son plumage est plutôt brun avec du gris au niveau de la tête et un peu de roux sur la poitrine ou le ventre.
Contrairement au milan royal – Milvus milvus -, il n’a pas les zones blanches sous les ailes. Ces parties blanches se voient facilement quand on voit l’oiseau en vol.
Le milan noir est aussi un peu plus petit et plus léger que le milan royal.
Une autre différence notable et qui se voit quand l’oiseau vole, est la forme de la queue.
Chez le milan noir, la queue peut être complètement droite quand elle est bien ouverte voire très légèrement échancrée. Chez le milan royal, la queue forme un V très visible.
L’oiseau que l’on voit sur cette photo, est un milan noir.
ENGLISH VERSION
The Black Kite – Milvus migrans – is a common bird of prey in Haute-Savoie. But it is also the case everywhere in France and in Europe.
It is a raptor that mainly feeds on dead animals. We often see it above the waters of Lake Geneva, in search of dead fish.
We call him ‘black kite’ but he is not black. Its plumage is rather brown with gray at the head and a bit of red on the chest or belly.
Unlike the Red Kite – Milvus milvus -, it does not have white zone under the wings. These white parts are easily seen when you see the bird in flight.
The Black Kite is also a bit smaller and lighter than the Red Kite.
Another notable difference that is seen when the bird flies, is the shape of the tail.
In the Black Kite, the tail can be completely straight when it is well open or even very slightly indented. In the Red Kite, the forked tail forms a very visible V.
The bird that we see in this photo is a Black Kite.
Oiseaux d’hiver : le grosbec casse-noyaux dans nos jardins
Le temps hivernal le rapproche des jardins

Le grosbec casse-noyaux – Coccothraustes coccothraustes – est surtout un oiseau forestier.
Et de la forêt, en Haute-Savoie, il y en a.
Avec le froid que nous connaissons en hiver, il n’est pas trop étonnant de le voir dans les parcs et jardins.
Les températures y sont un peu plus clémentes qu’en altitude et la nourriture plus facile à trouver.
Le grosbec casse noyaux est un oiseau massif et assez grand puisqu’il mesure environ 16 cm.
Son bec est très puissant (d’où son nom) et peut briser les noyaux de fruits comme ceux de la cerise.
ENGLISH VERSION
The Hawfinch – Coccothraustes coccothraustes – is mainly a forest bird.
And in Haute-Savoie, forests are very widespread.
In winter, the cold is hard, it is not too surprising to see it in parks and gardens.
The temperatures are a little more mild than at altitude and the food is easier to find.
The Hawfinch is a massive and quite large bird since it’s about 16 cm.
Its beak is very powerful (hence its name in french) and can break fruit stones like those of the cherry.
Migration des Busards des Roseaux vers l’Afrique
Ils sont près de 800 à être passés par la Haute-Savoie depuis août.

Le busard des roseaux – Circus aeruginosus – est un oiseau migrateur.
Il nous quitte pour rejoindre sa zone d’hivernage en Afrique.
Ce départ vers des territoires plus chauds commence, en général, fin août pour les populations scandinaves et s’étale jusqu’à mi-octobre. Certains sujets vont rester dans le Sud de l’Europe alors que d’autres iront jusqu’en Afrique de l’Ouest après avoir passé le Sahara.
Souvent, les juvéniles vont moins loin que les adultes. C’est un très long voyage de plusieurs milliers de kilomètres qui les attend. Ces busards des roseaux vont passer par l’Est de la France et la Haute-Savoie, du moins une bonne partie d’entre eux pour se diriger vers l’Espagne et traverser le détroit de Gibraltar pour rejoindre l’Afrique.
Ils reviendront au printemps quasiment par la même route.
ENGLISH VERSION
The Western Marsh Harrier – Circus aeruginosus – is a migratory bird.
He leaves us to join his wintering zone in Africa.
This departure to warmer territories generally begins at the end of August for the Scandinavian populations and extends until mid-October. Some subjects will stay in Southern Europe while others will go to West Africa after passing the Sahara.
Often, juveniles go less far than adults. It is a very long journey of several thousand kilometers that awaits them. These harriers will pass through eastern France and Haute-Savoie, at least a good part of them to go to Spain and cross the Strait of Gibraltar to reach Africa.
They will return in spring almost by the same way.
LA FAUVETTE À TÊTE NOIRE FEMELLE – EURASIAN BLACKCAP
Un oiseau insectivore bien utile au jardin.

Cette fauvette à tête noire – Sylvia atricapilla – est une femelle. Elle se reconnaît surtout à sa calotte de couleur roux-châtain.
Elle vient de trouver un insecte qu’elle va amener à sa nichée.
ENGLISH VERSION
This Eurasian Blackcap – Sylvia atricapilla – is a female. It is especially recognizable by its reddish-chestnut cap.
She just found a insect that she is going to bring to her nest.
LE PHRAGMITE DES JONCS, UN GLOUTON EN MIGRATION
Quand grossir est une question de survie

Le phragmite des joncs – Acrocephalus schoenobaenus – est un oiseau insectivore.
Il mange donc une grande diversité de petits insectes et d’araignées qu’il trouve dans les roselières.
Quand la migration arrive, et elle arrive tôt pour ces oiseaux, il faut alors constituer des réserves alimentaires pour se rendre en Afrique de l’Ouest.
Bien entendu, le phragmite des joncs va faire plusieurs haltes pour se restaurer au cours de son long voyage.
Dans les roselières où vont se reposer ces phragmites des joncs, il va donc falloir se nourrir abondamment pour constituer des réserves jusqu’à la prochaine étape.
Et le phragmite avale sans compter une myriade de petits pucerons qui vivent en abondance en août dans les roselières. Cette frénésie à s’alimenter va lui permettre de prendre beaucoup de poids (en général, 10% de son poids qui est de 10 grammes environ).
Le phragmite va ainsi accomplir quelques sauts de puce de roselière en roselière.
Par contre, rien n’est éternel. Les pucerons se feront moins nombreux quand l’automne va arriver. Les retardataires vont devoir se goinfrer pour sauter quelques étapes et avoir assez de force pour rejoindre le continent africain. Un risque de survie non négligeable pour ce petit oiseau.
ENGLISH VERSION
Sedge Warbler – Acrocephalus schoenobaenus – is an insect-eating bird.
It eats a wide variety of small insects and spiders found in reed beds.
When migration arrives, and it arrives early for these birds, then it is necessary to build food reserves to go to West Africa.
Of course, the Sedge Warbler will make several stops to eat during its long journey.
In reed beds will rest these Sedge Warbler, so it will be necessary to feed abundantly to build reserves until the next stage.
And the Sedge Warbler swallows without counting a myriad of small aphids that live in abundance in August in reed beds. This feeding frenzy will allow him to gain a lot of weight (in general, 10% of his weight which is about 10 grams).
The Sedge Warbler will thus accomplish a few jumps from reed to reed.
On the other hand, nothing is eternal. Aphids will be fewer when autumn arrives. The latecomers will have to feed themselves to skip a few steps and have enough strength to join the African continent. A significant risk of survival for this small bird.
LE SERIN CINI VIT AUSSI EN MONTAGNE – EUROPEAN SERIN
Un oiseau au chant joyeux et aux couleurs vives que l’on voit surtout au printemps.

Le serin cini – Serinus serinus – est un petit oiseau (12 cm) que l’on rencontre un peu partout en France mais principalement dans le sud du pays.
En Haute-Savoie, on le voit surtout à proximité des stations de ski ou dans quelques villages en altitude. Mais c’est très variable d’un endroit à l’autre. Et ce n’est jamais à de grandes altitudes. On reste autour de 1000 mètres, du moins quand il s’agit de nicher.
Il est beaucoup plus commun jusqu’à 700 mètres.
Celui-ci a été photographié à 600 mètres d’altitude.
En hiver, le serin cini descend dans les vallées et rejoint les zones plus ensoleillées et plus chaudes.
ENGLISH VERSION
The European Serin – Serinus serinus – is a small bird (12 cm) that can be found everywhere in France but especially in the south of the country.
In Haute-Savoie, it is mainly seen near ski resorts or in a few mountain villages. But it is very variable from one place to another. And it is never at great altitudes. We stay around 1000 meters, at least when it comes to nesting.
It is much more common up to 700 meters.
This one was photographed at 600 meters above sea level.
In winter, the European Serin descends into the valleys and joins the sunnier and warmer areas.
Le Tarier Pâtre : Un Oiseau aux Couleurs Éclatantes
Un oiseau aux 3 couleurs qu’il sait mettre en évidence.

Le tarier pâtre – Saxicola rubicola – se reconnait aisément. Surtout quand il s’agit d’un mâle. Ses 3 couleurs se voient bien. Le blanc, le roux et le noir sont, en effet, les couleurs que montre le mâle que l’on voit ici.
Si la femelle a aussi ces couleurs, elles sont beaucoup moins vives.
Le tarier pâtre se nourrit surtout d’insectes.
C’est une espèce migratrice en Haute-Savoie mais elle peut être sédentaire dans les régions au climat plus clément et assurant sa nourriture.
C’est aussi une espèce solitaire. Elle vit en couple. A printemps, on peut les voir avec les juvéniles qu’ils élèvent.
ENGLISH VERSION
European Stonechat -Saxicola rubicola – is easily recognized. Especially when it is a male. Its 3 colors can be seen. White, red and black are indeed the colours shown by the male shown here.
If the female also has these colors, they are much less bright.
The European Stonechat feeds mostly on insects.
It is a migratory species in Haute-Savoie but it can be sedentary in regions with more mild climate and ensuring its food.
It is also a solitary species. It lives in pairs. In spring, you can see them with the juveniles they breed.
L’Importance des Zones Humides pour l’Aigrette Garzette
L’eau est indispensable à ce petit héron blanc.

L’aigrette garzette – Egretta garzetta – vit dans différents biotopes mais ils ont tous un point commun. Il y a de l’eau, douce ou saumâtre, mais il lui faut de l’eau.
Son plumage est totalement blanc. Le bec est noir.
Solitaire ou grégaire, ce petit héron pèche de nombreux petits poissons, des insectes, des mollusques, des petits lézards, des grenouilles, des vers.
ENGLISH VERSION
Little Egret – Egretta garzetta – lives in different biotopes but they all have one thing in common. There is water, soft or brackish, but it needs water.
Its plumage is totally white. The beak is black.
Solitary or gregarious, this small heron catches many small fish, insects, mollusks, small lizards, frogs, worms.
Les merveilles du guêpier d’Europe
Il arrive au printemps pour se reproduire en Europe. Il repartira à la fin de l’été.

