Les oiseaux d’Océanie
LE VANNEAU SOLDAT, UN GUERRIER AUSTRALIEN – MASKED LAPWING
Un oiseau australien connu pour sa témérité et son courage qui mérite bien son nom. Timide, il n’hésite toutefois pas à venir nicher tout près des maisons et dans certains lieux qui peuvent devenir très dangereux. Découvrons le vanneau soldat, le bien nommé.

Le vanneau soldat – Vanellus miles – est originaire d’Australie.
Oiseau plutôt timide, il peut se montrer un peu plus curieux à certaines époques de l’année comme l’hiver (ce qui correspond à notre été puisqu’il vit dans l’hémispère sud).
Il peut s’approcher des maisons comme il peut s’installer sur les terrains des aéroports. Ce qui pose évidemment problème lors du décollage ou l’attérissage d’un avion. Un parking, le toit plat d’un immeuble, une cour sont des constructions qui peuvent être utilisés par cette espèce pour nicher. Visiblement, rien ne lui fait peur. Courage ou inconscience ?
C’est aussi un oiseau qui sait se défendre. Quand un danger le menace, il feint une blessure et simule une boiterie ou une aile pendante. De quoi attirer l’attention sur lui plutôt que sur la nichée.
Il peut aussi s’attaquer à un éventuel prédateur ou une source de danger en plongeant dessus. L’ergot de ses ailes (deux véritables armes) et ses pattes sont de nature à repousser le danger. Enfin, quand c’est possible…Le tout en poussant des cris puissants. Un vrai guerrier, défenseur de son territoire et de sa nichée qui n’hésite pas à s’attaquer à plus grand que lui. Y compris des humains. C’est dire.
Comme nous l’indiquions plus-haut, il vit en Australie mais peut se déplacer aussi en Tasmanie, en Nouvelle-Zélande voire jusqu’aux iles Salomon.
De manière plus scientifique, nous dirons qu’il existe 2 sous espèces :
– Vanellus miles miles que l’on trouve dans une partie nord de l’Australie, sur les côte de Papouasie- Nouvelle-Guinée et sur l’île d’Aru (dans la province des Moluques en Indonésie).
– Vanellus miles novaehollandiae vit dans le sud de l’Australie et en Nouvelle-Zélande (comme l’indique son nom scientifique).
Ce qui est marquant chez cette espèce, c’est la présence de caroncules jaunes qui forment un masque.
Le mâle et la femelle sont semblables mais le mâle aurait un éperon alaire plus grand.
La sous-espèce « novaehollandiae » se différencie par la présence de noir dans le cou et sur les côtés de la poitrine. Les caroncules jaunes sont plus petites.
La sous-espèce « miles » n’a pas de collier noir dans le cou ni sur les côtés de la poitrine. Les caroncules sont plus grandes. Cette sous-espèce est plus petite que la précédente.
Mais comme elles habitent toutes les deux en Australie, elles peuvent s’hybrider et donner des jeunes avec les caractéristiques ou non des deux parents.
ENGLISH VERSION
The masked lapwing – Vanellus miles – is native to Australia.
Although generally a rather shy bird, it can become somewhat more inquisitive at certain times of the year, such as winter (which corresponds to our summer, given that it lives in the Southern Hemisphere).
It may venture close to houses or settle on airport grounds—a habit that obviously creates problems during aircraft takeoffs and landings. Parking lots, flat rooftops, and courtyards are among the man-made structures this species might use for nesting. Clearly, nothing daunts it. Is it courage or recklessness?
It is also a bird capable of defending itself. When threatened, it feigns injury, simulating a limp or a drooping wing—tactics designed to draw attention to itself rather than to its brood.
It may also attack a potential predator or source of danger by diving at it. The spurs on its wings—veritable weapons—and its legs serve to ward off threats. That is, whenever possible… all while letting out loud, piercing cries. A true warrior and defender of its territory and brood, it does not hesitate to take on creatures larger than itself—including humans. That says it all.
As previously mentioned, it lives in Australia but can also be found in Tasmania, New Zealand, and even as far as the Solomon Islands.
From a more scientific standpoint, there are two subspecies:
– “Vanellus miles miles”, found in parts of northern Australia, along the coasts of Papua New Guinea, and on Aru Island (in the Maluku province of Indonesia).
– “Vanellus miles novaehollandiae” inhabits southern Australia and New Zealand (as its scientific name suggests).
A striking feature of this species is the presence of yellow wattles that form a mask.
Males and females look alike, though the male reportedly has a larger wing spur.
The “novaehollandiae” subspecies is distinguished by black markings on the neck and the sides of the breast; its yellow wattles are smaller.
The “miles” subspecies lacks the black collar on the neck and sides of the breast, and its wattles are larger; this subspecies is smaller than the other.
However, since both inhabit Australia, they can interbreed, producing offspring that may or may not exhibit the characteristics of both parents.
LE CASOAR À CASQUE, L’OISEAU LE PLUS DANGEREUX AU MONDE – CASSOWARY THE MOST DANGEROUS BIRD
Il est grand. Il est costaud. Il peut être menaçant. La méfiance est de rigueur face à cet oiseau. Il est considéré comme étant l’oiseau très dangereux voire le plus dangereux au monde. Mais pourquoi ?

Le casoar à casque – Casuarius casuarius – est considéré comme étant l’oiseau le plus dangereux au monde !
Il a de moins en moins peur des hommes mais s’il se sent menacé, il peut se montrer très violent. Il dispose pour cela d’arguments « percutants » : son poids approche les 70 kg, il court à près de 50 km/h et il est grand. Surtout, il dispose de griffes particulièrement affûtées. La griffe centrale mesure environ 12 cm et est aussi efficace qu’un poignard ! De quoi briser des os et bien estropier un éventuel prédateur ou un humain inconscient.
Le casoar s’en prendrait ainsi aux habitants pour réclamer de la nourriture. Il peut se montrer très menaçant. Il vaut mieux les voir de loin….
Et il peut franchir une clôture puisqu’il peut sauter une hauteur de 2 mètres. Lourd mais agile.
Heureusement, ce comportement n’est pas si fréquent. Il s’agit plus d’une réaction de surprise ou de défense notamment de ses poussins en cas de danger
ENGLISH VERSION
The southern cassowary – Casuarius casuarius – is considered the most dangerous bird in the world!
It is becoming less afraid of humans, yet it can turn very violent if it feels threatened. It possesses some formidable « weapons » for this: it weighs nearly 70 kg, runs at speeds of up to 50 km/h, and is large in stature. Above all, it has exceptionally sharp claws; the middle claw measures around 12 cm and is as effective as a dagger! Enough to break bones and severely maim a would-be predator or an unwary human.
Cassowaries have been known to confront locals to demand food and can act very aggressively. It is best to observe them from a distance…
And it can clear a fence, since it is capable of jumping to a height of two meters. Heavy yet agile.
Fortunately, this behavior is not all that common. It is more of a reaction to surprise or a defensive response—particularly when protecting its chicks from danger.
LE MARTIN-CHASSEUR À AILES BLEUES, UN CHASSEUR REDOUTABLE – THE BLUE-WINGED KOOKABURRA, A FORMIDABLE HUNTER.
Il vit en Australie et en Nouvelle-Guinée. Cousin de notre martin-pêcheur, lui, il est surtout chasseur. Serpents, souris, lézards, tout est bon. Il s’adapte à son milieu et développe quelques techniques de chasse bien éprouvées. Découvrons-les dans cet article.