Le guêpier d’Europe – Merops apiaster – est un oiseau magnifique.
Magnifique par ses couleurs et remarquable par son mode de vie.
Cet oiseau nous offre une très belle palette de couleurs que la lumière fait encore varier selon l’exposition du plumage.
C’est une espèce grégaire. Les guêpiers d’Europe sont arrivés dans le bassin genevois la semaine dernière. L’hiver se passe en Afrique. Au printemps, ils reviennent.
Une centaine d’oiseaux arrivant en même temps et chantant dans le ciel. Un spectacle exceptionnel.
Certains sont restés, d’autres continuent leur chemin.
Aujourd’hui, ils s’intéressent au terrier. La chasse aux insectes volants est l’occasion d’apprécier leurs qualités de voltige. De grands acrobates, capables de figures aériennes impressionnantes dès lors qu’il s’agit de capturer un frelon ou une libellule.
ENGLISH VERSION
The European Bee-eater – Merops apiaster – is a beautiful bird.
Beautiful by its colors and remarkable by its way of life.
This bird offers us a beautiful color palette that the light still varies according to the exposure of the plumage.
It is a gregarious species. European Bee-eaters arrived in the Geneva region last week. They winter in Africa. In the spring, they come-back.
A hundred birds arriving at the same time and singing in the sky. An exceptional spectacle.
Some have stayed, others are on their way.
Today, they are interested in the burrow. Hunting flying insects is an opportunity to appreciate their acrobatic skills. Great acrobats, capable of impressive aerial figures when it comes to capture a hornet or a dragonfly.
Observation des Cigognes Blanches en Haute-Savoie
Elle passe régulièrement en Haute-Savoie lors de sa migration mais n’y niche pas encore.

La cigogne blanche – Ciconia ciconia – s’observe régulièrement en Haute-Savoie.
Notre région se trouve sur son itinéraire migratoire.
Si on la voit très souvent près du Rhône, elle vient parfois dans le bassin genevois où certaines zones humides lui offre quelques grenouilles et autres proies.
Ces deux cigognes ne sont restées que le temps d’une journée pour repartir vers le nord de la France ou de l’Europe.
Comme nous pouvons le voir, elles ne sont pas baguées.
Photo prise en avril 2025 en Haute-Savoie.
ENGLISH VERSION
The White Stork – Ciconia ciconia – is regularly observed in Haute-Savoie.
Our region is on its migratory flights.
If we see it very often near the Rhône, it sometimes comes in the basin of Geneva where some wetlands offer it some frogs and other prey.
These White Storks remained only for a day to leave for the north of France or Europe.
As we can see, they are not ringed.
Photo taken in April 2025 in Haute-Savoie.
LA MÉSANGE CHARBONNIÈRE, UN OISEAU DE NOS JARDINS PEU FAROUCHE
Depuis quelques siècles, elle nous rend bien service et on le lui rien bien.

La mésange charbonnière – Parus major – est d’abord un oiseau forestier. Elle fréquente les forêts de conifères mais surtout les forêts de feuillus.
Mais elle a une vraie capacité d’adaptation lui permettant de s’établir dans de nombreux habitats différents.
On peut l’observer dans les parcs et jardins et ce, depuis plusieurs siècles.
D’un caractère peu farouche, elle ne craint pas trop la présence humaine. Son régime alimentaire, essentiellement insectivore au printemps et en été, en ont fait un auxiliaire précieux pour l’homme et ses cultures.
En contrepartie, l’homme lui construit des nichoirs qu’elle utilise et la nourrit en hiver. La présence de cette mésange aux mangeoires est une réalité quasi-journalière lors de mauvais temps.
La venue de la mésange charbonnière au cœur des villes, dans les espaces verts des communes, est un phénomène assez récent. Il démontre également que cette mésange charbonnière ne craint pas trop notre présence citadine.
ENGLISH VERSION
The Great Tit – Parus major – is first and foremost a forest bird. It lives in coniferous forests but especially deciduous ones.
But it has a real adaptability allowing it to establish itself in many different habitats.
It can be observed in parks and gardens for several centuries.
With an unfierce nature, she is not too afraid of human presence. Its diet, essentially insectivorous in spring and summer, made it a valuable aid for humans and their crops.
In return, Human builds her nest boxes that she uses and feeds her during winter. The presence of this tit at feeders is an almost daily reality during bad weather.
The arrival of the great tit in the heart of cities, in the green spaces of municipalities, is a fairly recent phenomenon. It also demonstrates that this great tit is not too afraid of our city presence.
LE POUILLOT VÉLOCE JUVÉNILE, TOUT FRAIS SORTI DU NID
Ce jeune pouillot découvre son environnement et sort visiblement de son bain matinal.

Son plumage est en désordre. Mais, après un bain, quoi de plus normal. Déjà tous les sens sont en éveil. On ne sait jamais. Surtout avec un appareil photo dans le secteur…
ENGLISH VERSION
His plumage is scruffy. But, after a bath, what could be more normal. Already all the senses are awake. You never know. Especially with a camera in the area…
Observation du Héron Pourpré: Un Migrateur Discret
Ce juvénile va se poser et ne manque pas d’annoncer son arrivée par un cri puissant.

Le héron pourpré – Ardea purpurea – est un héron de grande taille (90 cm). Si l’adulte est un oiseau bien coloré, le juvénile montre un plumage plus clair, plus terne et moins contrasté. Il n’a pas cette bande noire le long du cou que porte l’adulte.
Le héron pourpré est un migrateur. Ce juvénile nous quitte à l’automne pour rejoindre les régions au sud du Sahara.
C’est un oiseau méfiant et difficile à observer tant il se confond dans la végétation. Il sait rester longtemps immobile et silencieux. Et quand il vole, il faut être réactif pour le voir (et le photographier…). Heureusement qu’il crie au décollage ou à l’atterrissage.
Celui-ci a été photographié en Haute-Savoie (France).
ENGLISH VERSION
The Purple Heron – Ardea purpurea – is a large heron (90 cm). If the adult is a well-colored bird, the juvenile shows lighter plumage, duller and less contrasted. He doesn’t have that black band along the neck that the adult wears.
The purple heron is a migrant. This juvenile leaves us in the autumn to join the regions south of the Sahara.
It is a suspicious bird and difficult to observe as it blends into the vegetation. It knows how to stay still and quiet for a long time. And when it flies, you have to be responsive to see it (and photograph it…). Fortunately, he shouts at takeoff or landing.
This one was photographed in Haute-Savoie (France).
LE PIC ÉPEICHE À L’ÉCOUTE DE SON ARBRE
Une relation vitale pour l’oiseau comme pour l’arbre

Ce pic épeiche – Dendrocopos major – arpente les branches de cet arbre.
Une impression de quiétude et de complicité entre l’arbre et l’oiseau.
L’un et l’autre ont une relation si particulière mais indispensable à leur vie.
L’un vient y chercher sa nourriture et y fait son nid. L’autre voit une aide précieuse pour le débarrasser d’insectes xylophages.
ENGLISH VERSION
This Great Spotted Woodpecker – Dendrocopos major – paces the branches of this tree.
An impression of tranquility and complicity between the tree and the bird.
One and the other have such a special relationship but it is essential to their life.
One comes to look for their food and makes their nest there. The other sees a valuable help in ridding it of wood-eating insects.
LE PYGARGUE À QUEUE BLANCHE EN VOL – WHITE-TAILED EAGLE
Il est de plus en plus présent en France. Il impressionne. Il y a de quoi.

Le pygargue à queue blanche – Haliaeetus albicilla – est un aigle-pêcheur impressionnant.
Son envergure peut atteindre les 250 cm. Le poids varie selon qu’il s’agisse d’un mâle (4 kg) ou d’une femelle (6 kg).
Le pygargue à queue blanche vole assez bas à la recherche de poissons morts ou vivants.
En général, il pêche des poissons dont la taille est comprise entre 30 et 50 cm. Il mange environ 500 grammes de poissons par jour.
Mais il chasse aussi les oiseaux vivant au bord de l’eau comme les canards ou les foulques macroules.
Sa présence n’est guère appréciée des cormorans et cela convient très bien aux pêcheurs.
ENGLISH VERSION
The white-tailed eagle – Haliaeetus albicilla – is an impressive Sea-Eagle.
Its wingspan can reach 250 cm. The weight varies depending on whether it is a male (4 kg) or a female (6 kg).
The white-tailed eagle flies quite low in search of dead or living fish.
In general, he feeds for fish whose size is between 30 and 50 cm. He eats about 500 grams of fish per day.
But it also hunts birds living at the edge of the water like ducks or coots.
Its presence is hardly appreciated by cormorants and it suits very well to fishermen.
Le Grèbe Huppé : Spectacle Printanier Incontournable
La danse de ces oiseaux est extraordinaire. Un spectacle à ne pas rater au printemps.

Le grèbe huppé – Podiceps cristatus – est une espèce commune sur le Léman.
Nous pouvons l’observer toute l’année.
C’est au printemps qu’il revêt son plus beau plumage.
Il nous gratifie alors d’une parade spectaculaire, à la chorégraphie remarquable, mixant les mouvements de têtes et les courses sur l’eau.
Nous étions au début de la période et des premières chaleurs printanières. Le temps d’apprendre à se connaître.
Le bal est ouvert !
ENGLISH VERSION
The Great Crested Grebe – Podiceps cristatus – is a common species on Lake Geneva.
We can observe it all year round.
It is in the spring that it takes on its best plumage.
He then gives us a spectacular display, with remarkable choreography, mixing head movements and races on the water.
We were at the beginning of the season and the first spring heat. Time to get to know each other.
The ball is rolling !
LE TARIN DES AULNES UN ACROBATE ? PAS TOUJOURS – SISKIN
Quand il s’agit de manger, il est capable de défier les lois de la gravité. Mais pas cette fois.

Le tarin des aulnes – Spinus spinus – nous habitue à des positions parfois très acrobatiques lorsqu’il se nourrit dans les arbres.
Cette fois, ce mâle a préféré une attitude plus conventionnelle. Ce qui ne gâche rien.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Siskin – Spinus spinus – we get used to positions that are sometimes very acrobatic when feeding in trees.
This time, this male preferred a more conventional attitude. Which doesn’t spoil anything.
HIRONDELLE RUSTIQUE: LE DANGER DES MIGRATIONS TARDIVES
Quand le temps perturbe la migration des oiseaux. Un piège mortel se referme

L’hirondelle rustique – Hirundo rustica – nous quitte en septembre pour rejoindre l’Afrique où elle passera l’hiver.
Mais le temps change vite et septembre est un mois de transition.
Cette année, cela est particulièrement vrai où l’on bascule de la canicule à un temps froid et humide.
Et quand le temps est mauvais, les insectes ne volent pas. Il est donc difficile pour ces oiseaux graciles de s’alimenter. Et quand on a faim, on résiste moins au froid et à l’humidité. Surtout quand il faut des protéines pour rejoindre l’Afrique.
Les hirondelles qui ont tardé à partir, sont souvent tombées dans ce piège mortel – froid et faim.
Et ce qui est vrai pour l’hirondelle rustique l’est encore plus pour les autres espèces d’hirondelles qui migrent plus tardivement.
En Haute-Savoie, déjà près de 46.000 hirondelles rustiques ont été comptabilisées sur leur voie migratoire. Les hirondelles de fenêtre – Delichon urbicum – sont bien plus nombreuses puisque plus de 155.000 d’entre elles sont déjà passées en septembre dans notre région.
Il n’y a malheureusement pas grand-chose à faire si ce n’est, quand cela est possible, ouvrir les granges et les étables pour leur donner un abri provisoire. Mais cela ne les nourrit pas.
ENGLISH VERSION
The Barn Swallow – Hirundo rustica – leaves us in September to join Africa where it will spend the winter.
But the weather changes quickly and September is a transition month.
This year, it is particularly true when we shift from a heatwave to cold and wet weather.
And when the weather is bad, insects do not fly. It is therefore difficult for these graceful birds to feed. And when we are hungry, we resist less the cold and humidity. Especially when it takes proteins to reach Africa.
Swallows who have delayed leaving, often fall into this deadly trap – cold and hungry.
And what is true for the Barn Swallow is even more so for other species of swallows that migrate later.
In Haute-Savoie, already nearly 46,000 Barn Swallows have been counted on their migratory route. The Western House Martins – Delichon urbicum – are much more numerous since more than 155,000 of them have already passed through our region in September.
Unfortunately, there is not much to do except, when possible, opening the barns and stables to give them temporary shelter. But it doesn’t feed them.
LE CHARDONNERET ÉLÉGANT SE NOURRIT DES FRUITS DU COPALME
Ces fruits épineux contiennent des graines qu’apprécie notre chardonneret