Le martin-chasseur à ailes bleues – Dacelo leachii – vit en Australie et en Nouvelle-Guinée.
Sur un territoire de plus de 7 millions de km², il n’est pas étonnant d’y trouver plusieurs sous-espèces. Les scientifiques en ont répertorié 5 (3 en Australie et 2 en Nouvelle-Guinée) mais ce nombre est encore discuté entre spécialistes.
Il n’est donc pas surprenant que le mode de chasse et les techniques de chasse soient adaptées à l’environnement spécifique de chaque sous-espèce. L’influence du milieu…
Si le martin-pêcheur (famille à laquelle est rattachée notre martin-chasseur à ailes bleues) est surtout piscivore (se nourrit de poissons), le martin-chasseur est davantage carnivore.
Son alimentation est très variée puisqu’il se nourrit aussi bien de gros insectes que de petits rongeurs comme les souris mais aussi de lézards, de petits serpents voire d’œufs ou d’oisillons.
C’est depuis un affût qu’il repère sa future proie. Immobile pendant des heures, perché sur une branche, un piquet d’une clôture, il attend patiemment qu’un insecte, un serpent ou un lézard passe à proximité. Sa vue perçante détecte le moindre mouvement sur le sol ou dans la végétation.
Il va alors se jeter sur sa victime. Son bec puissant va se saisir de ce qui va devenir son menu. Si les petites proies sont avalées immédiatement, pour les plus grosses, il va saisir l’animal dans son bec et le frapper sur une branche ou tout autre support solide pour le tuer ou bien l’assommer avant de l’avaler. C’est le cas des lézards, serpents et autres petits rongeurs. Il reste méfiant face aux serpents et les avale tête la première. Au moins, ça évite une morsure souvent fatale. Et ça descend mieux avec les écailles du reptile dans le bon sens de la « glissade ».
Il reste un chasseur opportuniste et s’attaquera le plus souvent à tout ce qui bouge dès lors que la taille reste raisonnable….
ENGLISH VERSION
The blue-winged kookaburra (*Dacelo leachii*) inhabits Australia and New Guinea.
Given a territory spanning over 7 million square kilometers, it is hardly surprising to find several subspecies; scientists have identified five (three in Australia and two in New Guinea). However, this figure is still a subject of debate among specialists.
Consequently, hunting methods and techniques vary to suit the specific environment of each subspecies—an example of environmental influence.
While the kingfisher (the family to which our blue-winged kookaburra belongs) is primarily piscivorous (feeding on fish), the kookaburra is more broadly carnivorous.
Its diet is highly varied, as it feeds on everything from large insects and small rodents—such as mice—to lizards, small snakes, and even eggs or nestlings.
It spots its future prey from a vantage point. Remaining motionless for hours while perched on a branch or fence post, it waits patiently for an insect, snake, or lizard to pass nearby. Its keen eyesight detects the slightest movement on the ground or amidst the vegetation.
It then pounces on its victim. Its powerful beak seizes what is about to become its meal. While small prey are swallowed immediately, for larger ones, it grips the animal in its beak and bashes it against a branch or other solid surface to kill or stun it before swallowing. This applies to lizards, snakes, and other small rodents. It remains wary of snakes, swallowing them head-first; this avoids a potentially fatal bite and allows the reptile’s scales to slide down smoothly.
It remains an opportunistic hunter, most often attacking anything that moves, provided the size is manageable…
LE DIAMANT À GOUTTELETTES : UN CERTAIN REGARD.
Ce petit oiseau australien est connu pour son caractère bien trempé. Un petit costaud qui joue les gros bras. Mais il sait aussi se montrer calme et paisible tant que son territoire, auquel il est très attaché, n’est pas menacé.

On peut dire que ce diamant à gouttelettes – Stagonopleura guttata – a un regard expressif.
Bien que grégaire, cette espèce est assez réputée pour son caractère querelleur.
Il suffit parfois d’un regard pour s’en convaincre…
ENGLISH VERSION
You could say that this Diamond Firetail – Stagonopleura guttata – has an expressive look.
Although gregarious, this species is quite notorious for its quarrelsome nature.
Sometimes, a single glance is all it takes to be convinced…
LE LORIQUET ARC-EN-CIEL, UN OISEAU TRÈS SOCIABLE, AU RÉGIME ALIMENTAIRE UNIQUE.
Il est coloré. Il est bruyant. Il se déplace d’arbre en arbre tout au long de l’année à la recherche de fleurs et de fruits. Mais comment fait-il ? Pourquoi le fait-il ? Quel rôle joue-t-il ? Et d’autres questions nous traversent l’esprit. Découvrons quelques réponses.

Le loriquet arc-en-ciel – Trichoglossus moluccanus – est originaire d’Australie.
Il ne passe pas inaperçu, bien au contraire. Son plumage très coloré attire immédiatement l’œil. Ces cris bruyants voire stridents permettent à l’oiseau de communiquer avec les autres individus du groupe. Ce qui nous permet aussi de le repérer.
Espèce grégaire, les loriquets arc-en-ciel sont remuants et interagissent en permanence au sein de la communauté. Ces oiseaux sociaux ont besoin de cet environnement bruyant et dynamique pour leur bien-être. Ce qui n’exclut pas de profiter de certains moments de calme au cours de la journée.
C’est surtout lors de la recherche de nourriture que le groupe communique et se fait remarquer. Passant d’arbre en arbre à la recherche de fleurs, nous les retrouvons aisément dans la canopée des forêts tropicales et humides, des forêts d’eucalyptus voire des parcs et jardins.
Pour se nourrir, il ne mangera pas des graines comme la majorité des perroquets ou des perruches. Son système digestif n’est pas adapté à ce régime granivore.
Ce dont il a besoin, c’est du pollen et du nectar. Pour récupérer cette nourriture, sa langue a la particularité d’avoir une forme de pinceau. Ses papilles sur le bout de la langue fonctionnent comme une brosse qu’il va utiliser pour récupérer le pollen et le nectar.
Son métabolisme est particulier. Il a besoin d’une nourriture sucrée et le nectar lui fournit rapidement les sucres rapides dont il a besoin. La contrepartie est que ses fientes sont très liquides.
Mais rien n’est gratuit dans la nature. Et si le loriquet a besoin des fleurs, l’inverse est également vrai. Comme il plonge la tête à l’intérieur des fleurs, il recouvre ses plumes et son bec de pollen qu’il va transporter dans les fleurs voisines. Une façon pratique de faciliter la fécondation des plantes. Le loriquet joue donc un rôle majeur de pollinisateur.
Son régime alimentaire est aussi frugivore puisqu’il se nourrit de fruits mûrs, de baies. Des bourgeons et des fleurs compléteront ce régime.
Pour trouver des fleurs tout au long de l’année, le loriquet arc-en-ciel va suivre l’évolution des plantes et n’hésitera pas à se déplacer sur de longues distances en fonction de la maturité des fruits et l’avancée de la floraison. C’est donc une succession de déplacements erratiques qui va jalonner son année. Un nomade dans la partie Est de l’Australie. Ce qui fait quand même près de 4 millions de km².
ENGLISH VERSION
The rainbow lorikeet – Trichoglossus moluccanus – is native to Australia.
It certainly does not go unnoticed; quite the opposite. Its highly colorful plumage immediately catches the eye. Its loud—and at times piercing—calls allow the bird to communicate with other members of the flock, which also makes it easier for us to spot them.
As a gregarious species, rainbow lorikeets are lively and constantly interact within their community. These social birds require this noisy, dynamic environment for their well-being—though this does not preclude them from enjoying moments of quiet throughout the day.
It is primarily while foraging that the group communicates and draws attention to itself. Moving from tree to tree in search of flowers, they are easily spotted in the canopies of tropical rainforests and eucalyptus forests, or even in parks and gardens.
They do not feed on seeds like the majority of parrots or parakeets; their digestive system is not adapted to a seed-based diet.
Instead, they require pollen and nectar. To gather this food, they possess a uniquely brush-like tongue; the papillae at the tip function as a brush, allowing them to collect the pollen and nectar.
It has a unique metabolism. It requires a sugary diet, and nectar provides the quick-release sugars it needs. The trade-off is that its droppings are very liquid.
However, nothing in nature comes for free. While the lorikeet relies on flowers, the reverse is also true. As it dips its head into the blossoms, its feathers and beak become coated with pollen, which it then carries to neighboring flowers. This is an effective way to facilitate plant fertilization; the lorikeet thus plays a major role as a pollinator.
Its diet also includes fruit, as it feeds on ripe fruit and berries. Buds and flowers round out this diet.
To find flowers year-round, the rainbow lorikeet follows the plants’ growth cycles, readily traveling long distances based on fruit ripening and the progression of flowering. Its year is thus marked by a series of erratic movements—a nomad of eastern Australia, a region spanning nearly 4 million square kilometers.
LE DIAMANT MANDARIN DE TIMOR, PLUS FRAGILE QUE LE DIAMANT MANDARIN D’AUSTRALIE – THE TIMOR ZEBRA FINCH, MORE FRAGILE THAN THE AUSTRALIAN ZEBRA FINCH.
Ils se ressemblent beaucoup. Ils ont été pendant très longtemps de la même famille. Mais il y a quand même quelques différences tant dans le comportement que dans les apparences. Découvrons un diamant mandarin beaucoup plus rare. Celui-ci nous vient d’Indonésie.