Le chardonneret élégant – Carduelis carduelis – est un oiseau essentiellement granivore.
Son long bec lui permet d’accéder à des graines que d’autres espèces ne peuvent atteindre lorsqu’elles sont protégées par des épines. Cela est vrai pour les chardons mais aussi avec les fruits du liquidambar – Liquidambar styraciflua.Cet arbre est aussi connu sous le nom de Copalme d’Amérique.
Chaque fruit contient une cinquantaine de capsules contenant chacune 2 graines que le chardonneret élégant parvient à extraire de la coque.
Ici le fruit est vert. A maturité, la coque brunira et les graines ailées s’échapperont.
ENGLISH VERSION
The European Goldfinch – Carduelis carduelis – is essentially a seed-eater bird.
Its long beak allows it to access seeds that other species cannot reach when protected by thorns. This is true for thistles but also with the fruits of liquidambar – Liquidambar styraciflua. This tree is also known as the American sweetgum.
Each long-stemmed fruit contains about fifty capsules each containing 2 seeds that the goldfinch manages to extract from the shell.
Here the fruit is green. At maturity, it’s brown and the winged seeds will fly.
LE MOINEAU DOMESTIQUE, UNE ESPÈCE EN DÉCLIN – THE HOUSE SPARROW, A DECLINING SPECIES
On ne s’en rend pas compte. Mais il y a de moins en moins de moineaux

Le moineau domestique – Passer domesticus – est une espèce très connue.
Si elle est très répandue, les spécialistes notent un déclin notable de sa présence notamment en Europe de l’Ouest.
Beaucoup de facteurs peuvent expliquer la raréfaction de cette espèce pourtant si commune et si proche de l’homme.
Une première explication viendrait de la moindre quantité d’insectes dont se nourrit cette espèce , notamment lorsqu’il s’agit d »alimenter les jeunes au printemps. Les spécialistes ont aussi remarqué que ces jeunes étaient aussi faibles et mouraient plus rapidement. Probablement par un régime alimentaire moins protéiné. L’emploi de pesticides et d’herbicides expliquant en partie cela.
Une deuxième explication viendrait de l’amélioration de l’habitat humain et la disparition des anfractuosités qu’utilise le moineau domestique pour nicher. La rénovation des granges, fermes et maisons et autres constructions offre ainsi moins de sites de nidification.
Une troisième explication serait le niveau particulièrement élevé de prédateurs notamment des chats.
Profitons de le voir, c’est un bel oiseau auquel nous ne nous intéressons pas assez.
ENGLISH VERSION
The house sparrow – Passer domesticus – is a very well-known species.
Although it is widespread, experts note a significant decline in its presence, especially in Western Europe.
Many factors can explain the rarefaction of this species, which is so common and so close to humans.
A first explanation would come from the smaller amount of insects that this species feeds on, especially when it comes to feeding the young in spring. The experts also noted that these chicks were equally weak and died more quickly. Probably a less protein diet. The use of pesticides and herbicides partly explains this.
A second explanation would be the improvement of human habitat and the disappearance of the nooks and crannies used by the house sparrow to nest. The renovation of barns, farms and houses and other constructions thus offers fewer nesting sites.
A third explanation would be the particularly high level of predators including cats.
Enjoy seeing it, it is a beautiful bird that we do not care enough.
LE CHEVALIER ABOYEUR : UN MIGRATEUR DE PASSAGE – COMMON GREENSHANK
Il vient de Scandinavie et va en Afrique. Une petite halte en France est bienvenue.

Le chevalier aboyeur – Tringa nebularia – niche dans le nord de l’Europe jusqu’en Asie. On le trouvera donc de l’Écosse à la Sibérie orientale. C’est un oiseau de la toundra et de la taïga.
Une fois la saison de reproduction terminée, il va entreprendre une longue migration qui va l’amener en Afrique (pour les oiseaux de Scandinavie) ou en Asie méridionale (Japon, Indonésie notamment) pour ceux originaires d’Asie.
Toutefois, il est possible que certains individus passent l’hiver en Europe. Surtout quand le réchauffement climatique facilite leur séjour. En même temps, le chemin du retour au printemps prochain prendra moins de temps. Ce qui permettra à ces oiseaux de prendre les meilleures places pour nicher, au détriments des hivernants africains.
En France, il s’arrête surtout sur le littoral atlantique mais il peut traverser le pays n’importe où dès lors qu’il y a des zones humides pour se reposer et manger.
On peut observer certains sujets en Haute-Savoie et dans la région lémanique. Mais, le chevalier aboyeur y est plutôt rare.
Celui-ci a été photographié au printemps dernier sur le littoral atlantique.
ENGLISH VERSION
The Common Greenshank – Tringa nebularia – nests in northern Europe as far as Asia. It is therefore found from Scotland to eastern Siberia. It is a bird of the tundra and taiga.
Once the breeding season is over, it will undertake a long migration that will take it to Africa (for birds from Scandinavia) or to southern Asia (Japan, Indonesia in particular) for those native to Asia.
However, it is possible that some individuals spend the winter in Europe. Especially when global warming makes their stay easier. At the same time, the way back next spring will take less time. This will allow these birds to take the best places to nest, to the detriment of African winterers.
In France, it stops mainly on the Atlantic coast but it can cross the country anywhere as long as there are wetlands to rest and eat.
We can observe Common Greenshanks in Haute-Savoie and in the Lake Geneva region. But, this species is rather rare there.
This one was photographed last spring on the Atlantic coast.
LE FAUCON CRÉCERELLE, UN REGARD QUI ME TROUBLE
Pour ce faucon, serais-je une proie ?

Ce faucon crécerelle – Falco tinnunculus – m’a vu !
Un regard qui me trouble. Enfin, pas trop si je veux éviter la photo floue….
ENGLISH VERSION
This Common Kestrel – Falco tinnunculus – saw me !
A look that troubles me. Well, not too much if I want to avoid the blurry photo….
LE PLUMAGE DE LA BUSE VARIABLE EST VARIABLE-COMMON BUZZARD
Ce rapace mérite bien son nom.

Voici une espèce assez déconcertante. La buse variable – Buteo buteo – est un oiseau très commun en Europe.
Si elle est appelée « variable », c’est en raison de la très grande diversité de plumage rencontrée. Cela va du très sombre au blanc quasiment immaculé. Il y a toute la gamme entre ces deux extrêmes.
Les buses variables originaires du nord de l’Europe sont en général plus claires que celles du sud. Adaptation à la neige, probablement.
Donc, il n’est pas toujours facile de l’identifier au premier coup d’œil. Mais, le plus souvent, la buse variable est de couleur brune.
Il ne faut pas oublier non plus que la femelle est plus grande que le mâle et que le juvénile est plus clair que l’adulte.
Maintenant, apprécions la beauté du plumage de cette buse variable.
ENGLISH VERSION
Here is a rather disconcerting species. The Common Buzzard – Buteo buteo – is a very common bird in Europe.
If it is called ‘variable’, it is due to the very great diversity of plumage encountered. It ranges from very dark to almost immaculate white. There is the whole range between these two extremes.
The Common Buzzards native to northern Europe are generally clearer than those from the south. Adaptation to snow, probably.
So it is not always easy to identify at first glance. But, most often, the Common Buzzard is brown in color.
It should also be remembered that the female is larger than the male and that the juvenile is lighter than the adult.
Now, let’s appreciate the beauty of the plumage of this Common Buzzard.
LE POUILLOT VÉLOCE FOUILLE LE FEUILLAGE-COMMON CHIFFCHAFF
Un petit oiseau bien remuant et chantant tout le temps.

Le pouillot véloce – Phylloscopus collybita – est un petit oiseau (12 cm) qui se déplace dans la végétation des arbustes et des jeunes arbres. Il bouge constamment. Il ne tient pas en place.
Il chante quasiment tout le temps surtout au printemps. Son chant se reconnaît facilement une fois que l’on a pu le mémoriser.
Le pouillot véloce a un plumage jaune-verdâtre mais aussi brun gris. Il montre un sourcil plus ou moins coloré. La lumière joue aussi un rôle important dans la perception des couleurs.
ENGLISH VERSION
The Common Chiffchaff – Phylloscopus collybita – is a small bird (12 cm) that moves through the vegetation of shrubs and young trees. It’s constantly moving. It’s not holding up.
He sings almost all the time, especially in the spring. His song is easily recognized once it has been memorized.
The Common Chiffchaff has a yellow-greenish but also grey brown plumage. It shows a more or less colored eyebrow. Light also plays an important role in colour perception.
L’AIGRETTE GARZETTE EN VOL – LITTLE EGRET IN FLIGHT
Un petit héron blanc tout en élégance.

L’aigrette garzette – Egretta garzetta – est un petit héron au plumage blanc.
On la reconnaît à ses pattes noires et ses doigts jaunes. Quand ils ne sont pas couverts de vase.
Un oiseau gracieux, bien agréable à observer.
ENGLISH VERSION
The Little Egret – Egretta garzetta – is a small heron with white plumage.
One recognizes it by its black legs and yellow fingers. When they are not covered with mud.
A graceful bird, very pleasant to observe.
UN GOÉLAND SUR LE LAC LÉMAN – A GULL ON LAKE GENEVA
Ce goéland leucophée juvénile vit sur les rives du Léman.

Le goéland leucophée – Larus michahellis – peut s’observer toute l’année sur le lac Léman.
C’est un grand goéland aux pattes jaunes. Le mâle est plus grand que la femelle (68 cm). C’est d’ailleurs la seule différence.
Cette espèce ne cesse n’accroître son aire de distribution. Elle niche en Haute-Savoie.
Ce qui nous permet de voir des juvéniles en été et en automne.
ENGLISH VERSION
The Yellow-legged Gull – Larus michahellis – can be seen all year round on Lake Geneva.
It is a large gull with yellow legs. The male is larger than the female (68 cm). This is moreover the only difference.
This species is constantly expanding its distribution area. It nests in Haute-Savoie.
Which allows us to see juveniles in summer and autumn.
LE CHARDONNERET ÉLÉGANT, UN OISEAU MAGNIFIQUE AU CHANT MAGIQUE – THE EUROPEAN GOLDFINCH, A SPLENDID BIRD WITH MAGICAL SONG
Il a tout pour plaire. Un des plus beaux oiseaux en Europe.

Le chardonneret élégant, l’un de nos plus beaux oiseaux en Europe.
Non seulement son plumage est magnifique mais chant est tout autant remarquable.
ENGLISH VERSION
The European Goldfinch, one of our most beautiful birds in Europe.
Not only is its plumage magnificent but its song is just as remarkable.
La Mésange Charbonnière : Un Oiseau Hivernal Fascinant
On la voit surtout en hiver, toujours en mouvement. Un oiseau coloré toujours agréable à regarder.

La mésange charbonnière – Parus major – est une espèce commune que l’on rencontre davantage en hiver. Elle vient souvent près des habitations pour y trouver de quoi manger.
Ses acrobaties en font un oiseau agréable à regarder mais aussi au caractère bien trempé.
ENGLISH VERSION
The Great Tit – Parus major – is a common species that can be found more often in winter. She often comes near the dwellings to find food there.
His acrobatics make him a pleasant bird to watch but also with a strong character.
LA MÉSANGE BLEUE, COMME UN GRIMPEREAU OU UNE SITTELLE – BLUE TIT LIKE A TREECREEPER OR A NUTHATCH
Position acrobatique pour cette petite mésange. La gravité n’est pas un problème.

La mésange bleue – Cyanistes caeruleus – est agile, toujours en mouvement.
Quand elle recherche de la nourriture dans la végétation, elle explore chaque cm² de la branche pour dénicher une petite larve ou un insecte.
Cette façon de se déplacer ressemble beaucoup à celle utilisée par les grimpereaux (Certhia ssp) ou les sittelles (Sitta ssp).
Toujours un spectacle agréable à regarder et qui, quelque part, peu faire envie….À chacun sa gravité…
ENGLISH VERSION
The Eurasian Blue Tit – Cyanistes caeruleus – is agile, always on the move.
When she searches for food in the vegetation, she explores each cm2 of the branch to find a small larva or an insect.
This way of moving is very similar to the one used by treecrews (Certhia ssp) or nuthatches (Sitta ssp).
Always a pleasant show to watch and which, in some ways, could be envied…. To each their own gravity…
LE CRABIER CHEVELU ET SES JEUNES – SQUACCO HERON AND ITS JUVENILES
Une tête d’adolescent si originale ne passe pas inaperçue !

Ce crabier chevelu – Ardeola ralloides – s’affaire à nourrir ses deux jeunes.
Les juvéniles n’ont pas encore la chevelure de leur parent mais elle ne manque pas de charme.
ENGLISH VERSION
This Squacco Heron – Ardeola ralloides – is busy feeding his two young.
The juveniles do not yet have their parent’s « hair » but it does not lack charm.
LE HÉRON CENDRÉ EN VOL – GREY HERON
Qui n’a jamais vu le vol du héron ? Lourd, puissant, ample, il se remarque tout de suite.

Le héron cendré – Ardea cinerea – a un vol puissant et ample.
Il parcourt parfois de longues distances quand il migre.
Il vole en repliant son cou et en allongeant ses pattes.
Une silhouette que l’on reconnaît aisément.
ENGLISH VERSION
The Grey Heron – Ardea cinerea – has a powerful and ample flight.
It sometimes travels long distances when it migrates
It flies by folding its neck and extending its legs.
A shape that is easily recognized.
LA FAUVETTE DES JARDINS NOUS QUITTE POUR L’AFRIQUE TROPICALE
Cette fauvette se remarque davantage par son chant que par les couleurs de son plumage.

Août se termine. La fauvette des jardins – Sylvia borin – nous quitte déjà pour rejoindre l’Afrique où elle restera tout l’hiver entre le sud du Sahel et l’Afrique du Sud. Elle profitera de son séjour africain pour muer.
C’est au début du mois d’avril qu’elle reviendra pour nicher. Elle est présente partout en France. Un peu moins sur le bassin méditerranéen.
La fauvette des jardins ne vit pas particulièrement dans les jardins mais plutôt dans les buissons denses et assez hauts (entre 2 et 3 mètres de hauteur). Elle recherche les insectes dans le feuillage et sur les branches.
Celle-ci a été photographiée dans le delta de la Dranse, en Haute-Savoie.
ENGLISH VERSION
August ends. The Garden Warbler – Sylvia borin – is already leaving us to join Africa where she will stay all winter between the southern Sahel and South Africa. She will take advantage of her stay in Africa to moult.
It is at the beginning of April that it will return to nest. It is present everywhere in France. A little less in the Mediterranean basin.
The Garden Warbler does not live particularly in gardens but rather in dense and quite high bushes (between 2 and 3 meters in height). She looks for insects in the foliage and on the branches.
This one was photographed in the Dranse delta, in Haute-Savoie.
LE CHEVALIER GUIGNETTE EN VOL SUR LE LÉMAN – COMMON SANDPIPER
Oiseau solitaire, il parcourt les plages de sable et les rochers pour se nourrir.

Le chevalier guignette – Actitis hypoleucos – est présent régulièrement sur les rives du Léman.
Je l’observe une grande partie de l’année au bord de l’eau.
Oiseau solitaire, c’est un oiseau d’eau douce qui se nourrit surtout d’insectes, de larves et de petits crustacés. Il parcourt plage de sable et rochers pour trouver sa nourriture.
Le voici en vol, l’occasion de découvrir les nuances de son plumage.
La lumière est celle d’un jour maussade. Un temps de petite pluie bienvenue après une longue période de sécheresse.
ENGLISH VERSION
The Common Sandpiper – Actitis hypoleucos – is regularly present on the shores of Lake Geneva.
I observe him a large part of the year by the water’s edge.
Solitary bird, it is a freshwater bird that mainly feeds on insects, larvae, and small crustaceans. He walks along a sandy beach and rocks to find his food.
Here it is in flight, the opportunity to discover the nuances of its plumage.
The light is that of a gloomy day. A time of welcome little rain after a long period of drought.
LA BÉCASSINE DES MARAIS, UN OISEAU AU LONG BEC – COMMON SNIPE –
Un long bec bien utile pour fouiller la vase et dénicher quelques vers.

La bécassine des marais – Gallinago gallinago – a un plumage qui lui permet de se cacher dans la végétation.
Elle vit dans les marais, les tourbières. Cette espèce a besoin d’eau douce et de lieux très humides, gorgés d’eau pour y trouver sa nourriture. Elle utilise son long bec pour fouiller et sonder la vase pour trouver des vers et d’autres animaux vivant dans ces milieux.
Elle mesure 25 cm environ de la pointe du bec à l’extrémité de la queue. Son bec est de 7 cm environ.
ENGLISH VERSION
The Common Snipe – Gallinago gallinago – has a plumage that allows it to hide in vegetation.
It lives in swamps, bogs and marshes. This species needs fresh water and very wet places, full of water to find its food. She uses her long beak to dig and probe the mud for worms and other animals living in these environments.
It is about 25 cm in length from the tip of the bill to the end of the tail. Its bill is about 7 cm.
LE BUSARD DES ROSEAUX, UN VOL CHALOUPÉ- WESTERN MARSH HARRIER
Le vol de ce rapace se reconnaît aisément. Il parcourt de longues distances en migration.

Le busard des roseaux – Circus aeruginosus – est doté d’une forte musculature qui lui permet de voler sur de longues distances en période de migration.
Son vol chaloupé lui offre aussi des facilités pour chasser ses proies.
ENGLISH VERSION
The Western Marsh Harrier – Circus aeruginosus – has a strong musculature that allows it to fly long distances in migration.
Its soaring flight also offers facilities to hunt his prey.
LE CASSENOIX MOUCHETÉ VIT EN MONTAGNE – SPOTTED NUTCRACKER LIVES IN THE MOUNTAINS
Il peut descendre dans les vallées quand la nourriture manque en montagne.

Le cassenoix moucheté – Nucifraga caryocatactes – appartient à la famille des corvidae (les corbeaux).
Il est aussi grand qu’un geai des chênes – Garrulus glandarius -. Il n’y a pas de différences entre le mâle et la femelle.
On le voit en montagne, dans les forêts de conifères mais si les graines viennent à manquer, il peut descendre dans les vallées à proximité.
C’est pourquoi nous pouvons le voir certains hivers dans nos jardins quand les habitations sont malgré tout situées entre la plaine et la forêt.
ENGLISH VERSION
The Spotted Nutcracker – Nucifraga caryocatactes – belongs to the corvidae (crows) family.
It is as large as an Aurasian Jay – Garrulus glandarius -. There are no differences between the male and female.
It is seen in the mountains, in coniferous forests but if seeds are missing, it can descend into nearby valleys.
That’s why we can see it in our gardens some winters when the houses are still located between the plain and the forest.
LE POUILLOT FITIS, UN OISEAU COMMUN MAIS DÉJÀ EN DÉCLIN – THE WILLOW WARBLER, A COMMON BIRD BUT ALREADY IN DECLINE.
La sécheresse, la disparition de certains arbres contribuent à la raréfaction du pouillot fitis.

Le pouillot fitis – Phylloscopus trochilus – vit dans les broussailles mais aussi les zones plantées de bouleaux, d’aulnes, de frênes, de chênes. Cette végétation lui est indispensable pour y trouver des insectes dont il se nourrit. Il parcourt le feuillage pour y trouver, des larves, des oeufs d’insectes et, bien sûr, des insectes. A l’automne, il se nourrit aussi de baies.
Mais les sécheresses à répétition que nous connaissons, affectent les arbustes et les arbres. Moins d’insectes y trouvent refuge. Ce qui bouleverse la chaine alimentaire.
A cela, s’ajoute la main de l’homme qui va modifier le terrain en plantant de nouvelles espèces (monoculture) ou en transformant des zones boisées en terres agricoles.
Si la situation n’est pas si mauvaise aujourd’hui, l’orientation n’est pas de bon augure pour notre pouillot fitis.
ENGLISH VERSION
The willow warbler – Phylloscopus trochilus – lives in scrub areas but also in areas planted with birch, alder, ash and oak. This vegetation is essential for him to find there the insects he feeds on. He scans the foliage to find there, larvae, insect eggs and, of course, insects. In autumn, he also feeds on berries.
But the repeated droughts that we know affect shrubs and trees. Fewer insects find refuge there. What upsets the food chain.
To this is added the hand of man who will modify the land by planting new species (monoculture) or by transforming wooded areas into agricultural land.
If the situation is not so bad today, the orientation does not bode well for the Willow Warbler.
LA FAUVETTE DES JARDINS NOUS QUITTE POUR L’AFRIQUE TROPICALE
Cette fauvette se remarque davantage par son chant que par les couleurs de son plumage.

Août se termine. La fauvette des jardins – Sylvia borin – nous quitte déjà pour rejoindre l’Afrique où elle restera tout l’hiver entre le sud du Sahel et l’Afrique du Sud. Elle profitera de son séjour africain pour muer.
C’est au début du mois d’avril qu’elle reviendra pour nicher. Elle est présente partout en France. Un peu moins sur le bassin méditerranéen.
La fauvette des jardins ne vit pas particulièrement dans les jardins mais plutôt dans les buissons denses et assez hauts (entre 2 et 3 mètres de hauteur). Elle recherche les insectes dans le feuillage et sur les branches.
Celle-ci a été photographiée dans le delta de la Dranse, en Haute-Savoie.
ENGLISH VERSION
August ends. The Garden Warbler – Sylvia borin – is already leaving us to join Africa where she will stay all winter between the southern Sahel and South Africa. She will take advantage of her stay in Africa to moult.
It is at the beginning of April that it will return to nest. It is present everywhere in France. A little less in the Mediterranean basin.
The Garden Warbler does not live particularly in gardens but rather in dense and quite high bushes (between 2 and 3 meters in height). She looks for insects in the foliage and on the branches.
This one was photographed in the Dranse delta, in Haute-Savoie.
LE CANARD COLVERT FEMELLE, MOINS COLORÉE MAIS TOUT AUSSI JOLIE – MALLARD –
Si le colvert est une canard très coloré, la femelle est tout aussi remarquable.