Le diamant de Timor – Taeniopygia guttata – est beaucoup moins connu que le mandarin d’Australie – Taeniopygia castanotis. Le diamant mandarin de Timor s’appelle désormais « Diamant mandarin »
Et pourtant, il a été découvert bien avant son cousin australien. Le diamant de Timor a été identifié en 1817 par Louis Jean Pierre Vieillot, ornithologue français bien connu. C’était 1837 pour le diamant mandarin australien par John Gould, ornithologue anglais.
C’est la raison pour laquelle le diamant mandarin australien, appelé aujourd’hui « Mandarin d’Australie » a été pendant longtemps considéré comme une sous-espèce du diamant de Timor. Maintenant, il s’agit d’espèces distinctes.
Donc, des changements de nom qui peuvent déstabiliser les amateurs.
Le diamant de Timor est plus petit. Il se reconnaît surtout à l’absence de stries sur la poitrine et la barre noire séparant le gris de la tête et de la gorge du plumage blanc crème du ventre est plus fine. Il est plutôt d’allure filiforme.
Il vit en Indonésie, sur les îles de la Sonde. On le trouve notamment à Lombok, sur l’île de Komodo et, bien sûr, à Timor.
Le mandarin d’Australie ne vit qu’en Australie. Il a tendance à être un peu plus rondelet.
Le diamant de Timor est craintif et s’avère souvent fragile. Il remue beaucoup mais se montre moins agressif que le diamant mandarin australien. C’est un oiseau grégaire et cette façon de vivre est vitale pour lui. C’est aussi pour cela que le diamant mandarin de Timor communique beaucoup avec ses semblables. Il émet alors des cris ou chante très souvent. Le chant est typique des mâles puisque les femelles ne chantent pas. Mais il a le cœur fragile. Le stress peut lui être fatal.
ENGLISH VERSION
The Timor Zebra Finch – Taeniopygia guttata – is far less well-known than the Australian Zebra Finch – Taeniopygia castanotis -. The Timor Zebra Finch is now simply referred to as the « Zebra Finch. »
Yet, it was discovered long before its Australian cousin. The Timor Zebra Finch was identified in 1817 by Louis Jean Pierre Vieillot, a renowned French ornithologist, whereas the Australian Zebra Finch was identified in 1837 by John Gould, an English ornithologist.
For this reason, the Australian Zebra Finch was long considered a subspecies of the Timor Zebra Finch; today, however, they are recognized as distinct species.
So, name changes that can be confusing for enthusiasts.
The Timor Zebra Finch is smaller. It is distinguished primarily by the absence of streaks on the breast, and the black bar separating the grey of the head and throat from the creamy-white plumage of the belly is narrower. It has a rather slender, elongated appearance.
It lives in Indonesia, in the Sunda Islands. It is found notably on Lombok, Komodo Island, and, of course, Timor.
The Australian Zebra Finch lives only in Australia. It tends to be a bit plumper.
The Timor Zebra Finch is timid and often proves to be delicate. It is very active but less aggressive than the Australian Zebra Finch. It is a gregarious bird, and this social lifestyle is vital to its well-being. Consequently, the Timor Zebra Finch communicates frequently with others of its kind, often calling or singing. Singing is characteristic of the males, as the females do not sing. However, it has a delicate constitution; stress can be fatal.
MAIS POURQUOI L’ÉMEU D’AUSTRALIE NE PEUT-IL DONC PAS VOLER ? – BUT WHY CAN’T THE AUSTRALIAN EMU FLY ?
Un oiseau qui peut courir à la vitesse d’un cheval mais incapable de voler sur quelques mètres. Il est actuellement l’un des plus grands oiseaux sur notre planète. Sa morphologie est adaptée à ses conditions de vie. Découvrons cet émeu, un géant d’Australie et pourquoi il est incapable de voler.

L’émeu d’Australie – Dromaius novaehollandiae – appartient à la famille des ratites. Comme l’autruche et le casoar.
Comme le mentionne son nom, cet oiseau vit en Australie.
4 sous-espèces étaient reconnues mais 3 auraient été massacrées par les colons européens au XVIIIe siècle.
L’émeu d’Australie est un grand oiseau. Un très grand oiseau. Il peut quasiment atteindre les 2 mètres de haut. C’est le deuxième oiseau le plus grand actuellement au monde, juste derrière l’autruche.
La femelle est un peu plus imposante que le mâle. Le poids de cet oiseau varie donc entre 30 et plus de 40 kg.
La particularité de l’émeu d’Australie est son incapacité à voler. Il faut dire qu’avec ce poids, ça ne serait pas facile de décoller…Mais c’est peut-être parce qu’il ne vole qu’il pèse autant.
Alors, pourquoi ne vole-t-il pas ?
C’est une question d’anatomie. L’émeu ne possède pas de bréchet. Ce bréchet est un os qui se trouve sur le sternum et permet la fixation des muscles pectoraux. Ce sont ces muscles qui permettent le battement des ailes et donc de voler. Donc, pas de bréchet, pas de muscles, pas de vol.
Cette morphologie remonte sûrement à une époque où il n’y avait pas de prédateurs pour l’émeu et donc pas de besoin de s’envoler pour fuir.
S’il ne peut pas voler, il peut marcher et surtout courir à grande vitesse. Quand il est en sprint, il peut dépasser les 50 km/h. voire les 70 km/h sur de petites périodes. Il peut donc marcher rapidement et trottiner sur de longues distances. Ses enjambées dépassent les 2,5 mètres. C’est un marathonien.
Si ses ailes sont atrophiées (si la notion d’envergure n’a alors aucun sens chez un oiseau incapable de voler – elle est quand même de 150 cm environ – ces ailes ne serviront que pour donner du volume en attaque/défense ou comme régulatrices de sa température voire à équilibrer l’oiseau dans ses sprints), ses pattes sont parfaitement adaptées à la course.
Chaque patte a 3 doigts, tous dirigés vers l’avant et munis de griffes puissantes. Ce qui en fait aussi un oiseau dangereux. Il possède des muscles dans les pattes, ce qui est exceptionnel chez les oiseaux, capables de l’amener à des vitesses très élevées.
Il est probable qu’il ait dans les pattes ce qu’il n’a pas dans les ailes.
Cette adaptation lui permet de parcourir de très longues distances pour trouver de l’eau et de la nourriture dans les vastes plaines semi-arides d’Australie.
ENGLISH VERSION
The Australian emu – Dromaius novaehollandiae – belongs to the ratite family, like the ostrich and the cassowary.
As mentioned in its name, this bird lives in Australia.
4 subspecies were recognized but 3 were massacred by European settlers in the 18th century.
The Australian emu is a large bird. A very large bird. It can reach 2 meters in height. It is the second largest bird in the world, just behind the ostrich.
The female is a bit larger than the male, so the weight of this bird varies between 30 and more than 40 kg.
The particularity of the Australian emu is its inability to fly. It must be said that with this weight, it wouldn’t be easy to take off… But maybe it’s because he only flies as much as he weighs.
So, why doesn’t it fly?
It’s a matter of anatomy. The emu doesn’t have a wishbone. This keel is a bone that is located on the sternum and allows the attachment of the pectoral muscles. It is these muscles that allow the flapping of the wings and therefore to fly.
This morphology surely dates back to a time when there were no predators and therefore no need to fly away.
If he can’t fly, he can walk and especially run at high speed. When he is in a sprint, he can exceed 50 km/h. or even the 70 km/h over small periods. He can therefore walk quickly and jog over long distances. His strides exceed 2.5 meters.
If its wings are atrophied (the notion of wingspan does not make sense in a bird incapable of flying. They will only be used to give volume in attack/defense or as temperature regulators, or even to balance the bird in its sprints.), its legs are perfectly adapted to running.
It has 3 fingers, all pointing forward and equipped with powerful claws. This also makes it a dangerous bird. It has muscles in the legs, which is exceptional in birds, capable of bringing it to very high speeds
It is likely that he has in the legs what he does not have in the wings.
This adaptation allows it to travel very long distances to find water and food in the semi-arid plains of Australia.
LE CYGNE NOIR EST PLUS PETIT QUE LE CYGNE TUBERCULÉ – THE BLACK SWAN IS SMALLER THAN THE MUTE SWAN.
L’un est blanc, l’autre est noir. Quelques différences morphologiques pour deux espèces magnifiques. Découvrons un peu cet oiseau australien.

Le cygne noir – Cygnus atratus – est originaire d’Australie. Il a été introduit en Nouvelle-Zélande depuis de nombreuses années. Il y est maintenant bien implanté.
Le cygne noir peut se déplacer jusqu’en Indonésie mais ne se reproduit pas dans ce pays. Il a récemment été introduit en Espagne. Même en France, on peut observer parfois un cygne noir dans la nature. Il s’agit le plus souvent d’oiseau échappé de captivité.
Il est plus petit que le cygne tuberculé – Cygnus olor – que nous connaissons bien en France et en Europe.
Il mesure 140 cm alors que le cygne tuberculé fait 160 cm de long pour une envergure de 240 cm.
Elle ne fait que 200 cm au maximum chez le cygne noir. Cela se voit aussi au niveau du poids puisque le cygne tuberculé pèse quasiment le double (10 kg vs 5,6 kg).
Il faut donc de l’espace pour décoller !
Il a été introduit en France, il y a maintenant quelques décennies. Sa mission : apporter une touche de couleur dans les parcs des grandes propriétés. Le rouge et noir, une association de couleurs qui attire les regards.
Certains oiseaux se sont échappés et ont pu s’implanter dans certaines régions.
Oiseau connu pour son agressivité, il s’attaque aussi aux végétaux des plans d’eau. Dans certaines zones, il fut même considéré comme espèce invasive. Les renards régulent parfois les populations de cygnes noirs, moins dangereux pour eux que les cygnes tuberculés.
Un cygne un peu plus petit que celui que nous voyons chez nous mais noir au lieu de blanc et tout aussi remarquable.
ENGLISH VERSION
The Black Swan – Cygnus atratus – is native to Australia and has been introduced to New Zealand for many years. It is now well established there.
The black swan can move as far as Indonesia but does not breed from that country; it was recently introduced in Spain. Even in France, a black swan can sometimes be observed in the wild. It is most often an escaped bird.
It is smaller than the mute swan – Cygnus olor – that we know well in France and Europe.
It measures 140 cm while the mute swan is 160 cm long and has a wingspan of 240 cm.
It is only 200 cm at most in the black swan. This can also be seen in terms of weight since the mute swan weighs almost twice as much (10 kg vs 5.6 kg).
So you need space to take off!
It was introduced in France a few decades ago. Its mission: to bring a touch of color to the parks of large properties. Red and black, a combination of colors that attracts attention.
Some birds escaped and were able to establish themselves in certain regions.
A bird known for its aggressiveness, it also attacks plants in bodies of water. In some areas, it was even considered an invasive species. Foxes sometimes regulate black swan populations, making them less dangerous than mute swans.
A swan a little smaller than the one we see at home but black instead of white and just as remarkable.
LE MARTIN-CHASSEUR À AILES BLEUES – BLUE WINGED KOOKABURRA
Il vit en Océanie, surtout en Australie. Un oiseau coloré à la grosse tête et au bec puissant. Pour un plus petit animal, il n’est pas bon d’être en face du Martin-chasseur à ailes bleues.

Le martin-chasseur à ailes bleues – Dacelo leachii – est principalement originaire d’Australie.
Sur les 4 sous-espèces reconnues, 3 vivent en Australie. Seule, la sous-espèce « Dacelo leachii intermedia » est originaire de Nouvelle-Guinée.
Cette dernière sous-espèce est plus grosse et présente un plumage plus sombre que les autres. Plus généralement, les différences entre sous-espèces concernent la taille et les dessins de la tête.
La femelle du martin-chasseur à ailes bleues est plus grande et plus grosse que le mâle.
La taille varie entre 38 et 41 cm. Si le mâle a les plumes caudales bleues, celles de la femelle sont rousses, comme les plumes du croupion, et rayés de bleu-noir.
L’oiseau de cette photo est donc un mâle.
Son habitat est surtout constitué de grands arbres, de forêts d’eucalyptus, de mangrove, de végétation de savane le long des cours d’eau le plus souvent. Il peut venir dans les parcs et jardins en périphérie des villes tout comme dans les champs cultivés dès lors qu’il y a quelques arbres.
Avec une tête aussi massive et un bec si puissant, on peut deviner que son alimentation n’est pas constituée que de fruits. S’il mange surtout des invertébrés, il apprécie aussi beaucoup les petits oiseaux voire des oiseaux blessés un peu plus gros. Les scorpions, serpents, grenouilles et crapauds, mille-pattes, crabes et poissons sont tout autant avalés.
Le martin-chasseur à ailes bleues n’est pas une espèce menacée même si ses effectifs semblent baisser à certains endroits. La déforestation, notamment en Nouvelle-Guinée, lui permet d’étendre son territoire mais les incendies et le déboisement réduisent le nombre d’oiseaux ailleurs.
ENGLISH VERSION
The Blue-winged Kookaburra – Dacelo leachii – is mainly native to Australia.
Of the 4 recognized subspecies, 3 live in Australia. Only the subspecies « Dacelo leachii intermedia » is native to New Guinea.
This latter subspecies is larger and has darker plumage than the others. More generally, the differences between subspecies concern size and head designs.
The Blue-winged Kookaburra’s female is taller and larger than the male.
The size varies between 38 and 41 cm. If the male has blue tail feathers, those of the female are rufous, like the upper-tails coverts, and striped with blue-black.
The bird in this photo is therefore a male.
Its habitat is mainly made up of large trees, eucalyptus forests, mangroves, and savannah vegetation along the rivers, most often. It can come in parks and gardens on the outskirts of cities as well as in cultivated fields when there are a few trees.
With such a massive head and such a powerful beak, one can guess that his diet is not made up only of fruits. If it eats mainly invertebrates, it also likes small birds or even injured birds a little larger. Scorpions, snakes, frogs and toads, centipedes, crabs and fish are also swallowed.
The Blue-winged Kookaburra is not an endangered species, even though its numbers seem to be declining in some places. Deforestation, especially in New Guinea, allows it to expand its territory but fires and deforestation reduce the number of birds elsewhere.
LE GRAND ÉCLECTUS, UN CAS PARTICULIER CHEZ LES PERROQUETS – MOLUCCAN ECLECTUS
Le Grand Éclectus n’est pas vraiment comme les autres perroquets. Tants par son plumage que ses mœurs, il se démarque beaucoup de ce que l’on appelle « les becs crochus ».

Le grand éclectus – Eclectus roratus – est originairedes îles Salomon, des Moluques, d’Aru, de Tanimbar, de Nouvelle-Guinée et de quelques îles de ces régions.
Comme souvent chez les espèces insulaires, plusieurs sous-espèces sont reconnues par les spécialistes. Elles diffèrent en taille et en couleurs. Des variations propres à chaque territoire. Ces sous-espèces peuvent varier en nombre au fil du temps et des études scientifiques.
Le grand éclectus peut ainsi mesurer entre 35 et 42 cm. Si, en général, les perroquets ne montrent pas de dimorphisme sexuel (le mâle et la femelle étant le plus souvent identiques), ce n’est pas du tout le cas chez le grand éclectus.
Si le mâle (que l’on voit ici) est principalement vert avec un bec jaune-orangé pour la mandibule supérieure et noir pour la mandibule inférieure, la femelle est principalement rouge mais montre du violet sur certaines parties du corps. Le bec est entièrement noir.
Très souvent chez les oiseaux, le mâle est plus coloré que la femelle. Pas chez celle-ci. Au point que certains ornithologues, lors des premières découvertes de cet oiseau, pensaient avoir à faire à deux espèces distinctes.
Le grand éclectus se nourrit de fruits, de bourgeons, de graines, de noix, de jeunes feuilles. Une attirance qui lui vaut le titre de “peste” par les dégâts commis dans les vergers et les jardins.
Si l’espèce est plutôt solitaire, le couple peut retrouver d’autres grands éclectus dans un dortoir pour y passer la nuit.
Autre particularité chez cette espèce, le côté “polygame” avéré.
C’est en période de reproduction que la situation change. Si la femelle couve seule ses oeufs, elle a très souvent la visite de plusieurs mâles qui lui apportent à manger. On a ainsi pu compter 6 ou 7 mâles différents venant à l’entrée du nid.
Mais ces mâles ne s’occupent pas d’une seule femelle. Ils ont d’autres nids à visiter dans la journée. Un mâle gère un territoire sur lequel poussent de grands arbres, indispensables pour héberger un nid dans une cavité du tronc. Plus le territoire est vaste, plus la forêt dispose de très grands arbres (plusieurs dizaines de mètres de haut), plus il y aura de nids.
ENGLISH VERSION
The Moluccan Eclectus – Eclectus roratus – is native to the Solomon Islands, the Moluccas, Aru, Tanimbar, New Guinea and nearby islands in these regions.
As is often the case with island species, several subspecies are recognized by specialists. They differ in size and color. Variations specific to each territory. These subspecies may vary in number over time and scientific studies.
The Moluccan Eclectus can thus measure between 35 and 42 cm. If, in general, parrots do not show sexual dimorphism (the male and female are most often similar), this is not at all the case with the Moluccan Eclectus.
If the male (seen here) is mainly green with an orange-yellow beak for the upper mandible and black for the lower mandible, the female is mainly red but shows purple on some parts of the body. The beak is entirely black.
Very often in birds, the male is more colorful than the female. Not in this one. To the point that some ornithologists, during the first discoveries of this bird, thought they were dealing with two distinct species.
The Moluccan Eclectus feeds on fruits, buds, seeds, nuts, and leaf-buds. An attraction that earned him the title of « pest » for the damage done to orchards and gardens.
If the species is rather solitary, the couple can find other Moluccan Eclectus in a roost for the night.
Another characteristic in this species is the proven “polygamous” aspect.
It is during the breeding season that the situation changes. If the female broods her eggs alone, she very often has the visit of several males who bring her food. We were thus able to count 6 or 7 different males coming at the entrance of the nest.
But these males do not take care of a single female. They have other nests to visit during the day. A male manages a territory on which grow large trees, essential to house a nest in a cavity of the trunk. The larger the territory, the more trees there are (several tens of meters high), the more nests there will be.
LE MARTIN-CHASSEUR GÉANT, UN REGARD SI PARTICULIER – THE LAUGHING KOOKABURRA, SUCH A SPECIAL LOOK.
Derrière son regard de pilou-pilou, se cache une autre personnalité bien différente.

Le martin-chasseur géant – Dacelo novaeguineae – n’est pas si grand avec ses 42 cm.
Cet oiseau australien nous donne le sentiment d’être une jolie peluche. Un bon gros doudou pour faire un câlin. Une envie de lui caresser la tête. Bref, un bon sentiment de sympathie.
Mais on peut se tromper. Cet oiseau est un tueur. Et pas un tueur sélectif. Non, il tue tout ce qui passe devant son bec. Tout ce qui marche, vole, rampe, nage peut finir dans son gosier à la condition d’avoir la taille proportionnée à notre martin-chasseur.
Perché sur une branche ou un poteau, il observe sa future proie. En suis-je une ?
Visiblement, ce n’est pas pour aujourd’hui.
ENGLISH VERSION
The Laughing Kookaburra – Dacelo novaeguineae – is not so big with its 42 cm long.
This Australian bird gives us the feeling of being a pretty stuffed animal. A good big comforter to cuddle with. A desire to stroke its head. In short, a good feeling of sympathy.
But you can be wrong. This bird is a killer. And not a selective killer. No, it kills everything that passes in front of its beak. Anything that walks, flies, crawls, or swims can end up in its gullet provided it is of a size commensurate with our Kookaburra.
Perched on a branch or a pole, he watches his future prey. Am I one of them?
Obviously, it’s not for today.
LE CASSICAN FLÛTEUR, UN OISEAU AGRESSIF – AUSTRALIAN MAGPIE, AN AGGRESSIVE BIRD
Il l’habite l’Australie où il est connu pour son côté très agressif. Il n’hésite pas à s’attaquer aux promeneurs en les frappant de son bec puissant. Protégez-vous les yeux et la tête !