Le canard colvert – Anas platyrhynchos – est très commun.
Si le mâle est particulièrement coloré, la femelle montre des couleurs beaucoup moins spectaculaires.
Son plumage brun-roux, la tête est grise avec un trait sombre au niveau de l’œil. Le bec est orange et brun (il est jaune chez le mâle).
Le miroir alaire bleu est présent chez la femelle.
Photo prise en août sur les rives du Léman, en Haute-Savoie.
ENGLISH VERSION
The mallard – Anas platyrhynchos – is very common.
If the male is particularly coloured, the female shows much less spectacular colours.
Reddish-brown plumage, head grey with dark eyed stripe. Beak orange and brown (yellow in male).
The purple-blue speculum feathers are also present in the female.
Photo taken in August on the banks of the Lake Geneva, in Haute-Savoie.
LA SPATULE BLANCHE, UN OISEAU DES ZONES HUMIDES- EURASIAN SPOONBILL
La présence de la spatule blanche en Haute-Savoie est très rare.

La spatule blanche – Platalea leucorodia – passe l’hiver en Afrique, surtout au Sénégal et en Mauritanie.
Elle est présente en France dans de nombreuses régions. Nous pouvons l’observer sur les bords de mer (baie de Somme, côte Atlantique, Camargue notamment). On peut aussi la voir dans la Brenne, dans la Dombes et dans le Forez.
Certaines spatules blanches migrent en passant parfois par la Haute-Savoie mais c’est plutôt exceptionnel.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Spoonbill – Platalea leucorodia – winters in Africa, especially in Senegal and Mauritania.
It is present in France in many regions. We can observe it on the seaside (bay of Somme, Atlantic coast, Camargue in particular). It can also be seen in the Brenne, Dombes and Forez.
Some Eurasian Spoonbills migrate sometimes through Haute-Savoie but it is rather exceptional.
LA MOUETTE RIEUSE, UNE PRÉSENCE SUR LE LÉMAN
Cette mouette nous gratifie tout au long de l’année de sa présence, ses cabrioles aériennes et ses cris bruyants.

La mouette rieuse – Chroicocephalus ridibundus – est présente toute l’année sur le lac Léman. Bien sûr, pas toujours au même endroit et pas toujours en nombre.
Mais elle est là. Oiseau grégaire, ses cris rauques s’entendent bien. Il faut bien se démarquer des autres et défendre son repas.
Ici, petit moment de repos que tout le monde apprécie. À commencer par moi….
ENGLISH VERSION
The Black-headed Gull – Chroicocephalus ridibundus – is present all year round on Lake Geneva. Of course, not always in the same place and not always in numbers.
But she is there. A gregarious bird, her croaky calls get along well. One must stand out from the others and defend their meal.
Here, a little moment of rest that everyone appreciates. Starting with me….
LE GRÈBE HUPPÉ JUVÉNILE, EN NOIR, BLANC ET GRIS
Le jeune grèbe huppé n’est pas aussi coloré que ses parents mais ce n’est qu’une question de temps.

Le grèbe huppé – Podiceps cristatus – est particulièrement coloré en plumage nuptial.
Ce juvénile montre des couleurs plutôt discrètes mais un dessin bien défini au niveau de la tête et du cou. Cela ne durera que quelques semaines. Le temps que le duvet laisse la place aux véritables plumes et de prendre un peu de poids et de taille.
Il lui faudra environ 2 ans pour pouvoir se reproduire. Celui-ci a été photographié sur le Léman en Haute-Savoie où le grèbe huppé est présent toute l’année.
ENGLISH VERSION
The Great Crested Grebe – Podiceps cristatus – is particularly colorful in breeding plumage.
This juvenile shows rather discreet colors but a well-defined design at the level of the head and neck. This will only last for a few weeks. The time it takes for the down to give way to real feathers and gain a little weight and height.
It will take about 2 years to be able to reproduce. This one was photographed on Lake Geneva in Haute-Savoie where the Great Crested Grebe is present all year round.
LA PIE-GRIÈCHE ÉCORCHEUR CHASSE À L’AFFÛT – THE RED-BACKED SHRIKE HUNT FROM A HIDE
La disparition des insectes met cette espèce en danger. Le choix du terrain de chasse est primordial.

Cette pie-grièche écorcheur – Lanius collurio – vient de se poser sur un piquet. Elle a repéré un insecte sur le sol et s’apprête à lui sauter dessus.
La pie-grièche écorcheur se nourrit surtout de gros insectes mais elle pourra aussi s’en prendre à de petits rongeurs ou des lézards de petite taille.
La pie-grièche écorcheur voit ses effectifs affectés par la raréfaction des insectes mais surtout par la modification des terrains. La végétalisation du sol, les postes d’affût, le dénivelé, la richesse de la flore et donc des insectes sont autant de critères primordiaux pour la femelle lors de la saison de reproduction. Bien plus que les qualités intrinsèques du mâle.
C’est donc le mâle qui occupera le meilleur terrain qui aura le plus de chance de s’accoupler. Il faut donc arriver le premier de la zone d’hivernage pour avoir le meilleur emplacement.
ENGLISH VERSION
This Red-backed Shrike – Lanius collurio – has just landed on a stake. She has spotted an insect on the ground and is about to jump on it.
The Red-backed Shrike mainly feeds on large insects but it can also prey on small rodents or small lizards.
The Red-backed Shrike is affected by the scarcity of insects but especially by the modification of the fields. The greening of the soil, the hunting stands, the height differences, the richness of the flora and therefore the insects are all essential criteria for the female during the breeding season. Much more than the intrinsic qualities of the male.
It is therefore the male who will occupy the best land that will have the most chance of mating. You must therefore arrive first in the wintering area to have the best location.
LA LINOTTE MÉLODIEUSE MÂLE – COMMON LINNET
La linotte mélodieuse a besoin des herbes folles pour se nourrir

La linotte mélodieuse – Linaria cannabina – fait la taille d’un canari.
En plumage nuptial, le mâle se reconnaît aisément. Sa poitrine est rouge comme le front.
Celui-ci cherche sa nourriture dans les herbes sauvages.
ENGLISH VERSION
The Common Linnet – Linaria cannabina – is the size of a canary.
In nuptial plumage, the male is easily recognized. His chest is red as the forehead.
He seeks his food in the wild grasses.
LE PYGARGUE À QUEUE BLANCHE – WHITE-TAILED EAGLE
Ce très grand rapace revient sur le Léman.

Gros-plan sur la tête du pygargue à queue blanche – Haliaeetus albicilla – un très grand rapace que l’on voit sur le Léman.
Une envergure qui peut atteindre les 240 cm et un poids de 6 kg pour les femelles adultes, de belles caractéristiques pour ce magnifique oiseau.
ENGLISH VERSION
Close-up of the head of the White-tailed Eagle – Haliaeetus albicilla – a very large raptor seen on Lake Geneva.
A wingspan that can reach 240 cm and a weight of 6 kg for adult females, beautiful characteristics for this magnificent bird.
Le héron pourpré, un grand oiseau discret – The Purple Heron, a large inconspicuous bird
Un oiseau solitaire difficile à observer.

Le héron pourpré – Ardea purpurea – est assez grand avec ses 90 cm et son envergure de 150 cm. Un oiseau élancé qui se cache dans la végétation dense des roselières.
Il est solitaire tout au long de l’année. En période de reproduction, il forme avec ses congénéères une petite colonie. Sinon, c’est une vie de solitude le reste du temps.
Le poisson est sa principale source d’alimentation mais il mangera tout aussi bien un petit rongeur ou des crustacés. Il s’adapte aux situations et à la pression que lui fait subir le héron cendré – Ardea cinerea – plus grand, plus agressif et plus grégaire.
Le héron pourpré juvénile a un plumage brun roux pâle et la face est striée de blanc et de gris. La tête et la nuque sont de couleur rousse.
Le héron pourpré que nous voyons ici, a été photographié en août en Haute-Savoie – France.
ENGLISH VERSION
The Purple Heron – Ardea purpurea – is quite large with its 90 cm and its wingspan of 150 cm. A slender bird that hides in the dense vegetation of the reedbeds.
It is solitary throughout the year. During the breeding season, it forms a small colony with its congeners. Otherwise, it’s a life of solitude the rest of the time.
Fish is his main food source but he will eat a small rodent or crustaceans just as well. He adapts to situations and the pressure put on him by the grey heron – Ardea cinerea – bigger, more aggressive and more gregarious.
The juvenile Purple Heron has pale brownish-brown plumage and its face is streaked with white and gray. The head and nape are red in color.
The Purple Heron that we see here was photographed in August in Haute-Savoie – France.
LE GOBEMOUCHE NOIR, UN OISEAU INSECTIVORE – EUROPEAN PIED FLYCATCHER EATS BUTTERFLIES
Le Gobemouche noir est toujours en mouvement quand il chasse.

Le Gobemouche noir – Ficedula hypoleuca – est encore bien présent en ce moment en Haute-Savoie.
Les juvéniles se mélangent aux adultes pour apprendre à chasser les insectes.
Le Gobemouche noir se nourrit d’insectes volants (il apprécie les papillons) mais aussi ceux se déplaçant dans la végétation (comme les chenilles ou les araignées).
Il se perche sur une branche et s’envole pour capturer un insecte volant à proximité. Il va le capturer et se percher à proximité de l’endroit d’où il a décollé. Comme il peut aller se poser ailleurs.
C’est un oiseau qui virevolte tout le temps. Toujours en mouvement.
Quand j’ai fais cette photo, il y avait visiblement toute la nichée dans quelques mètres carrés.
ENGLISH VERSION
The European Pied Flycatcher – Ficedula hypoleuca – is still quite present at the moment in Haute-Savoie.
Juveniles mix with adults to learn how to hunt insects.
The European Pied Flycatcher feeds on flying insects (it appreciates butterflies) but also those moving in vegetation (such as caterpillars or spiders).
He perches on a branch and flies away to capture a flying insect nearby. He will capture it and perch near the place from where it took off. As he can go to land elsewhere.
It’s a bird that spins all the time. Always on the move.
When I took this photo, all the brood was in a few square meters.
LA MOUETTE RIEUSE, UN OISEAU BRUYANT – BLACK-HEADED GULL, A NOISY BIRD
Qui n’a pas entendu ces cris de mouette en se promenant au bord de la mer ou d’un lac ?

La mouette rieuse – Chroicocephalus ridibundus – est une espèce commune en Europe.
Elle est bien présente sur le lac Léman tout au long de l’année.
Espèce grégaire et dotée d’une voix assez rauque, il n’est pas difficile de l’identifier.
La mouette rieuse s’exprime tout le temps. Qu’il s’agisse d’une querelle pour de la nourriture ou pour un perchoir. Comme ici.
Il faut bien se faire entendre au sein de la colonie.
ENGLISH VERSION
The Black-headed Gull – Chroicocephalus ridibundus – is a common species in Europe.
It is well present on Lake Geneva throughout the year.
A gregarious species with a rather husky voice, it is not difficult to identify.
The Black-headed Gull expresses itself all the time. Whether it’s a quarrel over food or for a perch. As here.
You have to be heard within the colony.
Le bruant des roseaux : un oiseau grégaire et territorial
Selon la saison, le comportement social du Bruant des roseaux évolue.

Le bruant des roseaux – Emberiza schoeniclus – est très territorial en période de reproduction.
Mais, en dehors de cette période, il se montre très grégaire.
En hiver, le bruant des roseaux forme des groupes plus ou moins importants.
ENGLISH VERSION
The Common Reed Bunting – Emberiza schoeniclus – is very territorial during breeding.
But outside this period, he is very gregarious.
In winter, the Common Reed Bunting forms flocks of varying sizes.
L’AIGLE IBÉRIQUE, UN AIGLE IMPÉRIAL – SPANISH IMPERIAL EAGLE
L’Aigle Ibérique est vulnérable mais sa situation s’améliore

L’aigle ibérique – Aquila adalberti – a pendant très longtemps été considéré comme une sous-espèce de l’aigle impérial – Aquila heliaca –
Aujourd’hui, c’est une espèce à part entière.
Elle se différencie de l’aigle impérial par davantage de plumes blanches sur les ailes.
Comme chez beaucoup de rapaces, le mâle est plus petit que la femelle.
L’aigle ibérique vit en Espagne, parfois au Portugal et au Maroc.
Cet aigle mesure entre 75 et 85 cm pour une envergure allant de 177 cm à 220 cm. Le poids peut atteindre les 3;5 kg.
Son alimentation est assez diversifiée. On compte une centaine d’espèces pouvant être sa proie. Les lapins sont majoritaires. Il mange aussi des oiseaux comme des perdrix ou des oies ainsi que des lézards.
C’est une espèce vulnérable. Elle est souvent victime des lignes à haute-tension de la chasse et de l’intoxication au plomb (notamment par le gibier tué et non ramassé par les chasseurs) et des maladies chez le lapin comme la myxomatose.
Il restait quelques dizaines de couples en Espagne, il y a 50 ans. Aujourd’hui, on en compte plus de 800. L’évolution est plus lente au Portugal. Si les effectifs continuent leur progression, il est bien possible que cet aigle ibérique vienne en France.
ENGLISH VERSION
The Spanish Imperial Eagle – Aquila adalberti – has for a very long time been considered as a subspecies of the Eastern Imperial Eagle – Aquila heliaca –
Today, it is a full species.
It differs from the Eastern Imperial Eagle by more white feathers on the wings.
As in many raptors, the male is smaller than the female.
The Spanish Imperial Eagle lives in Spain, sometimes in Portugal and Morocco.
This eagle measures between 75 and 85 cm for a wingspan ranging from 177 cm to 220 cm. The weight can reach 3;5 kg.
Its diet is quite diverse. There are about a hundred species that can be prey for it. Rabbits are the majority. It also eats birds such as partridges or geese and lizards.
It is a vulnerable species. It is often a victim of high-voltage lines of hunting and lead poisoning (especially by game killed and not picked up by hunters) and diseases in rabbits such as myxomatosis.
There were a few dozen couples left in Spain 50 years ago. Today, there are more than 800. The evolution is slower in Portugal. If the numbers continue to increase, it is quite possible that this Spanish Imperial Eagle will come to France.
POURQUOI LA MÉSANGE À LONGUE QUEUE N’EST PAS UNE MÉSANGE ? WHY THE LONG-TAILED TIT IS NOT A TIT?
Nous l’appelons « mésange à longue queue ». Mais elle n’est pas vraiment une mésange. En voici les raisons.

Si nous l’appelons encore souvent « mésange à longue queue », son nom officiel est « orite à longue queue ».
Son nom scientifique est Aegithalos caudatus. Elle ressemble à une mésange mais n’en est pas une.
Cette petite boule de plume mesure 14 cm dont 7 à 9 cm pour les plumes caudales.
Les différences avec les mésanges portent principalement sur la structure du crâne, le bec très court et assez épais, leur longues plumes caudales, le cercle oculaire assez épais, le plumage pelucheux et leur façon de se nourrir.
Contrairement aux mésanges, les orites à longue queue n’utilisent pas leurs pattes pour maintenir leur nourriture lorsqu’elles mangent. Ce sont également des oiseaux très sociaux. Ce que ne sont pas forcément les mésanges.
ENGLISH VERSION
If we still often call it in french « mésange à longue queue », its official name is « orite à longue queue ».
Its scientific name is Aegithalos caudatus. It looks like a tit but is not one.
This small ball of feathers measures 14 cm, 7 to 9 cm for the tail feathers.
The differences with tits are mainly in the structure of the skull, very short and rather thick beak, their long tail feathers, eye circle quite thick, fluffy plumage and their way of feeding.
Unlike the Tits, long-tailed Tit do not use their legs to hold food when they eat. They are also very social birds. This is not necessarily the case for tits.
LE MILAN NOIR MIGRE EN AOÛT VERS L’AFRIQUE – THE BLACK KITE MIGRATES IN AUGUST TO AFRICA
Plus de 8500 milans noirs ont déjà été comptés en Haute-Savoie – More than 8,500 Black Kites have already been counted in Haute-Savoie

Gros-plan sur un milan commun dans notre région de Haute-Savoie.
Le milan noir – Milvus migrans – migre vers l’Afrique. Il part actuellement vers le Sud. Plus de 8500 milans noirs ont déjà été recensés par les spécialistes sur la route migratoire passant en Haute-Savoie.
Direction l’Espagne puis l’Afrique. Notre région est un axe majeur pour la migration de ce beau rapace. Les milans noirs du nord de l’Europe passent par ici. Ils reviendront en mars prochain.
ENGLISH VERSION
Close-up of a common kite in our region of Haute-Savoie.
Black Kite – Milvus migrans – migrates to Africa. It is currently moving south. More than 8,500 black Kites have already been identified by specialists on the migratory route passing through Haute-Savoie.
Direction Spain then Africa. Our region is a major axis for the migration of this beautiful raptor. The black kites of northern Europe pass through here. They will return next March.
UN MERLE NOIR AU CHANT MÉLODIEUX, LENT ET PUISSSANT – A COMMON BLACKBIRD –
Le chant du merle nous est familier mais chaque merle a son propre répertoire.

Ce merle noir – Turdus merula – est un mâle. Sur la branche d’un poirier mort, il chante.
Si le cri d’alarme est strident et laisse paraître la panique, il n’est guère agréable à entendre mais il est fait pour ça.
Il n’en est pas de même pour son chant. Un chant mélodieux, flûté et puissant que le merle lance depuis une branche bien dégagée. Comme ici.
Chaque mâle a son propre chant. Un répertoire personnel. Ce qui permet de les reconnaître.
ENGLISH VERSION
This Common Blackbird – Turdus merula – is a male. On a branch of o dead pear tree, it is singing.
If the alarm call is shrill and sounds like panic, it is hardly pleasant to hear but it is made for that.
It is not the same for its song. A melodious, slow, and sonorous song that the blackbird sings from an exposed branch. As here
Each male has his own song. A personal repertoire. This allows them to be recognized.
Migration du bécasseau Sanderling au lac Léman
Le bécasseau Sanderling migre en passant par le lac Léman en automne – Sanderling migrates via Lake Geneva in autumn

Le bécasseau sanderling – Calidris alba – mesure une vingtaine de centimètres.
Ce bécasseau sanderling est probablement un jeune mais ce n’est pas certain. Il existe des plumages de transition selon la saison et l’âge de l’oiseau.. Si l’adulte en plumage hivernal est blanc et gris, le jeune de l’année présente un blanc grisâtre et des taches noires. Le plumage nuptial est bien différent puisque le roux, le beige et le brun sont très présents.
Le bécasseau sanderling vit surtout le long des côtes. Il est assez rare à l’intérieur des terres. On le voit alors courir le long des plages, fuyant la vague et cherchant le moindre invertébré que pourrait amener la mer (ou l’eau douce d’un lac quand il est en migration)..
Celui-ci a été photographié sur les rives du lac Léman en Haute-Savoie en ce début d’octobre.
Cet oiseau parcourt ainsi des milliers de kilomètres entre le site de nidification situé en zone arctique et son lieu d’hivernage en Europe du Sud voire en Afrique. Certains sujets migrent vers l’Amérique du Sud quand d’autres vont jusqu’en Australie. Tout dépend de la région de reproduction – Alaska ou Sibérie…-. En France, on le voit surtout sur les côtes de l’Atlantique et de la Manche.
Une chance de pouvoir l’observer en Haute-Savoie.
ENGLISH VERSION
The Sanderling – Calidris alba – is about twenty centimeters tall.
This sanderling is probably a young one but it’s not certain. There are transitional plumages according to the season and the age of the bird.. If the adult in winter plumage is white and gray, the juvenile presents a greyish-white and black spots. The nuptial plumage is quite different since red, beige and brown are very present.
The sanderling lives mainly along the coasts. It is quite rare inland. We then see it running along the beaches, fleeing the wave and looking for any invertebrate that could be brought by the sea (or the freshwater of a lake when it is in migration).
This one was photographed on the shores of Lake Geneva in Haute-Savoie at the beginning of October.
This bird thus travels thousands of kilometers between the nesting site located in the Arctic area and its wintering place in southern Europe or even in Africa. Some subjects migrate to South America while others go as far as Australia. Everything depends on the breeding region – Alaska or Siberia…-. In France, it is mainly seen on the Atlantic and English Channel coasts.
A chance to observe it in Haute-Savoie.
LA MÉSANGE BLEUE UNIJAMBISTE PEUT VIVRE – one-legged BLUE TIT
La mésange bleue unijambiste peut vivre – A One-legged Blue Tit can live.