Le cassican flûteur – Gymnorhina tibicen – est originaire d’Australie et de Tasmanie ainsi que de Nouvelle-Guinée. Cette espèce a été introduite dans d’autres pays comme l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande ou encore les îles Salomon.
8 sous-espèces ont été reconnues par les scientifiques.
C’est un oiseau en noir et blanc d’une longueur de 43 cm environ. Son bec est long et fort, se terminant par un crochet. Ce qui est bien utile pour attraper des proies comme des grenouilles, des lézards, des oisillons, des petits oiseaux ou encore des petits mammifères comme les souris. Bien entendu, des insectes sont aussi à son menu, tout comme des criquets, escargots voire des restes de charognes.
Le cassican flûteur est très territorial en période de reproduction. Et cet esprit de « propriété » est associé à une prédisposition à l’agressivité. Et il est doué pour cela.
Mais ce tempérament combatif est adapté à l’intrus qui entre sur son territoire. S’il s’agit d’un rapace et donc, le plus souvent un prédateur pour le cassican flûteur et sa famille, il n’hésite pas à s’associer à d’autres membres de son espèce pour approcher le rapace et l’amener à quitter les lieux. Un peu comme le font les corneilles.
Par contre, s’il s’agit d’un autre cassican flûteur pénétrant dans son territoire, le chant et les postures suffisent, en général, à chasser « l’inconscient ».
Mais le cassican flûteur est tellement protecteur de son nid, que la présence d’un humain ne lui fait absolument pas peur. Il va même jusqu’à l’assaillir et lui mettre des coups de bec puissants sur le crâne voire les yeux. Cet oiseau peut se montrer vraiment dangereux en période de reproduction. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à sortir de la zone d’attaque. Bon, il ne s’agit que d’une partie de ces oiseaux, en général des mâles mais ces attaques en piqué sur nos têtes peuvent faire très mal. Il attaque par derrière ou alors s’accroche à la poitrine pour donner des coups de bec sur le visage. Quand on fait du vélo, ce n’est pas l’idéal…Des panneaux indiquent parfois la présence de ces oiseaux pour prévenir les promeneurs et leur permettre de protéger les enfants que ces attaques terrifient.
Ceci étant, le reste du temps, il vit paisiblement parmi les hommes. C’est une espèce protégée en Australie.
ENGLISH VERSION
The Australian Magpie – Gymnorhina tibicen – is native to Australia and Tasmania as well as New Guinea. This species has been introduced into other countries such as Indonesia, New Zealand and the Solomon Islands.
8 subspecies have been recognized by scientists.
It is a bird in black and white with a length of about 43 cm. Its beak is long and strong, ending with a hook. Which is very useful for catching prey such as frogs, lizards, chicks, small birds or even small mammals like mice. Of course, insects are also on its diet, as well as locusts, snails and even the remains of carrion.
The Australian Magpie is very territorial during breeding. And this spirit of ‘ownership’ is associated with a predisposition to aggression. And he is good at it.
But this combative temperament is adapted to the intruder who enters its territory. If it is a raptor and therefore, most often a predator for the Australian Magpie and his family, he does not hesitate to associate with other members of his species to approach the raptor and lead him to leave the area. A bit like crows do.
On the other hand, if it is another Australian Magpie penetrating its territory, singing and postures are generally sufficient to chase away « the unconscious ».
But the Australian Magpie is so protective of its nest, that the presence of a human does not frighten it at all. He even goes as far as to assault her and put powerful blows of a beak on her headl or even her eyes. This bird can be really dangerous during the breeding season. In this case, do not hesitate to leave the attack zone. Well, it’s only a part of these birds, generally males but these dive attacks on our heads can hurt a lot. He attacks from behind or clings to the chest to give pecks on the face. When riding a bike, it’s not ideal… Signs sometimes indicate the presence of these birds to warn walkers and allow them to protect children who are terrified by these attacks.
That being said, the rest of the time, he lives peacefully among men. It is a protected species in Australia.
LE PÉLICAN À LUNETTES VIT EN OCÉANIE – AUSTRALIAN PELICAN
Ce grand pélican australien peut voler pendant des heures sur des centaines de kilomètres.
A l’échelle de ce continent.

Le pélican à lunettes – Pelecanus conspicillatus – est surtout présent en Australie (d’où son nom anglais d’Australian Pelican) mais aussi en Tasmanie.
Il vit aussi dans d’autres régions mais il y est le plus souvent de passage et ne s’y reproduit pas.
C’est ainsi qu’il peut être observé en Indonésie, en Papouasie Nouvelle-Guinée, aux îles Salomon, à Timor. Il est de passage en Nouvelle Calédonie, aux îles Fidji, en Nouvelle-Zélande, sur l’île Nauru, au Vanuatu et dans les îles Palaos.
C’est donc un vaste territoire (plus de 10 millions de km²) qui abrite ce grand pélican. Il est surtout en Australie.
Le pélican se déplace sur de grandes distances, toujours à la recherche d’eau. Il utilise les courants thermiques pour voler assez haut sans trop se fatiguer. Une technique utilisée par beaucoup de rapaces. Il peut ainsi parcourir des centaines de kilomètres si nécessaire. Comme il se déplace en groupe, le vol en V est une pratique courante et permet de limiter les efforts.
Son existence se passe dans les grands lacs d’eau douce mais il apprécie tout autant les eaux salées. On peut le voir le long des côtes aussi bien qu’à l’intérieur des terres. Les estuaires, les vasières et les étendues peu végétalisée lui conviennent parfaitement.
Le pélican à lunettes est une espèce grégaire. Son alimentation est assez variée. On peut dire qu’il mange tout ce qui se trouve à portée de bec.
ENGLISH VERSION
The Australian Pelican – Pelecanus conspicillatus – is mainly present in Australia (hence its English name of Australian Pelican) but also in Tasmania.
He also lives in other regions but is most often a vagrant and does not reproduce there.
This is how it can be observed in Indonesia, Papua New Guinea, the Solomon Islands, and Timor. He is passing through New Caledonia, Fiji, New Zealand, Nauru, Vanuatu and Palau.
It is therefore a vast territory (more than 10 million km 2) that houses this large pelican. It is mainly in Australia.
The pelican travels great distances, always in search of water. He uses thermals to fly quite high without getting too tired. A technique used by many raptors. He can thus travel hundreds of kilometers if necessary. As he travels in a group, flying in a V is a common practice and allows limiting efforts.
His existence takes place in large freshwater lakes but he enjoys salt waters just as much. It can be seen along the coasts as well as inland. Estuaries, mudflats and areas with little vegetation suit him perfectly.
The Australian Pelican is a gregarious species. Its diet is quite varied. It can be said that it eats everything within reach.
LA SARCELLE ROUSSE FEMELLE, UN DIMORPHISME CLASSIQUE CHEZ LES CANARDS – CHESTNUT TEAL
Ce canard australien montre un dimorphisme très net. Le plumage de la femelle est bien plus discret.

La sarcelle rousse – Anas castanea – est une espèce endémique de l’Australie.
Chez beaucoup de canards, la femelle montre un plumage beaucoup plus discret que celui du mâle.
C’est effectivement le cas chez la sarcelle rousse. La femelle a un plumage brun sombre. Les plumes sont couleur châtaigne et bordée d’un liseré plus clair.
Le bec est gris bleu comme chez le mâle.
Cette espèce fut un temps menacée mais en acceptant de nicher dans des nichoirs posés par les humains, ses effectifs sont en hausse.
Cette sarcelle figure parmi les espèces chassables en Australie.
ENGLISH VERSION
The Chestnut Teal – Anas castanea – is an endemic species of Australia.
In many ducks species, the female shows a plumage much more unconspicuous than that of the male.
This is indeed the case with the Chestnut Teal. The female has a dark brown plumage. The feathers are chestnut-coloured and with a lighter tip edging.
The beak is blue-grey like in the male.
This species was once threatened but by agreeing to nest in birdhouses laid by humans, its numbers are increasing.
This teal is among the huntable species in Australia.
L’AIGRETTE À FACE BLANCHE, UNE ESPÈCE COMMUNE EN OCÉANIE.
Un oiseau dont l’alimentation varie selon sa localisation et son environnement. Comme elle vit sur un très grand territoire, les adaptations sont nombreuses. Voyons cela dans cet article.

L’aigrette à face blanche – Egretta novaehollandiae – appartient à la famille des Ardeidae(qui regroupe principalement les hérons, les butors et les aigrettes).
S’il n’y a plus actuellement de sous-espèces, il existe quelques différences selon la région où vit l’aigrette à face blanche.
Ces oiseaux mesurent entre 65 et 70 cm de long. Les individus vivant en Nouvelle-Calédonie seraient un peu plus petits que les aigrettes à face blanche d’Australie. Et même parmi celles-ci, les oiseaux du nord-ouest australien seraient plus sombres sur le dessus et sur le dessous. Mais pas de quoi justifier la reconnaissance de sous-espèces selon les spécialistes.
L’aigrette à face blanche occupe un territoire de près de 28 millions de km². Si elle est bien présente en Australie, elle occupe aussi le sud de la Nouvelle-Guinée, le sud de l’Indonésie, la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie et quelques iles du détroit de Torres (entre l’Australie et la Nouvelle-Guinée).
Son habitat est assez varié mais il y a une constante : il lui faut de l’eau et des arbres. On ne la verra donc pas dans les zones arides de l’Australie. L’espèce niche dans les arbres.
Elle vit dans les zones humides, qu’elles soient d’eau douce ou saumâtre. Une eau peu profonde comme dans les vasières, les mangroves, sur les récifs, à l’intérieur des terres comme le long de la côte voire les îles au large lui conviennent très bien.
 l’intérieur des terres, elle viendra dans les prairies, les terrains de golf, les parcs dans les villes, les vergers.
Son alimentation est adaptée à son environnement. Dans les vasières, les crevettes et les crabes sont recherchés. Plus globalement, les poissons, les amphibiens (grenouilles y compris les grenouilles arboricoles notamment en Nouvelle-Zélande), les insectes, les vers, les escargots (à l’intérieur des terres) sont à son menu. On notera aussi un peu de végétaux voire quelques morceaux de charogne si l’occasion se présente.
La quête de nourriture se fait surtout le matin et le soir, aux heures les moins chaudes de la journée. L’aigrette à face blanche se montre assez territoriale lorsqu’il s’agit de se nourrir. Mais, parfois, ces oiseaux se regroupent par dizaines mais il s’agit surtout d’aigrettes à face blanche vivant à l’intérieur des terres et en dehors de la saison de reproduction.
ENGLISH VERSION
The White-faced Heron – Egretta novaehollandiae – belongs to the Ardeidae family (which mainly includes herons, bitterns and egrets).
If there are no more subspecies currently, there are some differences depending on the region where the White-faced Heron lives.
These birds measure between 65 and 70 cm long. Individuals living in New Caledonia are thought to be slightly smaller than the White-faced Herons from Australia. And even among these, the birds of North-West Australia would be darker above and below. But not enough to justify the recognition of subspecies according to specialists.
The White-faced Heron occupies a territory of nearly 28 million km 2. If it is indeed present in Australia, it also occupies the south of New Guinea, the south of Indonesia, New Zealand, New Caledonia and some islands of the Torres Strait (between Australia and New Guinea).
Its habitat is quite varied but there is one constant: it needs water and trees. We will therefore not see it in the arid zones of Australia. The species nests in trees.
It lives in wetlands, whether freshwater or brackish. Shallow water such as in mudflats, mangroves, on reefs, inland along the coast or even offshore islands suit her very well.
Inland, it will come in the grasslands, golf courses, parks in cities, orchards.
Its diet is adapted to its environment. In the mudflats, shrimp and crabs are sought after. More generally, fish, amphibians (frogs including arboreal frogs especially in New Zealand), insects, worms, snails (inland) are on his diet. We will also note some plants or even a few pieces of carrion if the opportunity arises.
The search for food is mainly done in the morning and evening, at the least warm hours of the day. The White-faced Heron shows quite territorial when it comes to feeding. But, sometimes, these birds gather by the dozen but they are mainly White-faced Herons living inland and outside the breeding season.
L’IBIS D’AUSTRALIE, UN OISEAU UTILE ET UN ALLIÉ POUR L’AGRICULTURE – STRAW-NECKED IBIS
Son régime alimentaire rend les plus grands services aux agriculteurs australiens en éliminant un grand nombre de ravageurs. Son côté grégaire renforce son impact quand il se pose dans un champ. Découvrons cet ibis du bout du monde.

L’ibis d’Australie – Threskiornis spinicollis – est originaire d’Australie. En dehors de la période de reproduction, on peut l’apercevoir dans la partie de la Nouvelle-Guinée. Il peut parfois se rendre en Tasmanie, l’île Norfolk et sur quelques îles du détroit de Bass (entre l’Australie et la Tasmanie).
L’ibis d’Australie présente un plumage irisé mais cela dépend de la lumière. Selon son exposition, le plumage sera d’un noir-brunâtre assez fade. Ce plumage ne varie pas selon la saison.
Le mâle est plus grand que la femelle. Son bec est aussi plus long. Un mâle pourra mesurer 76 cm pour une envergure de 120 cm alors que la femelle fera 60 cm pour 100 cm d’envergure.
Son habitat est assez varié mais se caractérise par des zones humides, peu profondes. Les pâtures, les zones irriguées, les champs cultivés, les terrains herbeux secs, les lisières de forêt, parfois éloignés des zones humides.
Son alimentation est surtout constituée d’insectes (criquets, sauterelles, chenilles, araignées) mais aussi d’escargots, de grenouilles, de têtards, de poissons. Des serpents, des rats, des souris sont aussi avalés.
Il passe beaucoup de temps à se nourrir. Ses longues pattes et ses doigts palmés sont alors bien utiles pour se déplacer dans les zones vaseuses ou boueuses.
Il se déplace beaucoup en fonction du niveau de l’eau et recherche tout le temps le meilleur endroit pour se nourrir.
L’ibis d’Australie peut être considéré comme un oiseau utile à l’agriculture par la quantité importante d’insectes et de nuisibles qu’il avale. Sa venue dans un champs est bien appréciée d’autant que l’ibis d’Australie se déplace en groupe souvent important.
Il se reproduit après la saison des pluies, au moment où la nourriture est la plus abondante. Il niche souvent dans les roselières. Espèce grégaire, il niche en colonie importante de plusieurs milliers de couples. À un point tel que les nids peuvent se toucher les uns les autres. Ces nids sont comme des radeaux disposés sur l’eau. Si le mâle rassemble les matériaux de construction, la femelle les assemble le plus souvent.
L’ibis d’Australie ne figure pas sur la liste des espèces menacées. Au contraire, cette espèce semble se développer en Australie, en raison de l’irrigation des terres et le développement des pâtures pour le bétail.
Si elle n’apprécie pas les zones salines, elle est parfois pénalisée par la destruction des étendues d’eau douce. Mais, globalement, l’espèce se porte bien.
ENGLISH VERSION
Straw-necked Ibis – Threskiornis spinicollis – is native to Australia. Outside the breeding period, it can be seen in the part of New Guinea. He can sometimes go to Tasmania, Norfolk Island and some islands of the Bass Strait (between Australia and Tasmania).
The Straw-necked Ibis has an iridescent plumage but it depends on the light. According to its exposure, the plumage will be a rather bland black-brownish. This plumage does not vary according to the season.
The male is larger than the female. Its beak is also longer. A male may measure 76 cm for a wingspan of 120 cm while the female will be 60 cm for 100 cm of wingspan.
Its habitat is quite varied but characterized by wetlands, shallow. Pastures, irrigated areas, cultivated fields, dry grassy land, forest edges, sometimes far from wetlands.
Its diet consists mainly of insects (locusts, grasshoppers, caterpillars, spiders) but also snails, frogs, tadpoles, fish. Snakes, rats, mice are also swallowed.
He spends a lot of time feeding himself. Its long legs and webbed fingers are then very useful for moving in mudflats or muddy areas.
He moves a lot depending on the level of the water and always looks for the best place to feed.
The Straw-necked Ibis can be considered a useful bird for agriculture by the significant amount of insects and pests it swallows. Its arrival in a field is well appreciated, especially since the Straw-necked Ibis moves in often large flocks.
It breeds after the rainy season, when food is most abundant. It often nests in reedbeds. Gregarious species, it nests in a large colony of several thousand pairs. To the point that the nests can touch each other. These nests are like rafts arranged on the water. If the male gathers building materials, the female assembles them most often.
The Straw-necked Ibis is not on the list of threatened species. On the contrary, it seems to be developing in Australia, due to land irrigation and the development of pastures for livestock.
If it does not appreciate saline areas, it is sometimes penalized by the destruction of freshwater bodies. But, overall, the species is doing well.
LE CACATOÈS BANKSIEN – RED TAILED BLACK COCKATOO
Endémique d’Australie, ce perroquet noir se répartit en plusieurs sous-espèces.