Cette mésange bleue – Cyanistes caeruleus – a visiblement perdu une patte.
Ce qui ne l’empêche pas de se nourrir et de se percher.
C’est sûrement plus compliqué et elle est plus menacée que les autres mais elle semble bien se porter en cette fin d’année.
ENGLISH VERSION
This Blue Tit – Cyanistes caeruleus – has obviously lost a leg
This does not prevent her from feeding and perching.
It is probably more complicated and she is more threatened than the others but she seems to be doing well at the end of the year.
LA SITTELLE TORCHEPOT – EURASIAN NUTHATCH – SITTA EUROPAEA
La Sittelle torchepot se déplace la tête en bas – Eurasian Nuthatch – Sitta europaea

La sittelle torchepot mesure 14 cm. C’est un oiseau grimpeur très actif qui se déplace dans les arbres dans tous les sens. La sittelle torchepot est même capable de descendre la tête en bas.
La sittelle torchepot – Sitta europaea – vit dans les forêts mais elle vient souvent dans les parcs et les jardins, les vergers et dans certaines haies.
Ici, cette sittelle torchepot vient inspecter un poirier mort. Sait-on jamais, il pourrait y avoir quelques larves sous l’écorce.
Contrairement au pic, la sittelle torchepot ne prend pas appui sur sa queue. Le mâle et la femelle sont semblables.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Nuthatch is 14 cm tall. It is a very active climbing bird that moves in the trees in all directions. The nuthatch is even able to go down upside down.
The Eurasian Nuthatch – Sitta europaea – lives in forests but often comes to parks and gardens, orchards and some hedges.
Here, this Eurasian Nuthatch comes to inspect a dead pear tree. There may be some larvae under the bark.
Unlike the woodpecker, the Eurasian Nuthatch does not lean on its tail. The male and female are similar
Le Plumage Coloré du Geai des Chênes
Un Geai des chênes nous montre son plumage – Eurasian Jay –

Ce geai des chênes – Garrulus glandarius – nous donne l’occasion de voir son plumage coloré.
Un tel plumage est assez rare chez les corneilles et corbeaux, plus connus pour leurs couleurs noires ou sombres.
Chez le geai des chênes, le mâle et la femelle sont identiques.
ENGLISH VERSION
This Eurasian Jay – Garrulus glandarius – gives us the opportunity to see its colorful plumage.
Such plumage is quite rare among crows and ravens, better known for their black or dark colors.
In the Eurasian jay, the male and female are similar.
LE HÉRON CENDRÉ ET LE CAMPAGNOL-GREY HERON AND COMMON VOLE
Le Héron cendré et le campagnol – Grey Heron and Common Vole

Ce héron cendré – Ardea cinerea – s’est installé ce matin dans un parc, au milieu de quelques chèvres. Il chasse en se déplaçant ou en restant immobile.
Il utilise son bec puissant comme un poignard pour harponner sa proie.
Ici, il s’agit d’un campagnol des champs – Microtus arvalis – qu’il s’est empressé d’avaler après l’avoir positionné dans le bons sens.
On peut voir l’effroi de ce campagnol dans son regard…..
ENGLISH VERSION
This Grey Heron – Ardea cinerea – settled this morning in a park, among a few goats. It hunts by moving or standing still.
He uses his powerful beak as a dagger to harpoon his prey.
Here, it is a field vole – Microtus arvalis – that he hurried to swallow after positioning it in the right direction.
We can see the dread of this vole in his eyes…..
LE PIGEON RAMIER PREND SON BAIN DANS LE LÉMAN – COMMON WOOD PIGEON TAKES A BATH IN THE LAKE OF GENEVA
Le pigeon ramier se baigne dans le Léman – Common Wood Pigeon – Columba palumbus

Les températures sont caniculaires. Et nous ne sommes pas les seuls à en souffrir.
Ce matin, sur les bords du Léman, un pigeon ramier – Columba palumbus – est venu se rafraîchir dans les eaux (pas si fraîches) du lac.
Il en a profité pour bien se tremper le corps. C’est toujours plus facile ensuite pour se lisser le plumage, enlever la poussière et quelques bestioles indésirables.
Et ça doit faire du bien…
The temperatures are scorching. And we are not the only ones to suffer from it.
This morning, on the shores of Lake Geneva, a Common Wood Pigeon – Columba palumbus – came to cool off in the (not so fresh) waters of the lake.
He took the opportunity to soak his feathers well. It’s always easier afterwards to smooth the plumage, remove dust and some unwanted critters.
And it must feel good…English version
Tout Savoir sur le Milan Noir dans Nos Jardins
Le milan noir s’approche des maisons – Black Kite

Le milan noir – Milvus migrans – n’hésite pas à survoler les zones habitées à basse altitude.
Il s’approche furtivement et rapidement des jardins et des parcs. Il vole assez bas au cas où une proie ou un cadavre pourrait s’y trouver. Une fois son repas saisi dans les serres, il repart immédiatement pour mieux le manger tout en volant.
ENGLISH VERSION
The Black Kite – Milvus migrans – does not hesitate to fly over low-altitude inhabited areas.
It sneaks up quickly to gardens and parks, flying low enough in case there is a prey or corpse. Once his meal is captured in the talons, he goes back immediately to eat it better while flying.
LE TADORNE DE BELON FEMELLE EN VOL – COMMON SHELDUCK
Le Tadorne de Belon femelle en vol – Common Shelduck

Le tadorne de Belon – Tadorna tadorna – est un joli et gros canard.
La femelle et le mâle sont quasiment identiques. La femelle n’a pas le caroncule rouge que porte le mâle à la base du bec.
Nous voyons donc ici voler une femelle.
ENGLISH VERSION
The Common Shelduck – Tadorna tadorna – is a nice and big duck.
The female and the male are almost similar. The female does not have the red knob that the male has at the base of the beak.
So we see here flying a female.
LE MARTIN-PÊCHEUR D’EUROPE, COMMENT DIFFÉRENCIER LE MÂLE DE LA FEMELLE – COMMON KINGFISHER
Le Martin-Pêcheur d’Europe, comment différencier le mâle de la femelle – Common Kingfisher – Alcedo atthis

Le martin-pêcheur d’Europe – Alcedo atthis – vit aux bord des eaux poissonneuses. Qu’il s’agisse de ruisseaux, rivières ou de plan d’eau stagnante, il lui faut impérativement des poissons mais aussi quelques amphibiens (grenouilles, têtards), des insectes.
Le mâle et la femelle se ressemblent beaucoup. Chez le mâle, le bec est entièrement noir alors que celui de la femelle a la mandibule inférieure de couleur orange.
ENGLISH VERSION
The Common Kingfisher – Alcedo atthis – lives on the shores of fish-rich waters. Whether it is streams, rivers or stagnant water, it must have fish but also some amphibians (frogs, tadpoles), insects.
The male and female are very similar. In the male, the beak is entirely black while that of the female has a lower mandible of orange color.
Tarin des Aulnes Femelle : Différences avec le Mâle
Le Tarin des aulnes femelle – Eurasian Siskin

La femelle tarin des aulnes – Spinus spinus – est assez différente du mâle.
Elle n’a pas de calotte noire mais montre plutôt des stries noires à la place.
Elle est aussi beaucoup moins jaune. Son plumage est plus pâle et plus strié.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Siskin female – Spinus spinus – is quite different from the male.
It does not have black on her head but instead shows black streaks. It is also much less yellow. Its plumage is paler and more streaked
La MÉSANGE BLEUE, UN PLUMAGE COLORÉ -EURASIAN BLUE TIT
La mésange bleue, un de nos plus beaux oiseaux européens – Eurasian Blue Tit

La mésange bleue – Cyanistes caeruleus – est une espèce très colorée.
Elle se remarque aisément malgré sa petite taille. Toujours en mouvement, c’est un oiseau que l’on voit et que l’on entend souvent.
Elle va bientôt revêtir son plumage nuptial qui sera bien plus contrasté que celui qu’elle montre en hiver.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Blue Tit – Cyanistes caeruleus – is a very colourful species.
It is easily seen despite its small size. Always restless, it is a bird that we see and often hear.
She will soon put on her nuptial plumage which will be much more contrasted than the one she shows in winter.
LE ROUGEGORGE FAMILIER, VISITEUR DU JARDIN-EUROPEAN ROBIN
Un oiseau solitaire, au caractère bien trempé. – European Robin

S’il est présent dans le jardin toute l’année, le rougegorge familier – Erithacus rubecula – se montre davantage quand le froid gèle le sol.
Il se rapproche alors de certains endroits plus cléments comme ceux présentant des mangeoires ou des boules de graisse.
ENGLISH VERSION
If it is present in the garden all year, the European Robin – Erithacus rubecula – shows up more when the cold freezes the ground.
It then approaches some more mild places such as those with feeders or balls of fat.
Observations des Femelles de Fuligule Morillon
Fuligule morillon femelle avec des marques blanches au bec

Le fuligule morillon – Aythya fuligula – est régulièrement présent sur le lac Léman (mais de moins en moins quand même).
La femelle est brun chocolat avec une très petite huppe.
On rencontre parfois des femelles avec des marques faciales blanches à la base du bec un peu plus grandes. Ce qui pourrait faire penser à des fuligules milouinan – Aythya marila –
Mais chez cette espèce, ces marques sont bien plus grandes.
ENGLISH VERSION
The tufted duck – Aythya fuligula – is regularly present on Lake Geneva (but less and less anyway).
The female is chocolate brown with a very small crest.
Sometimes females with slightly larger white facial marks at the base of the bill are encountered. What might make one think of Greater Scaups – Aythya marila –
But in this species, these marks are much larger.
La rousserolle effarvatte chante dans les roseaux – Common reed Warbler
La rousserolle effarvatte passe son temps à chanter – Common reed Warbler

Elle revient chez nous au début du mois de mai. On ne peut pas la rater. Le mâle chante à tue-tête le plus souvent en haut d’une tige de roseau.
Notre présence ne l’effraie pas et c’est tant mieux.
Son territoire ne doit pas être très grand. Il n’est pas rare de voir plusieurs mâles sur quelques dizaines de mètres.
La rousserolle effarvatte apprécie les roselières très denses. Elle se sent ainsi mieux protégée des prédateurs et des grands mammifères comme les sangliers qui détruisent les nids.
Un oiseau qui se nourrit d’insectes. Bien utile et bien sympa à regarder chanter.
ENGLISH VERSION
The Common Reed Warbler – Acrocephalus scirpaceus – is a migratory bird that winters south of the Sahara.
It comes back in early May. You can’t miss it. The male sings at the top of a reed stem.
Our presence does not frighten him and that’s all the better.
Its territory must not be very large. It is not uncommon to see several males over a few tens of meters.
The Common Reed Warbler appreciates very dense reed beds. It feels better protected from predators and large mammals such as wild boars that destroy nests.
This species feeds on insects. Very useful and nice to watch singing.
Le Martinet noir passe l’hiver en Afrique – Common Swift
Le Martinet noir passe sa vie dans le ciel. Faute d’insectes en hiver, il file vers l’hiver l’Afrique – Common Swift

Si le martinet noir – Apus apus – s’observe dans le ciel européen dès le mois d’avril, il nous quitte en juillet/août pour rejoindre le continent africain au sud de l’équateur.
De nombreux martinets noirs passent par notre région pour rejoindre ces zones d’hivernage.
Plus de 20.000 martinets noirs ont été recensés en 2023 et près de 12.000 en 2024 en direction du sud.
Les lieux de passage au printemps sont différents de ceux d’été. Finalement, nous avons peu de temps pour observer cette espèce.
ENGLISH VERSION
If the Common Swift – Apus apus – is observed in the European sky as early as April, it leaves us in July/ August to reach the African continent south of the equator.
Many Common Swifts pass through our region to reach these wintering areas.
More than 20,000 Common Swifts were recorded in 2023 and nearly 12,000 in 2024 heading south.
The places of passage in spring are different from those in summer. Finally, we have little time to observe this species.
L’HYPOLAÏS POLYGLOTTE EST COMMUNE SAUF EN…MELODIOUS WARBLER A COMMON SPECIES
L’Hypolaïs polyglotte, commune mais pas partout – Melodious Warbler