Le cacatoès banksien – Calyptorhynchus banksii – présente un plumage différent selon qu’il s’agit d’un mâle ou d’une femelle.
Si le mâle est entièrement noir sauf les plumes caudales externes qui sont de couleur rouge.
La femelle montre un plumage brun noir parsemé de taches jaunes sur la tête et les joues ainsi que sur les ailes. Des stries jaunes et oranges parcourent le ventre et la queue.
Le bec est de couleur corne chez la femelle et gris sombre chez le mâle.
Le juvénile ressemble à la femelle et acquiert son plumage d’adulte vers 4 ans.
5 sous-espèces sont reconnues. Elles se différencient par la longueur de leur bec et de leur corps ainsi que par des variations de plumage. Elles habitent les zones sèches de cet immense continent. Toutefois, cet habitat peut varier selon la localisation de la sous-espèce.
ENGLISH VERSION
The Red-tailed Black Cockatoo – Calyptorhynchus banksii – has a different plumage depending on whether it is male or female.
If the male is completely black except for the outer tail feathers which are red.
The female shows a black brown plumage with yellow spots on the head and cheeks as well as on the wings. Yellow and orange streaks run through the belly and tail.
The beak is horn-coloured in the female and dark grey in the male.
The juvenile is like the female and acquires its adult plumage at 4 years.
5 subspecies are recognized. They differ by the length of their bill and their body as well as by variations in plumage. They inhabit the dry areas of this vast continent. However, this habitat can vary depending on the location of the subspecies.
LE MARTIN-CHASSEUR GÉANT MANGE TOUT – LAUGHING KOOKABURRA
Tout ce qui vole, marche, rampe ou nage est une proie pour cet oiseau australien.

Le martin-chasseur géant – Dacelo novaeguineae – est originaire d’Australie où sont reconnues 2 sous-espèces.
Il appartient à l’ordre des Coraciiformes au sein de laquelle 6 familles d’oiseaux ont été regroupées.
On y trouve des espèces plutôt colorées comme les martins-pêcheurs, les guêpiers, les motmots, les todiers, les rolliers ou encore les brachyptérolles.
L’ordre des Coraciiformes doit son nom au fait que ces oiseaux ressemblent (un peu) au corbeau soit par la forme soit et surtout par les mœurs. Ils ont aussi les doigts des pattes partiellement soudés.
Quand on dit qu’il ressemble au corbeau, le martin-chasseur géant s’en rapproche par ses mœurs alimentaires.
Il mange tout ce qui passe à portée de bec. Qu’il s’agisse de serpents, de grenouilles, d’oiseaux, de poissons, d’insectes, de crabes. de rongeurs, d’araignées et bien d’autres animaux.
Bref, tout ce qui est capable de voler, nager, marcher ou ramper est susceptible de finir dans le jabot de cet oiseau.
Les petites proies sont avalées vivantes. Les proies plus grosses sont d’abord tuées ( frappées sur une branche ou sur le sol) puis mangées.
Un oiseau omnivore. Comme le corbeau.
ENGLISH VERSION
The Laughing Kookaburra – Dacelo novaeguineae – is native to Australia where 2 subspecies are recognized.
It belongs to the order of the Coraciiformes within which 6 families of birds have been grouped.
There are rather colorful species like kingfishers, bee-eaters, motmots, todies, rollers or even ground rollers.
The order of the Coraciiformes owes its name to the fact that these birds are raven-like either in shape or, especially, in behaviour. They also have the forward-pointed toes fused at their base.
When it is said that it resembles the raven, the Laughing Kookaburra comes closer to it through its feeding habits.
He eats everything that passes within reach. Whether it’s snakes, frogs, birds, fish, insects, crabs. of rodents, spiders and many other animals.
In short, anything that is capable of flying, swimming, walking or crawling is likely to end up in this bird’s crop.
The small prey are swallowed alive. The larger prey are first killed (hit on a branch or on the ground) and then eaten.
An omnivorous bird. Like a raven.
Ptilope de Grey : Un Pigeon Frugivore des Îles Pacifiques
Sa nourriture a un impact sur sa reproduction

Le ptilope de Grey – Ptilinopus greyi – est un pigeon frugivore que l’on trouve dans quelques iles du Pacifique. Nous pouvons ainsi le voir en Nouvelle-Calédonie, au Vanuatu et dans les iles Salomon.
Il mesure 24 cm. C’est un pigeon au plumage gris-vert avec une couronne pourpre et une tache également pourpre sur le ventre. D’où son nom anglais de » Red-bellied Fruit-dove ».
Le mâle et la femelle sont identiques mais, chez la femelle, la tache sur le ventre serait moins étendue.
Le ptilope de Grey vit dans la canopée des forêts denses mais il est aussi possible de le voir dans les zones agricoles, les parcs et les jardins et à proximité de certains villages.
Il se nourrit de fruits comme des figues qu’il trouve sur les branches..Il se déplace d’ile en ile pour trouver sa nourriture.
Comme chez beaucoup de pigeons frugivores, la ponte n’est que d’un seul œuf. Les fruits ne sont guère très nourrissant en comparaison des graines pour ces pigeons.
ENGLISH VERSION
The Red-bellied Fruit Dove – Ptilinopus greyi – is a frugivorous pigeon found in some Pacific islands. We can see it in New Caledonia, Vanuatu and the Solomon Islands.
The Red-bellied Fruit Dove is 24 cm tall. It is a pigeon with gray-green plumage with a purple crown and also a purple patch on the belly. Hence its English name of « Red-bellied Fruit-dove ».
The male and female are similar but, in the female, the patch on the belly would be less extensive.
The Red-bellied Fruit Dove lives in the canopy of dense forests but it is also possible to see it in agricultural areas, parks and gardens and near some villages.
Red-bellied Fruit Dove feeds on fruit like figs found on branches. It moves from island to island to find food.
As with many fruit pigeons, egg laying is only one egg. The fruits are hardly very nourishing compared to the seeds for these pigeons.
LE GOURA DE VICTORIA – VICTORIA CROWNED PIGEON
Un très gros pigeon à la couronne dentelée.

Le Goura de Victoria – Goura victoria – vit en Papouasie – Nouvelle Guinée.
Il existe 2 sous-espèces. L’une est plus grande mais présente un plumage plus clair.
Le Goura de Victoria fait partie de la famille des Columbidae (les pigeons).
Il mesure entre 66 et 74 cm selon la sous-espèce. Il se reconnaît aisément aux plumes de sa crête dont l’extrémité prend une forme en spatule, de couleur blanche. Cette crête est moins dentelée que chez les 2 autres espèces de Goura.
Le Goura de Victoria vit dans les plaines marécageuses et les forêts de sagoutiers (plante de la famille des palmiers originaire de Nouvelle Guinée).
ENGLISH VERSION
The Victoria Crowned Pigeon – Goura victoria – lives in Papua – New Guinea.
There are 2 subspecies. One is larger but has paler plumage.
The Victoria Crowned Pigeon is part of the family Columbidae (pigeons).
It measures between 66 and 74 cm depending on the subspecies. It is easily recognizable by the feathers of its crest whose tip takes a spatula shape, white. This crest is less lacy than in the other 2 species of Crowned-pigeons.
The Victoria Crowned Pigeon lives in swampy plains and sago forests (plant of the palm family native to New Guinea).
SELON QU’IL SOIT MÂLE OU FEMELLE, LE TADORNE RADJAH ÉMET DES SONS DIFFÉRENTS.
Ils sont identiques mais ne parlent pas pareil. À chacun son langage.

Le tadorne radjah – Radjah radjah – vit en Océanie où 2 sous-espèces sont reconnues.
– Radjah radjah radjah vit en Papouasie, au Timor et en Indonésie
– Radjah radjah rufitergum se rencontre en Australie dans les régions Est et Nord du pays.
Le mâle et la femelle sont identiques. Ils diffèrent par la voix. Chacun émettant des sons spécifiques à son genre. Les couples semblent formés pour plusieurs années. C’est un oiseau bruyant. Le mâle émet des sons ressemblant à ceux d’une personne enrouée. La femelle est plus proche d’un caquètement peu harmonieux.
Le tadorne radjah niche près de l’eau et près de ses sources d’alimentation. Il recherche une cavité dans un arbre pour y pondre de 6 à 12 œufs qui seront couvés durant environ 1 mois.
Il se nourrit de végétaux (algues, roseaux) mais aussi de mollusques et d’insectes. Il trouve son alimentation dans l’eau peu profonde et dans les prairies autour des étendues d’eau.
ENGLISH VERSION
The Radjah Shelduck – Radjah radjah – lives in Oceania where 2 subspecies are recognized.
– Radjah radjah radjah lives in Papua, Timor and Indonesia
– Radjah radjah rufitergum is found in Australia in the eastern and northern regions of the country.
The male and female are similar. They differ in voice. Each emits sounds specific to their gender. Couples seem to be formed for several years. It is a noisy bird. The male emits sounds resembling those of a hoarse person. The female is closer to a poorly harmonious cackling.
The Radjah Shelduck nests near water and near its food sources. He is looking for a cavity in a tree to lay 6 to 12 eggs that will be incubated for about 1 month.
It feeds on plants (algae, reeds) but also mollusks and insects. It finds its food in the shallow water and in the meadows around the water.
LE CACATOÈS ROSALBIN, UN BEL OISEAU BRUYANT – GALAH
Qu’il mange ou qu’il vole, il cause.

Le cacatoès rosalbin – Eolophus roseicapilla – présente un plumage aux tons gris, blanc et rose. Un pastel plutôt agréable à l’œil.
Il n’en est pas forcément de même pour sa voix. Un oiseau bruyant qui communique tout le temps. Que ce soit en vol ou en mangeant, il garde le contact avec le groupe. Groupe qui peut comporter des centaines d’individus.
ENGLISH VERSION
Galah – Eolophus roseicapilla – has a grey, white and pink plumage. A pastel rather pleasing to the eye.
It is not necessarily the same for his voice. A noisy bird that communicates all the time. Whether in flight or eating, they keep contact with the group. Flocks can include hundreds of individuals.
CE JEUNE VANNEAU SOLDAT MONTRE SES CARONCULES NAISSANTES – THIS MASKED LAPWING’S FLEDGLING SHOWS ITS WATTLES.
Nouveau-né, ce vanneau-soldat australien arbore déjà le masque de son espèce.

Ce poussin de vanneau soldat – Vanellus miles – est né, il y a quelques jours.
Un duvet qui lui permet de se dissimuler dans la nature environnante pour échapper aux prédateurs.
Nous avons ici l’occasion de voir que les caroncules autour de l’œil sont déjà bien présentes.
Elles vont bien sûr s’agrandir et devenir jaune au fil de sa croissance.
Vous trouverez des photos de vanneaux soldats dans la rubrique « limicole » de ce blog.
Pensez à vous mettre en position « ordinateur » si vous regardez depuis un téléphone portable.
ENGLISH VERSION
This Masked Lapwing fledgling – Vanellus miles – was born a few days ago.
A down that allows it to hide in the surrounding nature to escape predators.
We have here the opportunity to see that the wattles around the eye are already well present.
They will of course grow larger and become yellow as it grows.
You will find photos of Masked Lapwings in the « limicole » section of this blog.
Remember to put yourself in the ‘ Desktop’ position if you are watching from a mobile phone.
LA PERRUCHE DE BARRABAND VIT EN AUSTRALIE – SUPERB PARROT LIVES IN AUSTRALIA
Très menacée, sa situation s’améliore en Australie mais reste fragile.

La perruche de Barraband – Polytelis swainsonii – ne vit que dans une toute petite région du Sud-Est de l’Australie.
Son territoire longe une région de rivières et couvre environ 95.000 km².
Le mâle et la femelle sont très différents.
L’oiseau que nous voyons ici est un mâle. Les couleurs sont vives et la tête est bien colorée.
La femelle est verte. La tête est bleutée. Elle a quelques plumes de la queue de couleur rouge.
Cette espèce vit dans les forêts d’eucalyptus et d’acacias. Elle a besoin de ces arbres pour nicher et se nourrir.
Alors que la perruche de Barraband était considérée comme un espèce vulnérable jusqu’en 2008, sa situation s’est considérablement améliorée depuis. Elle est de préoccupation mineure aujourd’hui.
Mais cette situation pourrait évoluer défavorablement. L’emploi de pesticides, la fragmentation de son territoire, la chasse et les incendies ( les eucalyptus prennent feu facilement) sont des sujets d’inquiétude.
ENGLISH VERSION
The Superb Parrot – Polytelis swainsonii – lives only in a very small area of South-East Australia.
Its territory runs along a region of rivers and covers about 95,000 km².
The male and female are very different.
The bird we see here is a male. The colors are bright and the head is well colored.
The female is green. The head is bluish. She has some red tail feathers.
This species lives in eucalyptus and acacia forests. It needs these trees to nest and feed.
While the Superb Parrot was considered a vulnerable species until 2008, its situation has improved considerably since then. She is of least concern today.
But this situation could evolve unfavourably. The use of pesticides, the fragmentation of its territory, hunting and fires (eucalyptus catch fire easily) are of concern.
UN ÉMEU COIFFÉ COMME UN PUNK – AN EMU HAIRED LIKE A PUNK
Cet émeu a une tête bien sympa – This emu has a very nice head

L’émeu d’Australie – Dromaius novaehollandiae – est un ratite que l’on ne trouve qu’en Australie et en Tasmanie.
Comme les autruches ou les casoars, l’émeu ne vole pas. Avec sa grande taille (190 cm pour certains sujets) et un poids conséquent (entre 40 et parfois plus de 50 kg), cela se comprend aisément.
A cela s’ajoute un plumage lâche. On le voit notamment au niveau de la tête où les plumes ressemblent à des cheveux. « Cheveux » qui mériteraient un petit coup de peigne…Mais cela lui donne aussi un certain charme.
ENGLISH VERSION
Emu – Dromaius novaehollandiae – is a ratite found only in Australia and Tasmania.
Like ostriches or cassowaries, the emu does not fly. With its large size (190 cm for some subjects) and a significant weight (between 40 and sometimes more than 50 kg), this is easily understandable.
At this, a loose plumage is added. We see it especially at the level of the head where the feathers resemble hair. Hair » that would deserve a little comb… But it also gives it a certain charm.
Cacatoès Triton : Caractéristiques et Habitat
Le cacatoès triton, un cacatoès à huppe jaune – Cacatua galerita triton – Sulphur-crested Cockatoo

Le cacatoès à huppe jaune – Cacatua galerita – se décline en 4 sous-espèces.
Parmi celles-ci, Cacatua galerita triton vit en Nouvelle-Guinée et dans les îles environnantes.
Triton ressemble beaucoup à une autre sous-espèce – Cacatua galerita fitzroyi – mais elle est plus petite et ses plumes jaunes sur la crête sont plus larges. Comme « fitzroyi », Triton a un cercle oculaire bleu pâle alors qu’il est blanc chez la sous-espèce nominale.
Triton mesure 45 cm environ alors que Galerita fait près de 55 cm.
ENGLISH VERSION
The Sulphur-crested Cockatoo – Cacatua galerita – is divided into 4 subspecies.
Among these, Cacatua galerita triton lives in New Guinea and the surrounding islands.
Triton is very similar to another subspecies – Cacatua galerita fitzroyi – but it is smaller and its yellow crest feathers are broader. Like « fitzroyi », Triton has a pale blue periopthalmic skin while it is white in the nominal subspecies.
Triton measures about 45 cm while Galerita is close to 55 cm.
LE DIAMANT À GOUTTELETTES MET DES PLUMES DANS SON NID
Comme chez tous les Estrildidae, la plume joue un rôle majeur chez le Diamant à gouttelettes – Diamond Firetail

Le diamant à gouttelettes – Stagonopleura guttata – vit en Australie.
Mais c’est aussi une espèce que l’on rencontre assez souvent en captivité.
Si le mâle parade en tenant un brin d’herbe dans le bec; il utilise très souvent des petites plumes qu’il trouve dans la nature pour améliorer le confort de son nid.
ENGLISH VERSION
The Diamond Firetail – Stagonopleura guttata – lives in Australia.
But it is also a species that is quite often seen in captivity.
If the male displays by holding a blade of grass in the beak; he very often uses small feathers that he finds in nature to improve the comfort of his nest.
Découverte de l’Aigrette à Face Blanche en Australie
L’Aigrette à face blanche vit en Australie – White-faced Heron

Cette aigrette à face blanche – Egretta novaehollandiae – est originaire d’Australie mais on la trouve aussi en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, en Nouvelle-Guinée, aux iles Fidji, en Indonésie et d’autres iles de la région.
Avec un tel bec, nous pourrions penser que son alimentation est basée principalement sur le poisson. Mais le régime de cette espèce est bien plus diversifié.
L’aigrette à face blanche s’adapte à son environnement. Si les poissons ne sont pas disponibles, les insectes et autres invertébrés prennent une part significative. Les grenouilles et les petits mammifères sont aussi très appréciés de cette espèce.
ENGLISH VERSION
This White-faced Heron – Egretta novaehollandiae – is native to Australia but can also be found in New Zealand, New Caledonia, New Guinea, Fiji, Indonesia and other islands of the region.
With such a beak, we might think that its diet is based mainly on fish. But the diet of this species is much more diverse.
The White-faced Heron adapts to its environment. If fish are not available, insects and other invertebrates take a significant share. Frogs and small mammals are also highly valued by this species.
Le Loriquet arc-en-ciel, un oiseau coloré – Rainbow Lorikeet
Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ou presque pour un oiseau coloré – Rainbow Lorikeet

Le Loriquet arc-en-ciel – Trichoglossus moluccanus – nous montre une véritable palette de couleurs. Un véritable arc en ciel.
Il n’a pas usurpé son nom.
ENGLISH VERSION
The Rainbow Lorikeet – Trichoglossus moluccanus – shows us a real palette of colors. A real rainbow.
He did not steal his name.
LE MARTIN-CHASSEUR À AILES BLEUES SE NOURRIT DE SERPENTS ET DE SOURIS – BLUE-WINGED KOOKABURRA EATS SNAKES AND MICE
Le Martin-Chasseur à ailes bleues, un bec pour tout manger – Blue-winged Kookaburra

Le martin-chasseur à ailes bleues – Dacelo leachii – est un oiseau trapu doté d’un bec qui lui permet de se nourrir de souris, de serpents, de lézards. Il lui faut donc un bec bien puissant et grand.
Il se nourrit aussi d’insectes, d’escargots et d’oisillons.
ENGLISH VERSION
The Blue-winged Kookaburra – Dacelo leachii – is a stocky bird with a beak that allows it to feed on mice, snakes, and lizards. He therefore needs a very powerful and large beak.
It also feeds on insects, snails, and chicks.
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