L’hypolaïs polyglotte – Hippolais polyglotta – est une espèce commune en France que l’on peut voir un peu partout. Sauf dans une partie de la Bretagne et dans une partie des Alpes.
Celle que l’on voit ici a bien été photographiée dans la région genevoise de la Haute-Savoie, en plaine.
On la voit dans les haies et les zones boisées. Là où il y a des buissons.
Si elle niche chez nous, elle passe l’hiver en Afrique, au sud du Sahara.
Comme le montre son bec, le régime alimentaire est insectivore.
ENGLISH VERSION
The Melodious Warbler – Hippolais polyglotta – is a common species in France that can be seen everywhere. Except in part of Brittany and part of the Alps.
The one we see here was photographed in the Geneva region of Haute-Savoie, on the plain.
It can be seen in hedges and wooded areas. Where there are bushes.
If it nests in France, it spends the winter in Africa, south of the Sahara.
As shown by its beak, the diet is insectivorous.
LE PINSON DES ARBRES, UNE ESPÈCE TRÈS COMMUNE – EURASIAN CHAFFINCH
Les pinsons des arbres sont plusieurs millions en France – Eurasian Chaffinch

Le pinson des arbres – Fringilla coelebs – est une espèce très commune en France.
Si elle est d’abord forestière (elle niche principalement en forêt), elle occupe une grande diversité de territoires, de la ville aux zones humides.
Le pinson des arbres que nous voyons sur cette photo, a été photographié dans une zone humide où poussent de nombreux arbustes et quelques grands arbres.
Les spécialistes ont calculé qu’environ 4 millions de pinsons des arbres vivaient en France.
En hiver, les pinsons des arbres des pays nordiques viennent chez nous. Ce qui donne aussi cette impression d’abondance.
Cet oiseau vient facilement dans nos jardins et aux mangeoires.
Le chant est puissant mais un peu identique chez tous les mâles.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Chaffinch – Fringilla coelebs – is a very common species in France.
If it is primarily a forest species (it mainly nests in forests), it occupies a great diversity of territories, from the city to wetlands.
The Eurasian Chaffinch that we see in this photo, was photographed in a wetland where many shrubs and some large trees grow.
Specialists calculated that about 4 million Eurasian Chaffinches lived in France.
In winter, the Eurasian Chaffinches of the Nordic countries come to France. Which also gives this impression of abundance.
This bird comes easily into our gardens and feeders.
The song is powerful but a bit identical in all males.
Le Grosbec casse-noyaux : Un visiteur d’hiver du jardin
Le Grosbec casse-noyaux dans le cerisier – Hawfinch

Le Grosbec casse-noyaux – Coccothraustes coccothraustes – est un visiteur régulier du jardin en hiver.
Le climat est moins difficile dans les villages de plaine qu’en altitude.
Et il y a souvent quelques mangeoires offrant du tournesol pour reprendre un peu de forces.
ENGLISH VERSION
The Hawfinch – Coccothraustes coccothraustes – is a regular visitor to the garden in winter.
The weather is less difficult to support in the lowland villages than at higher altitudes.And there are often some feeders offering sunflower to regain a little strength
La Bergeronnette Grise : Habitat et Alimentation
La Bergeronnette grise – White Wagtail – Motacilla alba

La bergeronnette grise – Motacilla alba – est une espèce commune dans de très nombreuses régions.
Elle se nourrit d’insectes. Surtout de diptères comme les mouches, les moustiques, les taons et bien d’autres insectes volants.
Elle se nourrit au sol. Elle mange des insectes qu’elle attrapent en marchant.
Elle vole au-dessus de l’eau pour capturer également de nombreux moucherons et autres petites proies.
ENGLISH VERSION
The White Wagtail – Motacilla alba – is a common species in many regions.
She feeds on insects. Especially flies, mosquitoes, horseflies and many other flying insects.
She feeds on insects that she catches while walking.
It flies over the water to also capture many gnats and other small prey.
Le Busard des roseaux mâle, un oiseau fin et musclé
Le Busard des roseaux mâle, un oiseau fin et musclé

Le busard des roseaux mâle – Circus aeruginosus – est plus petit que la femelle.
Il présente également une corpulence plus fine malgré des ailes plus larges que les autres espèces de busards. Cette largeur plus importante facilite la portance mais génère un poids aussi plus important. Il lui faut donc une force musculaire plus importante.
Il a besoin de cette particularité pour entreprendre ses longs voyages migratoires au cours desquels il pratique le vol battu.
Quand il chasse en survolant les roselières et les champs, il utilise alors ses ailes pour planer.
ENGLISH VERSION
The male Western Marsh Harrier – Circus aeruginosus – is smaller than the female.
It also has a thinner body despite having wider wings than other species of hawks. This greater width facilitates the lift but also generates a greater weight. It therefore requires a greater muscular strength.
He needs this peculiarity to undertake his long migratory flights with which he practises flapping flight.
When he hunts by flying over reeds and fields, he then uses his wings to glide
L’hirondelle rustique, taillée pour le vol – Barn Swallow
L’hirondelle rustique, taillée pour le vol – Barn Swallow

L’hirondelle rustique – Hirundo rustica – est parfaitement adaptée au vol aérien .
Son corps profilé et ses longues ailes lui permettent toutes les acrobaties.
Pas facile de la photographier….
Mais il lui faut bien ses qualités pour attraper les insectes volants dont elle se nourrit dans les airs.
ENGLISH VERSION
The barn swallow – Hirundo rustica – is perfectly adapted to aerial flight.
Her streamlined body and long wings allow her all the acrobatics.
Not easy to photograph her….
But she needs her qualities to catch the flying insects she feeds on in the air.
Le pic épeiche en zone humide – Great Spotted Woodpecker
Le pic épeiche sur un arbre perché – Great Spotted Woodpecker

Nous voici dans une zone humide. L’eau est ceinturée d’une frange de roseaux qui laisse la place, dès que l’on s’éloigne, à une barrière d’arbustes de petite taille.
Entre les deux, un arbre mort se dégage, Un perchoir idéal pour de nombreux oiseaux certainement.
Aujourd’hui, le pic épeiche mâle – Dendrocopos major – vient s’y poser quelques instants.
Il rejoindra très vite les grands arbres à proximité de ce beau site.
ENGLISH VERSION
Here we are in a wetland area. The water is surrounded by a fringe of reeds that leaves room, as soon as one moves away, for a barrier of small shrubs.
Between the reeds and the shrubs, a dead tree emerges, an ideal perch for many birds certainly.
Today, the male great spotted woodpecker – Dendrocopos major – comes to rest there for a few moments.
It will quickly reach the large trees near this beautiful site.
Le cincle plongeur, un spécialiste en eaux vives – White-troated Dipper
Le cincle plongeur, un spécialiste en eaux vives – White-troated Dipper

Toute la vie du cincle plongeur – Cinclus cinclus – tourne autour de l’eau. Il est en symbiose avec cet élément.
Il est assez commun en région de montagne où il vit au bord des rivières avec un courant fort ou les torrents d’altitude.
L’hiver, nous le rencontrons plus facilement notamment sur le lac Léman. Les bords du lac sont moins fréquenté qu’en été et la recherche de nourriture plus facile que dans les cours d’eau enneigés où l’eau est glaciale.
Au printemps, il rejoindra les torrents et le rivières plus tranquilles.
ENGLISH VERSION
The entire life of the White-throated Dipper – Cinclus cinclus – revolves around water. It is in symbiosis with this element.
It is quite common in mountain regions where it lives on the banks of rivers with a strong current or high-altitude streams.
In winter, we encounter it more easily especially on Lake Geneva. The edges of the lake are less frequented than in summer and the search for food is easier than in snowy streams where the water is icy.
In the spring, it will join the streams and the quieter rivers.
Tout savoir sur la mésange nonnette
La mésange nonnette – Marsh Tit – Poecile palustris

La mésange nonnette – Poecile palustris – est une espèce assez commune.
Elle vit surtout en forêt. En montagne, comme ici en Haute-Savoie, il est possible de la voir jusqu’à 1200 mètres d’altitude environ.
Elle est moins présente dans les jardins que d’autres espèces de mésanges. Ce qui la rend plus vulnérable aux grands froids et au mauvais temps puisqu’elle n’a pas la même facilité d’accès aux mangeoires.
ENGLISH VERSION
The marsh tit – Poecile palustris – is a fairly common species.
It lives mainly in the forest. In the mountains, as here in Haute-Savoie, it is possible to see it up to about 1200 meters above sea level.
It is less present in gardens than other species of tits. Which makes it more vulnerable to extreme cold and bad weather since it does not have the same ease of access to feeders.
Le Grimpereau des bois vient au jardin – Eurasian Treecreeper
Le Grimpereau des bois vient au jardin – Eurasian Treecreeper

Le grimpereau des bois – Certhia familiaris – est présent dans les Alpes.
Celui-ci a été photographié en Haute-Savoie à 600 mètres d’altitude en novembre. S’il vit habituellement au-dessus des 1000 mètres, il descend dans les vallées pour y passer l’hiver.
Nous avons la chance de voir aussi le grimpereau des jardins – Certhia brachydactyla – dans notre région.
Les deux espèces se ressemblent énormément.
ENGLISH VERSION
The Eurasian Treecreeper – Certhia familiaris – is present in the Alps.
This one was photographed in Haute-Savoie at 600 meters altitude in November. If it usually lives above 1000 meters, it descends into the valleys to spend the winter.
We are lucky to also see the Short-toed Treecreeper – Certhia brachydactyla – in our region.
The two species are very similar.
Le faucon sacre, un très beau faucon – Saker Falcon
Le faucon sacre, un chasseur d’oiseaux – Saker Falcon

Le faucon sacre – Falco cherrug – est un grand rapace (55 cm) doté d’une envergure pouvant atteindre les 129 cm. Les femelles sont plus grandes que les mâles. Ces derniers auront une envergure de 105 cm environ.
C’est un bel oiseau doué pour la chasse aux oiseaux. Il est souvent utilisé dans les pays du Moyen-Orient comme le Qatar pour la fauconnerie. Il chasse les oiseaux migrateurs comme les pigeons.
ENGLISH VERSION
The Saker Falcon – Falco cherrug – is a large raptor (55 cm) with a wingspan that can reach 129 cm. The females are larger than the males. The latter will have a wingspan of about 105 cm.
It is a beautiful bird gifted for hunting birds. It is often used in Middle Eastern countries like Qatar for falconry. He hunts migratory birds like pigeons.
Le Chardonneret Élegant : Un Oiseau de Jardin Fascinant
Le Chardonneret élégant, un bel oiseau du jardin – Carduelis carduelis – European Goldfinch

Le chardonneret élégant – Carduelis carduelis – se rapproche des jardins et des vergers.
Peut-être commence-t-il à rechercher son futur site de nidification ?
Cela ne va plus tarder.
ENGLISH VERSION
The European Goldfinch – Carduelis carduelis – is closer to gardens and orchards.
Perhaps he is starting to look for his future nesting site?
It won’t be long now.
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Hello Jean Yves,
le site est hyper fluide, et sobre, bravo à ta collaboratrice informatique!
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Merci pour ces magnifiques photos (celle du crabier chevelu m’a beaucoup amusée avec ses 2 rejetons crépus !)
Je laisse parfois des commentaires sur les « Oiseaux du Faucigny » sujet pointage des canaris…
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Merci Danielle. J’espère que vous trouverez d’autres sujets qui vous plairont en parcourant ce nouveau site. N’hésitez à le partager. Il va s’enrichir au fil du temps. A bientôt. JYB
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